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CITOYENS, REVENDIQUEZ VOS DROITS À L’INFORMATION ET À LA PARTICIPATION !

Face aux impératifs sanitaires liés à la pandémie et aux décisions prises en urgence par l’exécutif, Denis Brusselmans, avocat, brosse le tableau des modifications majeures mises en œuvre par le pouvoir judiciaire.
Même si celles-ci semblent offrir certains avantages à court terme, elles présentent néanmoins des risques considérables si elles devaient s’avérer pérennes.


Analysant les problèmes liés à l’absence de débats, l’obligation vaccinale, l’élaboration d’une loi, le rôle de la contestation, il appelle sans cesse à l’exigence de la transparence, de l’information, de la compréhension et de la participation du citoyen au fonctionnement de la justice

UNE MÉDECINE PROCÉDURIÈRE ET BUREAUCRATIQUE

Aujourd’hui au cœur du débat sanitaire entourant le Covid 19, il est difficile d’ignorer les dysfonctionnements majeurs des choix politico-scientifiques en matière de soins de santé et de la bureaucratisation de plus en plus prégnante pour l’ensemble du personnel et des patients de ces choix et des conséquences délétères qu’ils engendrent. Neurochirurgien à la Clinique Saint-Pierre d’Ottignies, Vincent Marneffe, observateur et acteur privilégié de l’évolution de cette médecine en milieu hospitalier, nous en parle.

Quelques réactions à l’exposition « Voix de Syrie et de la région, 10 ans plus tard »

Il ne vous a sûrement pas échappé que nos sociétés adorent les commémorations, anniversaires et mémoriaux en tous genres: pas un mois, une semaine sans rappel d’événements « historiques » vieux de six mois, un an, 5 , 10 , 20 , voire cent ans et plus …

Et ce avec la participation enthousiaste de dirigeants et de leurs médias dégoulinants d’indignation de bon aloi, d ‘« empathie » pour les victimes, et surtout, surtout, de beaux discours sur ce qu’il nous est permis de penser de ces événements et ce qu’il est préférable d’oublier: qu’est-ce qui nous attend donc, mais que va-t-on donc subir ce 11 septembre prochain, 20 après… mais bien sûr pas le souvenir de la mort d’Allende et du coup d’état au Chili le 11 septembre 1973.

Des cérémonies d’hommage, comme celle récente du «  22 mars, 5 ans après », et le rappel du terrorisme peut aussi s’avérer utile pour garder la population sous surveillance, quand le prétexte Covid sera usé jusqu’à la corde …

Les panneaux, photos et textes «  Voix de Syrie et de la région, 10 ans plus tard » qui ont fleuri récemment sur les places et les murs du métro bruxellois ne font pas exception à la règle. On y lit des phrases rebattues comme

« L’une des pires crises humanitaires de l’histoire moderne »

Ah bon, et les Yemennites, et les Rohingas, et les Vénézueliens, et l’Ukraine et le Rwanda, et la Somalie,et le Nigéria, etc, etc… tous ces peuples et pays que nos journalistes inspirés ont tour à tour élu comme « pire crise humanitaire » ?…

« Les syriens constituent la plus grande population de réfugiés et de personnes déplacées au monde issues d’un seul conflit » …

Pas un mot d’explication sur ce « conflit » ; cette guerre pour appeler les choses par leur nom ; d’où vient-elle, qui a eu intérêt à l’attiser : Occidentaux, Russes,Turcs, Saoudiens, Iraniens, sans oublier les Israéliens ? Or si le conflit en Syrie prend ses racines avec les printemps arabes, quelque part en mars 2011, il a vite été utilisé par certains pour détruire un régime trop indépendant des puissances occidentales. Et que l’on ne raconte pas qu’il fallait venir au secours de populations voulant se débarrasser d’un dictateur. Les dictateurs, saoudiens par exemple, n’ont jamais dérangé les occidentaux et les USA, ni même les factions et groupes terroristes, comme le démontre l’opération secrète « Timber Sycamore », à laquelle participèrent des services secrets occidentaux, notamment CIA et Mossad, ainsi que leurs homologues des pays du Golfe. Dotée d’un budget de 1 milliard de dollars par an, elle consista à fournir des armes aux opposants à M. Bachar Al-Assad, essentiellement des membres de l’Armée syrienne libre (ASL). Mais ces armes tombèrent rapidement aux mains de groupes parmi les plus radicaux, dont une branche d’Al-Qaida en Syrie, connue sous le nom de front Al-Nosra. Ces livraisons se sont poursuivies après août 2014, contribuant à alimenter par contrecoup l’Organisation de l’État islamique (OEI), alors combattue par une coalition internationale. [note]

«  Fuir leurs maisons et leur pays pour trouver refuge à travers le monde…plus de 970.000 en Europe »

Combien dans les camps sinistres de la Turquie que l’on paie pour cela ; combien ont reçu leurs papiers dans nos accueillants pays ?

«  La plus grande majorité 5,5millions dans les pays limitrophes »….

Ouf, heureusement, nous ne pouvons pas accepter toute la misère du monde, mais pas d’inquiétude, pauvres gens, nous allons vous aider !

«  Derrière ces chiffres, des vies humaines, … résilience.. aller de l’avant et espérer un avenir meilleur »…

...Riad qui remercie Dieu d’être en vie, mais se souvient qu’avant il avait un foyer et une terre qu’il pouvait travailler et avait une vie aisée en Syrie ;

…Basem qui a été aidé en Jordanie par le Conseil Norvégien pour les réfugiés pour avoir accès à l’eau ;

…Maria, 11 ans, palestinienne , deux fois chassée, de Palestine puis de Syrie où sa famille était réfugiée ;

…Rasha dernière année au lycée à Damas quand elle a dû fuir :  « Notre vie était belle et nous étions heureux en Syrie » ; etc , etc..

«  Depuis 2014 l’Union Européenne et ses états membres (dont la Belgique) »

Qui, rappelons-le, a envoyé des F16 belges effectuer des bombardements sur les positions de Daesh – où vivent aussi des civils – en Syrie dès le mois de juillet 2016.

« Ainsi que la Turquie et le Royaume-Uni ont mobilisé plus de 2,3 milliards d’euros en faveur du Fonds fiducière régional de l’Union Européenne en réponse à la crise syrienne pour aider les pays voisins »

Du grand art : foutre la m…, détruire un pays, y vendre des armes et empocher le fric, puis devenir le bienfaiteur respectueux des droits de l’homme et convaincre le citoyen européen éventuellement sceptique, de la générosité et de l’utilité de l’UE, comme ce brave monsieur croisé en lisant ces panneaux et qui m’a dit «  c’est bien, hein madame, d’aider ces pauvres gens »…

« Plus de 7 millions de réfugiés et de personnes vulnérables… bénéficient…d’un accès à l’éducation, soins de santé, eau potable, protection , assistance sociale »

Bref tout ce qu’on a détruit et qu’on va reconstruire, tout bénéfice pour nos ONG , nos entreprises et nos chômeurs..

« Le fond contribue à une cohésion sociale plus forte en mettant particulièrement l’accent sur les femmes, les jeunes et les enfants »…

Bien sûr ces gens là, des syriens !, ne protègent ni leur femmes, ni leurs jeunes ni leurs enfants, heureusement nous sommes là pour leur montrer comment nous, nous protégeons bien nos populations vulnérables…

Deux chiffres pour conclure : en 2011 la population syrienne s’élevait à 21 millions ; En 2019 à 17 millions…

Un contrepoison extrêmement efficace à ces commémorations nauséabondes et une leçon magistrale de mémoire historique que nous vous recommandons chaudement : pour le 150ème anniversaire de la Commune de Paris et de la Semaine Sanglante, visionnez les 13 fabuleux épisodes de « La Commune » par Henri Guillemin , réédités par « Les Mutins de Pangée ».[note]

LE DANGER D’UNE DÉRIVE SECTAIRE

Après un rappel de la définition générale de la notion de « santé » et de son application à la situation pandémique actuelle, Corine De Haes nous invite à réfléchir aux conséquences pour nos démocraties d’un fonctionnement de type « sectaire » de plus en plus affirmé.
L’enfermement physique et psychologique, l’existence d’un clivage structurel et moral, l’apparition d’une nouvelle normalité ou encore l’absence de débats en sont les signes déjà bien concrets.

Un appauvrissement de la diversité de la pensée en faveur de son uniformisation qui n’est pas sans danger pour les citoyens.

