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Le journalisme est mort, vive le journalisme !

– C’est quoi être journaliste aujourd’hui ?
– Je ne peux pas réellement y répondre, j’ai quitté la profession[note] il y a 7 ans… mais je peux témoigner de mon vécu, de mon expérience.

J’ai bossé en radio pendant 12 ans dans la plus grosse boîte privée de radio-télé du pays (concurrente directe du service public). J’étais pratique : je pouvais être mise à tous les postes ou presque. J’ai commencé par présenter la météo, puis les flashs et les journaux. J’ai aussi été reporter sur le terrain. Des conférences de presse institutionnelles aux faits divers, en passant par les marronniers (sujets récurrents traités chaque année par les médias, comme les soldes par exemple ou la rentrée des classes), j’ai couvert une diversité de sujets : un procès aux assises, des inondations, les maraudes en hiver… aussi des sujets politiques et internationaux (mais sans jamais aller à l’étranger).

À vrai dire, aujourd’hui, peu de sujets que j’ai été amenée à traiter se rappellent à mon bon souvenir… faute le plus souvent d’intérêt de et pour ces sujets. Cela peut aussi s’expliquer par le fait d’avoir eu ce sentiment à un moment donné d’être une machine à donner de l’information (on lit, on digère vite et on recrache), à consommer des sujets et à simplifier parfois à outrance pour rentrer dans le cadre dictatorial du timing (« Une interview, c’est maximum 40 secondes »). Tout cela pour quoi ? Soi-disant pour que « Jocelyne de Charleroi se sente concernée ». Mais Jocelyne l’a-t-elle seulement été ? Qui est-on pour définir ce qu’elle veut, souhaite voir et entendre ?

Politique de nivellement par le bas, notamment dans le choix des sujets (quand ils ne sont pas porte-parole, quel rôle réel d’information – au sens d’« instruire de quelque chose » – ont encore les médias mainstream?), cupidité et radinerie de l’employeur (« toujours plus avec moins de moyens »), contrats précaires, manque de transparence (ce qui pouvait exacerber la concurrence au sein des employés) et parfois d’humanité… j’ai vu et vécu l’envers du décor pendant 12 années. Quand j’ai quitté l’entreprise, je pouvais me prévaloir d’être la plus vielle pigiste à n’avoir jamais été virée, ni employée sous contrat (tous les autres pigistes avaient soit été licenciés à un moment donné, soit engagés), quel privilège ! Cela étant, il y a aussi des bons souvenirs, et quelques collègues qui vous aident à adoucir le quotidien.

Je continue à croire aujourd’hui que le journalisme est un beau métier. Parmi ses facettes : celle que chaque jour peut être l’occasion d’apprendre et de partager ce qu’on a appris aux autres. L’occasion aussi d’élargir sa vision du monde ou d’une réalité, qu’elle soit proche de chez soi ou loin, très loin d’où l’on vient. Mais ce que font du métier ceux/celles qui œuvrent à la politique des médias mainstream (dont les actionnaires) tuent la noblesse de la profession.

En revenant aujourd’hui à tâtons à l’écriture journalistique (par le biais de cet article-témoignage), je me rends compte de mon déni, des illusions que j’ai entretenues toutes ces années. J’ai aimé croire au fait que j’étais libre et objective au sein de la ligne éditoriale qui m’était donnée. J’ai cru aussi que j’apportais ma petite pierre à l’édifice en proposant de traiter des sujets dits moins faciles, plus complexes ou éloignés des préoccupations quotidiennes de l’auditeur lambda. Mais tout cela, c’était de la soupe. Même préparée et agrémentée avec la meilleure intention du monde, cela reste de la soupe. Je l’ai servie pendant des années… pour enrichir un groupe privé européen. Je n’ai pas honte en l’écrivant ; ma lucidité me donne presque chaud au cœur aujourd’hui.

Oui, l’objectivité est un leurre. Rien, ni personne n’est neutre, et encore moins en tant que journaliste. Il n’y a qu’en s’accrochant aux faits que l’on peut espérer l’être, mais cela impose de se demander qui donne les faits (quelles sont les sources? Si tout le monde a les mêmes sources, comment se fabrique l’information dite objective ?). Il y a aussi le choix des sujets par les rédactions (quels critères de choix prévalent ?), leurs hiérarchies (qu’est-ce qui sera mis en titre, en évidence ?), le timing (le temps consacré à tel sujet plutôt qu’à un autre)… tous ces facteurs sont subjectifs et nous sommes nous-mêmes, en tant qu’être humain, un filtre subjectif de la réalité que l’on voit, observe, décrit. Ne dit-on pas que l’observateur influence ce qui est observé ?

Une fois que l’on a déchanté sur l’objectivité du journaliste, reste à réenchanter le métier, se réinventer. Mais avant, des questions me viennent : Quand me suis-je endormie ? Quand décide-t-on de se taire ? De renoncer et d’accepter de niveler par le bas ? C’est pernicieux… De mon expérience, on se laisse « l’air de rien », formater à petit feu, pour in fine se laisser littéralement bouffer par l’entreprise. Ainsi au fur et à mesure, notre esprit critique se perd ou s’épuise. On accepte, on banalise, on se lisse, on s’indiffère… pour devenir froid, automatique et rigide, comme un robot ou une machine. Et puis, à force de ruer dans les brancards (comme contester la légitimité de certains sujets[note] ou encore les conditions de travail), soit on se marginalise, soit on s’use. Reste alors le choix de partir ou d’accepter de se fondre dans la politique de la boîte. Moi j’aurai tenu 12 ans, vaille que vaille… 12 années de complicité. Pendant ce temps, j’en ai vu vendre leurs idéaux au profit d’un siège de présentateur, de rédacteur ou d’un salaire plus confortable. Il y en a qui rêvait d’être reporter de guerre et ont fini dans une cage en verre qui leur faisait office de bureau. Quand l’ego l’emporte…

Et aujourd’hui ? Quid de ma volonté de rester curieuse ? De dénoncer les injustices ?

Moi, ce que je souhaite aujourd’hui, c’est de pouvoir retrouver ma voix, aussi pour en porter d’autres, celles qui n’en n’ont pas ou peu dans les médias mainstream.

Ce que je souhaite aujourd’hui, c’est témoigner et rendre compte de certaines réalités pour ceux/celles qui les vivent et pour ceux/celles qui en sont parfois radicalement éloignés. Leur dire simplement : « Ça existe. Qu’est-ce qu’on en fait ? ».

Ce que je souhaite aujourd’hui, c’est pouvoir m’exprimer avec le cœur (je ne suis pas un robot) et être humain pour tenir compte de l’humain.

Et pour cela, nul besoin d’avoir le titre de journaliste.

Il ne s’agit plus aujourd’hui de s’illusionner : le journalisme est politique. On peut être un journaliste libre et indépendant, sans carte de presse et sans être repris sous aucune bannière (cela existe, oui) tout en étant engagé dans des causes et avec tout son être.

Sus à l’hypocrisie, assumons ! C’est la moindre chose pour tendre vers l’honnêteté, à défaut d’une soi-disant objectivité.

Mahé

Ad doxa per aspera

Une manière de penser la pandémie du Covid-19 est de la considérer comme révélatrice du fonctionnement de notre société. En effet, en appliquant une pression, elle amplifie la dynamique de nos organisations sociales. De ce fait, certains aspects se dégagent d’un bruit de fond, où ils demeurent habituellement peu perceptibles, voire même indiscernables. Parmi ces aspects se trouvent notamment les moyens (comme la communication) utilisés pour imposer des mesures excessives et souvent arbitraires.

Depuis la grippe espagnole (et le SIDA), l’inquiétude d’une pandémie dans notre monde globalisé est restée dans les mœurs. Un aperçu de cette crainte a été visible à plusieurs reprises dans le passé avec des épidémies avortées. Les modèles imaginés par des épidémiologistes de l’Imperial College en Angleterre, tels que Neil Ferguson, avaient prédit par exemple [note]:

  • en 2002, que d’ici 2080, jusqu’à 150 000 personnes pourraient mourir de la maladie de la vache folle – au Royaume-Uni, il n’y a eu que 177 décès
  • en 2005, que jusqu’à 150 millions allaient mourir de la grippe aviaire – seules 282 personnes sont décédées de la maladie entre 2003 et 2009
  • en 2009, dans le pire scénario raisonnable, que la grippe porcine entraînerait la mort de 65 000 Anglais – or, il n’y en a eu que 457 au Royaume-Uni

Plus récemment en 2019, un célèbre virologue belge expliquait lors d’une conférence au Royal Institute of Foreign Affairs à Londres comment vendre une pandémie en instrumentalisant la peur et influençant l’opinion publique via les médias[note]. Des vaccins contre le H1N1 ont été fabriqués dans la précipitation, s’avérant ultérieurement responsables de graves effets secondaires, tels que la narcolepsie[note].

Suite aux épidémies de coronavirus (SARS-CoV-1 en 2002-2004 et MERS en 2012), une des hypothèses jugées les plus plausibles était une pandémie qui serait causée spécifiquement par un coronavirus, sujet étudié notamment par des laboratoires à Wuhan. Il est ainsi peu surprenant que l’annonce d’une éruption épidémique liée à un nouveau coronavirus en Chine ait provoqué un affolement. Contraints d’agir, les gouvernements se sont tournés vers ces mêmes cavaliers de l’apocalypse cités ci-dessus qui les conseillaient lors de la gestion du H1N1! Sans grande surprise, ces derniers ont à nouveau prédit des millions de morts si des mesures dites non pharmaceutiques (NPI pour Non Pharmaceutical Intervention), telles que le confinement strict ou la distanciation sociale, n’étaient pas appliquées… tout en admettant simultanément que leurs modèles ne prenaient pas en compte les implications éthiques et socio-économiques qu’auraient ces mesures[note] ! Avec le confinement rigoureux en Chine et les modèles alarmants de l’Imperial College, les pays européens ont ainsi décidé d’imposer ces NPI draconiennes.

Le professeur Ari Joffe de l’Université d’Alberta au Canada décrit dans son étude COVID-19: Rethinking the Lockdown – Groupthink[note], portant sur les effets désastreux des confinements, plusieurs biais cognitifs, dont:

  • Le biais d’ancrage qui consiste à préférer l’hypothèse initiale et à ignorer les preuves qui réfutent cette dernière ;
  • L’escalade d’engagement dans lequel des investissements dans un plan d’action défini sont maintenus, même face à des preuves de meilleures options, respectant ainsi les décisions antérieures ;
  • Le biais de superstition qui postule que l’action est meilleure que la non-action (même en l’absence de preuves), car il réduit l’anxiété ;
  • Le biais du présent qui favorise les bénéfices immédiats à des bénéfices encore plus importants dans le futur (les mesures qui permettraient d’éviter plus de décès à long terme semblant moins attrayantes) ;
  • Et le biais des vies identifiables qui comprend l’effet de victimes identifiables (négligence des statistiques de décès invisibles, comme par exemple les victimes collatérales des mesures,­rapportées au niveau de la population) et du cause à effet identifiable (priorisation des efforts pour sauver des vies d’une cause connue, même si davantage de vies étaient sauvées grâce à des réponses alternatives).

Ces différents biais, parmi de nombreux autres, me semblent expliquer en partie non seulement les démarches de différents gouvernements, mais également l’établissement et le maintien d’un certain narratif.Un narratif, qui a fini par captiver une écrasante majorité de la population, sans épargner même les personnes de formation scientifique.

Des mesures aussi prohibitives n’auraient jamais pu être imposées sans la construction de ce narratif, qui trouve sa fondation dans une menace grave, relayée et amplifiée par les médias traditionnels. Ces derniers l’ont maintenu en diffusant quotidiennement de manière morbide les chiffres des décédés COVID-19, et par la suite les chiffres de contaminations. Le narratif s’est ainsi progressivement installé au moyen de plusieurs méthodes, dont la diffusion d’un message unique par toutes les voies de communication, en se propageant dans la société sous forme de doxa (ou l’Ensemble des opinions reçues sans discussion, comme évidentes, dans une civilisation donnée[note]).

Il est frappant de constater que la notion de guerre soit évoquée dans le contexte de la pandémie… Car la propagande a toujours été un outil fondamental lors des guerres, et une de ses pratiques est la censure. Dans notre ère numérique, elle prend la forme de fact checking (vérification des sources). Le 25 novembre 2020, j’ai diffusé un article sur Facebook intitulé Are Face Masks Effective? The Evidence publié sur Swiss Policy Research (SPR) (association indépendante, non partisane et sans but lucratif, dont l’objectif est d’investiguer la propagande géopolitique)[note]. L’article en question citait dix études qui concluent que le masque n’est pas efficace contre la propagation du SRAS-CoV-2, accompagnées de dix autres aspects à prendre en considération lorsque l’on évalue l’efficacité des masques. Afin de compléter ces informations, l’article reprenait et analysait même sept études présentant les effets avérés des masques sur la propagation du virus. Cet article ne se limitait pas à une opinion non fondée, mais défendait une position sur base de références et pourtant Facebook lui a attribué un label de fausse information. Le lien proposé par ce fact-checking menait sur le site de Lead News, qui affirmait que plusieurs sources confirment que les masques fonctionnent contre la propagation sur SRAS-CoV-2 tout en ne citant qu’une seule et unique source, le Center for Disease Control and Prevention (le centre de prévention et de contrôle de maladie des États-Unis)[note] ! En fouillant davantage, il s’est avéré que Facebook luttait contre la désinformation en effectuant des fact-checks à l’aide de vérificateurs de sources dits indépendants. Mais le fameux Lead News (qui est financé uniquement par Facebook) est une branche d’un autre groupe, le Credibility Coalition, lui-même financé entre autres par Facebook, Google et Twitter[note].

Plus récemment, sur YouTube cette fois-ci, la vidéo du Grand Débat[note] organisé par Kairos n’a même pas tenu 24h avant d’être retirée sous motif de mésinformation médicale. Pour rappel, une série d’experts scientifiques et de représentants du gouvernement belge avaient été conviés à débattre avec six autres intervenants (dont moi-même) de milieux scientifiques et médicaux différents, mais aucun n’a accepté l’invitation. Le débat s’est donc déroulé plutôt sous forme d’échanges de points de vue. En cherchant la raison de l’interdiction de la vidéo, YouTube informait qu’il n’autorise pas les contenus qui propagent des informations médicales incorrectes contredisant celles des autorités sanitaires locales ou de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) concernant la COVID-19. Comme exemples de contenus interdits sont nommés notamment ceux qui prétendent qu’un traitement ou un médicament spécifique garantit de guérir de la COVID-19 et ceux qui contredisent le consensus des experts d’autorités sanitaires locales ou de l’OMS au sujet du vaccin contre la COVID-19 (j’invite les lecteurs à lire la liste des contenus non autorisés sous cette référence[note]).

