
Conférence-débat avec Michel Weber, Pr de philo, thérapeute et essayiste.
Mercredi 25 août 2021, 19 h 30, Liège
Au Centre Liégeois du Beau-Mur, rue du Beau-Mur 48, 4030 Liège. Avec le soutien d’Attac-Liège. Entrée à prix libre.

Conférence-débat avec Michel Weber, Pr de philo, thérapeute et essayiste.
Mercredi 25 août 2021, 19 h 30, Liège
Au Centre Liégeois du Beau-Mur, rue du Beau-Mur 48, 4030 Liège. Avec le soutien d’Attac-Liège. Entrée à prix libre.
Lors de cette première audience introductive, Me Jacques Englebert n’a pas encore pu plaider, car l’audience est une audience de vacation. Les audiences de vacation sont des audiences prévues pendant les vacances d’été, traditionnellement période de congé pour la justice. Aucune mesure provisoire n’a donc encore pu être prise.

L’avocat de Google a demandé pour sa part de pouvoir conclure avant la prochaine audience. Résultat : Google aura jusqu’au 24 août pour fournir ses conclusions et une audience relais est organisée pour le 3 septembre où la date de l’audience de plaidoirie sera fixée (il ne sert à rien de venir pour nous soutenir le 3 septembre, nous vous tiendrons informés de la date de l’audience de plaidoirie). Me Englebert espère que cette dernière aura lieu dans le courant du mois de septembre. Cette audience aura comme but de statuer sur les mesures provisoires, autrement dit de savoir si les vidéos censurées par Google sur la plateforme YouTube pourront être remises en ligne ou non.
Me Englebert a profité de cette audience pour rappeler que la liberté d’expression est un droit fondamental, auquel s’oppose le droit des conditions d’utilisation de Google. La Cour européenne des Droits de l’Homme a d’ailleurs rappelé à de nombreuses reprises à quel point l’information est un bien périssable, ce qui fait que toutes décisions allant à l’encontre de la publication portent un lourd préjudice au média publiant ladite information.
Grâce à vous, nous avons déjà récolté 10305€ en moins de deux jours, nous vous remercions de tout cœur ! On saisit toute l’importance que cette affaire a pour vous, pour nous tous. Un dossier comme le nôtre, et plus encore un dossier contre une entreprise comme Google, est forcément un dossier très onéreux. Sans vous, nous ne pourrions pas y arriver !
Nous serons totalement transparents quant à la gestion de ces fonds et des frais de justice et d’avocats liés au dossier. De plus, nous nous engageons à fournir aux donateurs le souhaitant le détail des frais et honoraires imputés au dossier à la fin de la procédure, mais aussi en cours de procédure lorsque celle-ci aura suffisamment avancé.
C’est aussi l’occasion de passer outre cette censure et de partager partout le lien vers le Grand Débat : https://www.new.kairospresse.be/grand-debat/
AIDEZ-NOUS
Nous faisons appel aux dons en vue de financer cette initiative judiciaire. Dès lors que la demande principale (la remise en ligne de la vidéo du grand débat) sera examinée sous le bénéfice de l’urgence, les procédures vont se succéder très très rapidement. Il y a donc vraiment urgence à ce que nous puissions rassembler les fonds nécessaires !
L’objectif d’atteindre un budget de 20.000€ visant en principe à couvrir tout voire bonne partie de la première instance.
Faire le versement à :
Propriétaire du compte : Kairos asbl
Numéro de compte : 523-0806213-24
IBAN : BE81 5230 8062 1324
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À la sortie du Tribunal de première instance, Kairos était en direct.
Muriel Hubin et le Dr Stéphane Résimont attaquent l’État, l’Ordre des médecins et l’Union européenne, en référé.
Interviews de maître Vanlangendonck, du Dr Résimont, et de Marc Wathelet.
Règlements de comptes à O.K. Covid

À l’instar de Nietzsche, Jean-François Gava, collaborateur occasionnel de Kairos, fait de la philosophie à coups de marteau, entrelardée de solides connaissances historiques. De filiation marxienne au départ, il s’en prend ici à la gauche, accusée, depuis plus d’un an, de passivité — dans le meilleur des cas — ou de collaboration — dans le pire — avec le psychobiopouvoir. Embarquement pour une visite guidée en Covidiotie, à grand renfort de coups de gueule et de coups de balai ! Et par précaution, sortez votre dico, c’est du Gava dans le texte, érudit et fleuri !
B. L. : Depuis plus d’un an, j’ai été consterné de voir l’ensemble de la gauche s’aligner sur le récit officiel du covid, hormis deux petits coups de gueule isolés de Jean-Luc Mélenchon au printemps 2020 et tout récemment. Après avoir été l’idiote utile du néolibéralisme, la gauche n’est-elle pas devenue l’idiote utile du covidisme ?
J.-F. G. : La gauche a toujours été chez elle du côté de l’État du capital, de l’État de la société-capital! Depuis août 1914 au plus tard, disons, où ni les nazis ni les bolchos ne jouent encore les repoussoirs utiles pour expliquer les 30 millions de morts de la Première Guerre mondiale (selon Kolko). Elle est tout à fait à l’aise dans cette civilisation totalitaire de l’encasernement, de manière générale. Elle n’aspire qu’au gouvernement, elle respire son air et l’expire, elle ne vit que pour lui. Comment pourrait-elle sentir le carnage qui sort de ses enceintes, où elle siège depuis si longtemps ? La fin de l’État de droit (comme limitation légale de la violence de classe) à l’intérieur (avec les colonies naguère à l’extérieur) n’est même pas un détail pour elle, elle ne s’en est tout simplement pas rendu compte après le 11 septembre 2001 et le Patriot Act. Comment attendre un sursaut de la part des garde-chiourmes de la piétaille salariée ? Elle a toujours incarné la religion du capital et sa foi béate dans le progrès à l’usage du prolo. Au seuil de l’ère capitaliste à proprement parler, avec la Révolution française, la gauche (la vraie, l’historique) éradiquait une caste d’exploiteurs prémodernes. Mais aujourd’hui Pasolini a raison de dire « je suis communiste, pas de gauche ». Non, cette police interne du mouvement ouvrier est ce qui pouvait arriver de pire à ce dernier au XXe siècle. Et nous en payons encore les conséquences. Mettre en cause la version officielle des faits, un discours officiel, ça ne l’effleure même pas ! Alors que nous savons que la droite, depuis Edward Bernays, par exemple, pense la construction d’une psychose de masse, dans laquelle nous pataugeons en plein avec cette sinistre plaisanterie « sanitaire ».
B. L. : Prenons le cas des syndicats, ils sont totalement dans la ligne gouvernementale…
J.-F. G. : Mais parti et syndicat sont la même galère ! Rühle, grand biographe de Marx, avait bien vu pendant la révolution allemande rampante des années 1918-1923 que la révolution n’était pas affaire de parti, pas plus que de syndicat (après avoir brièvement cru à la possibilité d’une organisation unitaire, économico-politique). L’avènement du machinisme, de l’OP (ouvrier professionnel) après 1870, et pis encore du taylorisme (et ses OS, ouvriers spécialisés) après la Première Guerre mondiale fait jouer à la gauche la carte de l’intégration de la classe ouvrière prolétarisée au sens de « déprofessionnalisée », plutôt que celle de l’interruption du développement moderne, puisque l’outil a été démoli au profit du système des machines. Depuis lors, la perspective d’interrompre le cancer galopant de la marchandisation de l’accès aux biens et services est barrée dans le monde développé. Et le tiers-monde a échoué en tentant de l’imiter. Tout le monde voit aujourd’hui que le travail-pour-le-capital, même et surtout qualifié, n’est qu’une vaste merde, et ces cons de gauche s’obstinent à vouloir le sauver. Non, il faut promouvoir des enseignements ouvriers obligatoires, à outils énergisés sans doute, donc revenir à des formations d’ouvrier professionnel obligatoires dès le secondaire à côté des humanités, des arts et des maths pures, et rendre à sa juste proportion de cabinet des curiosités le rôle des sciences modernes dans l’histoire de la pensée. La montée en puissance de l’écologie aurait pu être l’occasion de comprendre à nouveau que la dévastation industrielle du mince biofilm, comme dit Latour, n’était pas une option, même « redistribuée correctement » — à nouveau : c’est-à-dire après avoir oublié que la première victime de la destruction du biofilm a été la race humaine elle-même. Mais non ! Les travailleurs pour leurs organisations sont part entière de cette société, avec des intérêts internes à cette société, au lieu de former une contre-société dans le camp ennemi, avec des intérêts disruptifs, incompatibles, en vue de démonter ce vaste camp en question. L’écologie aurait pu revivifier la critique de l’économie politique, elle a été le dernier rappel manqué à la solidarité interspécifique, intraspécifique et même trans-classes contre les classes elles-mêmes. Elle aurait pu insister comme réquisitoire implacable contre le mode industriel, c’est-à-dire capitaliste, de produire. Au lieu de cela, si elle est le dernier train pris par la gauche, c’est celui qui a pour destination l’accommodement du désastre, c’est-à-dire le désastre lui-même. L’écologie de gouvernement ou le greenwashing, c’est la même chose, qui eux-mêmes ne se distinguent pas du capitalisme de la catastrophe, un capitalisme qui se nourrit du désastre même qu’il engendre, dans un feu d’artifice final. Elle n’est en ce sens qu’un moment du néant en cours, qui brille comme sa solution illusoire. Les Verts participent au néant actif du capital lui-même (Sergio Bologna l’avait bien vu) tout en se réclamant d’Illich, qui se retourne dans sa tombe profanée. Le Marx anti-valeur avait avant lui déjà subi pareil sort avec ces chiens de marxistes, ignares autant que chrétiens (ou athées, ce qui revient au même, nous le verrons).
Aujourd’hui, au lieu de pointer les causes d’une pandémie par ailleurs bénigne (pour une fois?) — déforestation, destruction de l’habitat d’espèces sauvages, élevage industriel et zoonoses —, on communie dans la version officielle, on consent à la violence terroriste d’une psychose voulue et planifiée par les gouvernements-sigisbées de Big Pharma. La gauche en général n’est jamais montée dans le train de l’écologie révolutionnaire, que les Verts eux-mêmes avaient déjà abandonné depuis longtemps au déraillement et à la rouille de la quasi-clandestinité. Qui se soucie d’Illich, de Moscovici et de tant d’autres qui, comme eux, voyaient bien que l’écologie politique ne pouvait avoir pour objectif que de démonter la mégamachine ?
B. L. : Les écologistes et la gauche réclament simplement davantage de lits en soins intensifs…
J.-F. G. : Exactement ! Ils s’enlisent dans un court-termisme de mauvais aloi, puisque c’est l’accomplissement de la catastrophe en cours elle-même qui point désormais à court terme, prévient entre autres Yves Cochet. Au lieu d’enrayer le désastre, ils se proposent de gommer les symptômes. Même la médiocrité satisfaite de ces sigisbées et porte-serviettes ne paiera plus du tout très bientôt. Mais plutôt crever que d’esquisser un geste décent, fût-il de pure pensée : c’est la loi de ce monde. Ils veulent une société « super-iatrisée » performante, une vaste « maison de repos », organiser un vaste pourrissoir en réalité, un hôpital général efficace qui cultive ses estropiés, ses déficients, ses ectoplasmes humains, à côté de ces autres mouroirs de l’archipel carcéral, pour reprendre la belle image de Foucault, que sont ce qui reste d’usines et les bureaux. Beau projet !
B. L. : Peut-on être écologiste sans tomber dans l’hygiénisme ? Au contraire, la santé publique, et plus exactement la non-mort du covid, semble être devenue leur Saint Graal…
J.-F. G. : On ne peut pas être écologiste et hygiéniste. Certes, ils veulent la « santé publique », mais ce qu’ils entendent par-là, c’est l’industrie de la réparation, du rafistolage de ces masses de corps amoindris, affaiblis, qui s’occupe de renvoyer au turbin un cheptel humain qui ressemble tellement aux troupeaux d’ovins apeurés, au lieu de se concentrer sur la prévention et sur la fondation d’une société saine, de corps forts, épanouis, habiles jusqu’à la capacité de se défendre. C’est l’industrie du maintien en vie à tout prix, comme si c’était un indice de progrès civilisationnel.
B. L. : Certains avancent que l’hygiénisme actuel est une nouvelle forme de puritanisme…
J.-F. G. : Si on élargit la conception du puritanisme au-delà de la question des mœurs, ce dernier peut en effet caractériser la vaste entreprise moderne de soustraction des sujets du capital à toute corporéité embarquée dans d’innombrables liens avec le reste du vivant — de respect et de prélèvement à la fois. L’idéal du prolétaire, du point de vue du capital, est un corps sans mains et sans voix. Un corps non seulement non humain, mais pas même animal, en somme, car les animaux sont bien plus habiles que l’image du troupeau domestique le fait accroire. Ils chassent et fabriquent leur habitat — sans outil, certes. Ils jouent, même. Umay Tülay et Jean-Claude Paye ont analysé tout cela.
B. L. : Comme les gouvernements qui l’ont imposée par défaut, la gauche prône la déontologie, sans même soulever la question de l’utilitarisme. De la part des gouvernants, en appeler à la déontologie dans la population est une grossière manipulation. Titiller l’altruisme des gens, leur sens moral, leur empathie, et marteler que toutes les vies doivent être sauvées, cela signifie qu’il faut aussi et surtout défendre le caractère sacré de toute vie par intérêt personnel. Le covid ne nous a pas fait sortir de l’individualisme ! La soumission individualiste, c’est obéir dans son intérêt propre.
J.-F. G. : Quand un vieillard meurt d’une maladie grave, considère-t-on qu’il a été sacrifié ?
B. L. : Oui, s’il est prouvé que l’impossible n’a pas été fait pour le sauver…
J.-F. G. : C’est vrai qu’il est sacrifié en quelque sorte une première fois, car il n’y a pas de raison de mourir régulièrement de maladies graves en dehors d’un im-monde pathogène. Mais il l’est une seconde fois, non pas en décédant, mais en subissant la torture de l’acharnement thérapeutique, qui ne fait que différer atrocement le décès, et en l’absence duquel tout décès serait assimilé à une faute professionnelle, voire un homicide involontaire ! Quelle indécence !
B. L. : Mais refuser l’acharnement thérapeutique revient, selon la gauche, à verser dans le darwinisme social, voire dans l’eugénisme.
J.-F. G. : J’ai entendu dire que presque tous ceux qui rentraient en USI sortaient les pieds devant… De toute façon on confond manifestement ici eugénisme et euthanasie, qui est un beau mot, selon moi. Eugénie est aussi un beau prénom, comme Eugène. Ensuite, une société émancipée de l’esclavage est eugéniste par nature. Qui naît mal qui ne naît pas dans les fers ? Ces massacreurs sans massacre veulent voir la mort vivante, la mort aux commandes. Du coup, la mort comme moment indispensable de la vie, et soumise à la vie, leur est impensable. Ils veulent un (non-)monde de morts-vivants.
B. L. : Certes, mais c’est l’intention qui compte : sauver des vies est la priorité absolue, comme l’avait signifié avec insistance Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique Covid en France et grand déontologue, au printemps 2020. Les utilitaristes disent qu’il faut viser le plus grand bien pour le plus grand nombre possible, pas seulement pour les malades, les fragiles et les soignants, et dès lors soumettre la santé à un arbitrage, au besoin. Dire cela vous vaut les foudres de la gauche !
J.-F. G. : Bah, nous sommes armés de solides boucliers contre ces pauvres crétins, nos ennemis. Le débat est vraiment polarisé !
B. L. : Oui. Un camarade de la gauche sociale-démocrate m’a soutenu que la visée de l’immunité collective naturelle, c’était de l’eugénisme ! Car en cours de route décéderont les plus faibles. Or une civilisation digne de ce nom ne laisse jamais tomber ses membres faibles, sous aucun prétexte…
J.-F. G. : La preuve que ta gauche défend ce mouroir qu’elle appelle civilisation. Entre le soin apporté aux fragiles — enfants, vieillards, malades — et l’acharnement thérapeutique, il y a une différence. Spinoza parlait de morts sans cadavres, quand les fonctions vitales sont maintenues alors que toutes les facultés proprement humaines ont disparu. Sauver une jeune vie accidentée, prendre soin d’un vieillard ou d’un malade qui doit revenir à la vie, cela n’a rien à voir avec le maintien à tout prix d’une vie qui doit et va naturellement passer… je ne vois là qu’encensement de prouesses médicales habitées du mythe faustien que Goethe lui-même tournait en acide dérision.
B. L. : Faux !, répondent les déontologues, pas question de discriminer les vies, sauf à tomber dans une forme de fascisme.
J.-F. G. : Le chantage au fascisme est tout ce qui reste à ces salauds. Revenons à l’eugénisme, qui est le choix de la bonne naissance, pas de la bonne mort. Entre l’euthanasie et l’acharnement thérapeutique, il n’y a pas photo, pour moi. Ce dernier équivaut à de la torture. On pourrait alors dire que les déontologues sont pro-torture ! Je préfère la belle mort à la laide, et davantage encore à la torture qui prétendrait empêcher la mort ! L’acharnement thérapeutique est de plus une insulte à tous ceux qui meurent dans la fleur de l’âge. Sous couvert de « civilisation », c’est au contraire d’une barbarie sans nom ! Si je sens une communauté de destin avec les autres, l’idée même de mourir pour elle ne relève pas du sacrifice ; ma vie continue dans le commun. On meurt pour se continuer soi-même dans les autres. C’est un soi pluriel, pas un soi égoïste, une bulle trans-individuelle, si l’on veut parler comme Sloterdijk. Mais malgré les incantations, on sent très peu la solidarité dans cette société dont le sinistre et comique accomplissement tient à faire culminer le souci de l’autre dans son évitement !
B. L. : Je soutiens que l’athéisme, dans ces circonstances pandémiques, n’est pas un avantage, car on se retrouve dans un pur matérialisme desséchant où la seule réalité tangible est son unique vie biologique, à laquelle on se raccroche d’autant plus et pour la préservation de laquelle on exige que toute la société « se coupe en quatre ».
J.-F. G. : l’athéisme classique ou « matérialiste » (dés-animiste en réalité, car la matière morte des athées n’est pas la matière) n’est le contraire des « grandes » religions qu’en apparence. En réalité ces religions sont des contre-religions, selon Latour, ou des religions dérivées d’après l’égyptologue Assmann : si ce dont vous prenez soin — définition très élégante par Latour, encore lui, de la religion — vous fait balayer ce dont les autres prennent soin, et c’est tout le sens des religions conquérantes, alors vous installez l’enfer sur terre. La terre est vidée de son fourmillement d’intérêts au profit d’un arrière-monde impalpable et de la destruction de toute composition terrestre de ces intérêts ; que le ciel soit vide, par-dessus le marché, ne change rien à l’affaire : l’athéisme accomplit la contre-religion aussi sûrement que celle-ci, avec la terrible conséquence supplémentaire qu’aucune immonde promesse d’arrière-monde n’est plus tenue. Les athées sèment le même enfer que les contre-religions, dont elles proviennent, dont elles épurent en quelque sorte l’atrocité. Mais Bataille et Reich avaient vu tout cela depuis longtemps, il faut relire les vrais auteurs révolutionnaires du XXe siècle !
B. L. : Il faut postuler une transcendance. Si on est dans l’immanence, c’est le désespoir, et conséquemment le risque est de se jeter dans les bras des médecins et des experts sans discernement…
J.-F. G. : On peut imaginer une immanence trans-individuelle, sans autre arrière-monde que des communautés dont on provient et où l’on se réincarne. Il est possible de ne pas désespérer sans croire à Dieu, mais en prenant soin de nos mondes tout en composant avec ceux des autres, et pas seulement de sa petite enveloppe individuelle. Il y a un athéisme désespérant qui peut être contrebalancé par le sentiment océanique de Romain Rolland. L’immanence trans-individuelle sauve le sentiment religieux tout en balayant tous les panthéons. Mais au fond, l’immanence comme ce qui a son principe en soi-même — à condition d’entendre « soi » comme composition possible de tous les « soi », Gaïa, en somme — et la transcendance, non comme ce qui se trouve au-delà du sensible-intelligible mais comme franchissement (trans-) des limites individuelles pour ce qui compte de terrestre aux yeux des individus, sont non seulement tout à fait… composables entre elles, mais caractérisent de manière complémentaire une vision religieuse renouvelée, qui inclut dans la religion sa capacité à composer avec toutes les autres.
B. L. : Pour sortir de cette ornière-ci, nous aurions besoin d’un aggiornamento global. Hélas, les masses, au contraire, se sont laissées manipuler par un psychobiopouvoir qui leur a vendu la déontologie par opportunisme, pariant que c’est ce discours-là qui allait fonctionner. Et cela a fonctionné ! Il a réussi à prendre les masses à contre-pied, après des décennies d’hyper-individualisme…
J.-F. G. : Mais quelle déontologie ? Quel contre-pied ? Ces moutons de Panurge communient seulement dans la terreur suscitée politiquement d’être atteints dans leurs seules et misérables enveloppes individuelles, comme disait Hegel. Où est la solution de continuité avec le libéralisme ? C’est l’apothéose de l’atomisme, au contraire ! L’immunité comme seule religion aux dépens de toute com-munité : prends soin de moi, évite-moi ! Voilà la Crown of creation, pour reprendre le titre ironique du groupe de rock Jefferson Airplane, l’apothéose de cette thanatocratie moderne accomplie (enfin accomplie, dirais-je même : qu’on passe vraiment à autre chose…). Une im-munitarisme d’autant plus aveugle qu’il ignore son exposition maximale, non pas à la puissance des autres, comme dans le com-munisme, mais au pouvoir destructeur du capital armé de son État (de sa « République » etc.).
B. L. : L’utilitarisme est un conséquentialisme…
J.-F. G. : Oui. Or les gouvernements ne sont pas souciés de toutes les conséquences de leur choix de gestion, comme les faillites, les dépressions, les suicides, y compris des enfants, les divorces, qui ne sont pas le moindre des traumatismes. Ils ont aggravé une situation pré-existante. Jusqu’où iront-ils dans l’inoculation de la peste individualiste, tout en prêchant la solidarité ? Le nec plus ultra de la sociabilité est devenu l’évitement es autres en vue de les protéger. A-t-on vu perversion plus complète de toute intelligence ? C’est comique à force d’être absurde, en plus d’être orwellien. Cela pourrait être la maxime d’un libéralisme chimiquement pur : prenez soin des autres, ne les approchez pas !
B. L. : Il y a aussi une inversion d’Eros et de Thanatos, puisque dans l’opinion dominante, les apôtres de Thanatos sont ceux qui renâclent à obéir aux mesures « sanitaires ». Alors que Thanatos se retrouve au contraire chez tous ces hygiénistes, ces pandémicalistes qui veulent empêcher de vivre au nom de « la vie ». Ils sont porteurs de la mort, non seulement la mort sociale, mais in fine la mort des corps, ceux des autres et des leurs propres, puisqu’en privant les êtres humains de liens authentiques, on les fait mourir à petit feu. Ce fut évident dans les Ehpads en 2020.
J.-F. G. : Tout à fait. En bannissant la mort, on la met finalement au pouvoir. C’est le covidisme des covidés et de tous les inoculés, comme dit le biologiste Kaarle Parikka. Cachez cette mort que je ne saurais voir ! La meilleure manière de la cacher est de la faire gouverner, de l’installer dans le vivant lui-même en détruisant tous les liens. La mort au pouvoir, c’est la vie des morts-vivants, c’est-à-dire de vivants promis à la mort par destruction de tous les liens ; à la longue, c’est la vraie mort qui triomphe de toute manière, mais non plus seulement chez les individus, comme dans la vision terrible des athées modernes, mais tout court : la mort qui triomphera ne sera plus même envisageable comme moment de la vie de l’espèce, puisqu’elle frappera l’espèce elle-même. « Notre » civilisation totalitaire, de domination tendanciellement totale, fondée sur l’éradication des mémoires et de la transmission du passé comme fécondation du futur, ne peut accepter la mort vraie, qui révèle de manière obscène la vacuité de cette même civilisation. Cette expulsion de la mort, qui n’est que l’œuvre de la mort au pouvoir, « le » mort se mouvant aveuglément dans soi-même, comme disait Hegel à propos du « marché » industriel naissant sous ses yeux, assure en réalité son triomphe pour l’espèce elle-même : non seulement au sens figuré d’une vie dépourvue de sens parce que sans liens entre ses moments individuels, mais parce qu’une vie qui ne relie rien est vouée à la mort tout court. La mort au pouvoir de cette civilisation de morts-vivants, rien moins que pérenne, n’annonce en réalité que la disparition de l’espèce…
B. L. : Sur France-culture, Jean-Pierre Dupuy affirmait que la mort est une extériorité absolue, et il ne peut être question de la considérer comme faisant partie du cycle de la vie. Un intellectuel de plus tombé dans la foi covidienne…
J.-F. G. : Dans l’imbécillité, tu veux dire ! Si l’on pense que tout cesse quand on meurt, si rien de ce que à quoi nous avons œuvré ne se perpétue, nous survit et fait survivre, quel sens peut-on encore donner à sa vie ? Quelle pitié de voir des penseurs jadis si pénétrants se vautrer dans la déchéance…
B. L. : Ce qui se trouve en arrière-plan de toute l’affaire est l’angoisse de la mort, qui est ensuite rationalisée, au sens freudien, dans des discours, des argumentations, des postures…
J.-F. G. : Je pense que l’angoisse de la mort est proportionnelle à la vacuité des vies actuelles. Plus la vie est vide, plus on craint à juste titre de l’abandonner et de tomber dans l’oubli définitif.
B. L. : C’est ce que constate ce vieux nihiliste de Roland Jaccard : plus on a une vie minable, plus on s’y accroche. Comme dit le psychiatre Jean Furtos, avoir l’obsession de ne pas mourir n’aide pas à vivre.
J.-F. G. : Une vie privée de joies profondes et durables, c’est le nœud du problème. C’est cela que le capitalisme a promu avec le calvinisme et son encasernement général en vue d’une prédestination à révéler. Cette psychose est arrivée au pouvoir. Max Weber avait raison, bien qu’il considérât de manière abjecte que cela n’ôtait rien à la supériorité de l’Occident. Il ne fallait rien de moins que la terreur calviniste pour engendrer ce monde non pas malade, comme s’il avait jamais été en bonne santé, mais tout bonnement monstrueux — un monstre est un individu stérile, qui ne peut laisser aucune descendance —, et qui finit heureusement sous nos yeux, chaque jour plus sûrement.
Propos recueillis par Bernard Legros, mai 2021.
| Jeudi cinq août 2021 à Neuf heures du matin, par devant la CHAMBRE Des VACATIONS – SALLE A – DU TRIBUNAL DE L’ENTREPRISE FRANCOPHONE DE BRUXELLES, Siégeant au local ordinaire de ses audiences, Boulevard de Waterloo, 70, à 1000 Bruxelles (Le tribunal du commerce est situé au croisement Bd de Waterloo/rue des quatre bras) |