LA LIBERTÉ D’EXPRESSION MENACÉE

Partant d’une communication conjointe au Parlement européen, au Conseil européen, au Conseil, au Comité économique et social européen ainsi qu’au Comité des régions, proposant un texte sur le thème de « Lutter contre la désinformation en matière de covid : démêler le vrai du faux »*, la philosophe Valérie Tilman nous invite à une réflexion sur la notion du « droit à la liberté d’expression », droit fondamental dans le fonctionnement d’une démocratie. Censure, menace, menace hybride, droit légitime ou illégitime, désinformation ou mésinformation, … autant de notions dont la définition est loin d’être évidente.

* « Lutter contre la désinformation concernant la COVID-19 – Démêler le vrai du faux » : https://ec.europa.eu/info/sites/info/files/communication-tackling-covid-19-disinformation-getting-facts-right_fr.pdf

Kigali, 6 avril 1994 : 27 ans déjà et les véritables commanditaires de l’attentat sont toujours inconnus !

Pour les 27 ans du massacre des 10 paras belges au Rwanda, nous avons rencontré le colonel Luc Marchal, qui nous a remis le courrier qu’il avait écrit il y a 7 ans. Depuis, rien n’a véritablement changé : toujours la même omerta, l’absence d’enquêtes… même rengaine, sous laquelle toutes ces affaires d’État s’étouffent[note]. C’est qu’il y a des intérêts certains dans la région, dont les multinationales et certains hommes politiques profitent directement, ici et là-bas. Nous publions les extraits de la lettre du Colonel Marchal sur ces événements.

En effet ! Voilà l’affligeant constat auquel nous sommes réduits. Depuis l’attentat du 6 avril 1994 et malgré un bilan humain qui ne cesse de s’alourdir, on ne sait toujours pas (officiellement) qui est responsable de cet acte terroriste qui déclencha un véritable holocauste dans la région des Grands Lacs africains. Pourtant, durant cette même période, le conseil de sécurité de l’ONU décida, à deux reprises, de créer une commission d’enquête internationale pour identifier les commanditaires de l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005 et de la Première ministre pakistanaise Bénazir Bhutto en 2007. Par contre, pour le président Habyarimana du Rwanda et le président Ntaryamira du Burundi, sans oublier le président Ndadaye du Burundi assassiné six mois plus tôt : RIEN ! Comme s’il s’agissait d’un banal incident sans la moindre importance.

Parmi les innombrables victimes directes de cet attentat, dix Casques bleus belges, au service de la Paix, furent massacrés dans des circonstances particulièrement sauvages1. Malgré ce contexte, force est de constater qu’aucune autorité politique belge n’a estimé de sa responsabilité morale de mener un combat contre l’immobilisme de la communauté internationale. Que cette communauté éprouve un légitime sentiment de culpabilité pour son inertie coupable durant le génocide est une chose, mais est-ce une raison suffisante pour ne pas chercher à comprendre qui est responsable de cette dynamique de destruction qui depuis plus de vingt ans s’acharne sur cette région martyre de l’Afrique ? Ou alors, le dessous des cartes est-il à ce point accablant que tout est mis en œuvre pour que l’on ne découvre jamais l’identité de ceux qui tirèrent les ficelles dans l’ombre ?

Quoi qu’il en soit, en ce qui concerne nos dix soldats de la Paix, à part une médaille sur leur cercueil et des hommages amplement justifiés, les choses n’ont guère été poussées plus loin. Pourtant, la raison exacte de leur mise à mort est connue depuis 1994. En effet, si la soldatesque présente au camp Kigali s’est précipitée sur eux pour les lyncher, c’est parce qu’un militaire rwandais, parfaitement identifié2, les a désignés comme étant les responsables de la mort du président Habyarimana. L’attentat du 6 avril 1994 est donc bien la cause directe du massacre de nos militaires. Étant donné qu’aucun gouvernement n’a estimé de son devoir de tout mettre en œuvre afin que justice soit rendue à nos martyrs de la paix, nous ne pouvons que constater que les véritables responsables de leur mort continuent à bénéficier d’une impunité totale. Et ce n’est pas la condamnation à vingt ans de réclusion du major Bernard Ntuyahaga, par un jury populaire en juillet 2007, qui apporte le moindre élément de réponse aux véritables interrogations sur les rouages de cet attentat. Ce n’est pas non plus le TPIR3, qui vit ses derniers mois d’existence4, qui aura brisé cette loi du silence. Pourtant, il disposait non seulement du mandat pour enquêter sur un acte terroriste5, mais en outre, dès 1997, Michael Hourigan6 avait constitué un dossier mettant en évidence l’implication directe de Paul Kagame dans l’attentat du 6 avril 1994. Nous connaissons le sort que Louise Harbour, procureur du TPIR à l’époque, réserva à ce dossier. Il fut classé définitivement et considéré comme n’ayant jamais existé !

Un autre point qui jusqu’à présent reste fort nébuleux est la mission d’escorte effectuée par le lieutenant Lotin7 au profit du Front Patriotique Rwandais (FPR) durant la journée du 6 avril. Pour une raison qui n’a toujours pas été éclaircie, cette mission d’escorte de plus de 400 km s’est déroulée sans que la moindre autorisation ait été demandée par le FPR8. Quel était le but réel de cette mission que la commission d’enquête parlementaire belge sur les événements du Rwanda qualifie un peu rapidement de « mission plus touristique qu’opérationnelle« 9 ? Est-on vraiment certain qu’il n’y a aucune relation entre cette « escapade touristique » et l’attentat perpétré peu de temps après le retour du lieutenant Lotin ? L’accusation portée très rapidement contre les Belges d’être impliqués dans l’attentat est-elle en relation avec l’exécution de cette mission pour le FPR ou pas ? Étant donné la fin tragique de nos hommes, quelques heures plus tard, ces questions peuvent-elles vraiment rester pendantes ? Pareille réalité est d’autant moins compréhensible que le responsable de la délégation du FPR, au profit de laquelle l’escorte fut fournie, est réfugié en Belgique depuis de nombreuses années. Dans une interview donnée à un quotidien, il déclara avoir réglé les détails de cette mission d’escorte directement avec le lieutenant Lotin qu’il connaissait bien. Comment pouvait-il si bien connaître cet officier, alors que celui-ci n’était arrivé à Kigali que depuis quelques jours à peine ? Quelle étrange coïncidence quand même. Alors que les procédures en matière d’escortes étaient parfaitement connues des utilisateurs (FPR et Forces gouvernementales), c’est précisément au changement de responsable, alors que celui-ci ne disposait pas encore de tous ses repères, que le FPR a court-circuité les règles. S’agit-il vraiment d’une pure coïncidence ? La question reste posée.

Il en va de même de celle relative à l’attentat du 6 avril 1994. Le nœud central de tout, comme le souligne avec pertinence la commission d’enquête parlementaire dans son rapport10 : En effet, si nous avions connaissance des données relatives à l’assassinat du président, nous pourrions donner une idée et une interprétation plus claires des événements postérieurs, tant pour ce qui est de l’assassinat des Casques bleus que pour ce qui est du génocide. C’est en effet l’attentat contre l’avion présidentiel qui a constitué l’amorce de ces événements ultérieurs.

C’est un sort particulier qui fut réservé à ce volumineux rapport de 736 pages et de plusieurs Kg d’annexes. Le 17 décembre 1997, le Sénat examine ce rapport en séance plénière et n’approuve formellement que son chapitre 5. Celui-ci formule une série de recommandations. La 52ième stipule11 : Les Nations unies doivent prendre l’initiative de mener une enquête internationale sur l’assassinat des présidents du Burundi et du Rwanda en avril 1994. Mais, étant donné que la commission parlementaire n’est pas en position d’imposer ce genre de chose au conseil de sécurité, elle précise néanmoins dans sa 55ième et dernière recommandation12 : la commission invite le Gouvernement à faire rapport au Sénat, une fois par an pendant les cinq années à venir, sur les progrès qui auront déjà été faits dans l’exécution des présentes recommandations.Nous attendons toujours de connaître les véritables initiatives prises par les gouvernements successifs afin de rencontrer la recommandation concernant l’enquête internationale sur l’attentat du 6 avril 1994.

Au nom de qui ou de quoi nos dix Casques bleus sont-ils morts le 7 avril 1994 à Kigali ? Quel motif, au jour d’aujourd’hui, peut encore être considéré comme suffisamment probant pour justifier le sacrifice suprême de ceux qui exercent le métier de soldat ?

(…)

Luc Marchal, ancien commandant, Secteur Kigali-MINUAR

Militaire en colère

Je suis militaire de carrière depuis mes 16 ans et je vous contacte pour vous parler de ma situation et surtout appuyer votre dernière vidéo sur la dissidence au sein des forces de l’ordre[note]. Je n’ai pas d’ambition particulière, je veux juste aider où je le peux, si je le peux.