Ce phénomène de fact-checking n’est pas limité aux réseaux sociaux, les médias traditionnels l’exerçant également. La Libre Belgique a créé une rubrique nommée La Source dédiée aux vérifications de sources. Dans un article intitulé Les tests PCR surévaluent-ils les cas de Covid-19 ? publié le 4 avril 2021[note], La Libre Belgique a analysé les publications LinkedIn du Prof Martin Zizi portant sur deux affirmations:

  • PCR positif ≠ infection
  • PCR positif ≠ contagiosité

Plutôt que de présenter d’éventuelles références contredisant ces déclarations, La Source s’est satisfaite de commentaires de l’experte Dr. L. Cornelissen. Le Prof Zizi, pour sa part, a vérifié les sources de l’article de La Libre Belgique en maintenant sa position et en fact-checkant ainsi les faits de La Libre (donnant lieu à l’article PCR inutiles si on est asymptomatique[note]). Il est regrettable que La Libre n’ait pas lu l’article COVID-19: effet de la vaccination sur le risque de transmission publié sur le site de Chirec Pro[note], dans lequel sont mis en avant les effets soi-disant bénéfiques de la vaccination sur la transmission du SRAS-CoV-2. Dans cet article, on peut lire:

La présence de virus détecté par PCR n’est pas synonyme de risque de transmission puisque la PCR est susceptible d’identifier des charges virales faibles et donc pas nécessairement suffisantes pour être responsables d’une éventuelle transmission, ceci étant d’ailleurs confirmé par la réduction globale de la charge virale chez les sujets vaccinés.

La référence citée pour cette affirmation est de qualité médiocre (voire faible) pour soutenir l’hypothèse selon laquelle la vaccination diminuerait la propagation. Notons les trois problèmes majeurs de cette source:

  1. L’article scientifique référencé – mentionne explicitement que This preprint reports new research that has not been certified by peer review and should not be used to guide clinical practice (= cette prépublication rapporte de nouvelles recherches qui n’ont pas été certifiées par des pairs et ne peuvent pas être utilisées pour guider la pratique clinique),
  2. l’étude ne compare pas directement des personnes vaccinées avec un groupe contrôle, mais se contente d’évaluer l’efficacité d’un vaccin sur des personnes hypothétiquement vaccinées…
  3. Les chercheurs comparent les données PCR positives (avec les biais méthodologiques cités plus haut) d’une tranche d’âge avec une autre tranche d’âge, établissant ainsi un problème méthodologique en plus.

Ainsi, le Chirec affirme similairement au prof Zizi qu’un PCR positif n’est pas synonyme de contagiosité… mais cite des références nettement moins fiables. Quel avis en donnerait La Source?

Si le fact-checking existait déjà avant la crise sanitaire actuelle (en devenant un sujet davantage débattu pendant le mandat du président Trump, réputé pour ses déclarations controversées), il est devenu un réel outil de référence pour supprimer tout ce qui est jugé contestable. Mais cela soulève plusieurs interrogations, telles que:

  • quel contenu peut être vérifié et identifié comme fait établi ? Est-il par exemple légitime de censurer des arguments sur des sujets scientifiques en pleine évolution sous prétexte d’une contestation de la part d’autorités locales et de l’OMS (qui ont déjà prouvé leur ignorance et leur erreur sur la nature du SRAS-CoV-2 à plusieurs reprises) ?
  • Le fact-checking est-il objectif quand la vérification sur les réseaux sociaux se fait partiellement par des logiciels (compte tenu de la grande quantité d’information mise en ligne chaque jour)[note] et par des vérificateurs, eux-mêmes payés par les réseaux sociaux[note] ?
  • Et ces interrogations soulèvent une question plus cruciale encore (et qui semble être fréquemment reportée): quelle fonction occupent les réseaux sociaux sur la place publique ? Le directeur de Facebook, Marc Zuckerberg, ne cessait de répéter que Facebook n’était pas une forme de média[note]. La censure de contenu est-elle alors justifiée sous prétexte que Facebook se qualifie d’entreprise technologique et que cette dernière collabore avec les gouvernements pour diminuer la propagation de mésinformation[note] tout en partageant des données prétendument anonymes de leurs utilisateurs avec les autorités pour combattre la propagation du coronavirus[note] ? Et qu’en est-il du journalisme, qui était jadis considéré comme le quatrième pouvoir censé veiller aux dérives des trois autres incarnant l’État (pouvoir exécutif, législatif et judiciaire), et qui n’a jamais cessé dès le début de la crise de donner la parole aux experts de l’État faisant office de figure d’autorité pendant cette crise sanitaire et de les défendre à tout prix ?

L’établissement d’un narratif par tous ces moyens de communication est devenu sans doute le plus visible lors de la campagne de vaccination contre le COVID-19. En plus des censures accrues sur les réseaux sociaux de toute argumentation qui va à l’encontre de ces vaccins (dont l’efficacité réelle et les risques des effets secondaires restent encore discutables[note]), le corps médical participe également à l’influence de l’opinion publique sans aucun débat visible sur les médias traditionnels. Même les professionnels de la santé mentale travaillent sur les manières de faire accepter à la population les mesures, dont les vaccins, et recommandent des techniques comme le nudging (= persuader quelqu’un de faire quelque chose, graduellement ou par la flatterie ; encourager délicatement quelqu’un à faire quelque chose)[note] ou carrément l’utilisation de la peur comme levier[note]. Et c’est sans doute dans le cas des vaccins, où les questions d’intérêts économiques de cette crise sanitaire sont les plus identifiables.

Dans un débat avec l’essayiste français Idriss Aberkane, le médecin spécialiste en santé publique Martin Blachier affirmait l’absence des intérêts de l’industrie pharmaceutique (plus spécifiquement de l’entreprise Pfizer) lors de cette crise[note]. Mais quelques recherches rapides montrent que revenus pour les trois premiers mois de 2021 de Pfizer sont de 3,5 milliards de dollars et les estimations de revenus pour l’année 2021 pour le vaccin uniquement seraient de 26 milliards de dollars (soit deux tiers de leur revenu annuel)[note]. Rappelons que leur chiffre d’affaires annuel en 2019 était de 41,17 milliards de dollars. En 2020 il était de 41,9 milliards (soit une augmentation 1,79% par rapport à 2019, plutôt qu’une perte de chiffres d’affaires)[note]… Et il est probable qu’il y aura une demande saisonnière de ses vaccins contre le COVID-19 dans les années à venir (comme le vaccin contre la grippe saisonnière)[note].

Le gouvernement, ainsi que les autres États, l’industrie pharmaceutique, les médias et les réseaux sociaux maintiennent ensemble par tous les moyens possibles le narratif établi (qui leur profitent différemment à chacun) et qui est devenu la doxa. Ad astra per aspera (locution latine signifiant vers les étoiles à travers les difficultés) est devenu Ad doxa per aspera. Mais si cette influence est identifiée et visualisée comme le narratif qu’elle est, une forme de lutte reste possible: celle d’un narratif parallèle (le terme contre-narratif me semblant moins intéressant car il suggère plus l’opposition que la proposition). Dans cette construction parallèle, il serait possible d’accepter ce qui est correct dans le narratif officiel tout en argumentant contre l’information erronée, voir mensongère. Car le prix du narratif de cette crise sanitaire sera payé au moins en trois temps: 1) lors de l’implémentation des mesures, 2) lors des retombées de ces mesures sur le long terme et 3) lorsque les États viendront vers la population pour demander leur aide afin de rembourser les dettes (dont celles des vaccins prétendument gratuits). Sans parler de l’imposition d’autres dérives (que la communication) qu’il sera possible d’imposer grâce au narratif officiel, comme un passeport sanitaire, vaccinations obligatoires infondées, etc. Si s’opposer à la doxa est essentiel, il ne peut servir que de premier chapitre dans la construction d’une société plus désirable. Proposons à présent clairement les alternatives souhaitables.

Ceci n’est pas une fiction

Pris de court par le vote des parlementaires le 15 juillet sur la loi dite “pandémie”, nous avions le projet de diffuser une fiction avant ce vote afin de réveiller quelque peu la conscience citoyenne face au projet de loi.

La loi ayant été votée, nous avons fait le choix de diffuser une version rapide de ce projet qui passe de la fiction à la réaction face à la réalité de cette loi. En voici la version officielle.

Nudging et consentement éclairé : un duo qui ne fait pas bon ménage

Qu’est-ce que le « nudging » ? On peut tenter de définir ce terme, issu d’un verbe anglais, de la manière suivante : « Nudger : persuader quelqu’un de faire quelque chose, graduellement ou par la flatterie ; encourager délicatement quelqu’un à faire quelque chose »[note]. Pourquoi en parler dans un contexte de crise politique et sanitaire ? Et surtout, quel rapport avec le consentement éclairé ?

Cette réflexion et ces questionnements me sont venus par la lecture des rapports d’un groupe d’experts en psychologie qui conseille le gouvernement pour la gestion de la crise actuelle et qui publie des rapports, tous disponibles en ligne[note]. Je me suis tout d’abord réjoui de l’existence d’un tel groupe, au vu des impacts désastreux de cette gestion de crise sur la santé mentale de toute la population. Cela m’a semblé être une excellente décision que des psychologues se mobilisent et mettent la santé mentale à l’agenda des préoccupations urgentes. J’ai été assez vite surpris de voir que ce groupe comportait un nombre important de psychologues sociaux. Surpris car la santé mentale n’est pas la préoccupation principale de cette branche de la psychologie. Sur quoi conseillent donc les psychologues sociaux de ce groupe ? C’est en lisant le rapport sur les « Conditions préalables à la vaccination » que c’est devenu plus clair, et c’est sur ce dernier rapport que je me base pour écrire cet article.

Dans ce rapport sont analysés les comportements sociaux de la population et ce qui est à faire pour inciter les gens à se faire vacciner et atteindre ces fameux 70% de couverture vaccinale, dont je ne débattrai pas de la pertinence dans le cadre de cet article. Je me contenterai de dire que cela ne fait pas l’objet d’un consensus dans le milieu scientifique[note]. Ces mots m’ont interpellé : « inciter les gens à se faire vacciner. » Que voulaient-ils dire par là ? La lecture du rapport laisse peu de place au doute : il est ouvertement question de développer un cadre qui va inciter, pousser les gens à se faire vacciner, et tout un tas de conseils sont donnés pour atteindre cet objectif de 70% de vaccinés. Différentes techniques sont mises en œuvre pour arriver à cette fin, ce qui m’amène à présent à parler de ce fameux « nudging », qui se retrouve en toile de fond de ce rapport. Si ce terme n’est pas explicitement cité dans ce rapport précis, il l’est dans le rapport intitulé « Rapport de synthèse du groupe d’experts Psychologie et corona », à la recommandation numéro 7[note].

En voici une autre définition, qui vient d’un article scientifique cité dans le rapport en question : « Les « nudges » peuvent se définir comme des interventions qui orientent les gens dans une certaine direction mais qui leur permettent aussi de faire leur propre choix »[note]. Le nudging est donc une technique qui vise à influencer, orienter le comportement d’une personne ou d’un groupe de personnes dans une certaine direction et qui, en fin de compte, lui laisse le choix. Ce dernier point est un paradoxe pour des raisons développées plus loin. De plus, ce que cette définition ne mentionne pas explicitement, bien que cela soit sous-entendu, c’est que le nudging se fait sans que la personne ou le groupe visés ne s’en aperçoive, ce qui est un aspect crucial. Il est intéressant de noter que l’article dont est tirée cette définition fait référence à la vaccination des enfants dans les écoles et les centres de jour, ce qui est totalement différent du vaccin covid et de la campagne de vaccination en cours.

La différence est fondamentale car les vaccins covid, malgré la pensée unique véhiculée par les médias, ne font pas l’objet d’un consensus scientifique sur le fait qu’ils soient la seule et unique solution pour sortir de cette crise, qui n’aura lieu que lorsqu’on aura atteint ces fameux 70% de vaccinés, chiffre d’ailleurs dont le fondement scientifique est fort incertain et qui ne prend nullement en compte l’immunité naturellement acquise, pourtant fort efficace[note]. Le fait qu’on nous oriente massivement dans cette direction ne repose donc pas sur des connaissances scientifiques solides, ce qui est contraire à la situation décrite dans l’article de Giubilini et collaborateurs, cité plus haut, qui ne peut donc en toute logique pas être prise comme exemple à suivre dans le cas qui nous occupe.

Concernant la campagne de vaccination pour le covid, un problème important se pose : le fait de manipuler les gens pour les inciter à se faire vacciner (car c’est bien là de quoi il s’agit, la lecture du rapport des experts psychologues laisse peu de place au doute raisonnable), les prive de leur consentement éclairé. En effet, comment parler de « consentement éclairé », quand on nous a manipulés pour prendre cette décision ? Avons-nous réellement choisi ? A-t-on réellement toutes les informations à notre disposition pour prendre une décision qui nous appartienne réellement, sans influence extérieure ? Ou bien a-t-on « fabriqué » notre consentement ? Quand on nous pousse à notre insu dans une direction précise, à l’aide du nudging, puis que l’on nous informe qu’en fin de compte nous avons le choix, cela s’apparente tout à fait à la technique de manipulation nommée « l’illusion de la liberté », très bien décrite dans la littérature scientifique, notamment par Joule et Beauvois[note]. En résumé, il s’agit, pour manipuler le choix d’une personne dans une direction déterminée à l’avance, de lui donner l’illusion qu’elle a le choix sans aucune influence, alors qu’en fait tout est fait pour que son choix s’oriente dans cette direction bien précise. Cette technique s’avère extrêmement efficace.