Kairos est un journal belge indépendant qui existe depuis 2012, et qui se définit comme « Journal antiproductiviste – pour une société décente ».
Le 10 juin 2021 un « Grand débat » a été organisé par Kairos, dont le thème était « Le Covid et sa gestion », diffusé en direct sur Facebook. Le débat réunissait des figures reconnues du monde médical belge et français[note]. Le Premier ministre et les experts du gouvernement belge ont reçu une invitation pour participer au débat, invitation à laquelle ils n’ont pas donné suite. La vidéo de ce débat a ensuite été mise en ligne sur la chaîne YouTube de Kairos, le 18 juin. Quelques heures plus tard, l’accès à la vidéo n’était plus possible, YouTube ayant décidé qu’elle ne respectait pas son règlement sur les « informations médicales incorrectes ».
Entre autres choses, nous demandons la remise en ligne immédiate de la vidéo, et la condamnation de Google à des dommages-intérêts
Après réflexion avec son pool juridique, Kairos a décidé de se tourner vers les tribunaux, notamment en faisant appel à un avocat de renom dans le domaine des libertés publiques et du droit de la presse. Citation a été lancée contre Google Ireland (responsable pour YouTube) le 20 juillet. Entre autres choses, nous demandons la remise en ligne immédiate de la vidéo, et la condamnation de Google à des dommages-intérêts.
| AIDEZ-NOUS Nous faisons appel aux dons en vue de financer cette initiative judiciaire. Dès lors que la demande principale (la remise en ligne de la vidéo) sera examinée sous le bénéfice de l’urgence, les procédures vont se succéder très très rapidement. Il y a donc vraiment urgence à ce que nous puissions rassembler les fonds nécessaires ! Nous lançons cet appel, la plateforme de crowdfunding KissKissbankbank ayant refusé notre projet (il « sort de son cadre »…) avec l’objectif d’atteindre un budget de 20.000€ visant en principe à couvrir tout voire bonne partie de la première instance[note]. Faire le versement à : Propriétaire du compte : Kairos asbl Numéro de compte : 523-0806213-24 IBAN : BE81 5230 8062 1324 SWIFT : TRIOBEBB Banque : Triodos Indiquez en communication “Soutien citation Google” |
La procédure sera introduite devant le tribunal de l’entreprise de Bruxelles à l’audience du 5 août prochain. Au-delà du cas particulier de cette vidéo, et même de la problématique de la gestion de la pandémie, c’est la question centrale du maintien du droit à la liberté d’expression dans nos sociétés démocratiques et de la « censure privée » qui sera au cœur du débat judiciaire. Alors qu’on constate que les journaux traditionnels se font de plus en plus les relais des seuls courants de pensée dominants, c’est souvent au travers des réseaux sociaux qu’un journalisme véritablement indépendant peut se faire entendre, et apporter une voix dissonante si essentielle à nos démocraties. Or, les plateformes de réseaux sociaux s’arrogent, via leurs conditions générales d’utilisation, le droit unilatéral de bloquer toute diffusion qui ne rentrerait pas dans ce qu’elles jugent approprié. Les États semblent jusqu’ici leur abandonner ce droit exorbitant, sans réelle possibilité de recours. Quand on y réfléchit, c’est à terme toute possibilité d’organiser un discours critique, et de lancer des mouvements sociaux contestataires à plus ou moins grande échelle, qui est de fait cédé au bon vouloir de quelques multinationales technologiques…
C’est la question centrale du maintien du droit à la liberté d’expression dans nos sociétés démocratiques et de la « censure privée » qui sera au cœur du débat judiciaire
L’enjeu central de cette procédure consiste donc à convaincre le tribunal que les plateformes de réseaux sociaux ne peuvent plus se retrancher derrière leurs dispositions contractuelles, mais doivent se soumettre au droit des États relatifs en particulier à la liberté d’expression. Sur le plan juridique, une décision qui viendrait dire que l’article 9 de la Convention européenne des Droits de l’homme s’applique également aux plateformes de réseaux sociaux aurait un retentissement énorme, dans tout l’espace européen et même au-delà.
Il s’agit d’un procès de principe. Nous sommes décidés de le mener jusqu’au bout et on peut penser que telle sera également la position de Google. Une telle procédure entraîne des coûts (frais de défense et frais de procédure) qui seront donc importants, d’autant que nous ne voulons pas lésiner sur la qualité de notre défense juridique.
Sur le plan juridique, une décision qui viendrait dire que l’article 9 de la Convention européenne des Droits de l’homme s’applique également aux plateformes de réseaux sociaux aurait un retentissement énorme, dans tout l’espace européen et même au-delà
N’hésitez pas à prendre contact avec nous pour tout complément d’information sur cette initiative. Copie de la citation en justice contre Google du 20 juillet peut être obtenue sur simple demande à info@new.kairospresse.be avec en copie Citation justice Google).
Merci pour votre soutien, la cause en vaut la peine !
Alors que j’avais été invité à débattre pour une soirée inaugurant le lancement d’une chaîne internet, la Une TV, les conditions de la soirée ne permirent pas[note] d’exprimer longuement une pensée construite. Ceci explique que nous écrivions ce qui suit, indispensable rappel à ceux qui verraient dans le « Covid » l’occasion de refaire comme avant.