Le déclencheur de cette colère c’est la mort de mon grand père, mort d’un cancer en avril dernier, il est classé covid, ça me révulse. Le pire pour moi, c’est que je n’ai pas pu lui rendre hommage comme il se doit, ses obsèques furent un désastre.

Je cogite, et je commence à chercher, à dépecer la crise de façon drastique. Les règles sanitaires sont hilarantes, j’en profite pour les mettre à mal… J’ai vite trouvé des solutions humoristiques pour contourner cette dictature, bref, à mes yeux, on nous manipule alors pourquoi ne pas rire un peu…

Je me rebelle et refuse de jouer leur jeu qui à mon sens est liberticide et anticonstitutionnel. Je fais des recherches sur ce qui est légal ou pas dans les nouveaux « décrets » du gouvernement. Je suis de plus en plus en colère, on nous prend définitivement pour des idiots. 

Évidemment, au sein de l’armée, j’ai bien vite été puni pour non port du masque, etc… J’ai donc profité de mes « comparutions » pour faire remarquer, à mes supérieurs, le caractère liberticide et anticonstitutionnel des décrets (illégaux) mis en place par le gouvernement. J’ai également fait cette démonstration aux policiers de mon village. 

La peur, le fatalisme, l’ignorance, nous amènent à notre situation actuelle. Même face à la vérité démontrée, la majorité la rejette en bloc. C’est stupéfiant! 

La démocratie ne veut plus rien dire… 

Comment pouvons-nous ou pourquoi devrions-nous obéir à un gouvernement qui ne respecte plus la loi ? 

Cette conclusion m’a amené à une réalité: je ne suis plus en accord avec les valeurs que représentent la Défense ; elle ne respecte plus la constitution donc le peuple ! C’est bien la Défense qui garantit la constitution et se doit, en cas d’exagération de la part du gouvernement, de rendre le pouvoir au peuple. En somme la séparation des pouvoirs n’est plus garantie, preuve en est au sein de la justice totalement muette.

Mon choix est la démission, je refuse de continuer à participer ou d’acquiescer à cette folie. Aujourd’hui il n’y a rien pour contrer cette machine belliqueuse… Je suis au courant des diverses procédures en cours au niveau européen et dans divers pays mais en Belgique aucun mouvement ne semble entraver cela.

Mon choix est la démission, je refuse de continuer à participer ou d’acquiescer à cette folie

Militaire belge

Depuis mars 2020 j’ai fait le choix de la rébellion, je refuse de suivre les règles sanitaires et de me soumettre au despotisme. Pour l’heure seule la constitution fait office d’autorité. 

Je prône la non violence et j’essaie de conscientiser tout autour de moi en restant le plus objectif possible, je propose aussi de contester les « amendes du covid pour ceux qui le désirent.

Je démissionne et je ne serai pas le seul, car le 15 mars la vaccination est devenu obligatoire pour les militaires partant en mission opérationnelle. 

Encore merci.

James

LES JEUNES TOUS COUPABLES ?

Nous avons voulu analyser les événements d’hier à Bruxelles, au Bois de la Cambre, à la lumière des propos d’un pédopsychiatre. Loin des « jeunes tous coupables », qui ont surtout un besoin vital de vivre.

COVID-19. ON A OUBLIÉ LES JEUNES…

Délégué général aux droits des enfants, Bernard De Vos a toujours été un acteur de terrain engagé. Réalisant un constat sans concession sur le rôle et la parole donnée aux enfants et aux jeunes durant cette pandémie, il dénonce le non-respect de deux droits essentiels affirmés dans la Convention relative aux Droits de l’Enfant, à savoir le droit à l’expression et à la participation. Les enfants et les jeunes ont été complètement oubliés dans la gestion de cette pandémie.

Maintien de l’ordre? Pas pour tout le monde…

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Le 8 février dernier, disparaissait le lobbyiste Koen Blijweert à l’âge de 64 ans. La presse francophone n’a pas relayé cette information alors qu’en Flandres, plusieurs journaux ont publié des articles sur ce décès.

Le terme lobbyiste utilisé le plus souvent pour Blijweert n’est pas idéal, comme nous allons le voir. En fait, Blijweert représentait tout ce que notre société ne supporte plus aujourd’hui : la corruption, le crime organisé étatique, la collusion, le népotisme. En un mot, la décadence ultime d’un État pourri.

Il était le fils de Renaat Blijweert qui dirigeait les entreprises Amelinckx dans les années ’70. Il était surnommé l’homme aux 70 interrogatoires. Il avait en effet été interrogé d’innombrables fois pour son implication dans différentes « affaires », mais n’avait jamais été condamné.

Il avait commencé sa « carrière » en créant une société spécialisée dans la dératisation et que d’aucuns soupçonnaient de payer des pots de vin afin d’obtenir des marchés publics.

Pots-de-vin et carrousels à la TVA

Ses liens avec le tout puissant CVP en général et en particulier avec Léo Delcroix et Jean-Luc Dehaene, étaient connus de tous.

Il avait été impliqué dans un énorme carrousel à la TVA monté par la société Action Trading mais la prescription avait mis fin aux poursuites, comme par hasard.

Il était également entré dans les annales du crime organisé économique en envoyant le substitut du procureur du Roi Dirk Merckx dans un bordel d’Amsterdam avec sa voiture, son chauffeur et sa carte de crédit en échange de l’étouffement des poursuites le concernant.

Lorsque la position du CD&V est devenu moins puissante, il s’est tourné vers Bart De Wever et la NVA. Le fameux dîner chez Bruneau où étaient présents ce dernier ainsi que Didier Reynders et Jean-Claude Fontinoy[note], Blijweert y était également comme conseiller de De Wever.

De même, il a été le chef d’orchestre du partage des commissions occultes dans le marché du déménagement de la police fédérale vers la cité administrative et le RAC 2. Dans ce dossier, il officiait avec le même Fontinoy pour le MR et avec Luc Joris[note] et Michèle Lempereur pour le PS[note].

Son décès laisse seul l’ancien patron de la PJ Glenn Audenaert dont on apprend qu’après 10 ans d’enquêtes plus ou moins sabotées, il est poursuivi pour corruption, blanchiment d’argent, violation du secret professionnel et faux, dans ce dossier[note].

Nos forces de police ne devraient-elles pas être réorientées sur ce type de mission plutôt que le maintien de l’ordre face à sa propre population ?

Blijweert possédait un splendide chalet à Megève dans lequel il invitait de nombreux politiciens belges dont Bart De Wever. Selon Apache, les lieux étaient équipés de nombreuses caméras utiles pour garder les traces des ébats et des confidences de nos dirigeants[note].

Blijweert a été le porte-valises du CVP, puis du CD&V et ensuite de la NVA. Il a pactisé avec les socialistes et les libéraux wallons. Tout était bon du moment que la commission était au rendez-vous. Et plus il pouvait garder des preuves que ses partenaires avaient mis les mains dans le pot de chocolat, au mieux c’était.

La nature détestant le vide, il a déjà été remplacé.

Combien de temps devons-nous encore supporter ce genre d’individu ?

Le sommet dans l’affaire de la corruption liée au déménagement de la police fédérale vers le RAC 2 vient d’être atteint grâce aux révélations du journal De Tijd[note]. On y apprend que l’Inspection Spéciale des Impôts (ISI) a signé un accord « à l’amiable » avec Franck Zweegers, le propriétaire de la Tour des Finances. Tout cela est resté secret jusqu’à ce jour. En clair, Zweegers et Blijweert ont réussi à étouffer l’affaire qui s’est soldée par des frais limités pour eux.

Combien de temps devons-nous encore supporter ce genre d’individu ? Notre système judiciaire est-il capable de protéger notre régime démocratique ou ce qu’il en reste, face à des « Koen Blijweert » ? Il est permis d’en douter.

Nos forces de police ne devraient-elles pas être réorientées sur ce type de mission plutôt que le maintien de l’ordre face à sa propre population ?

Est-ce que la crise que nous vivons n’est pas l’occasion de nous débarrasser de ce type de parasite ?

Poser la question, c’est y répondre.

ET SI ON DÉCONFINAIT LA PENSÉE ?

Présentation par Paul Lannoye du projet « Et si on déconfinait la pensée ? ». Ce projet né au mois d’octobre 2020 se voulait d’abord une réflexion globale sur la pandémie proprement dite, ses causes et ses conséquences.

Vu les circonstances, il a pris la forme d’une série d’interviews.

Dérive Sectaire

Un an de politique sanitaire anti-covid nous a-t-il entraînés collectivement dans une dérive sectaire ?