Le paradoxe avec le fait de vivre dans une démocratie est interpellant, et pose de nombreuses questions profondes : est-ce là la société dans laquelle nous voulons vivre ? Peut-on appeler « démocratie » une société où le gouvernement nous pousse sciemment, et à notre insu, dans une direction sans qu’on ait voix au chapitre ? Quelles valeurs sont véhiculées par ces pratiques ? En quoi cela se différencie d’une forme de « dressage social » ? Quelle place reste-t-il aux débats d’idées, à la transparence et l’honnêteté, à la remise en question, à l’humilité, à la pluralité des opinions et au droit de les exprimer ? A-t-on donc définitivement renoncé à tout ça, et, dans la même foulée, renoncé à l’éducation et à la pédagogie, pour lui préférer des techniques de marketing ? A-t-on réfléchi aux conséquences d’une telle forme de gouvernance ? Sommes-nous dans une dérive utilitariste de « la fin justifie les moyens » ? Et que dire encore de la science qui développe ces techniques pour les mettre au service de la politique sans aucune consultation citoyenne ? Quel impact cela aura sur la confiance des citoyens et des citoyennes dans la science et les scientifiques ? Cette dernière question m’étonne tout particulièrement car elle avait justement fait la une du dernier magazine « Imagine demain le monde : La science à l’ère du soupçon ».[note] Cela m’étonne d’autant plus que certains membres de ce groupe d’experts psychologues ont participé à la rédaction de ce même article.

Peut-on appeler « démocratie » une société où le gouvernement nous pousse sciemment, et à notre insu, dans une direction sans qu’on ait voix au chapitre ? Quelles valeurs sont véhiculées par ces pratiques ? En quoi cela se différencie d’une forme de « dressage social » ?

Malgré ces nombreuses questions, aucune n’est évoquée dans les rapports des experts psychologues, qui ne semblent pas fort se soucier des conséquences de leurs conseils ni des valeurs qu’ils véhiculent. Apparemment, tant qu’on atteint l’objectif, le reste n’a pas d’importance. Il s’agit d’une application en bonne et due forme de « la fin justifie les moyens ».

Pour conclure, je ne plaide pas pour l’interdiction ou la condamnation totale du nudging. Ce qui me pose un problème majeur, c’est que tout ceci n’ait fait l’objet d’aucun débat sociétal, que ces techniques sont utilisées à l’insu de l’entièreté de la population et qu’il n’y a aucun garde-fou par rapport à des dérives évidentes qui pourraient avoir lieu en les utilisant. Que se passe-t-il si on se trompe d’objectif ? Qu’arriverait-il si on influence massivement toute une population dans une direction qui fait en définitive plus de mal que de bien ? Les objectifs visés ne devraient-ils pas faire l’objet de débats impliquant les personnes directement concernées avant d’être poursuivis ? Je pense que tout ceci devrait être ouvertement débattu, et que les citoyens – du moins une partie d’entre eux, l’entièreté étant bien entendu illusoire – devraient y être activement impliqués.

Je pense que nos démocraties ont montré toutes leurs faiblesses durant cette crise et qu’elles doivent évoluer, se réinventer et aller vers une forme beaucoup plus directe en favorisant une participation nettement plus active de la population, au risque sinon de se voir substituer par des systèmes qui ont laissé de sombres traces dans l’histoire. Je suis d’ailleurs profondément convaincu que les citoyens seront enthousiastes et motivés de retrouver un pouvoir d’action nettement plus tangible sur la société que le seul fait de voter, ce qui pourra d’ailleurs in fine être excellent pour la santé mentale, en favorisant le sentiment de pouvoir d’action et en évitant de sombrer dans le défaitisme et le pessimisme.

Au vu de la crise actuelle et de la crise climatique en cours, il est plus que souhaitable, et c’est un euphémisme, d’éviter de cultiver un sentiment de fatalisme, qui n’a jamais rien résolu. Au point où nous en sommes, nous n’avons plus ce luxe.

Ludwig Hemeleers

Guerre de l’information – 20 stratégies officielles pour museler toute divergence

En quelques mois, sous prétexte d’une guerre sanitaire, nos libertés fondamentales ont été lourdement malmenées et la libre expression, pilier de la démocratie, semble s’évaporer dans l’indifférence générale. De l’artillerie légère aux armes de destruction massive : nous explorons, dans cet article, l’arsenal déployé actuellement par les structures dominantes pour prendre le contrôle de la vérité.

Depuis plus d’un an, le vocabulaire militaire a envahi la scène. « Nous sommes en guerre », déclarait le Président français Emmanuel Macron dès le 20 mars 2020[note]. Depuis, les termes « couvre-feu », « état d’urgence », « blocage des frontières » inondent les colonnes des journaux, ainsi que le comptage des morts durant les « vagues d’assaut » du virus. Tenace lorsqu’il s’agit de défendre l’indépendance de ses positions, le microbiologiste Didier Raoult a publié, en novembre dernier, ses « Carnets de guerre COVID-19 »[note], histoire de révéler l’atmosphère belliqueuse dans laquelle se joue un véritable bras de fer pour faire émerger la vérité médicale.

La vérité qui valait 26 milliards de dollars

Personne ne peut nier que les enjeux sont gigantesques. La société Pfizer à elle seule prévoit que les ventes des vaccins anti-Covid puissent atteindre 26 milliards de dollars en 2021[note]. Or, ce marché titanesque peut s’écrouler du jour au lendemain si une solution médicale alternative apparaît comme efficace.

« Si un seul des traitements alternatifs dont on parle, notamment l’ivermectine, s’avérait fonctionner, l’autorisation pour le vaccin tomberait immédiatement parce que c’est une autorisation conditionnelle, qui est liée au fait qu’il n’existe pas d’autre traitement[note] », nous rappelle Xavier Bazin, auteur de l’ouvrage « Big Pharma démasqué ». De fait, l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) inclut parmi les conditions de mise sur le marché conditionnel du vaccin une clause qui stipule que cette solution est provisoirement acceptée uniquement parce qu’elle rencontre un besoin thérapeutique non rempli, en l’absence d’une autre solution[note]. C’est une clé pour comprendre la guerre de l’information scientifique, qui se joue en ce moment.

Les gouvernements, quant à eux, ont engagé les finances publiques à des degrés jamais atteints. La Belgique pourrait mettre 10 ans pour revenir à la situation budgétaire d’avant-Covid[note]. Les privations de liberté et autres mesures restrictives ont eu un impact sévère sur toute une série de registres de la société : secteurs économiques en difficulté, indicateurs de santé mentale en chute libre, éducation et culture mises au ralenti. Certains traitements médicamenteux, comme la chloroquine ou, plus récemment l’ivermectine, ont été écartés par l’OMS, l’Agence Européenne des Médicaments ou l’ANSM en France[note], pour des raisons essentiellement méthodologiques, qui suscitent un débat au sein de la communauté scientifique. Si de telles mesures s’avéraient injustifiées, les gouvernements devraient assumer une lourde responsabilité et nous basculerions dans une affaire d’État.

Un combat inégal

Si ces enjeux concernant les alternatives au vaccin faisaient l’objet d’un débat transparent et serein soit dans l’arène politique, soit dans l’arène scientifique, en toute indépendance des intérêts privés, ce serait somme toute rassurant. Mais l’observation du champ de bataille démontre que, en lieu et place d’un débat ouvert et démocratique, nous assistons à une véritable polarisation entre la « voix officielle », dictée par les gouvernements, les médias classiques et les conseils scientifiques officiels, d’une part, et des voix divergentes d’autre part, émanant de collectifs citoyens ou scientifiques. Et dans cette arène où chacun exprime sa vérité, les uns et les autres ne combattent pas à armes égales. C’est un euphémisme. On pourrait dire qu’on assiste à un face à face entre des tanks blindés et des lanceurs de pierres.

Les stratégies mises en place pour contrer systématiquement les points de vue divergents rivalisent de créativité. Nous vous proposons d’en épingler quelques-unes.

Arme n°01 : la censure sur YouTube et Facebook

Sur YouTube, la censure est pure et dure. Le géant de la vidéo ne cache pas sa politique : filtrer les contenus qui ne vont pas dans le sens du poil de l’OMS et des gouvernements.

Les exemples sont légions. Ils ont beau être médecins, virologues, scientifiques éminents, statisticiens, philosophes, journalistes, intellectuels ou citoyens engagés, peu importe leurs distinctions, peu importe la qualité de leur argumentation et peu importe la consistance de leurs sources, ils sont littéralement bannis de YouTube, dès lors qu’ils expriment un scepticisme trop prononcé envers la stratégie médicale officielle.

Vous désirez quelques exemples ? Le site Crowd Bunker (encore un vocabulaire guerrier, me direz-vous) accueille une série de vidéos qui ont fait l’objet d’une censure sur YouTube[note]. Vous y trouverez à boire et à manger, mais notamment certaines réunions du Conseil Scientifique Indépendant, pourtant sérieuses, nuancées et bienveillantes en dépit de leur esprit critique. Le Grand Débat de Kairos s’est vu lui-même censuré. Les professeurs Christian Perronne et Didier Raoult ont un curriculum scientifique que même leurs opposants qualifient de « bien garni »[note]. Ils ont tous deux fait l’objet de censures, dans certains cas provisoires. Enfin, même une vidéo d’un média public, la Radio Télévision Suisse (RTS), a été censurée. Il s’agissait d’un reportage sur la situation du Covid-19 en Chine[note].

Plusieurs réunions du Conseil Scientifique Indépendant, pourtant bienveillantes et ouvertes à la pluridisciplinarité, ont été censurées par la plateforme YouTube. Un exemple : https://urlz.fr/g2yC (ce lien redirige vers la plateforme odysee.com)

Les règles de la plateforme sont claires : « YouTube n’autorise pas les contenus qui propagent des informations médicales incorrectes contredisant celles des autorités sanitaires locales ou de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) concernant le COVID-19. (…) Sont notamment interdits les « Contenus qui contredisent le consensus des experts d’autorités sanitaires locales ou de l’OMS au sujet du vaccin contre le COVID-19 »[note].

Le résultat de cette censure est triplement impactant. Tout d’abord, les voix dissidentes ne pourront pas se faire entendre sur la plateforme vidéo largement la plus utilisée au monde. En effet, YouTube est près de 10 fois plus consulté qu’une plateforme comme Vimeo, qui d’ailleurs n’est pas gratuite[note]. Certes, il s’agit d’un espace privé, qui peut donc établir ses propres critères de publication, mais la réalité est que c’est bel et bien l’endroit où se concentre la plus large audience.

Ci-dessus une prise d’écran de notre propre sélection de vidéos. Rien de violent, rien de pornographique, rien de diffamatoire : uniquement l’exercice de la libre pensée, censuré en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

La deuxième conséquence de la censure, c’est qu’elle peut décourager la libre expression et engendrer une autocensure. Non seulement pour les personnes directement concernées, mais aussi pour tous les autres qui assistent à ce climat punitif.

La troisième conséquence va être qu’une partie de la population risque de considérer comme suspects, voire irrecevables, les acteurs ayant fait l’objet d’une censure. Il est plus confortable de se ranger du côté du plus fort.

Sur Facebook et Instagram, même combat. Le réseau social mondial annonce les règles du jeu : « Facebook supprimera désormais toute une série d’affirmations mensongères sur le Covid-19 et la vaccination », a annoncé l’entreprise dans un communiqué datant du 8 février 2021[note].

Mais qui peut se targuer de distinguer à coup sûr le faux du vrai au cœur d’une crise qui bouleverse le monde et dont les enjeux nous dépassent ? C’est toute la question ! Et Facebook, en l’espace de quatre mois à peine, a fait bouger les lignes. En février, le réseau social annonçait qu’il supprimerait les messages affirmant que le coronavirus « est produit en usine ou fabriqué par l’homme », ou que le port du masque n’est pas efficace pour empêcher la contamination. Sans doute dans la foulée de la publicité des e-mails de Fauci, Facebook vient de faire volte-face au mois de juin : désormais, l’hypothèse de l’origine humaine du virus est acceptée[note].

La réalité démontre que Facebook adapte sa politique de manière arbitraire, en épousant le point de vue officiel dominant. « La modération par les plateformes obéit à des présupposés idéologiques », analyse Arnaud Benedetti, professeur associé à l’Université Paris-Sorbonne.

La conséquence est de taille : la liberté d’expression et le débat démocratique sont étouffés, de fait, sur ces espaces privés, mais tellement fréquentés qu’ils déterminent une grande partie de l’opinion.

Jean-Marc Hardy

La Science aurait-elle tué la Nouvelle Normalité, combien de temps avant que les masques ne tombent ?

La plupart des mesures coercitives non pharmacologiques prises pour lutter contre le Covid-19 n’ont pas de bases ou de preuves scientifiques solides d’efficacité démontrée. Sur le long terme, elles constitueraient pourtant un facteur de maltraitance psychologique pour de nombreux citoyens et sont contraires à la constitution. Nous revenons ici sur le cas des masques que nous allons développer et préciser, et montrons, études scientifiques à l’appui, qu’un allégement des mesures plus respectueux de la santé psychique et des droits fondamentaux des personnes pourrait être pris. Cet allégement ne semblerait pas impacter la sécurité de chacun. Nous proposons finalement une feuille de synthèse en fin d’article qui est également disponible en format PDF ici.

Voici, d’abord, quelques points essentiels, que la science a prouvés en un an, et qui changent la donne, mais qui semblent encore trop largement ignorés ou méconnus :

Les asymptomatiques ont une charge virale trop faible pour être contagieux[note] (par contre, les porteurs qui vont avoir des symptômes, et qui seront donc identifiables, sont contagieux sur une courte période dite présymptomatique. Les présymptomatiques ne toussent pas, la toux étant le mécanisme de contamination dont le masque protège principalement) [note] [note] [note] [note] [note] [note] [note] [note]. L’hypothèse des asymptomatiques contagieux revient à dire que toute personne en bonne santé est un malade qui s’ignore ou qu’elle est présumée coupable. Rappelons que cette hypothèse est à la base du port du masque généralisé. Elle est sans doute, aussi, un argument pour justifier le confinement de toute la population. L’invalidation de cette hypothèse des asymptomatiques contagieux explique, peut-être, en partie, le manque de corrélation positive observé dans la vie réelle du confinement sur la diminution des hospitalisations et des décès par des études scientifiques de plus en plus nombreuses, et maintenant en Amérique où des états totalement ouverts et sans aucune restriction, comme au Texas depuis de nombreuses semaines, voient leurs cas et leurs décès chuter de façon spectaculaire au cours de la même période.