Si l’on peut se réjouir du sursaut collectif autour de la nécessité de lutter contre le techno-totalitarisme covidien, de nombreuses questions demeurent.
Des gens évoquent sans cesse la liberté que le covidisme leur aurait prise, et la nécessité de retrouver celle-ci. Mais que signifie cette liberté ? Si d’aucuns avaient saisi que la rengaine « ma liberté s’arrête là où commence celle des autres », n’était qu’un subterfuge visant, dans nos systèmes capitalistes profondément iniques à faire accepter au sujet sa condition et celle, « supérieure », que l’autre lui imposait, il demeurait aujourd’hui que ce mot « liberté » était tout à fait flou, bien avant le totalitarisme covidien d’ailleurs.
Car qu’est-ce que la liberté :
– quand, en dehors de l’Occident : nos modes de vie reposent sur le pillage des matières premières de l’Afrique et la main-d’œuvre de l’Asie (et vice-versa, outre les autres exploités) ? Il n’a pas fallu attendre le Covid pour qu’un enfant meurt de faim – sans évoquer l’exploitation, le viol, la torture et les assassinats – toutes les cinq secondes, conséquence directe de nos modes de vie occidentaux (c’était l’époque où Jean Ziegler était rapporteur spécial pour le Droit à l’alimentation aux Nations Unies. Maintenant, c’est sans doute pire, puisque tout « progresse »…) ;
– quand, en Occident : nous savons que les inégalités se creusent et que, plus que jamais, les femmes de ménage des classes moyennes ne sont jamais des filles d’avocats ou de médecins[note], alors qu’un foyer sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté. Les pauvres ne font pas des riches – les thuriféraires de la mobilité sociale ont de plus en plus de mal à se justifier à l’heure où le « qui veut peut » américain ne trouve plus aucun fondement dans la réalité.
La liberté devrait donc se redéfinir, notamment par ceux qui ne peuvent participer à sa définition. Je doute que les oubliés des barrios et autres quartiers « défavorisés » aient la même définition de la liberté que ceux issus des quartiers bourgeois et huppés. Pour ces derniers, la vision du monde, donc de l’égalité, de la fraternité et de la liberté, sera souvent totalement différente de celle qu’en a le monde « d’en haut ». Là où les premiers pourront se considérer comme les victimes d’un monde injuste – sans pour autant qu’ils n’aspirent pas à devenir comme ceux qui les dominent présentement[note] –, les autres chercheront à légitimer leur position, générant tous les moyens symboliques de la conserver (les sociétés caritatives, qui ne sont au fait que palliatives, en offrant le meilleur exemple). Le Covid a privé ces derniers de beaucoup de « libertés » que les premiers n’avaient jamais eues, ou ne bénéficiaient plus depuis longtemps (il suffit de se promener dans les quartiers pauvres des grandes villes).
On sait aussi, et sans doute toutes classes confondues, à des niveaux variables bien évidemment[note], que les individus ont troqué leur liberté contre un confort et une sécurité illusoire.
Ces questions en amènent inévitablement une autre, en cette période covidienne, inédite mais prévisible pour certains :
– où étaient les nouveaux contestataires avant l’ère covidienne, alors que tout allait déjà mal et que la liberté n’était plus qu’un luxe pour une frange occidentale privilégiée ?
De cette question en découlent deux autres :
– certains profitent opportunément du Covid pour défendre des causes moins nobles que celles de la Liberté, du bien commun (d’où ces multiples officines d’opposition contrôlée pas toujours aisément identifiables), espérant retrouver « l’horreur-beauté du monde d’avant » dont ils tiraient un bénéfice libertarien ;
– D’autres grandissent politiquement grâce à l’ère Covid – faut-il encore les distinguer des premiers, ce qui n’est pas toujours chose facile.
Il faut rappeler que nous étions déjà, depuis des décennies, dans une société profondément indécente, où quasiment tous les objets de notre usage quotidien étaient le fruit d’une exploitation de la nature et de l’humain. Si vous n’en étiez pas conscients par déficit d’information ou/et déni, nous entendons la difficulté de la période de conscientisation actuelle ; si vous en refusiez la conscience par pur intérêt, nous comprenons que le Covid n’est qu’un sursaut pour un retour vers le passé, apeurés que vous êtes de perdre vos privilèges.
Nous ne soutiendrons que ceux qui voient dans la période actuelle une occasion altruiste. Les autres sont ceux qui feront le « monde Covid », qu’ils le veuillent ou non.
Le monde d’avant ne reviendra pas. Nous sommes devant deux choix.
Alors que la politique « sanitaire » n’est aujourd’hui axée que sur une vaccination massive à force de culpabilisation, d’obligation « choisie » et de propagande inédite, qui a tiré ses meilleurs enseignements du marketing, il est indispensable de comprendre le contexte qui a préparé à cela. Car qui peut dire que tout n’a pas été fait pour en arriver là?
Quatre médecins s’exprimaient sur la gestion de la crise sanitaire il y a 6 mois. Quatre réalités identiques, où il leur a été interdit d’exercer librement.
Depuis maintenant presque un an et demi, les mesures politiques pour, selon les dires de ceux qui les prennent, lutter contre le covid, ne supportent aucune contradiction.
La conférence de presse du lundi 19 juillet n’a donc pas plus d’authenticité à nos yeux que les autres : « cas » calculés sur des tests PCR faussant les résultats ; cas non mis en relation avec le nombres de tests réalisés, d’où l’impossibilité de mesurer l’augmentation relative ; données permettant de différencier vaccinés et non-vaccinés absentes; « non-obligation » dans un contexte de propagande vaccinale, de stigmatisation et de pression sans précédent poussant à l’obligation ; absence de débats sur les effets secondaires et mortalité post-vaccination…
Il y a depuis le début comme cette impression que tout est fait pour nous mener vers une seule et même solution. D’ailleurs, s’ils voulaient le bien de tous, il y a longtemps qu’on le saurait, non?

Il est de bon ton d’invoquer 1984 d’Orwell pour décrire l’actualité. Tentons l’exercice en y ajoutant une touche de vampirisme. Dans la dictature de Big Brother, la double pensée règne en maître. L’amour, c’est la haine, la guerre, c’est la paix et l’ignorance, c’est la force. Actualisons la liste :
La soumission, c’est la liberté
Dès que quelqu’un exprime sa volonté de ne pas se faire vacciner et critique le passeport sanitaire, il se heurte à une incompréhension sincère : « le meilleur moyen de retrouver notre liberté n’est-il pas d’être favorable à la vaccination ? La vaccination et le passeport sanitaire sont la clef pour rouvrir les restaurants, les cafés et retrouver la liberté, comment pouvez-vous être contre ?! ». L’argument n’est pas scientifique, sinon un débat constructif et didactique pourrait avoir lieu. Après tout, peut-être que la spécificité de l’actuelle pandémie est que l’immunité naturelle de ceux qui ne risquent rien, combinée à la vaccination des groupes à risques, ne suffit plus. Mais la question n’est pas là, l’objection est purement logique : comment est-il possible de ne pas admettre que pour être libre il faut se soumettre aux injonctions du ministère de la Santé ?! Dites que ces injonctions sont liberticides et on vous répondra que le vaccin n’est pas obligatoire. Rétorquez qu’il l’est par la pression des injonctions, et on vous invitera à ne pas tout mélanger. L’otage est absolument libre de ne pas payer sa rançon… C’est la logique même.
La discrimination, c’est l’équité
En droit, appliquer les mêmes règles à des personnes se trouvant dans des situations différentes est autant discriminatoire qu’appliquer des règles différentes à des personnes se trouvant dans une même situation. Mais ça, c’était avant. Osez dire qu’un jeune sans comorbidités n’est, face à la maladie, objectivement pas dans la même situation qu’une personne âgée, et vous provoquerez la réprobation. Ajoutez que devant étudier, travailler, découvrir le monde, interagir, fonder un couple ou une famille, ce jeune n’est, face au confinement, objectivement pas dans la même situation qu’un retraité dont les entraves à la liberté n’auront aucun impact sur les revenus présents et futurs, ni sur ses facultés à trouver du travail, construire sa personnalité, ou fonder une famille, et vous provoquerez une saine indignation. Faites ironiquement remarquer que puisque nous sommes tous dans le même bateau, les vaccinés devraient renvoyer l’ascenseur de la solidarité intergénérationnelle et accepter de rester confinés en fond de cale avec les jeunes non vaccinés, et l’indignation se transformera en noble colère. L’humanisme, la solidarité et la morale ne sont pas négociables. Argumentez que, quand bien même tous les vaccinés mouraient 10 ans après l’injection, un sexagénaire se ferait voler dix ans d’espérance de vie, tandis qu’un jeune de 20 ans s’en verrait voler cinquante. Ajoutez que cinquante ce n’est pas dix, et on vous reprochera un raisonnement sophistique, euphémisme du crime de la pensée. Dans la Novmorale, 2+2 n’est pas forcément égal à 4. L’ordre des médecins allemands préconise de conditionner l’accès aux crèches et aux maternelles, à la (totalement libre) vaccination[note]. Si vous pensez qu’imposer (librement) une nouvelle technologie vaccinale, à des sujets qui en supporteront les éventuels risques sans en tirer le moindre avantage, c’est en faire des objets d’expérimentation, c’est vous qu’on traitera de Nazi.
L’outrance, c’est la nuance
Suggérez que le confinement ne touche que les personnes pour qui il constitue un désagrément nécessaire pour en éviter un bien plus important, et on vous répondra : « Comment osez-vous dire de laisser mourir les vieux et les malades !».
Si vous êtes vraiment maso, proposez que pour atteindre une couverture suffisante tout en épargnant les jeunes et les enfants, on rende le vaccin obligatoire pour les plus de 50 ans, en arguant qu’à partir de cet âge on en retire un avantage qui compense le risque théorique des effets à long terme, par définition, inconnus, des innovations vaccinales… écartèlement garanti entre ceux qui veulent vacciner tout le monde, et les antivax. Si vous êtes provaccination, ça ne vous posera pas de problème de l’imposer (pardon, le proposer) aux jeunes et aux enfants, ni de mettre sur un même pied le passeport vaccinal pour voyager sous les tropiques et le pass sanitaire pour aller au resto du coin. Si vous êtes antivax, ça ne vous posera pas de problème de dire que contre le poison vaccinal, diabétiques hyper tendus de 85 ans et jeunes sans comorbidités, même combat ! Ni de comparer le pass sanitaire à l’étoile jaune.
Ceux qui se situent entre les deux, qui cherchent des critères objectifs, le compromis et la proportionnalité, sont de dangereux extrémistes.
Le vampirisme, c’est l’amour de la jeunesse
Si vous aimez les jeunes et les enfants, vous devez les contraindre, par le confinement, à vivre comme des petits vieux. Ils ne risquent rien d’une maladie dont le vaccin vous protège ? Il faut donc les confiner, les masquer puis les vacciner. Les nouvelles technologies vaccinales sont tellement porteuses d’espoirs pour prolonger la vie des jeunes quinquas et de leurs aînés.
Si vous les aimez sincèrement, vous devez relayer avec une gourmandise macabre, la moindre information concernant un jeune aux soins intensifs, ou, mieux encore, mort. Protégeons notre jeunesse, maintenons-la dans la peur du variant ! Mais non, l’argument n’est pas au mieux abscons : tous les virus, même les plus bénins, ne mutent pas en permanence, et gagner la course aux variants dans un village mondialisé de huit milliards d’habitants n’est pas une chimère ! Mais non, l’argument n’est pas au pire pervers : il ne revient pas à souhaiter qu’un variant tueur de jeunes émerge, pour pouvoir justifier a posteriori toutes les souffrances inutiles que nous leur faisons subir !
Yvan Falys
Depuis 20 ans, mon épouse et moi-même accompagnons les entreprises à améliorer leur référencement naturel, c’est-à-dire leur présence dans les résultats des moteurs de recherche. Aujourd’hui, cette expertise est appelée le « SEO » (Search Engine Optimization). Elle m’a conduit à m’intéresser de très près à la manière dont Google fonctionne et aux dernières évolutions du numéro un de la recherche d’information sur la toile.
La première chose à réaliser, c’est la domination de Google dans le paysage des moteurs de recherche. En Belgique, 95% des recherches mots clés sont effectuées sur Google[note]. La principale alternative choisie par les utilisateurs est Bing, le moteur de recherche de Microsoft, utilisé par environ 3% des internautes. Yahoo! arrive en troisième position sur le podium. En d’autres termes, le moteur qui pèse lourdement sur l’accès à l’information, c’est bel et bien Google. C’est la raison pour laquelle il est au centre de la stratégie de visibilité des entreprises. Et c’est pour cette même raison que nous allons en faire le cœur de l’analyse qui suit.
Deuxième chose à savoir : les gens sont impatients et peu nombreux à effectuer des recherches approfondies. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les 4 premiers résultats proposés (souvent au départ de milliers de résultats potentiels) génèrent 81% de taux de clic[note]. En d’autres termes, moins d’un utilisateur sur cinq explore le 5e résultat. Quelques pour cent à peine s’intéresseront à la seconde page de résultat.

Que peut-on en conclure ? C’est que la sélection d’information qui va être proposée aux utilisateurs, résultat de l’algorithme de Google, va lourdement peser sur le façonnage des opinions. Les informations reléguées en seconde page ne toucheront qu’une audience très limitée.
« Quel est le meilleur endroit pour dissimuler un cadavre ? La seconde page de résultats de Google ! », exprime avec humour Olivier Andrieu, l’expert SEO francophone de loin le plus renommé.
Partant de ce constat, nous avons voulu observer quelle information rentre dans la « lucarne » du moteur de recherche américain dès lors que nous nous intéressons à la gestion de la crise sanitaire de la COVID-19. Sans prétendre mener ici une étude exhaustive à valeur scientifique, nous désirons effectuer quelques coups de sonde, qui vont nous permettre d’éclairer certaines réalités du moteur de recherche.

Comme l’indique la prise d’écran ci-dessus, sur certaines requêtes clés, dans la première partie de l’écran (celle dont on sait qu’elle va monopoliser une très grande partie de l’attention), le moteur de recherche n’aiguille même pas vers des pages de résultats externes. Il livre directement l’information !
Lorsqu’on sait à quel point certains scientifiques et certains statisticiens demeurent plus que critiques sur l’origine, l’homogénéité, la consistance et la pertinence des données sources, que ce soit pour les morts attribués à la COVID que pour les fameux « cas négatifs » COVID basés sur des tests PCR calibrés et organisés de manière variable, on peut considérer que ce raccourci vers une seule source de données constitue une démarche plutôt audacieuse. Elle laisse à penser qu’il n’existe qu’une vérité chiffrée facile à obtenir alors que la réalité est infiniment plus complexe.
L’intelligence artificielle du moteur de recherche Google continue de progresser. La dernière version de son algorithme a été baptisée « MUM ». Grâce à un puissant travail sur la synonymie dans de nombreuses langues du monde, elle permet notamment de canaliser différentes requêtes vers une même page de résultats. Ce qui augmente encore le taux d’exposition à une même réponse ou à un même message mis en scène par le moteur. Récemment, Google a d’ailleurs communiqué qu’il testait son algorithme MUM sur les questions liées au vaccin[note].
Google en devient presque un média à part entière, comme en témoigne l’augmentation faramineuse des pages de résultats à zéro clic[note]. Dans 65% des cas, les utilisateurs se contentent de l’information proposée par Google, sans creuser plus loin !
Or, Google n’est pas neutre sur la question de la vaccination. Le 15 avril dernier, la firme californienne a communiqué sa volonté de « participer aux efforts de vaccination dans le monde »[note]. Cette aide s’est traduite par l’achat de 200.000 doses de vaccin, mais également par des subventions publicitaires. Dans ce contexte, il semble légitime de nous questionner sur la neutralité des algorithmes du moteur de recherche, lesquels ne sont pas publics.
Jusqu’où Google sera-t-il capable d’aller sous la pression des gouvernements ? La tendance est limpide : depuis 10 ans, les demandes d’information sur les utilisateurs venant des gouvernements n’ont cessé de grimper[note].

En avril dernier, Google a décidé de rendre publiques les données de géolocalisation dont il dispose. Ces données sont censées « fournir de précieux renseignements sur les mouvements des populations, et surtout, sur la fréquentation de différentes catégories d’endroit », indique le géant[note]. Au total, 131 pays sont concernés.
Jusqu’à présent, ces données sont anonymes. C’est-à-dire qu’on peut y voir les déplacements de la population, sans savoir que c’est Monsieur Dupont ou Madame Tartempion qui se sont rendus à leur maison de campagne. Mais de là au traçage individuel, il n’y a qu’un pas. Prenez-en pour avertissement la déclaration de la Sécurité du Québec (SQ) qui se prépare à utiliser les téléphones cellulaires pour géolocaliser les citoyens qui refuseraient de se placer en isolement pendant la pandémie de coronavirus[note].
Mais l’influence de Google ne s’arrête pas là. Lorsque vous effectuez une recherche, le moteur vous suggère des requêtes qui, habituellement, correspondent aux requêtes populaires. En temps normal, le moteur de recherche essaye de vous rendre service en accélérant l’accès aux recherches les plus fréquentes. Cette fonctionnalité s’appelle « Google Suggest ».
Dans le cas qui nous occupe, nous avons tout de même été fort surpris, par exemple, de ne pas voir apparaître l’association entre l’ivermectine et la COVID, pourtant au cœur de l’actualité.



À d’autres endroits, Google met en avant des « Questions fréquentes » autour du thème recherché. Ce qui semble bienveillant dans la forme. Cependant, les réponses pourront surprendre les esprits un tant soit peu critiques.
Par exemple, à la question « Les vaccins contre la COVID-19 sont-ils sûrs ? », Google répond en 8 lignes, qui s’appuient sur la réponse officielle de l’Agence européenne des médicaments. Beaucoup de langue de bois et pas la moindre indication sur le fait que, de manière très exceptionnelle et conditionnelle, ces vaccins soient mis sur le marché avant la fin des essais cliniques de phase 3. Ni aucun lien vers une analyse des effets secondaires ou du ratio bénéfice/risque.

Quant à l’efficacité des vaccins, au-delà de la question de leur sécurité, comment est-elle appréhendée par le principal fournisseur d’information dans le monde ?
Dans notre cas, c’est le site web LCI.fr qui arrive en tête des résultats, juste en dessous du carrousel d’actualités[note].

À l’analyse, nous observons que l’article qui est si bien positionné fait référence à « une étude britannique », dont il ne livre même pas les références précises.

Cet article fait 582 mots. Ce qui semble bien frugal pour obtenir la « pole position » sur un thème complexe. Comment Google en arrive-t-il à ce type de situation ? Nous ne pouvons pas nous avancer dans une réponse précise, mais une chose est sûre : la pertinence et la consistance des premiers résultats proposés par Google sont hautement questionnables. Or, comme nous l’avons vu plus haut, ces premiers résultats vont conditionner la majeure partie de l’impression faite aux internautes.

« Chercheur peut-être, médecin, je ne sais pas », tance vertement l’acteur Alain Delon à propos de Didier Raoult. Il est hallucinant de voir le précieux espace pixel de réponse à une recherche très actuelle envahi par des propos qui fleurtent avec la diffamation.
La réputation de Didier Raoult sur la première page du moteur Bing s’apparente à une campagne de dénigrement. Dans le carrousel d’actualités, Raoult est même associé à Bernard Tapie : « Deux pyromanes dans le brasier de la France », peut-on lire.
Aucun lien n’est proposé vers le principal concerné, qui alimente pourtant une chaîne vidéo très consistante à l’IHU Marseille. La page de résultats de Bing se résume en un procès unilatéral, qui ne donne pas la parole à l’accusé.
Notre propos n’est pas de prendre position, mais bien de prendre conscience d’un fait objectif : même une requête nominative concernant un des acteurs principaux du débat sur la COVID-19 génère des jugements de valeur, mais pratiquement aucun lien vers les personnes concernées, qui permettrait de se faire sa propre opinion. Le jugement sur la personne prend le pas sur les sources originales.
Le résultat se fait sentir dans l’opinion : la simple mention de Didier Raoult suffit à provoquer de brûlantes réactions, venant de personnes qui, parfois, ne l’ont jamais entendu s’exprimer.
Encore un point important, et une précaution à apporter à mon analyse : il faut savoir que, sur Google, les résultats peuvent varier d’un ordinateur à l’autre, en fonction de différents paramètres, comme la localisation géographique ou l’historique de recherche d’un utilisateur. Le moteur de recherche a tendance à vous proposer une information localisée, lorsque c’est possible, et à favoriser le type d’information que vous semblez apprécier ou consulter régulièrement. C’est ce qu’on appelle la « personnalisation des résultats de recherche ».
Le filtre géographique n’est pas des moindres. Par exemple, si je cherche « Dipali Ojha India », sur Google France, je tombe sur une page peu attractive, qui semble lister des profils de personnes correspondant au nom recherché. Mais aucune actualité n’est remontée.