Le tableau clinique global de notre situation de vie depuis un an n’est guère réjouissant : confinement sans fin, couvre-feu, arsenal de mesures liberticides et répressives, coma de l’État de droit, fermeture des frontières, bâillon sur la bouche, agonie de la liberté d’expression, censure, perte du lien social, avènement du tout-à-distance, mise à mort de la culture, pertes d’emplois, ruine matérielle et morale, mépris de la parole du citoyen, désinformation, propagande, etc. Ce tableau est celui d’une dérive qui va croissant. Mais de quelle nature est-elle ? Comment l’analyser ?

Plus qu’une dérive autoritaire ou totalitaire, il semble que notre situation ait toutes les caractéristiques d’une dérive sectaire. Une dérive sectaire dans laquelle nous nous serions, collectivement, laissé entraîner. Sa particularité ? En réalité, il n’y a pas de secte. C’est notre société tout entière qui s’intoxique, comme si elle était en passe de devenir une secte. [note]

Clivages et polarisation de l’opinion

Le propos n’est pas de dénoncer une quelconque intention délibérée de manipuler le monde qui aurait surgi à la faveur de la crise covid, ni une quelconque forme de préméditation, même si nous savons que des effets d’aubaine ont pu apparaître et qu’ils sont exploités. Inutile de soupçonner nos ministres et autres virologues d’appartenir à une mouvance douteuse, façon Moon ou Raël, qui nous voudrait du mal. Il n’y a pas de secte à proprement parler. [note] Mais il y a une dérive. Et au fil du temps, cette dérive présente de plus en plus les codes, les méthodes, les caractéristiques, d’un organisme sectaire. Dans cette spirale qui nous entraîne tous malgré nous, gouvernants et gouvernés, les rôles sont de plus en plus clivés : clivage structurel opposant dirigeants tout-puissants, autoritaires, dogmatiques [note] et citoyens impuissants réduits à une forme de servitude ; clivage moral également, entre « bons » citoyens adaptés, obéissants et soumis, d’un côté, et, de l’autre, « mauvais » citoyens exprimant des critiques, des attitudes ou des opinions divergentes, voire des protestations. Ces clivages, qui vont se renforçant, portent en eux bien des dangers : perte de diversité, polarisation de l’opinion, conformisme, repli identitaire, uniformité, pensée unique, incitation à la délation. Ils constituent l’un des symptômes d’un sectarisme en bonne voie d’installation.

Enfermement physique, psychique et social

Depuis un an, nous sommes enfermés. Enfermés dans un univers mental quasi entièrement focalisé sur le covid [note], confinés par épisodes, avec sorties contrôlées et restreintes, soumises à couvre-feu. Nous sommes enfermés dans des masques, qui nous privent d’une prise d’air correcte et pleine, de sourires, d’élans affectifs, de communication, d’information émotionnelle, d’empathie et d’une partie de notre champ visuel. Nous sommes enfermés dans des ‘bulles’ étanches, qui nous privent de nos amis, de nos parents, grands-parents, frères, sœurs, neveux, nièces et cousins, de nos collègues de travail et, bien entendu, de toute nouvelle rencontre. Nous sommes enfermés à l’intérieur des frontières de notre pays, sans pouvoir envisager le moindre voyage d’agrément. Nous sommes prisonniers. A tout cela, il faut bien le reconnaître, nous avons consenti : nous sommes entrés volontairement dans notre prison. Une situation qui renvoie à la définition même de la secte, dont la vocation, le but, le sens, est de se séparer, de vivre et faire vivre « à part », en proposant de « suivre ». Couper les liens existants, les références antérieures, rejeter le monde et en proposer un « meilleur ». Dans notre cas, haro sur le monde ancien, malpropre, déficitaire et indigent (en termes de sécurité sanitaire), place au nouveau, où nous allons « vaincre le virus ».

Pour « vaincre le virus », nous avons donc accepté de glisser progressivement dans un enfermement physique, psychique, affectif et social. Cet enfermement a généré un monde appauvri, ennuyeux, uniforme, prévisible. Nous voyons toujours les mêmes (rares) personnes. Nous sommes passés d’un univers ouvert, avec de multiples activités, une multitude de rencontres possibles, une multitude de projets possibles, à un univers verrouillé. La plupart des loisirs sont interdits, et même les simples réunions. Les gestes de chaleur humaine n’ont plus droit de cité. Une simple poignée de main est considérée comme dangereuse et passible d’amende. Ce sont les dirigeants qui disent qui vous pouvez fréquenter et à quel moment. Pour lutter contre un virus, nous avons accepté de stériliser nos vies et de les mettre sous tutelle.

« Nouvelle normalité »

Dans cet univers fragmenté, surveillé et contrôlé, règne la « nouvelle normalité ». Concept paradoxal (ce qui est « normal », donc usuel, installé, ne saurait être « nouveau »), jamais défini, jamais débattu, la « nouvelle normalité » est sortie du chapeau de quelques décideurs européens à l’été 2020 [note]. Récupéré immédiatement par nos ministres belges, le concept a atterri dans les « considérants » de l’Arrêté ministériel du 28 juillet 2020. Brandie au titre d’argument pour justifier la mise en place de nouvelles restrictions, la « nouvelle normalité » installe comme définitivement acquis les nouveaux codes, gestes-barrières, nouveau vocabulaire, nouveaux comportements et rituels covidiens. Elle nous est inculquée par la « nouvelle » rhétorique ertébéenne (dûment assortie du rituel incongru du port du masque en plateau) qui parle désormais du respect des « normes » sanitaires – c’est dire si la chose est bien intégrée. [note] « Nouvelle normalité » semble signifier que l’obligation de porter un masque est devenue « normale » (donc non discutable), que rester à 1m50 des personnes dans tout espace public est devenu « normal », que le télétravail est devenu « normal », que le couvre-feu est devenu « normal », et ainsi de suite. Ce concept sorti de nulle part, cet oxymore bizarre, dicte désormais l’organisation de nos vies et semble voué à les régenter durablement, sans que le moindre début de débat parlementaire n’ait été amorcé pour en définir la portée et l’adéquation.

Là aussi, nous sommes au cœur de la mécanique sectaire. Imposer une rupture avec tous les codes antérieurs, les habitudes, les comportements usuels, en instillant l’idée qu’ils sont désormais nocifs, mauvais, et contraindre chacun à en adopter de nouveaux pour les remplacer, c’est déstabiliser profondément les individus. C’est renverser le système de valeurs des personnes, les désorienter.

Cela permet de prendre le contrôle des consciences, de faire tomber les garde-fous émotionnels, de rendre les gens malléables. Quand on subit cette perte de repères, il est très difficile de conserver son libre-arbitre. Et on se trouve alors en situation d’emprise. Une personne qui se sent fragilisée, perdue, est prête à s’accrocher au premier repère venu pour se réorienter. Il est alors facile aux dirigeants de proposer des « solutions » qui seront perçues comme des rations de survie.[note]

Dans la secte covid, où un bisou n’est plus un geste de tendresse mais une « mise en danger de la vie d’autrui » et où une poignée de main est vue comme un « vecteur de contamination », on injecte des mantras. « Dans le strict respect des règles sanitaires » vous parasite le cerveau plus efficacement qu’une propagande chinoise de base. « Stay safe ». « Prenons soin de nos proches en gardant nos distances ». « Quand on aime ses proches, on ne s’approche pas trop ». Merci de parler couramment la novlangue covid et de maîtriser cas-contact, quarantaine-qui-n’est-pas-la-même-chose-que-isolement, cluster, présentiel-distanciel, hybridation, PCR, PLF, lockdown et autres vaccins à ARN ou recombinants. Oubliez tout ce qui a précédé. Bienvenue dans la vie-covid, une vie ultra-balisée, en coupe réglée, tracée, cernée, où les rituels du quotidien sentent le gel hydroalcoolique, où l’on écrit « je t’embrasse » à toutes ses amies en bas de ses mails sans jamais plus pouvoir les embrasser, où les règles changent tout le temps, quand elles ne sont pas incohérentes ou absurdes, où la peur de la contamination est sans cesse entretenue et relancée, où la culpabilité dévore.