Le virus se propage par fines gouttelettes aérosols qui passent à travers les pores du masque qui sont jusqu’ à 1000 fois plus grands que le virus (Fig. 1, les masques de types FFP2 plus efficaces filtrent eux une partie des aérosols plus grands que 600 nm, le virus lui fait de 60 à 140 nm) et se propageraient même au-delà des distances sociales [note]. Cette transmission de type aérosol, qui pourrait d’ailleurs expliquer le phénomène des supercontaminateurs, semble de plus en plus être le mode principal de la transmission[note] [note] [note] [note]. Heureusement, il y a la notion de seuil[note] : 1 virus ne suffit pas, il en faut beaucoup plus pour être contaminé[note] [note] [note] [note].

Fig. 1 Respiratory droplets collected for 30min while not wearing (dark green) or wearing
(light green) a surgical face mask, and aerosols collected for 30min while not wearing
(brown) or wearing (orange) a face mask, collected from individuals with acute respiratory
symptoms who were positive for influenza virus. Data from [11] Respiratory virusshedding in exhaled breath and efficacy of face masks, Nature Medicine volume 26, pages 676–680 (2020).

Quelles en sont les implications ?

Toutes les études scientifiques et les observations le confirment[note] [note] [note] [note], le risque de contamination au Covid-19 à l’extérieur est extrêmement faible. Il faut environ 1 million de virus par ml dans nos bronches pour que le seuil de contamination au SARS-Cov-2 soit atteint [note] [note] [note] [note]. Ce seuil ne peut pas être atteint par aérosols à l’extérieur, c’est une question de volume[note].

Un autre cas est celui des enfants rarement symptomatiques et donc très peu contagieux[note] [note]. Le port du masque en extérieur ou pour les enfants semble donc se faire en dépit de toute balance bénéfice-risque et bon sens. Car si les preuves scientifiques pour l’utilité du masque généralisé à toute la population manquent [note] [note] [note] [note] [note], les risques de son impact négatif sur la santé physique et mentale ont été démontrés, par exemple [note] [note] [note] [note] [note] et Table 1. Le port du masque, le confinement, la pratique de la distanciation sociale, et le stress et l’isolation associés peuvent de plus affaiblir notre système immunitaire [note] [note] [note], et pourraient donc contribuer à augmenter, paradoxalement, le risque de formes sévères (et donc beaucoup plus contagieuses), d’hospitalisations, de décès et de contagions, surtout dans les populations qui ne sont pas à risque pour lesquelles le bénéfice de ces mesures n’est pas démontré [note] [note] [note] [note] [note] [note] [note][note]. Il pourrait d’ailleurs être utile de penser à renforcer son système immunitaire entre autres par de la vitamine D, C et du Zinc et pourquoi pas un peu d’huile essentielle de Laurier Noble ou de Ravintsara [note], par exemple en cas d’un contact plus à risque.

À l’intérieur, la contamination par aérosol est possible s’il n’y a pas d’aération suffisante. Il faudrait typiquement être en contact avec une personne à haute charge virale pendant suffisamment longtemps (typiquement > 10 minutes. Le masque et la distanciation sociale ne seraient que peu efficaces, sauf pour les symptomatiques qui toussent [note] [note] [note] [note] [note] [note] qui devraient eux être isolés, et masqués, de préférence avec un masque FFP2, en cas de déplacement indispensable. Un masque standard n’offrant pas de protection réelle contre les aérosols plus petits que 3 um [note] [note] [note] et même un masque FFP2, moins respirable, n’offrant qu’une protection imparfaite, la protection en vie réelle dépendant d’ailleurs beaucoup des conditions d’utilisations [note], une meilleure solution serait l’aération ou la purification de l’air (il existe par exemple des filtres HEPA, ozone, et UVC très efficaces) pour que le seuil ne soit jamais atteint à l’intérieur.

https://youtu.be/mrXBinu3Swo : Le port du masque en extérieur ne sert à rien! » Dr Blachier, études à l’appui! 26 Avril 2021.

En conclusions, si selon les dires même de l’OMS [note] [note], le port du masque médical de type FFP2 (les masques non médicaux auraient eux une efficacité limitée et pourraient même augmenter les risques d’infection si mal utilisés[note]) a une utilité pour le personnel soignant directement en contact avec les malades, les malades symptomatiques et aussi sans doute pour les personnes à risques comme protection supplémentaire, le port généralisé pour les personnes ne présentant pas de symptômes apparents de la maladie n’a pas ou peu de justifications scientifiques [note] [note] [note] [note] [note] [note]. L’OMS, après s’être prononcé contre [note], semble l’accepter [note], en raison de la forte demande des états pour rassurer les populations, comme une mesure plutôt de l’ordre psychologique [note], voire d’un talisman qui rassure[note], et malgré la faible contagiosité des asymptomatiques [note] [note] [note] [note] [note] [note] [note] [note]. Un tout dernier article du MIT vient remettre en cause la distanciation sociale, car la transmission se faisant par aérosol franchirait donc allégrement ces distances[note]. Si la science semble avoir tué la nouvelle normalité, combien de temps faudra-t-il avant que les masques ne tombent ?

Aryan Afzalian

Ingénieur civil et Docteur en Sciences Appliquées. Chercheur spécialisé dans le domaine de la physique quantique atomistique appliquée à la modélisation de la nano- et bio-électronique et auteur du site https://auxamescitoyennes.com/

Nour de San

Consultante indépendante. Docteur en médecine, spécialisée en biologie clinique (immunologie et microbiologie), anciennement responsable de la gestion des risques en découvertes et développement de l’unité Vaccine de GSK. Chargée de mission en support à la gestion de la crise COVID à l’hôpital Erasme d’avril 2020 à mai 2021.

Florence Parent

MD – PhD, Santé publique et pédagogie médicale, auteur d’ouvrages en Éducation médicale.

Martin Zizi

MD-PhD, Biophysicien, Professeur de Physiologie (KULeuven et VUB), ancien Directeur épidémiologique du Département de la Défense, ancien Directeur Scientifique et Président de Comité d’Éthique, ancien Conseiller UN pour le désarmement biologique et bio-inspecteur Unscom.

Feuille de synthèse sur les masques :

Covid-19 : Le port du masque que disent les études scientifiques :

Cette note a un but purement informatif. Elle est basée sur la littérature scientifique et une interprétation de la balance bénéfice-risque. Elle a pour vocation d’aider tout un chacun à mieux comprendre les mécanismes de transmission et connaître les bénéfices et risques du port du masque, dans l’espoir que chaque personne puisse utiliser cette connaissance pour se protéger au mieux. Elle ne tient pas compte, ni n’est là pour se substituer à la juridiction légale spécifique à chaque pays, mais se veut un message aux autorités leur demandant de considérer que des mesures plus respectueuses de la santé psychique et des droits fondamentaux des personnes pourraient être prises. Cet allégement n’aurait probablement pas d’impact sur la sécurité de chacun.

Je porte le masque, je suis :

  • Un Malade avec Symptôme: Nécessaire 👍 (Je protège les autres de mes exhalations directes: gouttelettes de salive quand je tousse par exemple).
  • Le Personnel soignant directement au chevet des malades: Nécessaire 👍 (Je me protège des exhalations directes des malades).
  • Une Personne ne présentant aucun symptôme : 👎 Inutile (Pas d’efficacité prouvée, asymptomatiques pas contagieux 1 , risques prouvés sur la santé physique et mentale et affaiblissement du système immunitaire, risque si mauvaise utilisation).
  • Une personne à risque et qui a peur: 👍 utile avec modération ( Porter le masque, de préférence FFP2, comme précaution ultime et pour se rassurer peut faire sens surtout dans les lieux clos quand les distanciations sociales ne sont pas possibles. Dès que possible, je l’enlève pour ne pas risquer d’affaiblir inutilement mon système immunitaire. Je pense d’ailleurs à renforcer ce dernier par de la vitamine D, C et du Zinc et pourquoi pas un peu d’huile essentielle de Laurier Noble ou de Ravintsara, par exemple si j’ai eu un contact plus à risque (Je demande bien conseil à un professionnel de santé, par ex. mon pharmacien ou mon médecin de famille pour les dosages et utilisations).

De quoi protège le masque, de quoi ne protège-t-il pas?

  • Il me protège si une personne malade symptomatique et donc à haute charge virale me tousse directement dessus, ce qui représente une très faible proportion des contaminations.
  • Le masque ne me protège pas de la contamination indirecte via les mains, ni celle par fines gouttelettes aérosols qui passent à travers les pores du masque ( jusqu’à 1000 × plus grands que le virus; en intérieur, le masque de type FFP2 filtre une partie des aérosols). Ce sont les modes principaux de contamination. Heureusement, il y a la notion de seuil [note].

Au Heysel, on vaccine les jeunes à renfort de DJ

Alors que le taux de létalité du coronavirus, tous âges confondus, est très faible (0.23%), le gouvernement belge utilise pression, chantage, culpabilité, récompenses, pour pousser les 16-18 ans à se vacciner.

Boîte de nuit post-vaccinale de 16 à 23h00… une vision apocalyptique.

Soutenez notre projet de livre: « Covid-19: au-delà de la censure »

Le Grappe, Kairos et plusieurs auteurs ont initié un projet de publication intitulé (provisoirement) « Covid-19: au-delà de la censure ».

Vous êtes inquiet par rapport à la gestion politique de la crise du covid ? Vous voulez contribuer au maintien d’un débat citoyen? Vous vous demandez peut-être: « Qu’en est-il des calculs coûts/bénéfices des mesures? Quel avenir pour la démocratie ? Quid de la vaccination des plus jeunes? »

AIDEZ-NOUS A FINANCER CETTE PUBLICATION qui, avec votre aide, pourra paraître en septembre 2021.

Le crowdfunding a démarré: nous avons 45 jours (jusqu’au 15 août) pour récolter la somme souhaitée (sinon tout sera annulé et nous ne recevrons rien).

Nous demandons un palier de 6000€, mais l’idéal serait évidemment d’obtenir 20.000€.

Vous trouverez l’appel à contribution ici: Publication collective Grappe/Kairos « Covid-19: au-delà de la censure » par GrappeKairos — KissKissBankBankN’hésitez pas à le DIFFUSER à toute personne susceptible d’être intéressée par ce projet.

Merci pour votre soutien! https://www.kisskissbankbank.com/…/publication-grappe…

Facebook ou le retour de l’Inquisition ?

À travers une campagne publicitaire massive, Facebook se pose, ces jours-ci, en arbitre de la « vraie information ».

Désormais « collaborateur » et « partenaire » dévoué des États de par le monde, l’entreprise privée s’annonce comme le garde du corps qui vient au secours des gouvernements pour les aider à faire entrer dans le crâne des gens, via des « publicités gratuites », toutes les « informations fiables » concernant le Covid19.[note]

Facebook, dont la vocation n’est tout de même, à la base, que d’être un trombinoscope géant, chercherait-il à se poser en nouveau Ministre de la Vérité ?

Facebook sait-il mieux que tout le monde ce qui est « essentiel » et ce qui ne l’est pas, ce qui est « fiable » et ce qui ne l’est pas ? Facebook cherche-t-il à se substituer à la conscience des gens pour en décider ?

Facebook a-t-il complètement oublié ce que « liberté d’expression » veut dire ? A-t-il rayé de son inventaire « liberté d’opinion » et « liberté de conscience » ?

Cette proposition publique de devenir, pour tous les États du monde, une sorte de gardien ou de censeur-en-chef, devrait sonner comme une alarme d’urgence pour tous les utilisateurs de cette plateforme. Facebook, entreprise privée, compte désormais abreuver ses abonnés d’informations qu’il aura sélectionnées et reconnues comme « fiables » et « essentielles ». Sur quels critères ? Selon quelle méthode ? Comment parler encore « d’information » dans ces conditions ?

Si l’objectif affiché est de « travailler avec les gouvernements du monde », il est bien clair alors que le critère principal n’est pas d’offrir une information impartiale, objective, pesée, recoupée et la plus complète possible, mais plutôt de servir de relais obséquieux et servile à toute propagande que les gouvernements chercheront à délivrer. En termes « d’information » et de « liberté de la presse », ce choix est, à tout le moins, extrêmement préoccupant.

Pour tous ceux qui doutent, qui cherchent avec droiture, sincérité et humilité, pour tous ceux qui remettent en question, qui s’interrogent, qui explorent d’autres voies que les mantras ministériels, même si leur démarche est prudente et rigoureuse, quelle autre issue, alors, que d’être taxé d’hérésie et censuré ? Facebook ou le retour de l’Inquisition ?

Un pas de plus vient d’être franchi, vers la pensée unique, vers le délit d’opinion, vers l’extinction de toute voix dissidente, vers la neutralisation des contre-pouvoirs, vers l’étouffement du débat citoyen et le déni de démocratie.

Nos gouvernements vont-ils laisser faire ? Vraiment ?

À quoi sert le syndicat des journalistes?

Un collectif de citoyens s’est constitué pour dénoncer l’absence de soutien de l’Association des Journalistes Professionnels (AJP) vis-à-vis de Kairos et Alexandre Penasse et, in fine, se demande à quoi ils servent*.


Nous les remercions pour leur soutien, et promettons ceci : Nous ne lâcherons rien!

Le collectif invite à une marche le 15 juillet à 17 heures pour la liberté du Journalisme. Cette dernière prendra son départ au Bois de la Cambre (kiosque), pour se rendre jusqu’aux locaux de l’AJP, situés au 21 rue de la Senne.

*Nous avons eu depuis plus d’un an de nombreux

La mise à mort médiatique

Ceux-là mêmes qui rabâchent constamment le principe de déontologie journalistique semblent réserver celui-ci uniquement aux autres. Les journalistes installés, bénéficiant de l’aura du « grand média », font ce qu’ils veulent, respectant l’éthique à la carte, de façon partiale, jetant les anathèmes mais refusant tout débat pour celui qui voudrait s’expliquer[note]. Ils dominent les réseaux de communication et peuvent donc décider qui parlent, condamner celui qui ne dit pas ce qu’il faut et l’empêcher d’utiliser leur réseau pour se défendre.

Les limites que les journalistes aux ordres ont désormais dépassées témoignent à la fois de leur repli défensif, alors que de plus en plus réalisent leur responsabilité majeure dans la désinformation et la propagande ; mais leurs attaques ad hominem sont aussi la marque d’un contexte de polarisation que les médias et les politiques génèrent et entretiennent, établissant une ligne de fracture entre ceux qui obéissent aux mesures liberticides des gouvernements et ceux qui les remettent en question.