Que faut-il en retenir comme point de vigilance ? La localisation de l’information, notamment sur Google France, peut vous faire complètement passer à côté d’informations cruciales, lorsqu’elles ne sont pas traitées par les médias européens. Tandis que l’utilisation de moteurs de recherche alternatifs à Google et Bing pourra vous surprendre, presque autant qu’un brouillard qui se dissipe pour laisser entrevoir un paysage d’information flambant neuf.
En l’occurrence, la plainte de l’association Indian Bar introduite contre le Dr. Soumya Swaminathan, Directrice scientifique de l’OMS, pour désinformation à propos de l’ivermectine, fait l’objet, à ce jour, d’un silence radio au sein des médias français, à l’exception de France Soir qui relaye l’information[note].
Le vice-secrétaire de la Santé a reconnu l’efficacité de l’ivermectine comme traitement contre la COVID et les experts médicaux du public et du privé l’ont aussi confirmé. La Haute Cour indienne a rendu un jugement en faveur de ce traitement. C’est bien la reconnaissance de l’ivermectine dans un pays qui a déjà généralisé son utilisation. Mais cette reconnaissance fait actuellement l’objet d’un grand silence dans l’arène médiatique européenne. Silence répercuté par le filtre géographique de Google.
Allez, on vous a laissé le meilleur morceau pour la fin. Du jamais vu en 20 ans de carrière d’analyse du moteur de recherche : le journal Le Monde, presque sans concurrence sur une requête concernant les décès liés aux vaccins. Certes, l’expression de recherche « dans le monde » fait écho à la marque du journal, mais dans bien d’autres contextes, Google gère parfaitement la polysémie.

En conclusion, même si nous ne prétendons pas avoir réalisé ici une analyse exhaustive, nous avons observé que :
Jean-Marc Hardy
– C’est quoi être journaliste aujourd’hui ?
– Je ne peux pas réellement y répondre, j’ai quitté la profession[note] il y a 7 ans… mais je peux témoigner de mon vécu, de mon expérience.

J’ai bossé en radio pendant 12 ans dans la plus grosse boîte privée de radio-télé du pays (concurrente directe du service public). J’étais pratique : je pouvais être mise à tous les postes ou presque. J’ai commencé par présenter la météo, puis les flashs et les journaux. J’ai aussi été reporter sur le terrain. Des conférences de presse institutionnelles aux faits divers, en passant par les marronniers (sujets récurrents traités chaque année par les médias, comme les soldes par exemple ou la rentrée des classes), j’ai couvert une diversité de sujets : un procès aux assises, des inondations, les maraudes en hiver… aussi des sujets politiques et internationaux (mais sans jamais aller à l’étranger).
À vrai dire, aujourd’hui, peu de sujets que j’ai été amenée à traiter se rappellent à mon bon souvenir… faute le plus souvent d’intérêt de et pour ces sujets. Cela peut aussi s’expliquer par le fait d’avoir eu ce sentiment à un moment donné d’être une machine à donner de l’information (on lit, on digère vite et on recrache), à consommer des sujets et à simplifier parfois à outrance pour rentrer dans le cadre dictatorial du timing (« Une interview, c’est maximum 40 secondes »). Tout cela pour quoi ? Soi-disant pour que « Jocelyne de Charleroi se sente concernée ». Mais Jocelyne l’a-t-elle seulement été ? Qui est-on pour définir ce qu’elle veut, souhaite voir et entendre ?
Politique de nivellement par le bas, notamment dans le choix des sujets (quand ils ne sont pas porte-parole, quel rôle réel d’information – au sens d’« instruire de quelque chose » – ont encore les médias mainstream?), cupidité et radinerie de l’employeur (« toujours plus avec moins de moyens »), contrats précaires, manque de transparence (ce qui pouvait exacerber la concurrence au sein des employés) et parfois d’humanité… j’ai vu et vécu l’envers du décor pendant 12 années. Quand j’ai quitté l’entreprise, je pouvais me prévaloir d’être la plus vielle pigiste à n’avoir jamais été virée, ni employée sous contrat (tous les autres pigistes avaient soit été licenciés à un moment donné, soit engagés), quel privilège ! Cela étant, il y a aussi des bons souvenirs, et quelques collègues qui vous aident à adoucir le quotidien.
Je continue à croire aujourd’hui que le journalisme est un beau métier. Parmi ses facettes : celle que chaque jour peut être l’occasion d’apprendre et de partager ce qu’on a appris aux autres. L’occasion aussi d’élargir sa vision du monde ou d’une réalité, qu’elle soit proche de chez soi ou loin, très loin d’où l’on vient. Mais ce que font du métier ceux/celles qui œuvrent à la politique des médias mainstream (dont les actionnaires) tuent la noblesse de la profession.
En revenant aujourd’hui à tâtons à l’écriture journalistique (par le biais de cet article-témoignage), je me rends compte de mon déni, des illusions que j’ai entretenues toutes ces années. J’ai aimé croire au fait que j’étais libre et objective au sein de la ligne éditoriale qui m’était donnée. J’ai cru aussi que j’apportais ma petite pierre à l’édifice en proposant de traiter des sujets dits moins faciles, plus complexes ou éloignés des préoccupations quotidiennes de l’auditeur lambda. Mais tout cela, c’était de la soupe. Même préparée et agrémentée avec la meilleure intention du monde, cela reste de la soupe. Je l’ai servie pendant des années… pour enrichir un groupe privé européen. Je n’ai pas honte en l’écrivant ; ma lucidité me donne presque chaud au cœur aujourd’hui.
Oui, l’objectivité est un leurre. Rien, ni personne n’est neutre, et encore moins en tant que journaliste. Il n’y a qu’en s’accrochant aux faits que l’on peut espérer l’être, mais cela impose de se demander qui donne les faits (quelles sont les sources? Si tout le monde a les mêmes sources, comment se fabrique l’information dite objective ?). Il y a aussi le choix des sujets par les rédactions (quels critères de choix prévalent ?), leurs hiérarchies (qu’est-ce qui sera mis en titre, en évidence ?), le timing (le temps consacré à tel sujet plutôt qu’à un autre)… tous ces facteurs sont subjectifs et nous sommes nous-mêmes, en tant qu’être humain, un filtre subjectif de la réalité que l’on voit, observe, décrit. Ne dit-on pas que l’observateur influence ce qui est observé ?
Une fois que l’on a déchanté sur l’objectivité du journaliste, reste à réenchanter le métier, se réinventer. Mais avant, des questions me viennent : Quand me suis-je endormie ? Quand décide-t-on de se taire ? De renoncer et d’accepter de niveler par le bas ? C’est pernicieux… De mon expérience, on se laisse « l’air de rien », formater à petit feu, pour in fine se laisser littéralement bouffer par l’entreprise. Ainsi au fur et à mesure, notre esprit critique se perd ou s’épuise. On accepte, on banalise, on se lisse, on s’indiffère… pour devenir froid, automatique et rigide, comme un robot ou une machine. Et puis, à force de ruer dans les brancards (comme contester la légitimité de certains sujets[note] ou encore les conditions de travail), soit on se marginalise, soit on s’use. Reste alors le choix de partir ou d’accepter de se fondre dans la politique de la boîte. Moi j’aurai tenu 12 ans, vaille que vaille… 12 années de complicité. Pendant ce temps, j’en ai vu vendre leurs idéaux au profit d’un siège de présentateur, de rédacteur ou d’un salaire plus confortable. Il y en a qui rêvait d’être reporter de guerre et ont fini dans une cage en verre qui leur faisait office de bureau. Quand l’ego l’emporte…
Et aujourd’hui ? Quid de ma volonté de rester curieuse ? De dénoncer les injustices ?
Moi, ce que je souhaite aujourd’hui, c’est de pouvoir retrouver ma voix, aussi pour en porter d’autres, celles qui n’en n’ont pas ou peu dans les médias mainstream.
Ce que je souhaite aujourd’hui, c’est témoigner et rendre compte de certaines réalités pour ceux/celles qui les vivent et pour ceux/celles qui en sont parfois radicalement éloignés. Leur dire simplement : « Ça existe. Qu’est-ce qu’on en fait ? ».
Ce que je souhaite aujourd’hui, c’est pouvoir m’exprimer avec le cœur (je ne suis pas un robot) et être humain pour tenir compte de l’humain.
Et pour cela, nul besoin d’avoir le titre de journaliste.
Il ne s’agit plus aujourd’hui de s’illusionner : le journalisme est politique. On peut être un journaliste libre et indépendant, sans carte de presse et sans être repris sous aucune bannière (cela existe, oui) tout en étant engagé dans des causes et avec tout son être.
Sus à l’hypocrisie, assumons ! C’est la moindre chose pour tendre vers l’honnêteté, à défaut d’une soi-disant objectivité.
Mahé

Une manière de penser la pandémie du Covid-19 est de la considérer comme révélatrice du fonctionnement de notre société. En effet, en appliquant une pression, elle amplifie la dynamique de nos organisations sociales. De ce fait, certains aspects se dégagent d’un bruit de fond, où ils demeurent habituellement peu perceptibles, voire même indiscernables. Parmi ces aspects se trouvent notamment les moyens (comme la communication) utilisés pour imposer des mesures excessives et souvent arbitraires.
Depuis la grippe espagnole (et le SIDA), l’inquiétude d’une pandémie dans notre monde globalisé est restée dans les mœurs. Un aperçu de cette crainte a été visible à plusieurs reprises dans le passé avec des épidémies avortées. Les modèles imaginés par des épidémiologistes de l’Imperial College en Angleterre, tels que Neil Ferguson, avaient prédit par exemple [note]:
Plus récemment en 2019, un célèbre virologue belge expliquait lors d’une conférence au Royal Institute of Foreign Affairs à Londres comment vendre une pandémie en instrumentalisant la peur et influençant l’opinion publique via les médias[note]. Des vaccins contre le H1N1 ont été fabriqués dans la précipitation, s’avérant ultérieurement responsables de graves effets secondaires, tels que la narcolepsie[note].
Suite aux épidémies de coronavirus (SARS-CoV-1 en 2002-2004 et MERS en 2012), une des hypothèses jugées les plus plausibles était une pandémie qui serait causée spécifiquement par un coronavirus, sujet étudié notamment par des laboratoires à Wuhan. Il est ainsi peu surprenant que l’annonce d’une éruption épidémique liée à un nouveau coronavirus en Chine ait provoqué un affolement. Contraints d’agir, les gouvernements se sont tournés vers ces mêmes cavaliers de l’apocalypse cités ci-dessus qui les conseillaient lors de la gestion du H1N1! Sans grande surprise, ces derniers ont à nouveau prédit des millions de morts si des mesures dites non pharmaceutiques (NPI pour Non Pharmaceutical Intervention), telles que le confinement strict ou la distanciation sociale, n’étaient pas appliquées… tout en admettant simultanément que leurs modèles ne prenaient pas en compte les implications éthiques et socio-économiques qu’auraient ces mesures[note] ! Avec le confinement rigoureux en Chine et les modèles alarmants de l’Imperial College, les pays européens ont ainsi décidé d’imposer ces NPI draconiennes.
Le professeur Ari Joffe de l’Université d’Alberta au Canada décrit dans son étude COVID-19: Rethinking the Lockdown – Groupthink[note], portant sur les effets désastreux des confinements, plusieurs biais cognitifs, dont:
Ces différents biais, parmi de nombreux autres, me semblent expliquer en partie non seulement les démarches de différents gouvernements, mais également l’établissement et le maintien d’un certain narratif.Un narratif, qui a fini par captiver une écrasante majorité de la population, sans épargner même les personnes de formation scientifique.
Des mesures aussi prohibitives n’auraient jamais pu être imposées sans la construction de ce narratif, qui trouve sa fondation dans une menace grave, relayée et amplifiée par les médias traditionnels. Ces derniers l’ont maintenu en diffusant quotidiennement de manière morbide les chiffres des décédés COVID-19, et par la suite les chiffres de contaminations. Le narratif s’est ainsi progressivement installé au moyen de plusieurs méthodes, dont la diffusion d’un message unique par toutes les voies de communication, en se propageant dans la société sous forme de doxa (ou l’Ensemble des opinions reçues sans discussion, comme évidentes, dans une civilisation donnée[note]).
Il est frappant de constater que la notion de guerre soit évoquée dans le contexte de la pandémie… Car la propagande a toujours été un outil fondamental lors des guerres, et une de ses pratiques est la censure. Dans notre ère numérique, elle prend la forme de fact checking (vérification des sources). Le 25 novembre 2020, j’ai diffusé un article sur Facebook intitulé Are Face Masks Effective? The Evidence publié sur Swiss Policy Research (SPR) (association indépendante, non partisane et sans but lucratif, dont l’objectif est d’investiguer la propagande géopolitique)[note]. L’article en question citait dix études qui concluent que le masque n’est pas efficace contre la propagation du SRAS-CoV-2, accompagnées de dix autres aspects à prendre en considération lorsque l’on évalue l’efficacité des masques. Afin de compléter ces informations, l’article reprenait et analysait même sept études présentant les effets avérés des masques sur la propagation du virus. Cet article ne se limitait pas à une opinion non fondée, mais défendait une position sur base de références et pourtant Facebook lui a attribué un label de fausse information. Le lien proposé par ce fact-checking menait sur le site de Lead News, qui affirmait que plusieurs sources confirment que les masques fonctionnent contre la propagation sur SRAS-CoV-2 tout en ne citant qu’une seule et unique source, le Center for Disease Control and Prevention (le centre de prévention et de contrôle de maladie des États-Unis)[note] ! En fouillant davantage, il s’est avéré que Facebook luttait contre la désinformation en effectuant des fact-checks à l’aide de vérificateurs de sources dits indépendants. Mais le fameux Lead News (qui est financé uniquement par Facebook) est une branche d’un autre groupe, le Credibility Coalition, lui-même financé entre autres par Facebook, Google et Twitter[note].
Plus récemment, sur YouTube cette fois-ci, la vidéo du Grand Débat[note] organisé par Kairos n’a même pas tenu 24h avant d’être retirée sous motif de mésinformation médicale. Pour rappel, une série d’experts scientifiques et de représentants du gouvernement belge avaient été conviés à débattre avec six autres intervenants (dont moi-même) de milieux scientifiques et médicaux différents, mais aucun n’a accepté l’invitation. Le débat s’est donc déroulé plutôt sous forme d’échanges de points de vue. En cherchant la raison de l’interdiction de la vidéo, YouTube informait qu’il n’autorise pas les contenus qui propagent des informations médicales incorrectes contredisant celles des autorités sanitaires locales ou de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) concernant la COVID-19. Comme exemples de contenus interdits sont nommés notamment ceux qui prétendent qu’un traitement ou un médicament spécifique garantit de guérir de la COVID-19 et ceux qui contredisent le consensus des experts d’autorités sanitaires locales ou de l’OMS au sujet du vaccin contre la COVID-19 (j’invite les lecteurs à lire la liste des contenus non autorisés sous cette référence[note]).
Ce phénomène de fact-checking n’est pas limité aux réseaux sociaux, les médias traditionnels l’exerçant également. La Libre Belgique a créé une rubrique nommée La Source dédiée aux vérifications de sources. Dans un article intitulé Les tests PCR surévaluent-ils les cas de Covid-19 ? publié le 4 avril 2021[note], La Libre Belgique a analysé les publications LinkedIn du Prof Martin Zizi portant sur deux affirmations:
Plutôt que de présenter d’éventuelles références contredisant ces déclarations, La Source s’est satisfaite de commentaires de l’experte Dr. L. Cornelissen. Le Prof Zizi, pour sa part, a vérifié les sources de l’article de La Libre Belgique en maintenant sa position et en fact-checkant ainsi les faits de La Libre (donnant lieu à l’article PCR inutiles si on est asymptomatique[note]). Il est regrettable que La Libre n’ait pas lu l’article COVID-19: effet de la vaccination sur le risque de transmission publié sur le site de Chirec Pro[note], dans lequel sont mis en avant les effets soi-disant bénéfiques de la vaccination sur la transmission du SRAS-CoV-2. Dans cet article, on peut lire:
La présence de virus détecté par PCR n’est pas synonyme de risque de transmission puisque la PCR est susceptible d’identifier des charges virales faibles et donc pas nécessairement suffisantes pour être responsables d’une éventuelle transmission, ceci étant d’ailleurs confirmé par la réduction globale de la charge virale chez les sujets vaccinés.
La référence citée pour cette affirmation est de qualité médiocre (voire faible) pour soutenir l’hypothèse selon laquelle la vaccination diminuerait la propagation. Notons les trois problèmes majeurs de cette source:
Ainsi, le Chirec affirme similairement au prof Zizi qu’un PCR positif n’est pas synonyme de contagiosité… mais cite des références nettement moins fiables. Quel avis en donnerait La Source?
Si le fact-checking existait déjà avant la crise sanitaire actuelle (en devenant un sujet davantage débattu pendant le mandat du président Trump, réputé pour ses déclarations controversées), il est devenu un réel outil de référence pour supprimer tout ce qui est jugé contestable. Mais cela soulève plusieurs interrogations, telles que:
L’établissement d’un narratif par tous ces moyens de communication est devenu sans doute le plus visible lors de la campagne de vaccination contre le COVID-19. En plus des censures accrues sur les réseaux sociaux de toute argumentation qui va à l’encontre de ces vaccins (dont l’efficacité réelle et les risques des effets secondaires restent encore discutables[note]), le corps médical participe également à l’influence de l’opinion publique sans aucun débat visible sur les médias traditionnels. Même les professionnels de la santé mentale travaillent sur les manières de faire accepter à la population les mesures, dont les vaccins, et recommandent des techniques comme le nudging (= persuader quelqu’un de faire quelque chose, graduellement ou par la flatterie ; encourager délicatement quelqu’un à faire quelque chose)[note] ou carrément l’utilisation de la peur comme levier[note]. Et c’est sans doute dans le cas des vaccins, où les questions d’intérêts économiques de cette crise sanitaire sont les plus identifiables.
Dans un débat avec l’essayiste français Idriss Aberkane, le médecin spécialiste en santé publique Martin Blachier affirmait l’absence des intérêts de l’industrie pharmaceutique (plus spécifiquement de l’entreprise Pfizer) lors de cette crise[note]. Mais quelques recherches rapides montrent que revenus pour les trois premiers mois de 2021 de Pfizer sont de 3,5 milliards de dollars et les estimations de revenus pour l’année 2021 pour le vaccin uniquement seraient de 26 milliards de dollars (soit deux tiers de leur revenu annuel)[note]. Rappelons que leur chiffre d’affaires annuel en 2019 était de 41,17 milliards de dollars. En 2020 il était de 41,9 milliards (soit une augmentation 1,79% par rapport à 2019, plutôt qu’une perte de chiffres d’affaires)[note]… Et il est probable qu’il y aura une demande saisonnière de ses vaccins contre le COVID-19 dans les années à venir (comme le vaccin contre la grippe saisonnière)[note].
Le gouvernement, ainsi que les autres États, l’industrie pharmaceutique, les médias et les réseaux sociaux maintiennent ensemble par tous les moyens possibles le narratif établi (qui leur profitent différemment à chacun) et qui est devenu la doxa. Ad astra per aspera (locution latine signifiant vers les étoiles à travers les difficultés) est devenu Ad doxa per aspera. Mais si cette influence est identifiée et visualisée comme le narratif qu’elle est, une forme de lutte reste possible: celle d’un narratif parallèle (le terme contre-narratif me semblant moins intéressant car il suggère plus l’opposition que la proposition). Dans cette construction parallèle, il serait possible d’accepter ce qui est correct dans le narratif officiel tout en argumentant contre l’information erronée, voir mensongère. Car le prix du narratif de cette crise sanitaire sera payé au moins en trois temps: 1) lors de l’implémentation des mesures, 2) lors des retombées de ces mesures sur le long terme et 3) lorsque les États viendront vers la population pour demander leur aide afin de rembourser les dettes (dont celles des vaccins prétendument gratuits). Sans parler de l’imposition d’autres dérives (que la communication) qu’il sera possible d’imposer grâce au narratif officiel, comme un passeport sanitaire, vaccinations obligatoires infondées, etc. Si s’opposer à la doxa est essentiel, il ne peut servir que de premier chapitre dans la construction d’une société plus désirable. Proposons à présent clairement les alternatives souhaitables.
Pris de court par le vote des parlementaires le 15 juillet sur la loi dite “pandémie”, nous avions le projet de diffuser une fiction avant ce vote afin de réveiller quelque peu la conscience citoyenne face au projet de loi.
La loi ayant été votée, nous avons fait le choix de diffuser une version rapide de ce projet qui passe de la fiction à la réaction face à la réalité de cette loi. En voici la version officielle.