Contrôle et auto-contrôle

Le lavage de cerveau fonctionne tellement bien que le contrôle s’est mué en auto-contrôle. Nous avons intégré les codes, les gestes-barrières, que nous nous infligeons maintenant docilement à nous-mêmes. Nous réprimons tous nos élans. Nous vérifions cent fois que le masque est bien placé sur notre visage. Nous veillons à nous tenir à bonne distance des gens, à ne surtout pas les toucher. Nous nous lavons les mains jusqu’au coude à la moindre occasion. Et cette auto-censure dévore, à chaque minute de notre journée, énergie, confiance en soi, confiance en autrui, confiance en la vie, joie de vivre. C’est cela, la véritable sujétion. Quand le discours dominant est intégré à l’intérieur du dominé. Quand on devient soi-même son propre surveillant, son propre oppresseur, son propre « Big Brother ». Quand l’individualité est terrassée, quand le sens critique est étouffé, quand le cœur et la pensée sont envahis, phagocytés, par des injonctions. Il y a alors risque d’altération de la personnalité, risque de perte de contact avec la réalité du monde, parce que c’est l’idéologie sectaire qui la remplace. [note] Le contexte covid nous tient actuellement lieu de « monde ». Nous mangeons covid, nous respirons covid, nous travaillons covid, nous dormons covid. La coupure avec la famille, les amis, rend plus vulnérable, l’isolement renforce les angoisses : nous sommes comme immergés.

Dynamique sacrificielle

Caractéristique également du fonctionnement sectaire, une dynamique sacrificielle se met en place. [note] Au début, ce sont de petits sacrifices, qui peuvent paraître anodins. Ne plus se serrer la main : soit… Ensuite viennent des sacrifices un peu plus importants. Porter un masque, ne plus sortir le soir, ne plus faire de sport, ne plus organiser de dîners entre amis, etc. Les sacrifices s’additionnant

aux sacrifices, de nouvelles mesures venant régulièrement en exiger de nouveaux, c’est finalement toute notre vie qui se trouve sacrifiée. Au nom de la lutte biologique contre le virus – la seule qui semble désormais prévaloir –, l’essentiel de ce à quoi nous tenons a été sacrifié sur l’autel covid. Et nous persistons à croire que nous sommes sur la bonne voie, et que tout va finir par s’arranger, parce que nous croyons « agir pour la bonne cause » – un levier puissant utilisé dans les sectes pour neutraliser les doutes des adeptes et obtenir une transformation psychique durable. [note] Nous sentons bien, pourtant, que « quelque chose ne va pas ». Mais nous repoussons toujours le moment de dire non. Nous voulons « tenir encore », « essayer encore ». On nous a prédit une telle apocalypse virale en cas de « relâchement » que nous sommes prêts à tout pour l’éviter. Une telle cause, pensons-nous, vaut bien des sacrifices et un effort de « civisme ». Nous voulons garder notre loyauté au groupe et aux dirigeants, soutenir les autres à toute force, les protéger ; surtout pas les trahir, surtout pas les mettre en danger. Nous voulons « prendre soin de nos proches ». Nous voulons être généreux et solidaires.

A cet égard, le slogan « une équipe de 11 millions » inventé par le gouvernement, est particulièrement retors. Pervers même. Un concentré de codes sectaires.

Comment dire qu’on ne veut pas « être dans l’équipe » ? Tout le monde veut être dans l’équipe. Tout le monde veut se rendre utile, participer, être reconnu, avoir une place dans le groupe. Qui aurait envie d’être le paria, le marginal, l’incivique ? Mais comment se sentir en adhésion avec une « équipe » si on ne peut pas la choisir ? Comment se sentir intégré si toutes les conditions d’adhésion sont imposées, forcées, sans que nous ayons voix au chapitre ? Une adhésion qui repose sur la peur et la contrainte ne peut être une réelle adhésion, pleine et constructive. Ce slogan est aussi une manière de suggérer sournoisement que nous n’en faisons pas assez. Jamais assez. Nous ne la jouons pas assez collectif. Nous devrions faire des efforts en ce sens. Toujours plus d’efforts. Et si ça ne marche pas, s’il y a un regain de l’épidémie, c’est que nos efforts n’auront pas été suffisants, évidemment. Que « l’équipe » aura manqué d’implication. Mais comment nos ministres osent-ils en appeler à notre « esprit d’équipe » alors que dans le même temps ils nous empêchent radicalement de faire équipe les uns avec les autres ? S’ils nous forcent à nous isoler dans des « bulles de un », en nous coupant de nos familles, de nos amis, de nos liens professionnels ? S’ils nous imposent un « tout sans-contact » qui représente un démaillage complet de notre vie sociale ? Comment cela serait-il possible ? Nous nous trouvons là dans une situation d’injonction paradoxale (soyez solidaires en vous écartant les uns des autres), une situation de « double lien » qui réduit chacun de nous à l’impuissance et dont le potentiel destructeur est bien documenté par les professionnels de la santé mentale. [note]

Logique d’asservissement et de dépendance

Par ailleurs, faut-il rappeler encore que « vaincre le virus » ne saurait être un objectif atteignable ? C’est un leurre. Un mirage qu’on ne cesse d’agiter devant nos yeux affamés. Il ne faut pas être un grand scientifique pour se rendre compte qu’il est irréaliste de chercher à se rendre maître d’un virus qui n’en finit pas de muter. Et en imaginant même que le Sars-Cov2 et ses nombreux variants se fatiguent et se rendorment, on sait bien que d’autres virus surgiront, comme c’est le cas chaque année, depuis des lustres. Dès lors, annoncer comme objectif de « vaincre », c’est nous entraîner, selon les mots de François Gémenne et Olivier Servais, dans la « chimère destructrice » que représente « la tyrannie du risque zéro ». [note] Persister dans cette voie, en continuant à affirmer que le vaccin « est la seule solution » et que ce vaccin nous permettra de « vaincre le virus », comme le répètent à l’envi nos ministres, c’est persister dans un mensonge qui nous garde prisonniers d’une logique d’asservissement et de dépendance.

Embrigadés dans la secte covid, nous avons tendance à nous résigner. Nous subissons une telle érosion de nos libertés que nous ne nous autorisons même plus à penser à ce qui est « essentiel » ou « non essentiel » pour nous et à le dire. Las, déprimés, dépassés, nous finissons par accepter qu’un autre le pense et le dise à notre place. Nous acceptons des dogmes, comme celui de la stratégie vaccinale « seule issue possible » [note]. Et nous perdons notre liberté de pensée. Les médecins eux-mêmes reçoivent des consignes du Conseil de l’Ordre et sont menacés de sanctions s’ils expriment des doutes. [note] Comme si leur liberté de conscience n’existait plus. Comme si leur art ne devait plus se nourrir de conscience mais de règlements. Hippocrate aurait à coup sûr des choses à en dire. Certains ont déjà été sanctionnés pour s’être exprimés de façon divergente. [note] Alors que la gestion de l’épidémie pourrait faire l’objet de plusieurs autres pistes sérieuses, celles-ci sont retoquées a priori. Aucune autre option n’est plus audible, visible, questionnable – ni même pensable. Pour les dirigeants-gourous, il est facile, quand on a mis toute une population aux abois, de se présenter comme le « grand-vaccinateur-sauveur ». Facile d’éteindre d’un coup de manche culpabilisateur les braises d’esprit critique qui survivaient vaille que vaille. Avec quelles conséquences ? Dans ce monde devenu sectaire, nous ne pouvons plus donner au vaccin notre choix, sous la forme d’un consentement libre et éclairé. Le nom donné par le gouvernement au site « d’information » sur les vaccins parle de lui-même : « jemevaccine.be » ! Si « l’information » n’a plus rien d’objectif, si elle se mue en une « sensibilisation orientée », elle devient désinformation et endoctrinement.

Quant à l’éventualité de la mise en application d’un passeport vaccinal qui nous ouvrirait les portes des salles de spectacles et des restaurants, elle signifie non seulement la ruine de la liberté vaccinale mais aussi, pour nous et pour toutes les générations à venir, une liberté conditionnelle permanente. Voir notre vie sociale conditionnée à un QR code, comme en Chine, où « vacciné » (code vert) signifie « bon citoyen », avec vie sociale illimitée et accès autorisés et où « non vacciné » (code rouge) signifie « mauvais citoyen », avec vie sociale limitée et accès refusés, revient à faire vivre tout le monde (« bons » et « mauvais ») sous bracelet électronique. Sans liberté vaccinale réelle, sans ouverture à d’autres pistes de gestion de l’épidémie, sans débat citoyen, nous ne sortirons pas de la dépendance sectaire où la politique sanitaire anti-covid nous a maintenant installés.