Plutôt que de fournir les informations qui permettraient de penser la situation, ils vendent du contenu qui suscite l’adhésion et occultent ou bannissent tout ce qui ne va pas dans leur sens : réfléchir par exemple à la nécessité des vaccins, en amont, leur dangerosité et effets secondaires, en aval, fait de vous un « anti-vaxx ». Ils dichotomisent ainsi la société entre les « pro » et les « anti », plutôt que de permettre le doute et les questionnements autour de données qui ouvriraient un espace pour penser la situation, loin de l’angoisse, de la culpabilité et du recours à la catégorisation personnelle.

Contre l’inquisition médiatique, la résistance

Les médias créent leurs héros et leurs coupables. Ainsi de Bernard Crutzen, lynché médiatiquement pour avoir osé mettre en doute la Vérité scientifico-politico-médiatique du covid, dans Ceci n’est pas un complot. L’hérétique est classé dans la catégorie des « cancres », dans un article deux pages du Télé Moustique qui décerne les prix de fin d’année scolaire, un de ces marronniers[note] qui remplit leur page.

Sous le titre, d’une violence inouïe, « Exclus à vie », à côté d’une photo du réalisateur, on peut lire : « Les documentaires Ceci n’est pas un complot et Hold-up, pour manque d’honnêteté intellectuelle et propagation d’informations biaisées et toxiques ». On comprend bien que l’exclusion à vie concerne plutôt Bernard Crutzen que les deux documentaires (on n’exclut pas un documentaire), alors que les deux autres personnages de la catégorie « cancres » sont Georges-Louis Bouchez, pour son piètre néerlandais, et Denis Brogniart pour la « pire saison de Koh-Lanta »… Ceux qui éditent le journal et celui qui écrit l’article ne réalisent pas le peu de fondement et l’ineptie de leurs propos, pris dans une endogamie médiatique qui n’a d’équivalent que la pensée unique propre au microcosme politique. On est bien là dans la presse de caniveau. On aimerait les voir si offensifs vis-à-vis des abrutissements qu’ils servent à leurs spectateurs à longueur de journée…

Face aux lynchages des médias inféodés, nous devrons nous serrer les coudes, rester solidaires et informer qui peut encore l’être. Nous devrons produire et diffuser nous-mêmes les œuvres qui nous paraissent importantes. Nous devrons nous passer d’eux.

Respect et soutien à Bernard Crutzen. Honte aux chiens de garde du journalisme !

Faire semblant d’écouter les citoyens est pire que les ignorer

Communiqué de presse du collectif Stop5G.be

Le dossier du déploiement de la 5G consacre le divorce total entre les citoyens et les décideurs politiques. Depuis plus de 2 ans, le Collectif stop5G.be met tout en œuvre pour sensibiliser la population de notre pays aux conséquences inéluctables et dramatiques du déploiement de la 5G.

Utilisant tous les moyens démocratiques pour faire valoir ses arguments, le Collectif a accepté sans grande illusion de participer au processus participatif mis en place par le gouvernement de la Région bruxelloise. Ce processus a donné l’illusion à 45 citoyens sélectionnés qu’ils pouvaient peser sur les décisions politiques. En fait, il s’est avéré que ni le principe du déploiement de la 5G ni les valeurs limites d’exposition aux rayonnements n’étaient réellement mis en discussion. En clair, seuls quelques aménagements aux projets d’installation d’antennes seront pris en considération. Il s’agit manifestement d’un enfumage pseudodémocratique où les citoyens sont utilisés pour cautionner un projet inutile socialement et écologiquement destructeur.

En Région wallonne, le gouvernement a pris soin de demander à un groupe d’experts de procéder à une étude d’impact préalable, prenant en considération les différents aspects jugés pertinents : économie, emploi, énergie, environnement, santé. Le choix de ces experts était évidemment capital pour garantir le sérieux de cette étude. En ce qui concerne la santé, les trois experts désignés ont manifestement été choisis pour leurs prises de position préalables favorables à la vision des milieux industriels. Selon eux, les effets non thermiques des rayonnements non ionisants n’auraient aucun effet sur la santé. Sans surprise, au moins deux des trois experts ont considéré que le déploiement de la 5G ne pose aucun problème de santé publique.

Or, ce paradigme « thermique » est remis en cause depuis de nombreuses années par des milliers d’études et par une écrasante majorité de scientifiques indépendants des milieux industriels (y compris par le Conseil Supérieur de la Santé de Belgique).

Le Collectif stop5G.be a estimé utile de proposer aux parlementaires wallons d’entendre un de ces experts indépendants, internationalement reconnus, le professeur Paul Héroux de l’Université McGill de Montréal (professeur de toxicologie et des effets de l’électromagnétisme sur la santé à la Faculté de médecine).

Le Collectif a initié une pétition à ce sujet, laquelle a recueilli près de 4.000 signatures en un temps record. Cette pétition a été logiquement acceptée par le Parlement wallon puisque parfaitement conforme au règlement en vigueur.

La Commission de l’environnement du Parlement wallon, après avoir entendu l’argumentaire des pétitionnaires, a refusé par 6 voix contre 2 (PTB et CDH) d’entendre le professeur Héroux, s’alignant ainsi, sans état d’âme, sur l’avis de la ministre de l’Environnement, ladite ministre estimant que le groupe d’experts était équilibré et jugeant cette audition superflue.

Les citoyens apprécieront à sa juste valeur cette attitude méprisante à l’égard d’une demande portée par des milliers de citoyens.

Comment s’étonner dès lors de voir monter la désaffection de la population pour des partis politiques incompétents qui confisquent les débats tout en feignant de vouloir la participation citoyenne.

Ces deux épisodes ont démontré que les petites ouvertures permettant aux citoyens de s’exprimer ne peuvent modifier qu’à la marge les compromis négociés entre partis par-dessus leurs têtes. En ne leur concédant que des interventions cosmétiques, les partis contribuent à miner en profondeur la démocratie.

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Contact

  • Paul Lannoye, 081 44 53 64
  • Colette Devillers, 02 772 86 80
  • Francis Leboutte, 04 388 39 19

Invitation aux experts officiels

Ce courrier a été envoyé à ceux qui avaient reçu l’invitation au grand débat du 10 juin :

– Erika Vlieghe, Yves Coppieters, Marc Van Ranst, Yves Van Laethem, Emmanuel André, Marius Gilbert.

Mais également aux membres actuels du GEMS :

– Steven Vangucht, Niel Hens, Geert Molenberghs, Mathias Dewatripont, Céline Nieuwenhuys.

« Bonjour,

Le débat du 10 juin a été l’occasion d’échanger des informations particulièrement intéressantes (https://www.new.kairospresse.be/grand-debat/), qu’on a peu eu l’occasion d’entendre dans vos discours et divers compte-rendus. Le doute étant propre à la science, je suis certain que le discours à sens unique qu’on reçoit depuis plus d’un an n’est qu’un fourvoiement malheureux, et que vous écouterez avec attention les différents propos tenus durant ces 3 heures 15 de débat, par des intervenants issus de divers milieux scientifiques et médicaux.

Il serait dès lors particulièrement judicieux que vous puissiez en parler lors d’un prochain grand débat, où vous serez cordialement invités et où nous pourrons entendre vos arguments, accords et désaccords.

Je suis certain que nous trouverons l’occasion d’échanger, afin de construire la vérité collectivement, laquelle ne pourra que s’inscrire dans le respect du bien commun.

Dans l’attente de votre réponse, recevez mes salutations les plus cordiales,

Alexandre Penasse

Journaliste, rédacteur en chef de Kairos »

GRAND DÉBAT*

Kairos vous propose ce grand débat, auquel ont refusé de participer ceux qui font la météo covid depuis plus d’un an.

Avec la participation de Louis Fouché, Alexandra Henrion-Caude, Vincenzo Castronovo, Martin Zizi, Julie Michotte, Frédéric Goaréguer, Kaarle Parikka.

Beaucoup d’émotions, de temps consacré, mais aussi d’invectives de la part de ceux qu’on dérange. Parfois, on craque… Désolé.

On remercie encore vivement nos intervenants, qui ont le courage de tenir bon et de refuser de suivre la doxa politico-médiatique.

Plus de 9 ans que Kairos, avec ses petits moyens, tente de faire un journalisme de qualité.

On remercie les associations qui nous soutiennent pour cette soirée.

Grappe – FolieVirus.be – Bon Sens Belgique – Néo santé édition – Initiative citoyenne – Les Belges se réveillent – Masque blancs – Mpoc Liège – Reinfocovid Belgique – Wake Up – I Love my constitution

Et Hugo Live pour la technique.

* Version améliorée

Vaccination des ados et des enfants : un rapport bénéfice/risque plus que questionnable !

L’Agence européenne du médicament (EMA) a estimé ce vendredi 28 mai 2021 que le rapport bénéfice/risque du vaccin anti-covid de Pfizer/BioNTech était positif chez les enfants de 12 à 15 ans, en particulier chez les enfants présentant des pathologies augmentant le risque de covid-19 sévère. L’Agence s’est dès lors prononcée en faveur d’une extension d’indication du vaccin à cette tranche d’âge, le vaccin étant déjà autorisé à partir de 16 ans. C’est désormais aux États membres de se prononcer sur l’utilisation ou non de ce vaccin chez les adolescents[note]. Dans la foulée, Moderna a également déposé auprès de l’EMA une demande d’autorisation pour son vaccin contre le covid-19 chez les adolescents de 12 à 17 ans[note].

En Belgique, les jeunes de 16 et 17 ans pourront déjà se faire vacciner dès ce 14 juin 2021 avec le vaccin Pfizer « sans que le consentement des parents ne soit nécessaire », titrent plusieurs médias[note], ce qui ne correspond pas exactement à ce que prévoit la loi (voir le point 11 ci-dessous). Ces mêmes médias ont également précisé que la possibilité de permettre aux jeunes dûment informés d’opter pour les vaccins Astra Zeneca ou Janssen serait étudiée[note], ce qui est pour le moins surprenant, les essais cliniques sur les adolescents pour ces deux derniers vaccins ayant à peine débuté (voir le point 2 ci-dessous).

Pourtant, comme le montrent les arguments suivants, excepté situations familiales spécifiques (proches vulnérables) ou cas médicaux particuliers (jeunes souffrant de comorbidités ou de déficits immunitaires) qui devraient être évalués au cas par cas après démonstration que, pour ces jeunes, le risque lié au vaccin ne serait pas supérieur au risque lié au covid-19, la vaccination généralisée des jeunes contre le covid-19 semble au minimum prématurée, à partir du moment où c’est le bénéfice sanitaire individuel et l’intérêt supérieur de l’enfant que l’on prend en compte.

  1. Les risques liés au covid-19 chez les jeunes: les enfants sont souvent asymptomatiques ou paucisymptomatiques et présentent un très faible risque de mortalité[note]. Dans l’hypothèse où la vaccination contre le covid-19 ne comporterait aucun risque (ce qui n’est pas le cas, comme l’expose le point 2), la vaccination généralisée aux mineurs non porteurs de comorbidités n’apporterait à ceux-ci qu’un bénéfice sanitaire individuel très faible, voire quasi nul.
  2. Les risques liés au vaccin chez les jeunes:
  • Les risques liés à ces vaccins, actuellement en phase d’expérimentation, sont encore largement inconnus. Pour rendre son avis sur le vaccin Pfizer, l’Agence européenne du médicament s’est appuyée sur une étude entamée fin octobre 2020 qui n’a porté que sur un nombre limité de jeunes de plus de 12 ans (2260 jeunes de 12 à 15 ans)[note]. Selon le Comité consultatif national d’éthique français (ce 14 juin 2021) « le nombre d’enfants inclus dans cette étude est insuffisant pour démontrer de façon significative une efficacité sur les formes graves chez l’adolescent»[note]. Moderna a pour sa part annoncé fin mai 2021 les résultats complets de ses essais cliniques débutés en décembre 2020 sur 3.700 participants âgés de 12 à 17 ans[note]. AstraZeneca n’a débuté qu’en février 2021 ses essais cliniques sur 300 enfants de 6 à 17 ans[note], tandis que Janssen n’a annoncé des essais sur des adolescents qu’en avril 2021, des essais qui semblent avoir été interrompus après des cas de thrombose chez des adultes jeunes[note].
  • Chez les jeunes adultes vaccinés, de même que chez les mineurs vaccinés ailleurs dans le monde, de nombreux effets secondaires et post-vaccinaux[note], ainsi que des décès ont déjà été recensés[note]. Il a fallu un certain temps pour que le lien entre certains cas de thrombose et le vaccin AstraZeneca, puis le vaccin Janssen soit reconnu comme « possible »[note] par l’Agence européenne du médicament, les thromboses devant désormais être considérées comme des effets secondaires très rares causés par les vaccins AstraZeneca[note] et Janssen[note]. C’est maintenant le lien entre des cas de myocardite et de péricardite ayant suivi la vaccination (y compris chez des enfants[note]) qui est à l’étude, notamment au sein de l’EMA[note]. Israël juge pour sa part « probable » le lien entre certains cas de myocardite et de péricardite et le vaccin Pfizer[note].
  • Nous manquons totalement de recul sur les conséquences à long terme de l’administration de ces vaccins, en particulier des vaccins à ARNm. Par exemple, « nous n’avons pas encore assez de recul en termes de génotoxicité [effets sur le génome] et de carcinogénotoxicité [effets cancérigènes]», prévient la pédiatre Marie Fabre-Grenet[note].
  • Selon l’équipe scientifique de réinfocovid, les AMM conditionnelles du vaccin Pfizer/BioNtech et Moderna elles-mêmes indiquent que les ARNm vaccinaux se distribuent dans une grande variété d’organes, dont les organes reproducteurs ou gonades[note].

3. La transmission du covid-19 par les enfants: l’argument principal utilisé pour imposer la vaccination aux enfants est que ceux-ci seraient un vecteur de propagation du virus. Or, de plus en plus d’études montrent que le rôle des enfants dans la propagation du covid-19 est faible et suggèrent que les enfants sont plutôt infectés par les adultes que l’inverse, tant à l’école qu’au sein du foyer[note]. Le rôle des adolescents dans la transmission paraît également plus faible que celui des adultes[note].