Qu’est-ce que le « nudging » ? On peut tenter de définir ce terme, issu d’un verbe anglais, de la manière suivante : « Nudger : persuader quelqu’un de faire quelque chose, graduellement ou par la flatterie ; encourager délicatement quelqu’un à faire quelque chose »[note]. Pourquoi en parler dans un contexte de crise politique et sanitaire ? Et surtout, quel rapport avec le consentement éclairé ?
Cette réflexion et ces questionnements me sont venus par la lecture des rapports d’un groupe d’experts en psychologie qui conseille le gouvernement pour la gestion de la crise actuelle et qui publie des rapports, tous disponibles en ligne[note]. Je me suis tout d’abord réjoui de l’existence d’un tel groupe, au vu des impacts désastreux de cette gestion de crise sur la santé mentale de toute la population. Cela m’a semblé être une excellente décision que des psychologues se mobilisent et mettent la santé mentale à l’agenda des préoccupations urgentes. J’ai été assez vite surpris de voir que ce groupe comportait un nombre important de psychologues sociaux. Surpris car la santé mentale n’est pas la préoccupation principale de cette branche de la psychologie. Sur quoi conseillent donc les psychologues sociaux de ce groupe ? C’est en lisant le rapport sur les « Conditions préalables à la vaccination » que c’est devenu plus clair, et c’est sur ce dernier rapport que je me base pour écrire cet article.
Dans ce rapport sont analysés les comportements sociaux de la population et ce qui est à faire pour inciter les gens à se faire vacciner et atteindre ces fameux 70% de couverture vaccinale, dont je ne débattrai pas de la pertinence dans le cadre de cet article. Je me contenterai de dire que cela ne fait pas l’objet d’un consensus dans le milieu scientifique[note]. Ces mots m’ont interpellé : « inciter les gens à se faire vacciner. » Que voulaient-ils dire par là ? La lecture du rapport laisse peu de place au doute : il est ouvertement question de développer un cadre qui va inciter, pousser les gens à se faire vacciner, et tout un tas de conseils sont donnés pour atteindre cet objectif de 70% de vaccinés. Différentes techniques sont mises en œuvre pour arriver à cette fin, ce qui m’amène à présent à parler de ce fameux « nudging », qui se retrouve en toile de fond de ce rapport. Si ce terme n’est pas explicitement cité dans ce rapport précis, il l’est dans le rapport intitulé « Rapport de synthèse du groupe d’experts Psychologie et corona », à la recommandation numéro 7[note].
En voici une autre définition, qui vient d’un article scientifique cité dans le rapport en question : « Les « nudges » peuvent se définir comme des interventions qui orientent les gens dans une certaine direction mais qui leur permettent aussi de faire leur propre choix »[note]. Le nudging est donc une technique qui vise à influencer, orienter le comportement d’une personne ou d’un groupe de personnes dans une certaine direction et qui, en fin de compte, lui laisse le choix. Ce dernier point est un paradoxe pour des raisons développées plus loin. De plus, ce que cette définition ne mentionne pas explicitement, bien que cela soit sous-entendu, c’est que le nudging se fait sans que la personne ou le groupe visés ne s’en aperçoive, ce qui est un aspect crucial. Il est intéressant de noter que l’article dont est tirée cette définition fait référence à la vaccination des enfants dans les écoles et les centres de jour, ce qui est totalement différent du vaccin covid et de la campagne de vaccination en cours.
La différence est fondamentale car les vaccins covid, malgré la pensée unique véhiculée par les médias, ne font pas l’objet d’un consensus scientifique sur le fait qu’ils soient la seule et unique solution pour sortir de cette crise, qui n’aura lieu que lorsqu’on aura atteint ces fameux 70% de vaccinés, chiffre d’ailleurs dont le fondement scientifique est fort incertain et qui ne prend nullement en compte l’immunité naturellement acquise, pourtant fort efficace[note]. Le fait qu’on nous oriente massivement dans cette direction ne repose donc pas sur des connaissances scientifiques solides, ce qui est contraire à la situation décrite dans l’article de Giubilini et collaborateurs, cité plus haut, qui ne peut donc en toute logique pas être prise comme exemple à suivre dans le cas qui nous occupe.
Concernant la campagne de vaccination pour le covid, un problème important se pose : le fait de manipuler les gens pour les inciter à se faire vacciner (car c’est bien là de quoi il s’agit, la lecture du rapport des experts psychologues laisse peu de place au doute raisonnable), les prive de leur consentement éclairé. En effet, comment parler de « consentement éclairé », quand on nous a manipulés pour prendre cette décision ? Avons-nous réellement choisi ? A-t-on réellement toutes les informations à notre disposition pour prendre une décision qui nous appartienne réellement, sans influence extérieure ? Ou bien a-t-on « fabriqué » notre consentement ? Quand on nous pousse à notre insu dans une direction précise, à l’aide du nudging, puis que l’on nous informe qu’en fin de compte nous avons le choix, cela s’apparente tout à fait à la technique de manipulation nommée « l’illusion de la liberté », très bien décrite dans la littérature scientifique, notamment par Joule et Beauvois[note]. En résumé, il s’agit, pour manipuler le choix d’une personne dans une direction déterminée à l’avance, de lui donner l’illusion qu’elle a le choix sans aucune influence, alors qu’en fait tout est fait pour que son choix s’oriente dans cette direction bien précise. Cette technique s’avère extrêmement efficace.
Le paradoxe avec le fait de vivre dans une démocratie est interpellant, et pose de nombreuses questions profondes : est-ce là la société dans laquelle nous voulons vivre ? Peut-on appeler « démocratie » une société où le gouvernement nous pousse sciemment, et à notre insu, dans une direction sans qu’on ait voix au chapitre ? Quelles valeurs sont véhiculées par ces pratiques ? En quoi cela se différencie d’une forme de « dressage social » ? Quelle place reste-t-il aux débats d’idées, à la transparence et l’honnêteté, à la remise en question, à l’humilité, à la pluralité des opinions et au droit de les exprimer ? A-t-on donc définitivement renoncé à tout ça, et, dans la même foulée, renoncé à l’éducation et à la pédagogie, pour lui préférer des techniques de marketing ? A-t-on réfléchi aux conséquences d’une telle forme de gouvernance ? Sommes-nous dans une dérive utilitariste de « la fin justifie les moyens » ? Et que dire encore de la science qui développe ces techniques pour les mettre au service de la politique sans aucune consultation citoyenne ? Quel impact cela aura sur la confiance des citoyens et des citoyennes dans la science et les scientifiques ? Cette dernière question m’étonne tout particulièrement car elle avait justement fait la une du dernier magazine « Imagine demain le monde : La science à l’ère du soupçon ».[note] Cela m’étonne d’autant plus que certains membres de ce groupe d’experts psychologues ont participé à la rédaction de ce même article.
Peut-on appeler « démocratie » une société où le gouvernement nous pousse sciemment, et à notre insu, dans une direction sans qu’on ait voix au chapitre ? Quelles valeurs sont véhiculées par ces pratiques ? En quoi cela se différencie d’une forme de « dressage social » ?
Malgré ces nombreuses questions, aucune n’est évoquée dans les rapports des experts psychologues, qui ne semblent pas fort se soucier des conséquences de leurs conseils ni des valeurs qu’ils véhiculent. Apparemment, tant qu’on atteint l’objectif, le reste n’a pas d’importance. Il s’agit d’une application en bonne et due forme de « la fin justifie les moyens ».
Pour conclure, je ne plaide pas pour l’interdiction ou la condamnation totale du nudging. Ce qui me pose un problème majeur, c’est que tout ceci n’ait fait l’objet d’aucun débat sociétal, que ces techniques sont utilisées à l’insu de l’entièreté de la population et qu’il n’y a aucun garde-fou par rapport à des dérives évidentes qui pourraient avoir lieu en les utilisant. Que se passe-t-il si on se trompe d’objectif ? Qu’arriverait-il si on influence massivement toute une population dans une direction qui fait en définitive plus de mal que de bien ? Les objectifs visés ne devraient-ils pas faire l’objet de débats impliquant les personnes directement concernées avant d’être poursuivis ? Je pense que tout ceci devrait être ouvertement débattu, et que les citoyens – du moins une partie d’entre eux, l’entièreté étant bien entendu illusoire – devraient y être activement impliqués.
Je pense que nos démocraties ont montré toutes leurs faiblesses durant cette crise et qu’elles doivent évoluer, se réinventer et aller vers une forme beaucoup plus directe en favorisant une participation nettement plus active de la population, au risque sinon de se voir substituer par des systèmes qui ont laissé de sombres traces dans l’histoire. Je suis d’ailleurs profondément convaincu que les citoyens seront enthousiastes et motivés de retrouver un pouvoir d’action nettement plus tangible sur la société que le seul fait de voter, ce qui pourra d’ailleurs in fine être excellent pour la santé mentale, en favorisant le sentiment de pouvoir d’action et en évitant de sombrer dans le défaitisme et le pessimisme.
Au vu de la crise actuelle et de la crise climatique en cours, il est plus que souhaitable, et c’est un euphémisme, d’éviter de cultiver un sentiment de fatalisme, qui n’a jamais rien résolu. Au point où nous en sommes, nous n’avons plus ce luxe.
Ludwig Hemeleers

En quelques mois, sous prétexte d’une guerre sanitaire, nos libertés fondamentales ont été lourdement malmenées et la libre expression, pilier de la démocratie, semble s’évaporer dans l’indifférence générale. De l’artillerie légère aux armes de destruction massive : nous explorons, dans cet article, l’arsenal déployé actuellement par les structures dominantes pour prendre le contrôle de la vérité.
Depuis plus d’un an, le vocabulaire militaire a envahi la scène. « Nous sommes en guerre », déclarait le Président français Emmanuel Macron dès le 20 mars 2020[note]. Depuis, les termes « couvre-feu », « état d’urgence », « blocage des frontières » inondent les colonnes des journaux, ainsi que le comptage des morts durant les « vagues d’assaut » du virus. Tenace lorsqu’il s’agit de défendre l’indépendance de ses positions, le microbiologiste Didier Raoult a publié, en novembre dernier, ses « Carnets de guerre COVID-19 »[note], histoire de révéler l’atmosphère belliqueuse dans laquelle se joue un véritable bras de fer pour faire émerger la vérité médicale.
La vérité qui valait 26 milliards de dollars
Personne ne peut nier que les enjeux sont gigantesques. La société Pfizer à elle seule prévoit que les ventes des vaccins anti-Covid puissent atteindre 26 milliards de dollars en 2021[note]. Or, ce marché titanesque peut s’écrouler du jour au lendemain si une solution médicale alternative apparaît comme efficace.
« Si un seul des traitements alternatifs dont on parle, notamment l’ivermectine, s’avérait fonctionner, l’autorisation pour le vaccin tomberait immédiatement parce que c’est une autorisation conditionnelle, qui est liée au fait qu’il n’existe pas d’autre traitement[note] », nous rappelle Xavier Bazin, auteur de l’ouvrage « Big Pharma démasqué ». De fait, l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) inclut parmi les conditions de mise sur le marché conditionnel du vaccin une clause qui stipule que cette solution est provisoirement acceptée uniquement parce qu’elle rencontre un besoin thérapeutique non rempli, en l’absence d’une autre solution[note]. C’est une clé pour comprendre la guerre de l’information scientifique, qui se joue en ce moment.
Les gouvernements, quant à eux, ont engagé les finances publiques à des degrés jamais atteints. La Belgique pourrait mettre 10 ans pour revenir à la situation budgétaire d’avant-Covid[note]. Les privations de liberté et autres mesures restrictives ont eu un impact sévère sur toute une série de registres de la société : secteurs économiques en difficulté, indicateurs de santé mentale en chute libre, éducation et culture mises au ralenti. Certains traitements médicamenteux, comme la chloroquine ou, plus récemment l’ivermectine, ont été écartés par l’OMS, l’Agence Européenne des Médicaments ou l’ANSM en France[note], pour des raisons essentiellement méthodologiques, qui suscitent un débat au sein de la communauté scientifique. Si de telles mesures s’avéraient injustifiées, les gouvernements devraient assumer une lourde responsabilité et nous basculerions dans une affaire d’État.
Un combat inégal
Si ces enjeux concernant les alternatives au vaccin faisaient l’objet d’un débat transparent et serein soit dans l’arène politique, soit dans l’arène scientifique, en toute indépendance des intérêts privés, ce serait somme toute rassurant. Mais l’observation du champ de bataille démontre que, en lieu et place d’un débat ouvert et démocratique, nous assistons à une véritable polarisation entre la « voix officielle », dictée par les gouvernements, les médias classiques et les conseils scientifiques officiels, d’une part, et des voix divergentes d’autre part, émanant de collectifs citoyens ou scientifiques. Et dans cette arène où chacun exprime sa vérité, les uns et les autres ne combattent pas à armes égales. C’est un euphémisme. On pourrait dire qu’on assiste à un face à face entre des tanks blindés et des lanceurs de pierres.
Les stratégies mises en place pour contrer systématiquement les points de vue divergents rivalisent de créativité. Nous vous proposons d’en épingler quelques-unes.
Arme n°01 : la censure sur YouTube et Facebook
Sur YouTube, la censure est pure et dure. Le géant de la vidéo ne cache pas sa politique : filtrer les contenus qui ne vont pas dans le sens du poil de l’OMS et des gouvernements.
Les exemples sont légions. Ils ont beau être médecins, virologues, scientifiques éminents, statisticiens, philosophes, journalistes, intellectuels ou citoyens engagés, peu importe leurs distinctions, peu importe la qualité de leur argumentation et peu importe la consistance de leurs sources, ils sont littéralement bannis de YouTube, dès lors qu’ils expriment un scepticisme trop prononcé envers la stratégie médicale officielle.
Vous désirez quelques exemples ? Le site Crowd Bunker (encore un vocabulaire guerrier, me direz-vous) accueille une série de vidéos qui ont fait l’objet d’une censure sur YouTube[note]. Vous y trouverez à boire et à manger, mais notamment certaines réunions du Conseil Scientifique Indépendant, pourtant sérieuses, nuancées et bienveillantes en dépit de leur esprit critique. Le Grand Débat de Kairos s’est vu lui-même censuré. Les professeurs Christian Perronne et Didier Raoult ont un curriculum scientifique que même leurs opposants qualifient de « bien garni »[note]. Ils ont tous deux fait l’objet de censures, dans certains cas provisoires. Enfin, même une vidéo d’un média public, la Radio Télévision Suisse (RTS), a été censurée. Il s’agissait d’un reportage sur la situation du Covid-19 en Chine[note].