« Manger avec ses collègues est dangereux »

Dans l’intégrisme covidien sans nuances, qui progresse, les messages se font de jour en jour plus radicaux. Toute vie culturelle est abolie. A Bruxelles, il est interdit de se promener seul dans une rue, même déserte, à visage découvert. « Manger avec ses collègues est dangereux » annoncent en grandes lettres les écrans informatifs d’un hôpital bruxellois. Faut-il y lire la condamnation péremptoire et définitive de toute vie sociale ? Certes, casser la croûte avec ses collègues sur le temps de midi peut, éventuellement, être source de contaminations diverses. Cela a toujours été le cas. Il n’y a là rien de nouveau. Et la vigilance et la prudence sont des vertus que personne ne songera à récuser. Mais manger avec ses collègues, n’est-ce pas d’abord et avant tout, du partage, de la détente, de la proximité, de l’échange, de la découverte de l’autre, du plaisir, de la convivialité, de l’enrichissement ? N’est-ce pas nécessaire et essentiel pour développer des relations professionnelles humaines, empathiques, agréables et gratifiantes ? N’est-ce pas une façon, justement, d’être civique et solidaire ? Hélas, force est de constater que dans l’idéologie covid, tout cela est simplement renversé et nié.

Reprendre la main

Signe inquiétant, comme le héros Winston de « 1984 », certains de nos concitoyens commencent à pratiquer la double-pensée. Extérieurement, ils paraissent lisses et adoptent le comportement du parfait citoyen covidien « dans le strict respect des règles sanitaires ». Intérieurement, c’est tout autre chose. Peut-être, comme Winston qui griffonne des « à bas Big Brother » rageurs dans son journal intime en se cachant des télécrans, peut-être éprouvent-ils le besoin, eux aussi, de dire ou d’écrire, dans le secret, tout le mal qu’ils pensent de cette politique sanitaire. Allons-nous continuer comme cela, jusqu’à nous exposer plus tard, comme Winston, à la répression menée par la Police de la Pensée ? Si nous voulons sortir de la mécanique sectaire, il est nécessaire que toutes nos réflexions sur ces questions, toutes nos critiques, soient exprimées à haute et claire voix. Il est nécessaire que tout doute soit pris en compte, manifesté et reconnu. Il est nécessaire que tout débat puisse avoir lieu au grand jour. Et que chacun puisse dire, sans peur, ce qu’il a à dire. Nous pouvons revendiquer cela, légitimement. Nous pouvons reprendre la main. Nous pouvons exiger d’être rétablis dans nos droits fondamentaux, dans notre dignité, dans notre puissance de citoyens libres et agissants, dans un pays libre.

Ne laissons pas notre démocratie chanceler davantage. Soutenons-la. Restaurons-la.

Sortons de la secte.[note]

« TOUT EST FAUX » L’ordre des médecins au service du politique

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Yves Couvreur, anatomopathologiste, a porté plainte contre l’ordre des médecins et la directive que ce dernier a transmis à tous les médecins de Belgique en janvier 2021. Il nous parle des vaccins, véritable « phase expérimentale » sur la population, de ceux qui sont derrière l’Ordre, de ce qu’est la médecine, du double langage des labos et des politiciens, des mensonges de la littérature scientifique… « Il est temps que les peuples s’éveillent ».

« TOUT EST FAUX » L’ordre des médecins au service du politique

Yves Couvreur, anatomopathologiste, a porté plainte contre l’ordre des médecins et la directive que ce dernier a transmis à tous les médecins de Belgique en janvier 2021. Il nous parle des vaccins, véritable « phase expérimentale » sur la population, de ceux qui sont derrière l’Ordre, de ce qu’est la médecine, du double langage des labos et des politiciens, des mensonges de la littérature scientifique… « Il est temps que les peuples s’éveillent ».

Ne pas espérer, agir

C’est un peu comme si on disait aux troupes que l’ennemi s’est replié. Baissant les armes et la garde en même temps, celles-ci ne seraient maintenant plus en mesure de voir qu’une faction rivale est prête à les assaillir depuis un poste embusqué.

La même chose risque de se passer avec la « grande nouvelle » du jour : « L’État condamné à lever toutes les mesures covid d’ici 30 jours ». On a du mal à imaginer que d’ici 30 jours nous serons sortis de l’état de sidération dans lequel le gouvernement et ses médias nous ont plongés depuis un an.

Certes, la justice fait parfois son travail, mais la séparation des pouvoirs relève plus du domaine de la fable que de la réalité. Quant à l’astreinte de 5.000 € par jour, il faudra lire jusqu’au bout pour découvrir que le montant total ne pourra pas dépasser 200.000€… peanuts pour l’État.

Et si le corps social, fragilisé par la bonne nouvelle, était plus enclin à se faire avoir ? Souvenons-nous aux Pays-Bas, lorsque le tribunal de La Haye avait estimé que le gouvernement néerlandais devait mettre fin au couvre-feu en vigueur, alors que les émeutes contre les mesures covid battaient leur plein[note] : le jour même, la Cour d’appel néerlandaise a suspendu le jugement2.

L’article du Soir, quotidien qui a depuis un an œuvré à faire du journalisme de la pédagogie par la peur pour convaincre les Belges d’obéir, termine l’article de ce jour par une note on ne peut plus claire :

« Il serait étonnant que l’État n’interjette pas appel de cette décision. Notons que la loi « pandémie », destinée à mettre fin à ces problématiques, sera débattue ce mercredi après-midi en commission à la Chambre ». [note]

Nous voilà donc rassurés : l’État ne restera pas sur cette décision (ce serait naïf de le croire, alors que derrière ces politiques liberticides, il y a autre chose qu’une simple réactivité à une « pandémie »). Pensons aussi que la loi Pandémie, sur laquelle le Parlement se penche, sera influencée par cette plainte de la Ligue des Droits de l’Homme., avec le risque de la précipiter.

Et si tout cela allait favoriser l’inscription dans la loi d’un État d’urgence permanent ?

Crise de la Covid et intelligence émotionnelle : le maillon manquant

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Ce texte prolonge le débat sur la décision médicale et sanitaire qui avait été initié autour de l’Evidence-based-medecine (EBM) avec la carte blanche intitulée : « le rôle de la formation des médecins et de l’épistémologie médicale dans la crise de la Covid 19 ». Discussion qui s’est poursuivie au sein d’une deuxième carte blanche, centrée – comme son titre l’indique – sur une critique du principe de précaution :« Principe de précaution ou « risque du blâme » ? A suivi l’interrogation sur la déstructuration du système de santé au regard de l’incapacité à reconnaître les ressources propres à celui-ci, question introduite avec une troisième carte blanche : « Globalité, partenariat, autonomie en santé. Quand l’urgence balaie tout, mais révèle l’essentiel ! ».

Par[note] :

  • Florence PARENT, médecin, docteur en santé publique, coordinatrice du groupe thématique « Éthique des curriculums en santé » de la Société internationale francophone d’éducation médicale (SIFEM).
  • Fabienne GOOSET, docteur en lettres, certifiée en éthique du soin.
  • Manoé REYNAERTS, philosophe, membre du groupe thématique « Éthique des curriculums en santé » de la Société internationale francophone d’éducation médicale (SIFEM).
  • Helyett WARDAVOIR, master santé publique, membre du groupe thématique « Éthique des curriculums en santé » de la Société internationale francophone d’éducation médicale (SIFEM).
  • Dr Isabelle François, médecin et psychothérapeute, membre du groupe thématique « Éthique des curriculums en santé » de la Société internationale francophone d’éducation médicale (SIFEM).
  • Dr Benoit NICOLAY, médecin, anesthésiste-réanimateur, micro-nutritionniste.
  • Dr Emmanuelle CARLIER, médecin, pédiatre.
  • Dr Véronique BAUDOUX, médecin généraliste.
  • Jean-Marie DEKETELE, professeur émérite de l’UCL et de la Chaire UNESCO en Sciences de l’Éducation (Dakar).

De l’évanescence de l’âme à l’émergence d’un robot…

« Je m’intéresse à cette idée selon laquelle le monde s’est aplati et rétréci ces dernières années, aspiré dans les mondes virtuels. Il semble maintenant être fait de minces et fragiles couches de faits et matériaux. »[note]

La réduction du monde comme peau de chagrin tels les corps recroquevillés retrouvés, seuls, sur leur lit dans les EHPADs en mai 2020 serait-elle le signe d’une disparition plus définitive ? Celle de l’âme, qui amène Mafalda[note] à tant de perplexité : « Peut-être bien qu’en ce monde, il y a de plus en plus de gens et de moins en moins de personnes. »

Encore semble-t-il que l’âme se manifeste, suggérant sa présence que certains osent même ressusciter….

« On va vers une casse psychologique et psychiatrique, très très importante. Il y aura un avant et un après. Les gens sont traumatisés. À tous les niveaux. Dans les Ehpad, par exemple, on sait que des personnes âgées sont mortes de phénomènes de glissement et d’angoisse. D’autres sont traumatisées d’avoir dû enterrer un parent de façon bâclée. Ce sont des petits exemples entre mille. Il y a une urgence absolue à prendre en compte la dimension psychologique de la crise actuelle. » [note]

Comment en sommes-nous arrivés là ?