4. La transmission du covid-19 par les personnes vaccinées: il faudra attendre les données des essais de phase 4 pour évaluer dans quelle mesure les vaccinés restent – ou non – transmetteurs. Mais à ce jour, de nombreux cas de personnes vaccinées testées positives au covid-19 ont été recensés[note].

5. Le rapport bénéfices-risques pour les jeunes: Ce que doivent démontrer les études, c’est que le bénéfice apporté à la population pédiatrique est supérieur aux risques potentiels encourus par cette population. Comment un rapport bénéfice/risque positif global pour ces tranches d’âge (12-15 et 16-18) a-t-il pu être posé, alors que le risque à moyen et long terme est indéterminé à ce jour et que le bénéfice sanitaire individuel pour les jeunes qui ne souffrent pas de pathologies faisant d’eux des personnes à risque est quasi nul ? Le Comité consultatif national d’éthique français insiste, ce 14 juin 2021 : « Chez les adolescents, entre 12 et 16 ans, le bénéfice individuel en lien avec l’infection est très faible en l’absence de comorbidité et ne semble pas suffisant pour justifier, à lui seul, la vaccination[note]». Par contre, on n’entend pas le Conseil national de bioéthique de Belgique sur cette question…

6. L’immunité naturelle chez les jeunes:

– A ce jour, un certain nombre de jeunes disposent d’anticorps et donc d’une immunité qui s’est avérée suffisante pour les protéger.

– Il est probable que l’immunité naturelle après infection soit plus solide pour affronter les mutations éventuelles du virus, a expliqué le pédiatre Michel Dechamps à L’Avenir[note].

– Pour permettre le développement de cette immunité collective naturelle chez les jeunes, il est important de les laisser développer sans frein des interactions nombreuses entre eux, leur permettant par là de renforcer leur système immunitaire au lieu de l’affaiblir par un mode de vie sédentaire, en intérieur, privé de sorties, de contacts, de sports, de plaisirs et de loisirs autres que les écrans.

– Selon l’équipe scientifique de réinfocovid, une étude publiée en mai 2021 dans le journal « Science »[note] démontre que les enfants disposent d’une protection humorale spécifique contre le SARS-CoV-2, même quand ils ne l’ont pas rencontré. Une autre étude a également rapporté des observations similaires[note]. Cette protection reposerait sur le fait que les enfants sont régulièrement sujets à des atteintes respiratoires bénignes (et des rhumes banals) en hiver dus aux coronavirus « classiques » avec lesquels nous coexistons. Ces infections bénignes entraînent chez les enfants n’ayant jamais croisé le SARS-CoV-2 une production de nombreux lymphocytes B appelés « mémoires », qui produisent chacun un répertoire particulier d’anticorps qui reconnaissent le SARS-CoV-2. Plus particulièrement, ces différents clones de lymphocytes B mémoires reconnaissent des motifs (appelés « épitopes ») présents sur les protéines Spike de différents coronavirus, y compris sur les formes mutantes du SRAS COV 2. Les adultes ont également été exposés à ces coronavirus bénins lorsqu’ils étaient enfants. Mais leurs lymphocytes B mémoires ciblant ces coronavirus sembleraient avoir perdu une grande partie de leur efficacité au cours des années, expliquant ainsi (entre autres facteurs liés à l’âge) la plus grande sensibilité au SARS-CoV-2 lorsque les années passent[note].

7. L’argument pseudo-moral – L’incidence et la morbidité du covid-19 étant très faibles chez les jeunes, leur vaccination n’est en réalité pas entreprise pour leur propre protection, mais pour celle de la population à risque. En d’autres termes, ce n’est pas le bénéfice individuel sanitaire du jeune ni l’intérêt supérieur de l’enfant qui sont pris en compte. Ce qui fait surgir une question : faut-il faire prendre des risques indéterminés aux jeunes pour protéger le reste de la population ? N’est-ce pas l’inverse qui serait conforme à la morale et même à l’instinct le plus naturel ?

– Dans l’état actuel des connaissances, faire le choix collectif de la vaccination des mineurs contre le covid-19 signifie que les intérêts de cette classe d’individus sont considérés comme secondaires par rapport aux intérêts d’un relativement petit nombre d’adultes à risque.

– De même, faire, à l’heure actuelle, le choix collectif de la vaccination des mineurs contre le covid-19 dans le but de favoriser le retour à la  »liberté » et à la  »vie d’avant » signifie que ces objectifs seraient jugés prioritaires sur l’intérêt des jeunes. On pourrait objecter que les jeunes ont eu aussi un intérêt à retrouver la liberté. Mais un acte (se vacciner) exercé en échange d’une promesse de liberté n’est pas un acte libre, mais un chantage. Et la « liberté » retrouvée n’en est pas une non plus : un tel chantage en annonce inévitablement d’autres. D’ailleurs, « les membres du Comité (national d’éthique français) préconisent d’informer les adolescents, comme l’ensemble de la population, du risque qu’il y aurait à être à nouveau confinés, alors même qu’ils seront vaccinés, en cas de rebond de l’épidémie dû, par exemple, à l’apparition d’un nouveau variant »[note].

– Vacciner les jeunes pour ne pas fermer les classes et les lieux de rencontres entre jeunes est un argument dépassé. En effet, sur base des arguments 1, 3 et 6 présentés ci-dessus et sur base de nombreux autres arguments (santé physique et mentale, lutte contre le décrochage scolaire et social, etc.), ces lieux n’ont plus à être fermés : des aménagements doivent être organisés.

– Faire, à l’heure actuelle, le choix individuel de vacciner son enfant contre le covid-19 signifie que les intérêts des parents et grands-parents à risque sont jugés prioritaires sur les intérêts des enfants : un tel raisonnement peut se défendre dans certaines situations (parent proche très vulnérable), mais est difficilement généralisable en tant que principe. Mais si, en plus, les vaccins ne garantissent pas l’absence de contagiosité (voir point 4), l’argument d’une « vaccination altruiste » et d’un « devoir citoyen » (qui ne se justifiait déjà pas au regard du rapport bénéfice/risque sanitaire individuel pour les jeunes non porteurs de co-morbidité) perd toute crédibilité et rend l’éthique de vaccination des jeunes d’autant plus questionnable.

– Vacciner les jeunes contre le covid-19 (excepté situations familiales ou cas médicaux particuliers) dans le contexte actuel revient donc à les instrumentaliser, c’est à dire à les considérer comme des moyens pour la réalisation d’une stratégie vaccinale reposant sur des prémisses et des modèles questionnables[note]. Ce choix peut être considéré comme un sacrifice des intérêts des jeunes, sacrifice auquel conduisent également toute une série de mesures adoptées depuis mars 2020 : port du masque 8h par jour à l’école, éducation, activités culturelles, artistiques et sportives sacrifiées, ces dernières étant pourtant indispensables pour entretenir et renforcer le système immunitaire et ne pas créer des jeunes porteurs de co-morbidités.

8. L’argument économique D’un point de vue strictement économique, rappelle l’Avenir, deux doses de Pfizer coûtent 31 euros qu’il faudrait multiplier par le nombre de mineurs à vacciner. Tandis que l’immunité naturelle est gratuite et a fait ses preuves chez les mineurs[note].

9. L’avis de scientifiques belges Même Y. Van Laethem (partisan toutefois de la vaccination des 16-18 ans) avoue « À titre personnel – mais je ne suis pas pédiatre – je suis très circonspect. Et quand ce sont les présidents des firmes pharmaceutiques qui affirment qu’il faudra vacciner les enfants, cela m’irrite profondément. Ça sent un peu mauvais…[note] ». Pour Olga Chatzis, pédiatre infectiologue aux Cliniques universitaires Saint-Luc de Bruxelles et membre du groupe pédiatrique au Conseil supérieur de la Santé, la balance bénéfice/risque est plutôt négative. Yves Coppieters, professeur de Santé publique à l’ULB, va dans le même sens : « Ce n’est pas la question de la circulation du virus pour l’instant qui est importante, c’est plus la diminution du nombre de formes graves, et la diminution du nombre d’hospitalisations »[note].

10. Alternatives médicales et politiques à la vaccination généralisée Plutôt que de faire prendre un risque indéterminé et potentiellement vital à nos enfants et à nos adolescents non à risque, ne serait-il pas plus judicieux de chercher d’autres solutions à la crise actuelle? Pourquoi le débat scientifique est-il entravé en Belgique et en Europe sur le renforcement de l’immunité naturelle, les traitements préventifs et les traitements précoces identifiés ? Pourquoi dévaloriser l’immunité collective naturelle au bénéfice de l’immunité vaccinale, moins efficace et dont la mise en place est incertaine, si ce n’est pour des raisons économiques bénéficiant aux entreprises pharmaceutiques ? Et qu’en est-il des investissements belges dans le secteur hospitalier depuis mars 2020, puisque la motivation première des mesures adoptées et de la vaccination est d’éviter la saturation des hôpitaux ?

Pourquoi dévaloriser l’immunité collective naturelle au bénéfice de l’immunité vaccinale, moins efficace et dont la mise en place est incertaine, si ce n’est pour des raisons économiques bénéficiant aux entreprises pharmaceutiques ?

11. Petits arrangements avec la légalité ? Enfin, vacciner les 16-17 ans « sans le consentement des parents », comme le titrent plusieurs médias, ne correspond pas exactement à ce que dit la loi relative au droit des patients de 2002[note]. En effet, selon cette loi, l’accord du mineur est requis pour les soins relatifs à la santé de tous les jours, mais au-delà de cet accord plus ou moins explicite du mineur, ce sont les détenteurs de l’autorité parentale qui prennent l’ultime décision. Il existe néanmoins des domaines où le mineur peut exercer clairement son droit vis-à vis des soins. Par exemple, s’il s’avère que le choix des parents n’est pas au service de l’intérêt du mineur[note].

Mais on peut craindre qu’en ces temps de frénésie vaccinale et de censure du débat scientifique, les décisions des éventuels arbitrages judiciaires en cas de désaccords n’aient tendance à pencher en faveur de la vaccination, dont on vient pourtant de montrer que, sauf situations particulières à discuter au cas par cas, elle ne rencontre pas l’intérêt sanitaire individuel du jeune, et dont on peut même douter, au vu des arguments 2 à 8, qu’elle rencontre l’intérêt collectif.

Articles recommandés sur le sujet:

« Vacciner les mineurs contre le COVID ? Le Comité consultatif d’éthique est réservé »: https://francais.medscape.com/voirarticle/3607262 (14 juin 2021)

Interview de la pédiatre Marie Fabre-Grenet: https://www.youtube.com/watch?v=3upEtrz7xWU (7 juin 2021)

https://reinfocovid.fr/science/covid-19-vacciner-les-enfants-est-ce-bien-ethique/ (2 juin 2021)

https://www.francesoir.fr/politique-france/devons-nous-vacciner-nos-enfants-contre-le-covid-19 (2 juin 2021)

« Symptomatic Acute Myocarditis in Seven Adolescents Following Pfizer-BioNTech COVID- 19 Vaccination « : peds.2021-052478.full.pdf (aappublications.org) (2 juin 2021)

https://www.lavenir.net/cnt/dmf20210528_01584327/vacciner-les-enfants-quel-interet (29 mai 2021)

https://reinfocovid.fr/science/les-enfants-de-5-a-17-ans-face-a-la-covid-19/ (25 mai 2021)

https://reinfocovid.fr/science/les-enfants-ne-doivent-pas-etre-vaccines-contre-la-covid-19 (24 mai 2021)

https://collectifdesantepediatrique.fr/les-enfants-prochainement-vaccines-il-faut-etre-prudent-tout-est-une-histoire-de-rapport-benefices-risques/ (10 mai 2021)

https://presse.inserm.fr/vacciner-les-enfants-pour-lutter-contre-la-pandemie-de-covid-19-vraiment/42468/ (23 mars 2021)

https://www.revmed.ch/revue-medicale-suisse/2021/revue-medicale-suisse-726/faudra-t-il-vacciner-les-enfants-contre-le-covid-19 (17 février 2021)

« Assessing the age specificity of infection fatality rates for COVID-19: systematic review, meta-analysis, and public policy implications »: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33289900/ (8 décembre 2020)

Ce qu’est le journalisme – prélude à la publication du « grand débat »

Ce soir, à 18h00, nous publierons le grand débat que nous avons réalisé en direct le 10 juin – avec quelques améliorations par rapport à sa première publication sur Facebook.

Après plus de 15 mois de travail journalistique intense (conférences de presse multiples, articles, investigations, lives, interviews…), les attaques des médias du pouvoir, l’absence totale de solidarité des journalistes, soi-disant « collègues », la démultiplication des abonnés au journal et aux réseaux et l’augmentation relative des messages de soutiens et des propositions d’investiguer, les 3h15 de débat ont laissé place à l’émotion. Vous le comprendrez, j’espère.

Je n’ai donc pas pu remercier comme il se devait l’équipe technique, qui malgré quelques difficultés, a pu réaliser ce qui était pour elle une première. Merci à Hugo Live !

Merci à la Task Force Kairos. Tout le travail que certains d’entre eux abattent depuis plus de 9 ans, souvent bénévoles, et les autres depuis 15 mois, intensifs. Merci !

Et merci à Julie Michotte, Alexandra Henrion-Caude, Vincenzo Castronovo, Frédéric Goaréguer, Louis Fouché, Kaarle Parikka, Martin Zizzi. Merci pour leur engagement, leur courage, leurs mots.

Alors qu’en face nous ne voyons que lâcheté et servitude. Il est dès lors bon de rappeler la Charte de Munich et ce que représente le – véritable – travail de journaliste.

On continue !

Alexandre Penasse

Tous ensemble ou l’éloge perdue (la loge perdue ?) du gardien de but(s)

Un des slogans de la campagne contre l’épidémie de COVID-19 était « Tous ensemble contre le coronavirus ». Bref, tout ce slogan est là pour promouvoir l’esprit d’équipe. L’exemple même d’une équipe, c’est l’équipe de foot. La question la plus simple à se poser serait « Qui est le plus important dans une équipe de foot ? Si ce joueur est absent, cela devient un match perdu d’avance »…

Certains vous diront que dans une équipe de football, le plus important est le capitaine, le buteur, etc. À notre humble avis, la réponse est … le gardien de but : parce que si les joueurs marquent 10 goals et le gardien de but en encaisse 20, l’équipe a beau faire, elle perd le match.