Les règles de la plateforme sont claires : « YouTube n’autorise pas les contenus qui propagent des informations médicales incorrectes contredisant celles des autorités sanitaires locales ou de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) concernant le COVID-19. (…) Sont notamment interdits les « Contenus qui contredisent le consensus des experts d’autorités sanitaires locales ou de l’OMS au sujet du vaccin contre le COVID-19 »[note].
Le résultat de cette censure est triplement impactant. Tout d’abord, les voix dissidentes ne pourront pas se faire entendre sur la plateforme vidéo largement la plus utilisée au monde. En effet, YouTube est près de 10 fois plus consulté qu’une plateforme comme Vimeo, qui d’ailleurs n’est pas gratuite[note]. Certes, il s’agit d’un espace privé, qui peut donc établir ses propres critères de publication, mais la réalité est que c’est bel et bien l’endroit où se concentre la plus large audience.

La deuxième conséquence de la censure, c’est qu’elle peut décourager la libre expression et engendrer une autocensure. Non seulement pour les personnes directement concernées, mais aussi pour tous les autres qui assistent à ce climat punitif.
La troisième conséquence va être qu’une partie de la population risque de considérer comme suspects, voire irrecevables, les acteurs ayant fait l’objet d’une censure. Il est plus confortable de se ranger du côté du plus fort.
Sur Facebook et Instagram, même combat. Le réseau social mondial annonce les règles du jeu : « Facebook supprimera désormais toute une série d’affirmations mensongères sur le Covid-19 et la vaccination », a annoncé l’entreprise dans un communiqué datant du 8 février 2021[note].
Mais qui peut se targuer de distinguer à coup sûr le faux du vrai au cœur d’une crise qui bouleverse le monde et dont les enjeux nous dépassent ? C’est toute la question ! Et Facebook, en l’espace de quatre mois à peine, a fait bouger les lignes. En février, le réseau social annonçait qu’il supprimerait les messages affirmant que le coronavirus « est produit en usine ou fabriqué par l’homme », ou que le port du masque n’est pas efficace pour empêcher la contamination. Sans doute dans la foulée de la publicité des e-mails de Fauci, Facebook vient de faire volte-face au mois de juin : désormais, l’hypothèse de l’origine humaine du virus est acceptée[note].
La réalité démontre que Facebook adapte sa politique de manière arbitraire, en épousant le point de vue officiel dominant. « La modération par les plateformes obéit à des présupposés idéologiques », analyse Arnaud Benedetti, professeur associé à l’Université Paris-Sorbonne.
La conséquence est de taille : la liberté d’expression et le débat démocratique sont étouffés, de fait, sur ces espaces privés, mais tellement fréquentés qu’ils déterminent une grande partie de l’opinion.
Jean-Marc Hardy

La plupart des mesures coercitives non pharmacologiques prises pour lutter contre le Covid-19 n’ont pas de bases ou de preuves scientifiques solides d’efficacité démontrée. Sur le long terme, elles constitueraient pourtant un facteur de maltraitance psychologique pour de nombreux citoyens et sont contraires à la constitution. Nous revenons ici sur le cas des masques que nous allons développer et préciser, et montrons, études scientifiques à l’appui, qu’un allégement des mesures plus respectueux de la santé psychique et des droits fondamentaux des personnes pourrait être pris. Cet allégement ne semblerait pas impacter la sécurité de chacun. Nous proposons finalement une feuille de synthèse en fin d’article qui est également disponible en format PDF ici.
Voici, d’abord, quelques points essentiels, que la science a prouvés en un an, et qui changent la donne, mais qui semblent encore trop largement ignorés ou méconnus :
Les asymptomatiques ont une charge virale trop faible pour être contagieux[note] (par contre, les porteurs qui vont avoir des symptômes, et qui seront donc identifiables, sont contagieux sur une courte période dite présymptomatique. Les présymptomatiques ne toussent pas, la toux étant le mécanisme de contamination dont le masque protège principalement) [note] [note] [note] [note] [note] [note] [note] [note]. L’hypothèse des asymptomatiques contagieux revient à dire que toute personne en bonne santé est un malade qui s’ignore ou qu’elle est présumée coupable. Rappelons que cette hypothèse est à la base du port du masque généralisé. Elle est sans doute, aussi, un argument pour justifier le confinement de toute la population. L’invalidation de cette hypothèse des asymptomatiques contagieux explique, peut-être, en partie, le manque de corrélation positive observé dans la vie réelle du confinement sur la diminution des hospitalisations et des décès par des études scientifiques de plus en plus nombreuses, et maintenant en Amérique où des états totalement ouverts et sans aucune restriction, comme au Texas depuis de nombreuses semaines, voient leurs cas et leurs décès chuter de façon spectaculaire au cours de la même période.
Le virus se propage par fines gouttelettes aérosols qui passent à travers les pores du masque qui sont jusqu’ à 1000 fois plus grands que le virus (Fig. 1, les masques de types FFP2 plus efficaces filtrent eux une partie des aérosols plus grands que 600 nm, le virus lui fait de 60 à 140 nm) et se propageraient même au-delà des distances sociales [note]. Cette transmission de type aérosol, qui pourrait d’ailleurs expliquer le phénomène des supercontaminateurs, semble de plus en plus être le mode principal de la transmission[note] [note] [note] [note]. Heureusement, il y a la notion de seuil[note] : 1 virus ne suffit pas, il en faut beaucoup plus pour être contaminé[note] [note] [note] [note].

Quelles en sont les implications ?

Toutes les études scientifiques et les observations le confirment[note] [note] [note] [note], le risque de contamination au Covid-19 à l’extérieur est extrêmement faible. Il faut environ 1 million de virus par ml dans nos bronches pour que le seuil de contamination au SARS-Cov-2 soit atteint [note] [note] [note] [note]. Ce seuil ne peut pas être atteint par aérosols à l’extérieur, c’est une question de volume[note].
Un autre cas est celui des enfants rarement symptomatiques et donc très peu contagieux[note] [note]. Le port du masque en extérieur ou pour les enfants semble donc se faire en dépit de toute balance bénéfice-risque et bon sens. Car si les preuves scientifiques pour l’utilité du masque généralisé à toute la population manquent [note] [note] [note] [note] [note], les risques de son impact négatif sur la santé physique et mentale ont été démontrés, par exemple [note] [note] [note] [note] [note] et Table 1. Le port du masque, le confinement, la pratique de la distanciation sociale, et le stress et l’isolation associés peuvent de plus affaiblir notre système immunitaire [note] [note] [note], et pourraient donc contribuer à augmenter, paradoxalement, le risque de formes sévères (et donc beaucoup plus contagieuses), d’hospitalisations, de décès et de contagions, surtout dans les populations qui ne sont pas à risque pour lesquelles le bénéfice de ces mesures n’est pas démontré [note] [note] [note] [note] [note] [note] [note][note]. Il pourrait d’ailleurs être utile de penser à renforcer son système immunitaire entre autres par de la vitamine D, C et du Zinc et pourquoi pas un peu d’huile essentielle de Laurier Noble ou de Ravintsara [note], par exemple en cas d’un contact plus à risque.
À l’intérieur, la contamination par aérosol est possible s’il n’y a pas d’aération suffisante. Il faudrait typiquement être en contact avec une personne à haute charge virale pendant suffisamment longtemps (typiquement > 10 minutes. Le masque et la distanciation sociale ne seraient que peu efficaces, sauf pour les symptomatiques qui toussent [note] [note] [note] [note] [note] [note] qui devraient eux être isolés, et masqués, de préférence avec un masque FFP2, en cas de déplacement indispensable. Un masque standard n’offrant pas de protection réelle contre les aérosols plus petits que 3 um [note] [note] [note] et même un masque FFP2, moins respirable, n’offrant qu’une protection imparfaite, la protection en vie réelle dépendant d’ailleurs beaucoup des conditions d’utilisations [note], une meilleure solution serait l’aération ou la purification de l’air (il existe par exemple des filtres HEPA, ozone, et UVC très efficaces) pour que le seuil ne soit jamais atteint à l’intérieur.
En conclusions, si selon les dires même de l’OMS [note] [note], le port du masque médical de type FFP2 (les masques non médicaux auraient eux une efficacité limitée et pourraient même augmenter les risques d’infection si mal utilisés[note]) a une utilité pour le personnel soignant directement en contact avec les malades, les malades symptomatiques et aussi sans doute pour les personnes à risques comme protection supplémentaire, le port généralisé pour les personnes ne présentant pas de symptômes apparents de la maladie n’a pas ou peu de justifications scientifiques [note] [note] [note] [note] [note] [note]. L’OMS, après s’être prononcé contre [note], semble l’accepter [note], en raison de la forte demande des états pour rassurer les populations, comme une mesure plutôt de l’ordre psychologique [note], voire d’un talisman qui rassure[note], et malgré la faible contagiosité des asymptomatiques [note] [note] [note] [note] [note] [note] [note] [note]. Un tout dernier article du MIT vient remettre en cause la distanciation sociale, car la transmission se faisant par aérosol franchirait donc allégrement ces distances[note]. Si la science semble avoir tué la nouvelle normalité, combien de temps faudra-t-il avant que les masques ne tombent ?

Aryan Afzalian
Ingénieur civil et Docteur en Sciences Appliquées. Chercheur spécialisé dans le domaine de la physique quantique atomistique appliquée à la modélisation de la nano- et bio-électronique et auteur du site https://auxamescitoyennes.com/
Nour de San
Consultante indépendante. Docteur en médecine, spécialisée en biologie clinique (immunologie et microbiologie), anciennement responsable de la gestion des risques en découvertes et développement de l’unité Vaccine de GSK. Chargée de mission en support à la gestion de la crise COVID à l’hôpital Erasme d’avril 2020 à mai 2021.
Florence Parent
MD – PhD, Santé publique et pédagogie médicale, auteur d’ouvrages en Éducation médicale.
Martin Zizi
MD-PhD, Biophysicien, Professeur de Physiologie (KULeuven et VUB), ancien Directeur épidémiologique du Département de la Défense, ancien Directeur Scientifique et Président de Comité d’Éthique, ancien Conseiller UN pour le désarmement biologique et bio-inspecteur Unscom.
Feuille de synthèse sur les masques :
Covid-19 : Le port du masque que disent les études scientifiques :
Cette note a un but purement informatif. Elle est basée sur la littérature scientifique et une interprétation de la balance bénéfice-risque. Elle a pour vocation d’aider tout un chacun à mieux comprendre les mécanismes de transmission et connaître les bénéfices et risques du port du masque, dans l’espoir que chaque personne puisse utiliser cette connaissance pour se protéger au mieux. Elle ne tient pas compte, ni n’est là pour se substituer à la juridiction légale spécifique à chaque pays, mais se veut un message aux autorités leur demandant de considérer que des mesures plus respectueuses de la santé psychique et des droits fondamentaux des personnes pourraient être prises. Cet allégement n’aurait probablement pas d’impact sur la sécurité de chacun.
Je porte le masque, je suis :
De quoi protège le masque, de quoi ne protège-t-il pas?
Alors que le taux de létalité du coronavirus, tous âges confondus, est très faible (0.23%), le gouvernement belge utilise pression, chantage, culpabilité, récompenses, pour pousser les 16-18 ans à se vacciner.
Boîte de nuit post-vaccinale de 16 à 23h00… une vision apocalyptique.

Le Grappe, Kairos et plusieurs auteurs ont initié un projet de publication intitulé (provisoirement) « Covid-19: au-delà de la censure ».
Vous êtes inquiet par rapport à la gestion politique de la crise du covid ? Vous voulez contribuer au maintien d’un débat citoyen? Vous vous demandez peut-être: « Qu’en est-il des calculs coûts/bénéfices des mesures? Quel avenir pour la démocratie ? Quid de la vaccination des plus jeunes? »
AIDEZ-NOUS A FINANCER CETTE PUBLICATION qui, avec votre aide, pourra paraître en septembre 2021.
Le crowdfunding a démarré: nous avons 45 jours (jusqu’au 15 août) pour récolter la somme souhaitée (sinon tout sera annulé et nous ne recevrons rien).
Nous demandons un palier de 6000€, mais l’idéal serait évidemment d’obtenir 20.000€.
Vous trouverez l’appel à contribution ici: Publication collective Grappe/Kairos « Covid-19: au-delà de la censure » par GrappeKairos — KissKissBankBankN’hésitez pas à le DIFFUSER à toute personne susceptible d’être intéressée par ce projet.

À travers une campagne publicitaire massive, Facebook se pose, ces jours-ci, en arbitre de la « vraie information ».
Désormais « collaborateur » et « partenaire » dévoué des États de par le monde, l’entreprise privée s’annonce comme le garde du corps qui vient au secours des gouvernements pour les aider à faire entrer dans le crâne des gens, via des « publicités gratuites », toutes les « informations fiables » concernant le Covid19.[note]

Facebook, dont la vocation n’est tout de même, à la base, que d’être un trombinoscope géant, chercherait-il à se poser en nouveau Ministre de la Vérité ?
Facebook sait-il mieux que tout le monde ce qui est « essentiel » et ce qui ne l’est pas, ce qui est « fiable » et ce qui ne l’est pas ? Facebook cherche-t-il à se substituer à la conscience des gens pour en décider ?
Facebook a-t-il complètement oublié ce que « liberté d’expression » veut dire ? A-t-il rayé de son inventaire « liberté d’opinion » et « liberté de conscience » ?
Cette proposition publique de devenir, pour tous les États du monde, une sorte de gardien ou de censeur-en-chef, devrait sonner comme une alarme d’urgence pour tous les utilisateurs de cette plateforme. Facebook, entreprise privée, compte désormais abreuver ses abonnés d’informations qu’il aura sélectionnées et reconnues comme « fiables » et « essentielles ». Sur quels critères ? Selon quelle méthode ? Comment parler encore « d’information » dans ces conditions ?
Si l’objectif affiché est de « travailler avec les gouvernements du monde », il est bien clair alors que le critère principal n’est pas d’offrir une information impartiale, objective, pesée, recoupée et la plus complète possible, mais plutôt de servir de relais obséquieux et servile à toute propagande que les gouvernements chercheront à délivrer. En termes « d’information » et de « liberté de la presse », ce choix est, à tout le moins, extrêmement préoccupant.

Pour tous ceux qui doutent, qui cherchent avec droiture, sincérité et humilité, pour tous ceux qui remettent en question, qui s’interrogent, qui explorent d’autres voies que les mantras ministériels, même si leur démarche est prudente et rigoureuse, quelle autre issue, alors, que d’être taxé d’hérésie et censuré ? Facebook ou le retour de l’Inquisition ?
Un pas de plus vient d’être franchi, vers la pensée unique, vers le délit d’opinion, vers l’extinction de toute voix dissidente, vers la neutralisation des contre-pouvoirs, vers l’étouffement du débat citoyen et le déni de démocratie.
Nos gouvernements vont-ils laisser faire ? Vraiment ?

Un collectif de citoyens s’est constitué pour dénoncer l’absence de soutien de l’Association des Journalistes Professionnels (AJP) vis-à-vis de Kairos et Alexandre Penasse et, in fine, se demande à quoi ils servent*.
Nous les remercions pour leur soutien, et promettons ceci : Nous ne lâcherons rien!
Le collectif invite à une marche le 15 juillet à 17 heures pour la liberté du Journalisme. Cette dernière prendra son départ au Bois de la Cambre (kiosque), pour se rendre jusqu’aux locaux de l’AJP, situés au 21 rue de la Senne.