En ayant centré le débat médiatique, politique et, in fine, médical sur la seule maladie, voire sur le seul virus et son éradication, nous avons tronqué le réel par élimination du Sujet-psychologique (en tant qu’objet lui-même). Mais à quelles fins ? On peut avancer une hypothèse qui tiendrait à la volonté de détourner le réel de (ou à l’incapacité d’inclure) sa part d’incertitude (situé du côté du particulier et du singulier), tout en le dirigeant vers sa part qui nous semble, à nous modernes, la plus certaine : celle du chiffre et des calculs statistiques ayant valeur d’universel. 

N’y aurait-il pas du Descartes dans cette attitude de rejeter voire nier la diversité du réel et son mouvement originaire – pourtant constitutifs de nos existences – en se tournant vers la seule (croyance en la) rationalité des mathématiques, en proximité immédiate avec les technosciences ?

Notre modernité paraît se situer au milieu du gué de la certitude et de l’incertitude. La crise de la démocratie qui semble être aujourd’hui la nôtre pourrait-elle être, d’abord, le symptôme d’une « crise de la cinquantaine »[note], métaphore de l’angoisse liée à notre finitude, soudain révélée au milieu d’une ère de transhumanisme, par la Covid 19 ?

L’enjeu épistémologique d’un système de santé et d’une société : le choix de l’in/certitude

L’orientation épistémologique[note] d’une société est un « fait total » historiquement et culturellement situé. Elle affecte l’ensemble de nos comportements car elle imprègne notre manière de voir le réel, d’interagir avec celui-ci, et même de le considérer.

Cette considération au sens où Corine Pelluchon l’entend[note] est d’une certaine manière résumée par la phrase reprise de l’ouvrage de Damasio intitulé « L’erreur de Descartes » : « L’une des variantes de l’erreur de Descartes est de ne pas voir que l’esprit humain est incorporé dans un organisme biologique complexe, mais unique en son genre, fini et fragile ; elle empêche donc de voir la tragédie que représente la prise de conscience de cette fragilité, cette finitude et cette unicité. Et lorsque les êtres humains sont incapables d’apercevoir la tragédie fondamentale de l’existence consciente, ils sont moins enclins à chercher à l’adoucir, et peuvent, de ce fait, avoir moins de respect pour la valeur de la vie. »[note] Or, comme nous le rappelle A. Damasio, la considération pour l’existence et pour la vie s’ouvre dans notre soi, en celui de nos émotions, en celui capable aussi d’histoire, celui autobiographique, car si : « Les émotions sont les exécuteurs et les serviteurs zélés du principe de valeur, le produit le plus intelligent à ce jour de la valeur biologique. », le soi est, quant à lui « dans chaque esprit conscient (…) le premier représentant des mécanismes de régulation vitale, le gardien et le conservateur de la valeur biologique. »[note]

C’est qu’à force d’être dans « le monde des idées », nous sommes tombés dans le piège contre lequel nous met en garde Jocelyn Benoist[note]. Ce piège est celui où le concept (ou ce qui se définit par la théorie ou la proposition) et le particulier (ou ce qui se définit par l’expérience du Sujet ou le vécu) seraient opposés l’un à l’autre. Bien qu’il soit facile et confortable de se couler dans cette vision marquée par l’antagonisme, J. Benoist insiste sur la radicale nécessité de ne pas voir les choses ainsi !

Mais serait-il trop tard ?

En effet, nous nous sommes ‘fabriqués’[note], massivement, dans une perspective trop exclusivement cartésienne[note], du seul côté du concept en rupture avec le particulier. C’est-à-dire dans une épistémologie cognitiviste (de la raison pure), qui plus est réductrice, par sa démarche de maîtrise, fondée sur une épistémologie positiviste (recherche de la certitude et de la preuve par la démonstration expérimentale).

Une telle épistémologie s’ancre dans un platonisme de longue date, c’est-à-dire en rupture avec le corps et le monde sensible. Et ceci, plus certainement encore dans notre monde occidental, du reste particulièrement touché par cette crise sanitaire. En termes de développement de ressources humaines nous pourrions considérer Descartes comme étant le plus grand manager de tous les temps.

Au sein de « cette fabrique », certains sous-groupes sont plus à risque à la fois pour eux-mêmes et pour les populations en général par le fait de leur capacité décisionnelle dans la cité. Ce sont notamment les milieux dits scientifiques, dont les médecins et certaines autres catégories de soignants, mais également les juristes, les économistes …, ainsi que, d’une certaine façon, la structure universitaire par voie éducative.

Il faut une forte conscience et un arrachement de longue haleine pour s’émanciper d’une telle dérive cognitiviste, sans pour autant s’y opposer ! En effet, la question n’est pas tant de rejeter les Lumières que d’en comprendre les limites et de s’en affranchir. Nous rejoignons en cela Corinne Pelluchon quand elle dit : « Les critiques adressées à la philosophie des Lumières peuvent nous aider à compléter son projet inachevé. »[note]

Ainsi dans cette crise de la Covid, face à l’enfermement de nos aînés….

« Hécatombe de désespoir et dénuement de solitude également dès lors que l’ensemble d’une vie se concluait, au mieux, par quelques secondes d’un échange vidéo via un smartphone. Le fils parfois traversa même la France pour voir le père mourant, attestations du maire comme du médecin en poche : mais le gendarme de la vie le lui interdit et le fils s’en retourna, lesté d’une amende de 135 euros. Il ne vit le père ni mourant ni mort : le président de la République avait prévenu : cette guerre, nous la gagnerions « quoi qu’il en coûte ». »[note]

Comment nos corps peuvent-ils accepter de telles souffrances ? Sentant que quelque chose « ne va pas », notre intelligence a besoin d’autres armes pour argumenter le refus du corps de poursuivre dans une telle direction…encore faut-il sentir.

« A un moment, le robot reçoit une balle dans le bras. L’enfant lui demande s’il a mal. Le robot répond : « Qu’est-ce qu’avoir mal ? ». L’enfant ne peut lui répondre que ceci : avoir mal, c’est avoir mal, c’est sentir une douleur, c’est se sentir ayant une douleur, autrement dit, sentir, c’est sentir. »[note]

La réponse vient de nos corps

« Le progrès futur des sciences cognitives semble impliquer des efforts toujours croissants pour ancrer nos recherches dans le monde réel de la sensation et de l’action. À partir de cet ancrage, le temps, le monde et le corps émergent en tant qu’acteurs signifiants dans le champ de la cognition. Comment avons-nous pu les oublier ? »[note]

Si paradoxalement, dans le monde médical, c’est l’avancée des neurosciences qui démontre le maillage, le réseau, la complexité spatio-temporelle, l’au-delà de toutes antinomies dualistes de L’Être-au-monde, celui-ci s’appauvrit, perdu et tout puissant à la fois dans son monde technoscientifique, replié dans ses empreintes culturo-cartésiennes et positivistes, toujours comme « Maître et possesseur de la nature ». C’est ce qui peut nous faire comprendre ce sentiment ambigu qui nous habite aujourd’hui…

« Confusément, nous sentons tous – et c’est sans doute là l’origine de cette souffrance psychologique qui nous accable – que le monde qui se dessine et dont le virus accélère l’avènement est le contraire même de la vie. Car la vie est fondamentalement dans l’immaîtrisé, dans la présence charnelle au monde et à l’autre. »[note]

Or, c’est justement de l’expérience et du particulier, piliers d’un jugement réfléchissant[note], dont on s’éloigne toujours plus.

Par ailleurs, « Notre médecine, bien qu’ultra-performante, échoue trop souvent à soutenir les patients et leur entourage. Devenir médecin exige non seulement d’apprendre le fonctionnement de l’organisme et les mécanismes des maladies, mais aussi de s’interroger sur l’expérience des malades et l’art de soigner. »[note]

Mais peut-on arriver à une telle perspective quand l’âme est balayée en quelques heures de cours théoriques par une vague introduction à la psychosomatique dans le meilleur des cas ?

Esprit, psyché ou émotion : un impensé des cursus de médecine ?