Maintenant, revenons à la médecine : qui est le gardien de but(s) dans un système de soins de santé efficace, performant et soucieux de la santé des patients et d’une population ? Qui joue tout le temps à la question « j’hospitalise ou je n’hospitalise pas ? ». De nouveau, à notre humble avis, le gardien dans un tel système de santé est… le médecin généraliste.

Depuis mars 2020, il y a un problème qui cloche dans la gestion de l’épidémie de COVID-19 : les médecins généralistes ont été tout simplement mis de côté. Pourquoi avoir mis sur le banc de touche – en dehors du terrain de foot – le gardien de but (le médecin généraliste) pendant toute la gestion de l’épidémie depuis mars 2020 et encore maintenant ? Pour favoriser le « tout à l’hôpital » ? Bref, l’esprit d’équipe laisse à désirer. Verrait-on un entraîneur demander au gardien de but d’être en dehors du terrain ? Les journalistes sportifs pourraient se poser cette question et commenceraient-ils d’avoir un doute sur la stratégie de l’entraîneur ? A-t-on affaire à un entraîneur psychopathe en médecine ?

A-t-on idée de laisser le goal sans son gardien de but(s) pendant une partie de foot ? A-t-on idée de laisser la population sans son médecin de famille pendant une épidémie ? Et pourtant, c’est ce qui se passe depuis mars 2020… Selon les avis de nos chers experts (sans conflits d’intérêts ou sans prise illégale d’intérêt ?), le traitement en médecine générale se résume aux quatre D : dodo, domicile, Dafalgan et décès.

Selon les avis de nos chers experts, nous devions attendre la solution qui viendra dans un an. Oserions-nous dire à un parent dont l’enfant a une angine : « Bonne nouvelle, votre enfant a une angine, mais nous attendons le traitement qui va arriver dans un an » ? Un parent normalement constitué dirait : « Docteur, ou vous êtes fou, ou bien vous trouvez rapidement un traitement pour mon enfant malade ».

A-t-on idée de laisser la population sans son médecin de famille pendant une épidémie ? Et pourtant, c’est ce qui se passe depuis mars 2020

Ici, c’est l’option folle qui a été choisie par nos entraîneurs … sans que la plupart des médecins généralistes bronchent et cherchent un traitement … Il est vrai que la Société scientifique de médecine générale (SSMG) et le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) ne prônent pas d’emblée les antibiotiques systématiquement aux patients âgés ou en détresse respiratoire atteints du COVID-19 … Alors que le traitement préventif et curatif existe…

A-t-on idée de laisser les joueurs courir sur le terrain sans ballon ?

A-t-on idée de laisser les médecins sans outil thérapeutique ? Pourquoi les traitements efficaces sont-ils passés du terrain de foot vers le banc de touche ou ont-ils été renvoyés aux calendes grecques ? Galilée aurait dit : « Et pourtant, elle tourne ». Il semble que les experts auraient dit : « Et pourtant, il n’y a pas de traitement efficace ».

Tout l’espoir pour contrer cette épidémie a été braqué sur la vaccination. En attendant, pas besoin de médecins généralistes pour soigner les cystites, les crises d’asthme, les infarctus, etc. ou pour traiter les patients atteints du COVID-19… Cela devient assurément de la non-assistance en personnes en danger …

Une bonne fois pour toutes, il faudrait une procédure de désenvoûtement des médecins pour qu’ils retrouvent leur envie de guérir et outrepassent leur peur de mourir… Mais également aux journalistes de revenir à l’esprit de la charte de Munich : vérifier l’information et ne pas être la caisse de résonance du politique ou de la technoscience sans esprit critique.

Par définition, la médecine générale ne cherche pas la meilleure solution dans un temps infini, mais cherche une solution « potable » dans un temps « raisonnable » (souvent dans le temps imparti de la consultation). La solution valable pour prévenir l’épidémie existe : de la vitamine C, D, du zinc et de l’armoise (Artemisia Annua), etc.

La solution acceptable pour traiter l’épidémie existe : l’azithromycine avec de la doxycycline, et bien d’autres. En traitant les malades atteints du COVID-19, on coupe la transmission d’une maladie infectieuse. C’est du bon sens. L’entraîneur le comprend (il n’a jamais pensé mettre son gardien de but hors du terrain), nos experts ne l’intègrent pas dans la stratégie de la gestion de l’épidémie (ils pensent que les médecins généralistes ne sont pas utiles dans la gestion de l’épidémie ?). Pourquoi le bon sens n’est pas la denrée la plus courante en médecine ?

Qu’on arrête une bonne fois pour toutes de dire « Tout à l’hôpital ». Ou alors que l’on cesse de dire « Tout ensemble contre le coronavirus »…

Alerte au psittacovirus

On ne connaît que trop le coronavirus SARS-COV -2 dont on nous rebat les oreilles depuis plus d’un an. On connaît moins le psittacovirus qui fait pourtant des ravages dans l’anonymat. Le psittacovirus est un virus transmis à l’homme par le perroquet. Il contamine beaucoup de monde mais s’attaque en priorité aux représentants de la presse, qui sont des patients à haut risque. Ce virus a été délibérément disséminé par l’OMS, la Commission européenne, la plupart des gouvernements des pays industrialisés et les experts qui les conseillent.

Il provoque une maladie très contagieuse, le psittacisme[note], dont le symptôme essentiel est bien connu et facile à diagnostiquer : le patient atteint répète mécaniquement des phrases toutes faites, présentées comme des évidences, sans nécessairement les comprendre.

Les plus courantes sont les suivantes :

  • La vaccination généralisée est la seule solution pour mettre fin à la crise du Covid-19 ;
  • Grâce à la vaccination, on va pouvoir revivre pleinement ensemble ;
  • Les effets secondaires (parmi lesquels la mort par thrombose) sont extrêmement rares et ne mettent pas en cause la balance bénéfices-risques favorable à la vaccination.
  • Ceux qui refusent la 5G, le tout numérique, l’assignation à écran et émettent des doutes sur l’utilité, l’innocuité et l’efficacité des vaccins actuellement proposés sont des complotistes ou des peureux ;
  • Ceux qui contestent les mesures de confinement et de distanciation sociale sont des irresponsables ou des égoïstes.

Tout dépistage systématique est inutile, les symptômes évoqués suffisent pour établir un diagnostic fiable.

Mais on peut se prémunir efficacement contre la contamination par le psittacovirus en adoptant des gestes barrière simples :

  • Cesser de regarder les journaux télévisés et les émissions d’information prétendument objectives ;
  • Cesser d’écouter les experts officiels et les journaux parlés à la radio ;
  • Éviter les commentaires et les analyses des principaux éditorialistes de la presse écrite.

Au-delà, renforcer votre système immunitaire en faisant preuve d’esprit critique et, à cet effet, consulter les sites d’information sérieux comme Reinfo-Covid, Doctors for Covid ethics, Kairos, l’Association internationale pour une médecine scientifique indépendante et bienveillante (l’AIMSIB), Children Health Defense ou encore Pièces et Main-d’œuvre.

Ainsi, il sera possible de se prémunir et de protéger nos proches en limitant la circulation d’un virus plus dangereux que le SARS-COV-2.

Message aux jeunes appelés à se faire vacciner et à leurs enfants

Communiqué de presse du GRAPPE, 11 juin 2021

La Conférence interministérielle (CIM) santé qui regroupe l’ensemble des Ministres de la Santé du pays a décidé, ce 5 juin dernier, d’autoriser la vaccination des jeunes de 16 à 18 ans contre la Covid-19. Dès le mois de juillet, les invitations à se faire vacciner seront envoyées.

Le risque de la vaccination est probablement nettement supérieur à celui de troubles importants dus à la Covid-19


Les Ministres de la Santé ont précisé que les adolescents concernés pouvaient décider de se faire vacciner sans autorisation de leurs parents. Le Grappe tient à souligner que ce message est basé sur une interprétation de la loi du 22 août 2002 sur les droits du patient. Elle laisse entendre que l’autorité parentale serait supprimée en la matière, ce qui est faux. L’article 12 de la loi dément totalement cette interprétation. Les parents sont bien responsables même si le mineur est associé à l’exercice de ses droits.


Le second paragraphe de l’article 12 indique bien que les droits du mineur peuvent être exercés de manière autonome par le patient mineur « qui peut être estimé apte à apprécier raisonnablement ses intérêts ». Mais cela signifie clairement qu’en cas de désaccord, l’intérêt de l’enfant, tel qu’il le perçoit, peut l’emporter sur le choix parental. Rien de plus.


La vaccination des jeunes de 16 à 18 ans contre le SARS-covid-19 constitue un acte médical dont l’utilité est des plus contestables sinon pour gonfler artificiellement les chiffres de pourcentage de personnes vaccinées dans le pays. Le CIM santé ferait bien d’exiger que soit vraiment appliquée la loi sur le droit des patients et plus particulièrement ses articles 7 et 8 qui exigent le consentement libre et éclairé du patient pour tout acte médical, ce qu’est bien la vaccination.


Il est nécessaire à cet égard de rappeler que les vaccins contre la Covid-19 sont expérimentaux, sachant que les essais cliniques de phase 3 normalement exigés pour une agréation et une mise sur le marché sont toujours en cours, y compris pour le vaccin de Pfizer ; l’autorisation de mise sur le marché actuellement en cours n’est donc que provisoire. Sachant en outre que les vaccins à ARN messager constituent une première dans la technique vaccinale. De plus, les risques de graves effets secondaires notamment les coagulopathies potentiellement mortelles, doivent être portées à la connaissance des patients. On ne peut passer sous silence non plus, les risques non élucidés d’altération de la fertilité, de la reproduction et de la gestation.


Enfin, il serait élémentaire de signaler aux adolescents et à leurs parents que la maladie de la Covid-19 est une maladie généralement bénigne pour les jeunes et que le risque de la vaccination est probablement nettement supérieur à celui de troubles importants dus à la Covid-19.

Il est nécessaire de rappeler que les vaccins contre la Covid-19 sont expérimentaux, que les vaccins à ARN messager constituent une première dans la technique vaccinale, outre les risques non élucidés d’altération de la fertilité, de la reproduction et de la gestation et les risques de graves effets secondaires

Inciter les jeunes à adopter un mode de vie sain, à préférer les sorties en plein air au confinement, à pratiquer des activités sportives et à choisir une alimentation de qualité plutôt que les produits industriels, constitue un message de santé plus approprié que les convoquer à une vaccination inutile et potentiellement dangereuse.

Pour le Grappe
Pierre Stein, président
Paul Lannoye, membre fondateur

Kairos en fête

Pour célébrer notre cinquantième numéro et les neuf ans de notre journal, nous organisons une fête ce 25 juin. Ce sera l’occasion de rencontrer l’équipe et de refaire le monde.

Pour participer, rien de plus simple : il suffit de nous faire un versement de 5€ sur le compte Triodos Kairos BE81 5230 8062 1324 (indiquer « fête » en objet). Ce versement fera office de réservation obligatoire (seul moyen de s’assurer du nombre de personnes qui seront présentes et de nous organiser)*.

Les places étant limitées (mesure Covid…), nous rembourserons les personnes qui réserveraient une fois ce seuil atteint.

*Ces 5€ vous seront rendus à l’événement en un bon que vous pourrez soit utiliser pour une consommation, soit comme un bon de réduction pour les nouveaux t-shirts Kairos!

Le grand débat du 10 juin sur le covid et sa gestion

Le grand débat du 10 juin sur le covid et sa gestion!

C’est ici que ça se passe : https://www.facebook.com/events/484095266255362/?active_tab=about

Venez nombreux !

Dans quel monde vivons-nous?

Le Kairos 50 sera dans les librairies le 25 juin, chez les abonnés la semaine du 21 juin.

Abonnez-vous encore ici: https://www.new.kairospresse.be/abonnement/

Dr Joe — La pandémie pour l’homme-scientifique

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Le scientifique n’est pas une machine, mais aussi un être humain. Il peut alors s’étonner de la façon dont on a entendu le même discours officiel matraqué pendant plus d’un an, comment les voix dissidentes ont été et sont censurées, comment des mesures absurdes sont imposées.

Détonnant après avoir entendu les données scientifiques de Kaarle Parikka (voir https://youtu.be/JOkGVAn53Zo )

Dr Joe – La pandémie pour l’homme-scientifique

Le scientifique n’est pas une machine, mais aussi un être humain. Il peut alors s’étonner de la façon dont on a entendu le même discours officiel matraqué pendant plus d’un an, comment les voix dissidentes ont été et sont censurées, comment des mesures absurdes sont imposées.

Détonnant après avoir entendu les données scientifiques de Kaarle Parikka (voir https://youtu.be/JOkGVAn53Zo )

Dr Parikka nous explique le coronavirus

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Avec l’œil acéré du scientifique, Kaarle Parikka, virologue, microbiologiste environnemental, nous livre de façon pédagogique ses connaissances sur les virus.

Expliquant la différence entre une bactérie et un virus et leurs fonctions respectives, il nous rappelle à quel point elles sont indispensables à la vie.

C’est peut-être cela qu’il faudrait en tirer: nous avons toujours vécu avec les virus et nous continuerons à vivre avec.

Bénéfices-coûts de leurs mesures? Plus de 6 mois que Kairos le demande…

Certains collectifs réclament aujourd’hui le calcul des bénéfices/coûts des mesures politiques covid du gouvernement. Kairos le demande depuis plus de 6 mois… cela et d’autres choses.

Vous attendez encore des réponses de leur part ?

Dr Parikka nous explique le coronavirus

Avec l’œil acéré du scientifique, Kaarle Parikka, virologue, microbiologiste environnemental, nous livre de façon pédagogique ses connaissances sur les virus.

Expliquant la différence entre une bactérie et un virus et leurs fonctions respectives, il nous rappelle à quel point elles sont indispensables à la vie.

C’est peut-être cela qu’il faudrait en tirer: nous avons toujours vécu avec les virus et nous continuerons à vivre avec.

Appel à rejoindre le réseau de résistance au totalitarisme hygiéniste

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Communiqué de presse du 28 mai 2021 du Grappe

La gestion de la crise sanitaire de la Covid-19 s’est concrétisée par l’adoption tant par l’Union européenne que par les autorités politiques de notre pays d’un arsenal de mesures liberticides, policières et antisociales,  humainement destructrices et ignorantes des équilibres écologiques.