*Nous avons eu depuis plus d’un an de nombreux

Ceux-là mêmes qui rabâchent constamment le principe de déontologie journalistique semblent réserver celui-ci uniquement aux autres. Les journalistes installés, bénéficiant de l’aura du « grand média », font ce qu’ils veulent, respectant l’éthique à la carte, de façon partiale, jetant les anathèmes mais refusant tout débat pour celui qui voudrait s’expliquer[note]. Ils dominent les réseaux de communication et peuvent donc décider qui parlent, condamner celui qui ne dit pas ce qu’il faut et l’empêcher d’utiliser leur réseau pour se défendre.
Les limites que les journalistes aux ordres ont désormais dépassées témoignent à la fois de leur repli défensif, alors que de plus en plus réalisent leur responsabilité majeure dans la désinformation et la propagande ; mais leurs attaques ad hominem sont aussi la marque d’un contexte de polarisation que les médias et les politiques génèrent et entretiennent, établissant une ligne de fracture entre ceux qui obéissent aux mesures liberticides des gouvernements et ceux qui les remettent en question.
Plutôt que de fournir les informations qui permettraient de penser la situation, ils vendent du contenu qui suscite l’adhésion et occultent ou bannissent tout ce qui ne va pas dans leur sens : réfléchir par exemple à la nécessité des vaccins, en amont, leur dangerosité et effets secondaires, en aval, fait de vous un « anti-vaxx ». Ils dichotomisent ainsi la société entre les « pro » et les « anti », plutôt que de permettre le doute et les questionnements autour de données qui ouvriraient un espace pour penser la situation, loin de l’angoisse, de la culpabilité et du recours à la catégorisation personnelle.
Contre l’inquisition médiatique, la résistance
Les médias créent leurs héros et leurs coupables. Ainsi de Bernard Crutzen, lynché médiatiquement pour avoir osé mettre en doute la Vérité scientifico-politico-médiatique du covid, dans Ceci n’est pas un complot. L’hérétique est classé dans la catégorie des « cancres », dans un article deux pages du Télé Moustique qui décerne les prix de fin d’année scolaire, un de ces marronniers[note] qui remplit leur page.
Sous le titre, d’une violence inouïe, « Exclus à vie », à côté d’une photo du réalisateur, on peut lire : « Les documentaires Ceci n’est pas un complot et Hold-up, pour manque d’honnêteté intellectuelle et propagation d’informations biaisées et toxiques ». On comprend bien que l’exclusion à vie concerne plutôt Bernard Crutzen que les deux documentaires (on n’exclut pas un documentaire), alors que les deux autres personnages de la catégorie « cancres » sont Georges-Louis Bouchez, pour son piètre néerlandais, et Denis Brogniart pour la « pire saison de Koh-Lanta »… Ceux qui éditent le journal et celui qui écrit l’article ne réalisent pas le peu de fondement et l’ineptie de leurs propos, pris dans une endogamie médiatique qui n’a d’équivalent que la pensée unique propre au microcosme politique. On est bien là dans la presse de caniveau. On aimerait les voir si offensifs vis-à-vis des abrutissements qu’ils servent à leurs spectateurs à longueur de journée…
Face aux lynchages des médias inféodés, nous devrons nous serrer les coudes, rester solidaires et informer qui peut encore l’être. Nous devrons produire et diffuser nous-mêmes les œuvres qui nous paraissent importantes. Nous devrons nous passer d’eux.
Respect et soutien à Bernard Crutzen. Honte aux chiens de garde du journalisme !

Communiqué de presse du collectif Stop5G.be
Le dossier du déploiement de la 5G consacre le divorce total entre les citoyens et les décideurs politiques. Depuis plus de 2 ans, le Collectif stop5G.be met tout en œuvre pour sensibiliser la population de notre pays aux conséquences inéluctables et dramatiques du déploiement de la 5G.
Utilisant tous les moyens démocratiques pour faire valoir ses arguments, le Collectif a accepté sans grande illusion de participer au processus participatif mis en place par le gouvernement de la Région bruxelloise. Ce processus a donné l’illusion à 45 citoyens sélectionnés qu’ils pouvaient peser sur les décisions politiques. En fait, il s’est avéré que ni le principe du déploiement de la 5G ni les valeurs limites d’exposition aux rayonnements n’étaient réellement mis en discussion. En clair, seuls quelques aménagements aux projets d’installation d’antennes seront pris en considération. Il s’agit manifestement d’un enfumage pseudodémocratique où les citoyens sont utilisés pour cautionner un projet inutile socialement et écologiquement destructeur.
En Région wallonne, le gouvernement a pris soin de demander à un groupe d’experts de procéder à une étude d’impact préalable, prenant en considération les différents aspects jugés pertinents : économie, emploi, énergie, environnement, santé. Le choix de ces experts était évidemment capital pour garantir le sérieux de cette étude. En ce qui concerne la santé, les trois experts désignés ont manifestement été choisis pour leurs prises de position préalables favorables à la vision des milieux industriels. Selon eux, les effets non thermiques des rayonnements non ionisants n’auraient aucun effet sur la santé. Sans surprise, au moins deux des trois experts ont considéré que le déploiement de la 5G ne pose aucun problème de santé publique.
Or, ce paradigme « thermique » est remis en cause depuis de nombreuses années par des milliers d’études et par une écrasante majorité de scientifiques indépendants des milieux industriels (y compris par le Conseil Supérieur de la Santé de Belgique).
Le Collectif stop5G.be a estimé utile de proposer aux parlementaires wallons d’entendre un de ces experts indépendants, internationalement reconnus, le professeur Paul Héroux de l’Université McGill de Montréal (professeur de toxicologie et des effets de l’électromagnétisme sur la santé à la Faculté de médecine).
Le Collectif a initié une pétition à ce sujet, laquelle a recueilli près de 4.000 signatures en un temps record. Cette pétition a été logiquement acceptée par le Parlement wallon puisque parfaitement conforme au règlement en vigueur.
La Commission de l’environnement du Parlement wallon, après avoir entendu l’argumentaire des pétitionnaires, a refusé par 6 voix contre 2 (PTB et CDH) d’entendre le professeur Héroux, s’alignant ainsi, sans état d’âme, sur l’avis de la ministre de l’Environnement, ladite ministre estimant que le groupe d’experts était équilibré et jugeant cette audition superflue.
Les citoyens apprécieront à sa juste valeur cette attitude méprisante à l’égard d’une demande portée par des milliers de citoyens.
Comment s’étonner dès lors de voir monter la désaffection de la population pour des partis politiques incompétents qui confisquent les débats tout en feignant de vouloir la participation citoyenne.
Ces deux épisodes ont démontré que les petites ouvertures permettant aux citoyens de s’exprimer ne peuvent modifier qu’à la marge les compromis négociés entre partis par-dessus leurs têtes. En ne leur concédant que des interventions cosmétiques, les partis contribuent à miner en profondeur la démocratie.
Contact
Ce courrier a été envoyé à ceux qui avaient reçu l’invitation au grand débat du 10 juin :
– Erika Vlieghe, Yves Coppieters, Marc Van Ranst, Yves Van Laethem, Emmanuel André, Marius Gilbert.
Mais également aux membres actuels du GEMS :
– Steven Vangucht, Niel Hens, Geert Molenberghs, Mathias Dewatripont, Céline Nieuwenhuys.

« Bonjour,
Le débat du 10 juin a été l’occasion d’échanger des informations particulièrement intéressantes (https://www.new.kairospresse.be/grand-debat/), qu’on a peu eu l’occasion d’entendre dans vos discours et divers compte-rendus. Le doute étant propre à la science, je suis certain que le discours à sens unique qu’on reçoit depuis plus d’un an n’est qu’un fourvoiement malheureux, et que vous écouterez avec attention les différents propos tenus durant ces 3 heures 15 de débat, par des intervenants issus de divers milieux scientifiques et médicaux.
Il serait dès lors particulièrement judicieux que vous puissiez en parler lors d’un prochain grand débat, où vous serez cordialement invités et où nous pourrons entendre vos arguments, accords et désaccords.
Je suis certain que nous trouverons l’occasion d’échanger, afin de construire la vérité collectivement, laquelle ne pourra que s’inscrire dans le respect du bien commun.
Dans l’attente de votre réponse, recevez mes salutations les plus cordiales,
Alexandre Penasse
Journaliste, rédacteur en chef de Kairos »
Kairos vous propose ce grand débat, auquel ont refusé de participer ceux qui font la météo covid depuis plus d’un an.
Avec la participation de Louis Fouché, Alexandra Henrion-Caude, Vincenzo Castronovo, Martin Zizi, Julie Michotte, Frédéric Goaréguer, Kaarle Parikka.
Beaucoup d’émotions, de temps consacré, mais aussi d’invectives de la part de ceux qu’on dérange. Parfois, on craque… Désolé.
On remercie encore vivement nos intervenants, qui ont le courage de tenir bon et de refuser de suivre la doxa politico-médiatique.
Plus de 9 ans que Kairos, avec ses petits moyens, tente de faire un journalisme de qualité.
On remercie les associations qui nous soutiennent pour cette soirée.
Grappe – FolieVirus.be – Bon Sens Belgique – Néo santé édition – Initiative citoyenne – Les Belges se réveillent – Masque blancs – Mpoc Liège – Reinfocovid Belgique – Wake Up – I Love my constitution
Et Hugo Live pour la technique.
* Version améliorée

L’Agence européenne du médicament (EMA) a estimé ce vendredi 28 mai 2021 que le rapport bénéfice/risque du vaccin anti-covid de Pfizer/BioNTech était positif chez les enfants de 12 à 15 ans, en particulier chez les enfants présentant des pathologies augmentant le risque de covid-19 sévère. L’Agence s’est dès lors prononcée en faveur d’une extension d’indication du vaccin à cette tranche d’âge, le vaccin étant déjà autorisé à partir de 16 ans. C’est désormais aux États membres de se prononcer sur l’utilisation ou non de ce vaccin chez les adolescents[note]. Dans la foulée, Moderna a également déposé auprès de l’EMA une demande d’autorisation pour son vaccin contre le covid-19 chez les adolescents de 12 à 17 ans[note].
En Belgique, les jeunes de 16 et 17 ans pourront déjà se faire vacciner dès ce 14 juin 2021 avec le vaccin Pfizer « sans que le consentement des parents ne soit nécessaire », titrent plusieurs médias[note], ce qui ne correspond pas exactement à ce que prévoit la loi (voir le point 11 ci-dessous). Ces mêmes médias ont également précisé que la possibilité de permettre aux jeunes dûment informés d’opter pour les vaccins Astra Zeneca ou Janssen serait étudiée[note], ce qui est pour le moins surprenant, les essais cliniques sur les adolescents pour ces deux derniers vaccins ayant à peine débuté (voir le point 2 ci-dessous).
Pourtant, comme le montrent les arguments suivants, excepté situations familiales spécifiques (proches vulnérables) ou cas médicaux particuliers (jeunes souffrant de comorbidités ou de déficits immunitaires) qui devraient être évalués au cas par cas après démonstration que, pour ces jeunes, le risque lié au vaccin ne serait pas supérieur au risque lié au covid-19, la vaccination généralisée des jeunes contre le covid-19 semble au minimum prématurée, à partir du moment où c’est le bénéfice sanitaire individuel et l’intérêt supérieur de l’enfant que l’on prend en compte.
3. La transmission du covid-19 par les enfants: l’argument principal utilisé pour imposer la vaccination aux enfants est que ceux-ci seraient un vecteur de propagation du virus. Or, de plus en plus d’études montrent que le rôle des enfants dans la propagation du covid-19 est faible et suggèrent que les enfants sont plutôt infectés par les adultes que l’inverse, tant à l’école qu’au sein du foyer[note]. Le rôle des adolescents dans la transmission paraît également plus faible que celui des adultes[note].
4. La transmission du covid-19 par les personnes vaccinées: il faudra attendre les données des essais de phase 4 pour évaluer dans quelle mesure les vaccinés restent – ou non – transmetteurs. Mais à ce jour, de nombreux cas de personnes vaccinées testées positives au covid-19 ont été recensés[note].
5. Le rapport bénéfices-risques pour les jeunes: Ce que doivent démontrer les études, c’est que le bénéfice apporté à la population pédiatrique est supérieur aux risques potentiels encourus par cette population. Comment un rapport bénéfice/risque positif global pour ces tranches d’âge (12-15 et 16-18) a-t-il pu être posé, alors que le risque à moyen et long terme est indéterminé à ce jour et que le bénéfice sanitaire individuel pour les jeunes qui ne souffrent pas de pathologies faisant d’eux des personnes à risque est quasi nul ? Le Comité consultatif national d’éthique français insiste, ce 14 juin 2021 : « Chez les adolescents, entre 12 et 16 ans, le bénéfice individuel en lien avec l’infection est très faible en l’absence de comorbidité et ne semble pas suffisant pour justifier, à lui seul, la vaccination[note]». Par contre, on n’entend pas le Conseil national de bioéthique de Belgique sur cette question…
6. L’immunité naturelle chez les jeunes:
– A ce jour, un certain nombre de jeunes disposent d’anticorps et donc d’une immunité qui s’est avérée suffisante pour les protéger.
– Il est probable que l’immunité naturelle après infection soit plus solide pour affronter les mutations éventuelles du virus, a expliqué le pédiatre Michel Dechamps à L’Avenir[note].
– Pour permettre le développement de cette immunité collective naturelle chez les jeunes, il est important de les laisser développer sans frein des interactions nombreuses entre eux, leur permettant par là de renforcer leur système immunitaire au lieu de l’affaiblir par un mode de vie sédentaire, en intérieur, privé de sorties, de contacts, de sports, de plaisirs et de loisirs autres que les écrans.
– Selon l’équipe scientifique de réinfocovid, une étude publiée en mai 2021 dans le journal « Science »[note] démontre que les enfants disposent d’une protection humorale spécifique contre le SARS-CoV-2, même quand ils ne l’ont pas rencontré. Une autre étude a également rapporté des observations similaires[note]. Cette protection reposerait sur le fait que les enfants sont régulièrement sujets à des atteintes respiratoires bénignes (et des rhumes banals) en hiver dus aux coronavirus « classiques » avec lesquels nous coexistons. Ces infections bénignes entraînent chez les enfants n’ayant jamais croisé le SARS-CoV-2 une production de nombreux lymphocytes B appelés « mémoires », qui produisent chacun un répertoire particulier d’anticorps qui reconnaissent le SARS-CoV-2. Plus particulièrement, ces différents clones de lymphocytes B mémoires reconnaissent des motifs (appelés « épitopes ») présents sur les protéines Spike de différents coronavirus, y compris sur les formes mutantes du SRAS COV 2. Les adultes ont également été exposés à ces coronavirus bénins lorsqu’ils étaient enfants. Mais leurs lymphocytes B mémoires ciblant ces coronavirus sembleraient avoir perdu une grande partie de leur efficacité au cours des années, expliquant ainsi (entre autres facteurs liés à l’âge) la plus grande sensibilité au SARS-CoV-2 lorsque les années passent[note].
7. L’argument pseudo-moral – L’incidence et la morbidité du covid-19 étant très faibles chez les jeunes, leur vaccination n’est en réalité pas entreprise pour leur propre protection, mais pour celle de la population à risque. En d’autres termes, ce n’est pas le bénéfice individuel sanitaire du jeune ni l’intérêt supérieur de l’enfant qui sont pris en compte. Ce qui fait surgir une question : faut-il faire prendre des risques indéterminés aux jeunes pour protéger le reste de la population ? N’est-ce pas l’inverse qui serait conforme à la morale et même à l’instinct le plus naturel ?
– Dans l’état actuel des connaissances, faire le choix collectif de la vaccination des mineurs contre le covid-19 signifie que les intérêts de cette classe d’individus sont considérés comme secondaires par rapport aux intérêts d’un relativement petit nombre d’adultes à risque.
– De même, faire, à l’heure actuelle, le choix collectif de la vaccination des mineurs contre le covid-19 dans le but de favoriser le retour à la »liberté » et à la »vie d’avant » signifie que ces objectifs seraient jugés prioritaires sur l’intérêt des jeunes. On pourrait objecter que les jeunes ont eu aussi un intérêt à retrouver la liberté. Mais un acte (se vacciner) exercé en échange d’une promesse de liberté n’est pas un acte libre, mais un chantage. Et la « liberté » retrouvée n’en est pas une non plus : un tel chantage en annonce inévitablement d’autres. D’ailleurs, « les membres du Comité (national d’éthique français) préconisent d’informer les adolescents, comme l’ensemble de la population, du risque qu’il y aurait à être à nouveau confinés, alors même qu’ils seront vaccinés, en cas de rebond de l’épidémie dû, par exemple, à l’apparition d’un nouveau variant »[note].
– Vacciner les jeunes pour ne pas fermer les classes et les lieux de rencontres entre jeunes est un argument dépassé. En effet, sur base des arguments 1, 3 et 6 présentés ci-dessus et sur base de nombreux autres arguments (santé physique et mentale, lutte contre le décrochage scolaire et social, etc.), ces lieux n’ont plus à être fermés : des aménagements doivent être organisés.
– Faire, à l’heure actuelle, le choix individuel de vacciner son enfant contre le covid-19 signifie que les intérêts des parents et grands-parents à risque sont jugés prioritaires sur les intérêts des enfants : un tel raisonnement peut se défendre dans certaines situations (parent proche très vulnérable), mais est difficilement généralisable en tant que principe. Mais si, en plus, les vaccins ne garantissent pas l’absence de contagiosité (voir point 4), l’argument d’une « vaccination altruiste » et d’un « devoir citoyen » (qui ne se justifiait déjà pas au regard du rapport bénéfice/risque sanitaire individuel pour les jeunes non porteurs de co-morbidité) perd toute crédibilité et rend l’éthique de vaccination des jeunes d’autant plus questionnable.
– Vacciner les jeunes contre le covid-19 (excepté situations familiales ou cas médicaux particuliers) dans le contexte actuel revient donc à les instrumentaliser, c’est à dire à les considérer comme des moyens pour la réalisation d’une stratégie vaccinale reposant sur des prémisses et des modèles questionnables[note]. Ce choix peut être considéré comme un sacrifice des intérêts des jeunes, sacrifice auquel conduisent également toute une série de mesures adoptées depuis mars 2020 : port du masque 8h par jour à l’école, éducation, activités culturelles, artistiques et sportives sacrifiées, ces dernières étant pourtant indispensables pour entretenir et renforcer le système immunitaire et ne pas créer des jeunes porteurs de co-morbidités.
8. L’argument économique D’un point de vue strictement économique, rappelle l’Avenir, deux doses de Pfizer coûtent 31 euros qu’il faudrait multiplier par le nombre de mineurs à vacciner. Tandis que l’immunité naturelle est gratuite et a fait ses preuves chez les mineurs[note].
9. L’avis de scientifiques belges Même Y. Van Laethem (partisan toutefois de la vaccination des 16-18 ans) avoue « À titre personnel – mais je ne suis pas pédiatre – je suis très circonspect. Et quand ce sont les présidents des firmes pharmaceutiques qui affirment qu’il faudra vacciner les enfants, cela m’irrite profondément. Ça sent un peu mauvais…[note] ». Pour Olga Chatzis, pédiatre infectiologue aux Cliniques universitaires Saint-Luc de Bruxelles et membre du groupe pédiatrique au Conseil supérieur de la Santé, la balance bénéfice/risque est plutôt négative. Yves Coppieters, professeur de Santé publique à l’ULB, va dans le même sens : « Ce n’est pas la question de la circulation du virus pour l’instant qui est importante, c’est plus la diminution du nombre de formes graves, et la diminution du nombre d’hospitalisations »[note].
10. Alternatives médicales et politiques à la vaccination généralisée Plutôt que de faire prendre un risque indéterminé et potentiellement vital à nos enfants et à nos adolescents non à risque, ne serait-il pas plus judicieux de chercher d’autres solutions à la crise actuelle? Pourquoi le débat scientifique est-il entravé en Belgique et en Europe sur le renforcement de l’immunité naturelle, les traitements préventifs et les traitements précoces identifiés ? Pourquoi dévaloriser l’immunité collective naturelle au bénéfice de l’immunité vaccinale, moins efficace et dont la mise en place est incertaine, si ce n’est pour des raisons économiques bénéficiant aux entreprises pharmaceutiques ? Et qu’en est-il des investissements belges dans le secteur hospitalier depuis mars 2020, puisque la motivation première des mesures adoptées et de la vaccination est d’éviter la saturation des hôpitaux ?
Pourquoi dévaloriser l’immunité collective naturelle au bénéfice de l’immunité vaccinale, moins efficace et dont la mise en place est incertaine, si ce n’est pour des raisons économiques bénéficiant aux entreprises pharmaceutiques ?
11. Petits arrangements avec la légalité ? Enfin, vacciner les 16-17 ans « sans le consentement des parents », comme le titrent plusieurs médias, ne correspond pas exactement à ce que dit la loi relative au droit des patients de 2002[note]. En effet, selon cette loi, l’accord du mineur est requis pour les soins relatifs à la santé de tous les jours, mais au-delà de cet accord plus ou moins explicite du mineur, ce sont les détenteurs de l’autorité parentale qui prennent l’ultime décision. Il existe néanmoins des domaines où le mineur peut exercer clairement son droit vis-à vis des soins. Par exemple, s’il s’avère que le choix des parents n’est pas au service de l’intérêt du mineur[note].
Mais on peut craindre qu’en ces temps de frénésie vaccinale et de censure du débat scientifique, les décisions des éventuels arbitrages judiciaires en cas de désaccords n’aient tendance à pencher en faveur de la vaccination, dont on vient pourtant de montrer que, sauf situations particulières à discuter au cas par cas, elle ne rencontre pas l’intérêt sanitaire individuel du jeune, et dont on peut même douter, au vu des arguments 2 à 8, qu’elle rencontre l’intérêt collectif.
Articles recommandés sur le sujet:
« Vacciner les mineurs contre le COVID ? Le Comité consultatif d’éthique est réservé »: https://francais.medscape.com/voirarticle/3607262 (14 juin 2021)
Interview de la pédiatre Marie Fabre-Grenet: https://www.youtube.com/watch?v=3upEtrz7xWU (7 juin 2021)
https://reinfocovid.fr/science/covid-19-vacciner-les-enfants-est-ce-bien-ethique/ (2 juin 2021)
https://www.francesoir.fr/politique-france/devons-nous-vacciner-nos-enfants-contre-le-covid-19 (2 juin 2021)
« Symptomatic Acute Myocarditis in Seven Adolescents Following Pfizer-BioNTech COVID- 19 Vaccination « : peds.2021-052478.full.pdf (aappublications.org) (2 juin 2021)
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20210528_01584327/vacciner-les-enfants-quel-interet (29 mai 2021)
https://reinfocovid.fr/science/les-enfants-de-5-a-17-ans-face-a-la-covid-19/ (25 mai 2021)
https://reinfocovid.fr/science/les-enfants-ne-doivent-pas-etre-vaccines-contre-la-covid-19 (24 mai 2021)
https://collectifdesantepediatrique.fr/les-enfants-prochainement-vaccines-il-faut-etre-prudent-tout-est-une-histoire-de-rapport-benefices-risques/ (10 mai 2021)
https://presse.inserm.fr/vacciner-les-enfants-pour-lutter-contre-la-pandemie-de-covid-19-vraiment/42468/ (23 mars 2021)
https://www.revmed.ch/revue-medicale-suisse/2021/revue-medicale-suisse-726/faudra-t-il-vacciner-les-enfants-contre-le-covid-19 (17 février 2021)
« Assessing the age specificity of infection fatality rates for COVID-19: systematic review, meta-analysis, and public policy implications »: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33289900/ (8 décembre 2020)
Ce soir, à 18h00, nous publierons le grand débat que nous avons réalisé en direct le 10 juin – avec quelques améliorations par rapport à sa première publication sur Facebook.
Après plus de 15 mois de travail journalistique intense (conférences de presse multiples, articles, investigations, lives, interviews…), les attaques des médias du pouvoir, l’absence totale de solidarité des journalistes, soi-disant « collègues », la démultiplication des abonnés au journal et aux réseaux et l’augmentation relative des messages de soutiens et des propositions d’investiguer, les 3h15 de débat ont laissé place à l’émotion. Vous le comprendrez, j’espère.
Je n’ai donc pas pu remercier comme il se devait l’équipe technique, qui malgré quelques difficultés, a pu réaliser ce qui était pour elle une première. Merci à Hugo Live !
Merci à la Task Force Kairos. Tout le travail que certains d’entre eux abattent depuis plus de 9 ans, souvent bénévoles, et les autres depuis 15 mois, intensifs. Merci !
Et merci à Julie Michotte, Alexandra Henrion-Caude, Vincenzo Castronovo, Frédéric Goaréguer, Louis Fouché, Kaarle Parikka, Martin Zizzi. Merci pour leur engagement, leur courage, leurs mots.
Alors qu’en face nous ne voyons que lâcheté et servitude. Il est dès lors bon de rappeler la Charte de Munich et ce que représente le – véritable – travail de journaliste.
On continue !
Alexandre Penasse

Un des slogans de la campagne contre l’épidémie de COVID-19 était « Tous ensemble contre le coronavirus ». Bref, tout ce slogan est là pour promouvoir l’esprit d’équipe. L’exemple même d’une équipe, c’est l’équipe de foot. La question la plus simple à se poser serait « Qui est le plus important dans une équipe de foot ? Si ce joueur est absent, cela devient un match perdu d’avance »…
Certains vous diront que dans une équipe de football, le plus important est le capitaine, le buteur, etc. À notre humble avis, la réponse est … le gardien de but : parce que si les joueurs marquent 10 goals et le gardien de but en encaisse 20, l’équipe a beau faire, elle perd le match.
Maintenant, revenons à la médecine : qui est le gardien de but(s) dans un système de soins de santé efficace, performant et soucieux de la santé des patients et d’une population ? Qui joue tout le temps à la question « j’hospitalise ou je n’hospitalise pas ? ». De nouveau, à notre humble avis, le gardien dans un tel système de santé est… le médecin généraliste.
Depuis mars 2020, il y a un problème qui cloche dans la gestion de l’épidémie de COVID-19 : les médecins généralistes ont été tout simplement mis de côté. Pourquoi avoir mis sur le banc de touche – en dehors du terrain de foot – le gardien de but (le médecin généraliste) pendant toute la gestion de l’épidémie depuis mars 2020 et encore maintenant ? Pour favoriser le « tout à l’hôpital » ? Bref, l’esprit d’équipe laisse à désirer. Verrait-on un entraîneur demander au gardien de but d’être en dehors du terrain ? Les journalistes sportifs pourraient se poser cette question et commenceraient-ils d’avoir un doute sur la stratégie de l’entraîneur ? A-t-on affaire à un entraîneur psychopathe en médecine ?
A-t-on idée de laisser le goal sans son gardien de but(s) pendant une partie de foot ? A-t-on idée de laisser la population sans son médecin de famille pendant une épidémie ? Et pourtant, c’est ce qui se passe depuis mars 2020… Selon les avis de nos chers experts (sans conflits d’intérêts ou sans prise illégale d’intérêt ?), le traitement en médecine générale se résume aux quatre D : dodo, domicile, Dafalgan et décès.
Selon les avis de nos chers experts, nous devions attendre la solution qui viendra dans un an. Oserions-nous dire à un parent dont l’enfant a une angine : « Bonne nouvelle, votre enfant a une angine, mais nous attendons le traitement qui va arriver dans un an » ? Un parent normalement constitué dirait : « Docteur, ou vous êtes fou, ou bien vous trouvez rapidement un traitement pour mon enfant malade ».
A-t-on idée de laisser la population sans son médecin de famille pendant une épidémie ? Et pourtant, c’est ce qui se passe depuis mars 2020
Ici, c’est l’option folle qui a été choisie par nos entraîneurs … sans que la plupart des médecins généralistes bronchent et cherchent un traitement … Il est vrai que la Société scientifique de médecine générale (SSMG) et le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) ne prônent pas d’emblée les antibiotiques systématiquement aux patients âgés ou en détresse respiratoire atteints du COVID-19 … Alors que le traitement préventif et curatif existe…
A-t-on idée de laisser les médecins sans outil thérapeutique ? Pourquoi les traitements efficaces sont-ils passés du terrain de foot vers le banc de touche ou ont-ils été renvoyés aux calendes grecques ? Galilée aurait dit : « Et pourtant, elle tourne ». Il semble que les experts auraient dit : « Et pourtant, il n’y a pas de traitement efficace ».
Tout l’espoir pour contrer cette épidémie a été braqué sur la vaccination. En attendant, pas besoin de médecins généralistes pour soigner les cystites, les crises d’asthme, les infarctus, etc. ou pour traiter les patients atteints du COVID-19… Cela devient assurément de la non-assistance en personnes en danger …
Une bonne fois pour toutes, il faudrait une procédure de désenvoûtement des médecins pour qu’ils retrouvent leur envie de guérir et outrepassent leur peur de mourir… Mais également aux journalistes de revenir à l’esprit de la charte de Munich : vérifier l’information et ne pas être la caisse de résonance du politique ou de la technoscience sans esprit critique.
Par définition, la médecine générale ne cherche pas la meilleure solution dans un temps infini, mais cherche une solution « potable » dans un temps « raisonnable » (souvent dans le temps imparti de la consultation). La solution valable pour prévenir l’épidémie existe : de la vitamine C, D, du zinc et de l’armoise (Artemisia Annua), etc.
La solution acceptable pour traiter l’épidémie existe : l’azithromycine avec de la doxycycline, et bien d’autres. En traitant les malades atteints du COVID-19, on coupe la transmission d’une maladie infectieuse. C’est du bon sens. L’entraîneur le comprend (il n’a jamais pensé mettre son gardien de but hors du terrain), nos experts ne l’intègrent pas dans la stratégie de la gestion de l’épidémie (ils pensent que les médecins généralistes ne sont pas utiles dans la gestion de l’épidémie ?). Pourquoi le bon sens n’est pas la denrée la plus courante en médecine ?
Qu’on arrête une bonne fois pour toutes de dire « Tout à l’hôpital ». Ou alors que l’on cesse de dire « Tout ensemble contre le coronavirus »…

On ne connaît que trop le coronavirus SARS-COV -2 dont on nous rebat les oreilles depuis plus d’un an. On connaît moins le psittacovirus qui fait pourtant des ravages dans l’anonymat. Le psittacovirus est un virus transmis à l’homme par le perroquet. Il contamine beaucoup de monde mais s’attaque en priorité aux représentants de la presse, qui sont des patients à haut risque. Ce virus a été délibérément disséminé par l’OMS, la Commission européenne, la plupart des gouvernements des pays industrialisés et les experts qui les conseillent.
Il provoque une maladie très contagieuse, le psittacisme[note], dont le symptôme essentiel est bien connu et facile à diagnostiquer : le patient atteint répète mécaniquement des phrases toutes faites, présentées comme des évidences, sans nécessairement les comprendre.
Les plus courantes sont les suivantes :
Tout dépistage systématique est inutile, les symptômes évoqués suffisent pour établir un diagnostic fiable.
Mais on peut se prémunir efficacement contre la contamination par le psittacovirus en adoptant des gestes barrière simples :
Au-delà, renforcer votre système immunitaire en faisant preuve d’esprit critique et, à cet effet, consulter les sites d’information sérieux comme Reinfo-Covid, Doctors for Covid ethics, Kairos, l’Association internationale pour une médecine scientifique indépendante et bienveillante (l’AIMSIB), Children Health Defense ou encore Pièces et Main-d’œuvre.
Ainsi, il sera possible de se prémunir et de protéger nos proches en limitant la circulation d’un virus plus dangereux que le SARS-COV-2.
Communiqué de presse du GRAPPE, 11 juin 2021

La Conférence interministérielle (CIM) santé qui regroupe l’ensemble des Ministres de la Santé du pays a décidé, ce 5 juin dernier, d’autoriser la vaccination des jeunes de 16 à 18 ans contre la Covid-19. Dès le mois de juillet, les invitations à se faire vacciner seront envoyées.
Le risque de la vaccination est probablement nettement supérieur à celui de troubles importants dus à la Covid-19
Les Ministres de la Santé ont précisé que les adolescents concernés pouvaient décider de se faire vacciner sans autorisation de leurs parents. Le Grappe tient à souligner que ce message est basé sur une interprétation de la loi du 22 août 2002 sur les droits du patient. Elle laisse entendre que l’autorité parentale serait supprimée en la matière, ce qui est faux. L’article 12 de la loi dément totalement cette interprétation. Les parents sont bien responsables même si le mineur est associé à l’exercice de ses droits.
Le second paragraphe de l’article 12 indique bien que les droits du mineur peuvent être exercés de manière autonome par le patient mineur « qui peut être estimé apte à apprécier raisonnablement ses intérêts ». Mais cela signifie clairement qu’en cas de désaccord, l’intérêt de l’enfant, tel qu’il le perçoit, peut l’emporter sur le choix parental. Rien de plus.
La vaccination des jeunes de 16 à 18 ans contre le SARS-covid-19 constitue un acte médical dont l’utilité est des plus contestables sinon pour gonfler artificiellement les chiffres de pourcentage de personnes vaccinées dans le pays. Le CIM santé ferait bien d’exiger que soit vraiment appliquée la loi sur le droit des patients et plus particulièrement ses articles 7 et 8 qui exigent le consentement libre et éclairé du patient pour tout acte médical, ce qu’est bien la vaccination.
Il est nécessaire à cet égard de rappeler que les vaccins contre la Covid-19 sont expérimentaux, sachant que les essais cliniques de phase 3 normalement exigés pour une agréation et une mise sur le marché sont toujours en cours, y compris pour le vaccin de Pfizer ; l’autorisation de mise sur le marché actuellement en cours n’est donc que provisoire. Sachant en outre que les vaccins à ARN messager constituent une première dans la technique vaccinale. De plus, les risques de graves effets secondaires notamment les coagulopathies potentiellement mortelles, doivent être portées à la connaissance des patients. On ne peut passer sous silence non plus, les risques non élucidés d’altération de la fertilité, de la reproduction et de la gestation.
Enfin, il serait élémentaire de signaler aux adolescents et à leurs parents que la maladie de la Covid-19 est une maladie généralement bénigne pour les jeunes et que le risque de la vaccination est probablement nettement supérieur à celui de troubles importants dus à la Covid-19.
Il est nécessaire de rappeler que les vaccins contre la Covid-19 sont expérimentaux, que les vaccins à ARN messager constituent une première dans la technique vaccinale, outre les risques non élucidés d’altération de la fertilité, de la reproduction et de la gestation et les risques de graves effets secondaires
Inciter les jeunes à adopter un mode de vie sain, à préférer les sorties en plein air au confinement, à pratiquer des activités sportives et à choisir une alimentation de qualité plutôt que les produits industriels, constitue un message de santé plus approprié que les convoquer à une vaccination inutile et potentiellement dangereuse.
Pour le Grappe
Pierre Stein, président
Paul Lannoye, membre fondateur

Pour célébrer notre cinquantième numéro et les neuf ans de notre journal, nous organisons une fête ce 25 juin. Ce sera l’occasion de rencontrer l’équipe et de refaire le monde.
Pour participer, rien de plus simple : il suffit de nous faire un versement de 5€ sur le compte Triodos Kairos BE81 5230 8062 1324 (indiquer « fête » en objet). Ce versement fera office de réservation obligatoire (seul moyen de s’assurer du nombre de personnes qui seront présentes et de nous organiser)*.
Les places étant limitées (mesure Covid…), nous rembourserons les personnes qui réserveraient une fois ce seuil atteint.

*Ces 5€ vous seront rendus à l’événement en un bon que vous pourrez soit utiliser pour une consommation, soit comme un bon de réduction pour les nouveaux t-shirts Kairos!