Un an après l’entrée en pandémie, tout semble se mettre en place pour pérenniser une situation d’exception de plus en plus insoutenable et politiquement dévastatrice.

« Pour notre bien », nous sommes tenus de nous installer dans une société de contrôle social et de surveillance intégrale où la norme sera de vivre masqué, vacciné régulièrement et privé de contact avec nos semblables sauf par écran interposé.

Nous n’acceptons pas ce coup d’état sociétal sans précédent, même s’il est cautionné par des partis politiques de plus en plus déconnectés du réel et soumis à un clergé techno-scientiste autoritaire, arrogant et sectaire.

Constatant le désarroi voire le désespoir de bon nombre de nos concitoyens, nous pensons que l’heure est venue d’entrer en résistance et de constituer un réseau associatif et citoyen déterminé à s’opposer par tous les moyens légitimes et non violents aux mesures qui sont prises à l’encontre des droits fondamentaux et des droits sociaux garantis par la Constitution belge, la Charte européenne des droits fondamentaux et les traités internationaux.

Nous voulons que le monde d’après ne soit pas le monde d’avant en pire, avec les Big data, Big Pharma et la grande distribution à la barre.

Nous voulons un monde plus juste, plus humain, plus responsable, enfin respectueux du monde vivant et des équilibres écologiques.

Nous voulons que nos enfants et petits enfants puissent vivre et s’épanouir en personnes responsables dans un environnement écologique et social pacifié et sain.

Dans cette perspective, nous proposons d’ores et déjà de contester devant toute juridiction pertinente le règlement européen instaurant un certificat numérique Covid et le projet de loi pandémie belge qui sera probablement adopté très prochainement.

Les associations et les personnalités signataires de cet appel

Grappe ASBL     (Groupe de Réflexion et d’Action pour une Politique Ecologique)
Paul Lannoye
Martine Dardenne
Pierre Stein

Initiative Citoyenne
Marie-Rose Cavalier
Muriel Desclée
Sophie Meulemans

Les Belges se réveillent
Collectif de citoyens

Notre Bon Droit ASBL
Isabelle Duchateau
Stella Stellina
Benoît Clarembeau

Aryan Afzalian, docteur en Sciences Appliquées, chercheur en nano et bioélectronique
Fatiha Aït Saïd, naturopathe
Eric Beeth, docteur en médecine
Jean-Philippe Body, enseignant
Denis Brusselmans, avocat spécialisé en urbanisme et environnement
Baudouin Caironi, docteur en médecine
Fabian Coomans, pianiste, compositeur
Patrick Coomans de Brachène, docteur en médecine de la personne et homéopathie
Corine Dehaes, philologue, enseignante
Marie-Françoise Dozot, citoyenne
Yves Gailliez, docteur en médecine
Nicole Gaand, infirmière
Françoise Gilboux, assistante sociale retraitée.
Dr Frédéric Goaréguer, pédopsychiatre
Bernadette Goethals, citoyenne
Bernadette Grosdent, dentiste retraitée
Antoinette Jeanson, citoyenne
Bernard Jeanson, citoyen retraité
Nathalie Jeanson, kinésiologue
Alain Jossart, assistant social
Judith Hertsens, secrétaire et traductrice au parlement retraitée
Michel Heine, professeur de sciences
Geneviève Hilgers, historienne
Christian La Grange, architecte d’intérieur retraité
Viviane Lardinois, biologiste
Cécile Laruelle, animatrice, employée du secteur de la jeunesse
Francis Leboutte, ingénieur civil chimiste et ing. civil informaticien
Bernard Legros, enseignant
Vincent Marneffe, neurochirurgien
Véronique Mathy, Kinésiologue
Jean Mergelsberg, vannier et apiculteur
Céline Meurice, directrice du Centre culturel de Sprimont
Emmanuel Mignolet, docteur en biochimie
Bénédicte Moon, citoyenne
Amélie Neuforge, enseignante retraitée
Christine Pagnoulle, traductrice
Joëlle Ricour, juriste
Philippe  Rifflart, ouvrier logistique
Sylviane Roncins, thérapeute familiale
Yvette Sepulchre, citoyenne
Jenny Sibille, citoyenne retraitée
Agnès Tamignaux, enseignante pensionnée et musicienne
Valérie Tilman, philosophe, enseignante
Delphine Ullens, conseillère énergie
Rodrigue Ullens, entrepreneur
Bénédicte Van der Heyden, citoyenne
Thierry Vanderlinden, juriste
Daniel Zink, philosophe
Jean-Christophe Yu, cinéaste

Pour le Grappe ASBL

Pierre Stein, président
Martine Dardenne, sénatrice honoraire
Paul Lannoye, membre fondateur



Grappe ASBL- Rue Raymond Noël 100   5170 Bois de Villers  tél  081 23 09 69
www.grappebelgique.orginfo@grappebelgique.org

Philippe Goffin, Avrox et le clan Reynders

Philippe Goffin a été pendant une grosse partie de la pandémie, notre ministre des Affaires étrangères et de la Défense en affaires courantes. Il a été placé à ce poste par Didier Reynders qui après avoir échoué au Conseil de l’Europe, a été nommé au poste de commissaire européen à la Justice.

Sa nomination pour remplacer Reynders à ces postes clefs n’est évidemment pas le fruit du hasard. Le poste de ministre de la Défense est particulièrement intéressant lorsqu’on commande de nouveaux armements. Le Covid-19 va élargir encore ce pouvoir.

Les péripéties liées aux masques en Belgique

2018. La ministre Maggie Deblock fait détruire le stock stratégique de masques dont dispose la Belgique.

25 avril 2020. Sophie Wilmès annonce la distribution d’un masque par habitant avec des recharges sous forme de filtres. Ce dossier étant confié au ministre de la Justice, Koen Geens. Ce dernier commande 22 millions de filtres pour 7 millions d’euros.

Finalement, c’est le ministre de la Défense Philippe Goffin qui est chargé de commander des masques. Il n’est plus question d’utiliser le stock de filtres qui restera sans usage. Il choisit alors, à la stupéfaction générale, une société totalement inconnue pour la production de ce masque : la société Avrox.

En quoi est-ce que ce choix nuit-il aux intérêts du citoyen belge ?

  1. Les sociétés belges candidates au marché et par définition dans une situation commerciale difficile, se sont senties systématiquement écartées.
  2. L’objet social de la société luxembourgeoise Avrox est la location de voiture. De facto, on pouvait se poser des questions sur sa légitimité dans ce marché.
  3. La rapidité de livraison invoquée comme raison principale du choix d’Avrox n’a pas été respectée.[note].
  4. Le prix justifié par une livraison rapide non respectée était beaucoup plus important que celui des candidats belges.[note]
  5. L’actionnaire de référence d’Avrox est un certain Hamzeh Talhouni. Il s’agit d’un Jordanien ayant une adresse à Malte, une société holding dans les îles Caïmans. Il est connu pour avoir financé le terrorisme en payant des rentes aux familles des martyres du Hamas.
  6. Les masques se sont révélés dangereux : en effet, une première polémique a porté sur le fait qu’ils n’étaient pas lavables à haute température[note].
  7. La population n’a pas été chercher les masques stockés chez les pharmaciens.

Quelle est la réaction de la justice belge ?

Trois cadres de la société Avrox ont été arrêtés. Une instruction judiciaire est ouverte pour faux et usage de faux, escroquerie, blanchiment et entrave à la liberté des enchères.

C’est là que l’on a le sentiment que la justice se moque de nous : le ministre Goffin a tout fait pour donner le contrat à Avrox. Il a menti au parlement : une des conditions de l’octroi de l’appel d’offre était d’avoir déjà fourni au moins 250.000 masques à un autre client. « Avrox faisait état d’une commande d’un million de masques en 2020, mais restait discret sur le nom de l’acquéreur approvisionné. »[note].

Cette commande a en fait été passée par une société offshore basée à l’île Maurice. Selon toute vraisemblance, il s’agit d’un contrat bidon destiné à justifier le choix d’Avrox. Goffin va déclarer au Parlement que la référence d’Avrox est une vente à un autre État… Il va également prétendre que la Cour des comptes a estimé que la procédure était correcte, ce qui est faux[note].

Goffin est juriste de formation et a également étudié le notariat à Leuven, en flamand. Ce qui n’est pas courant pour quelqu’un de la région liégeoise. Il est donc parfaitement au courant des lois en application dans notre pays.

Pourquoi la corruption n’est-elle pas citée dans les préventions retenues à l’encontre des cadres d’Avrox ? Pourquoi Philippe Goffin n’est pas inquiété ?

Un livre écrit par la journaliste Philippe Engels vient de sortir à propos de Didier Reynders et de son entourage, auquel appartient Goffin. Il est intitulé « Le clan Reynders. » Il ne s’agit pas d’une enquête judiciaire, mais journalistique. Elle est accablante. Elle vient s’ajouter aux accusations de corruption portées par l’ancien CEO de la SNCB, Jo Cornu ainsi qu’à celles de l’ancien agent de la Sûreté de l’État Nicolas Ullens à l’encontre de notre commissaire européen à la Justice et de ses amis.

Le Belge est placide, mais il y a des limites. Il existe de nombreux indices de corruption dans ce dossier. Il s’agit d’un dossier très grave portant sur des faits survenus durant une des périodes les plus sombres de notre pays. Nous sommes en droit d’exiger la vérité et que justice soit faite.

Si la puissance de la mafia qui sévit autour de Reynders triomphe, on risque de voir une multiplication d’incident du type de celui de la révolte de Jürgen Conings.

Un goût amer

Nous avons reçu ce texte d’un militaire, dénonçant l’impossibilité dans nos sociétés d’exprimer ce que l’on ressent et d’être entendu, sans être catalogué par le pouvoir en place. Nous laissons place, dans notre rubrique ‘témoignage’, aux propos de citoyens, qui pourront créer ce débat indispensable.

(…)La nation emprisonnée dans la gaine impériale implose lentement de l’intérieur, se ressaisit certes par moments, titube, hébétée par la découverte de la station debout, puis, au moment où on la croit ragaillardie, sur le point de franchir le Rubicon existentiel de sa liberté politique, s’affaisse à nouveau et subit les remontrances de ses contempteurs. (Marc Chevrier, La rançon de Brennus)

Cet extrait pourrait convenir à la situation actuelle. Peu importe sa provenance ou qu’il soit utilisé plus tard pour ‘canceller’ (nous y reviendrons) le propos qui va suivre. Au moins les choses auront été dites. Passer par Kairos n’est pas non plus innocent, outre le fait qu’il soit un des rares médias francophones encore ‘libres’, le moment paraît en effet opportun tant nos esprits semblent tendus vers une délivrance qui reste encore difficile à cerner.

Nous sommes tous des êtres sensibles doués de raison mais fonctionnant aussi par le biais de ces fabuleuses émotions qui traversent nos corps et nos esprits en permanence. La question est comment exprimer ces ressentis. Il n’est bien entendu pas question ici de sémantique ou de rhétorique mais bien du canal ou du moyen qui nous permettrait de faire part de notre étonnement, de nos doutes face à ce qui apparaît de plus en plus être une doxa gouvernementale. Et ceci sans risquer, espérons-le, un déchaînement de reproches.

Devons-nous déjà parler de délit d’opinion ? Car quand exprimer ce qu’on ressent au plus profond de soi n’est non seulement pas pris en compte mais est au mieux raillé ou au pire violemment combattu avec cette nouvelle arme qu’est la ‘cancelled culture’, alors le doute est permis. Arme que vous, politiciens, maniez sans vergogne, détruisant toute personne n’adhérant pas à votre vision. Et si cela se fait dans un grand show médiatique sans profondeur, c’est encore mieux. Edward Bernays vous aurait certainement applaudis !

Vous n’êtes plus des politiciens, vous êtes devenus des faiseurs d’opinion dont le seul objectif est la prochaine échéance électorale. Vous vous immiscez ainsi au plus profond de nos vies, soufflant sans cesse à nos oreilles vos idées , que dire, que penser, qui aimer, qui ne pas aimer, que faire, que ne pas faire. Ce que vous appelez progressisme, sans cesse mis en avant, ne parvient qu’à nous disloquer. Regardez autour de vous. Regardez ce lamentable tableau. Regardez ce que vous avez fait de nous ! Nous sommes divisés comme jamais !

Vous êtes prompts à embrasser toutes les causes tellement vous vous dites pétris de démocratie. Vous allez jusqu’à faire saluer au garde à vous le drapeau arc-en-ciel tant votre politique est ultra communautariste. Sans doute notre devise n’a pu résister à l’amnésie qui vous frappe . Notre drapeau national n’est-il pas suffisant ? A travers lui n’y a-t-il pas moyen de fédérer la population ? Et ce n’est pas non plus en piétinant notre histoire ou en autorisant d’abattre ses représentations que vous aurez l’adhésion et le respect de l’ensemble de la population. Au lieu de cela vous déshonorez ceux qui ont participé au destin de cette nation en n’y voyant que le mal et en sortant les choses de leur contexte.

Et maintenant ? Vers qui pouvons-nous légalement nous tourner quand nous ne sommes plus en phase avec vos discours et vos politiques politiciennes ? Il n’y a malheureusement aucun groupe d’opposition digne de ce nom. Vos solutions ‘vivaldi’ n’arrangent que vous. Vos discours infantilisants n’arrangent que vous. Si les choses n’évoluent pas, il y aura d’autres Jurgen Conings.

Comment lui en vouloir ? Moi je n’y arrive pas.

Vous avez trahi une partie de la population. A partir du moment où des voix s’élèvent, vous déversez votre flot de qualificatifs simplistes coupant court à l’idée même d’un débat démocratique. Nous sommes tour à tour fascistes, racistes, islamophobes, misogynes, machistes, complotistes, rassuristes, extrémistes, etc. Chaque jour à travers les médias vous insultez une partie de la population, devenant à votre tour ce que vous donnez l’illusion de combattre.

Je suppose que vous serez jugés par l’histoire pour tout cela.
Faites que le réveil n’ait pas un goût amer.

(…) La métamorphose des cochons apparaissait maintenant flagrante. Dehors, le regard des animaux passait des cochons aux hommes, des hommes aux cochons, puis de nouveau des cochons aux hommes, mais déjà il n’était plus possible de les distinguer. (George Orwell, La ferme des animaux.)

Un militaire, citoyen parmi d’autres.