« Vous déplorez notre grande « immaturité psychique » collective. Que voulez-vous dire par là ? « La population connaît très mal le psychisme humain. C’est comme si on avait mis toute notre ingénierie dans le rationalisme et dans la logique en oubliant la part d’intelligence qui vient structurer notre psyché. Or, elle doit, elle aussi, être éduquée et étudiée… au même titre que les mathématiques. Les grands ressorts psychiques sont très mal connus de la population. Or, comment maîtriser ce qu’on ne connaît pas ? À voir la psyché humaine comme un non-sujet, on se désarme nous-mêmes. (…) Je me demande sérieusement s’il ne faudrait pas y dédier un cours à l’école. Il existe, en effet, des lois psychiques structurelles qui mériteraient d’être mieux connues, mieux comprises. On gagnerait tous à entrer de façon compétente et rigoureuse dans ces sujets. Il ne s’agirait évidemment pas de s’immiscer dans l’intimité de chacun, mais d’enseigner aux jeunes générations ce que sont les grands invariants de la psyché humaine. Produire des sociétés différentes passe, aussi, par cela. »[note]

Cynthia Fleury rejoint par-là ce que disait, autrement, dans les années 1960, Henri Laborit dans la préface de son ouvrage « Éloge de la fuite » : « Je regrette de devoir fournir cette caricature du fonctionnement nerveux central. Comme ce fonctionnement est à la base de tous nos jugements, de toutes nos actions, il est nécessaire de le rappeler. (…) Mais aussi longtemps que les connaissances progressives qui le concernent et que nous en avons ne feront pas partie de l’acquis fondamental de tous les hommes, au même titre que le langage dont il est la source (alors que celui-ci exprime surtout notre inconscient sous le discours logique), nous ne pourrons pas faire grand-chose. Tout sera toujours noyé dans le verbalisme affectif. »[note]

Nous rejoignons Cynthia Fleury dans cette urgence, cependant nous la considérons sous l’angle d’une épistémologie centrée sur l’action[note], en proximité immédiate avec l’expérience (du Sujet) et le particulier (contextes professionnels et de vie), évitant l’erreur historique dénoncée par J. Benoist d’être exclusivement du côté du concept en rupture avec l’action. C’est ainsi qu’on parlera de compétences émotionnelles en lien avec le champ de la psychologie des émotions.

La question de savoir si les émotions optimisent ou entravent notre fonctionnement, c’est-à-dire si elles sont adaptatives ou si, à l’inverse, elles participent d’un désordre psychologique, trouve une réponse, sur un plan pédagogique, grâce à cette notion de compétence émotionnelle qui réconcilie précisément ces deux points de vue[note].

Avec cette crise il apparaît plus que jamais prioritaire de considérer les émotions dans les curriculums de formations en santé, a fortiori quand on envisage la place des émotions dans la prise de décision.

En effet, le rôle des émotions dans la capacité de décider émerge dans la littérature scientifique depuis déjà quelques années faisant suite aux travaux pionniers de Damasio notamment dans son ouvrage « L’erreur de Descartes ». Celui-ci y démontre les liens entre décisions, perceptions et émotions favorisant ainsi, dans le champ du management prioritairement, le développement de modèles de pratiques décisionnelles plus intégrateurs. Leur transfert aux métiers du soin et au monde médical en général apparaît de plus en plus un enjeu crucial pour la qualité des soins et des services de santé. En effet, les professionnels de la santé, à différents niveaux organisationnels, sont tous concernés par la nécessité de juger de l’évolution de situations et le devoir de décider sur un plan managérial ou de gestion collective avec l’équipe soignante. Pour chaque situation de soin ou de gestion au niveau d’un patient, d’une famille, d’une collectivité ou d’une nation, le professionnel de la santé est amené, dans sa pratique[note], que celle-ci soit la plus quotidienne ou la plus exceptionnelle, à décider.

On peut également rendre compte d’une corrélation positive chez les professionnels de la santé entre intelligence émotionnelle et satisfaction au travail ; faculté d’empathie ; aptitude au travail collaboratif ; engagement organisationnel ; burn-out…[note]

L’intelligence émotionnelle, par le biais de l’introduction des compétences émotionnelles dans le développement professionnel, permettrait d’anticiper, de prévenir et de s’engager plus adéquatement afin de connaître des issues favorables à de nombreuses situations de santé où la place de l’empathie et/ou du travail en équipe apparaît cruciale.

C’est également à partir d’un travail sur nos émotions qu’il est possible progressivement de faciliter un changement d’attitude afin d’éviter les comportements discriminatoires portés par nos préjugés (toujours sous tendus par nos valeurs considérées, par chacun, comme seule vérité), si présents dans le monde médical[note].

Quand elles ne sont pas prises en compte, ce sont ces émotions aussi qui annulent toute efficacité aux formations à l’interprofessionnalité, quand on sait que l’enjeu de cette dernière est fondé sur des relations de pouvoirs dont on nie l’existence[note].

Enfin, ce sont ces mêmes émotions qui, quand elles ne sont pas identifiées et judicieusement interprétées, peuvent paradoxalement nous plonger dans une cécité redoutable quant à nos erreurs de jugement sous-jacentes qu’elles sont pourtant venues révéler. Le piège de la certitude se referme. Le conflit cognitif n’est plus envisageable et, par voie de conséquence, la possibilité d’apprendre.

Le conflit cognitif étant ce moment de confrontation à nos connaissances antérieures, dans le sens d’un doute, d’une incertitude. La possibilité réelle d’une remise en question de nos connaissances, afin de les faire évoluer, dépendra, d’une part, de nos propres capacités émotionnelles à faire face à de telles déstabilisations cognitives. De l’autre, de la sécurité affective liée à l’environnement.

Ceci est d’autant plus difficile dans des contextes où la pensée cartésienne, duelle, est à l’œuvre, comme c’est le plus souvent le cas dans le monde médical occidental dont elle est le cadre de référence. Et ceci renforcé par l’attitude commune historiquement et culturellement construite de la posture du médecin qui est celle du savant, c’est-à-dire celui qui sait, un « sachant ». Cette position est le plus souvent partagée par l’ensemble du « corps soignant » formaté trop exclusivement dans un seul paradigme de connaissance hégémonique, celui de la science et d’une épistémologie positiviste, recherchant comme seule clé de l’action, l’hypothétique assurance de certitude du seul savoir scientifique et de protocoles validés.

Une déstabilisation d’une forme de toute puissance peut engendrer de très fortes émotions et un rejet radical, – ou une impossibilité par incompétence ou cécité-, de toute possibilité de douter et d’agir en situation d’incertitude. Cependant si on manque systématiquement de prise de conscience sur nos erreurs (angles morts, incompétences), prérequis pour des apprentissages nouveaux et des changements de pratiques professionnelles, des ancrages erronés vont se construire dans la durée.

Plus en aval et à partir de notre perspective de l’agir, il ne s’agit pas seulement de considérer la dimension psychoaffective mais également sensorielle et perceptive dont rendent compte de nombreuses avancées des neurosciences (hypnothérapie ; gestion de la douleur chronique ; neuroplasticité ; pathologie chronique etc.)[note].

Ainsi le sentir que questionne l’enfant à l’adresse du robot participe d’une des dimensions de nos capacités d’agir, celle du toucher et de la perception dont témoignent de plus en plus de travaux notamment dans le champ de l’éducation. Pourquoi dès lors s’en priver ? Cézanne en peignant près de 80 fois la montagne Sainte Victoire nous aide à ouvrir les portes de la perception, et, de là, celle de l’émotion, permettant une ouverture ontologique de l’Être-au-monde. Ainsi pouvait-on lire dans ses conversations :

« Il faut, sans rien perdre de moi-même, que je rejoigne cet instinct (l’instinct des paysans), et que ces couleurs dans les champs éparses me soient significatives d’une idée comme pour eux d’une récolte. Ils sentent spontanément, devant un jaune, le geste de la moisson qu’il faut commencer, comme je devrais, moi, devant la même nuance mûrissante, savoir par instinct poser sur ma toile le ton correspondant et qui ferait onduler un carré de blé. De touche en touche ainsi la terre revivrait. À force de labourer mon champ, un beau paysage y pousserait (…). »[note]

En l’absence d’intelligence émotionnelle, les émotions, celles de la peur et de nos besoins sécuritaires, nous empêchent d’affronter notre responsabilité dans des décisions où l’incertitude est la règle, en nous enjoignant à toujours nous axer sur le seul jugement déterminant[note].

Un changement de paradigme nécessaire dans les études médicales

Celui-ci serait fondé sur une Raison qui n’oppose plus deux cerveaux, celui de la cognition et de l’émotion, et deux parties, celle du corps et de l’esprit, telle une crucifixion qui ne dit pas son nom.

Les sciences affectives nous le rappellent : « Nées dans les années 1960, les sciences cognitives se sont d’abord concentrées sur ce que l’on a appelé la « cognition froide » : le raisonnement, l’acquisition des connaissances, le langage, la perception. En résumé, tout ce qui n’est pas relatif au soi, et donc sans enjeu émotionnel. Pour autant, le véritable objectif des sciences cognitives est de rendre compte de tout ce qui se passe dans l’esprit. Elles ont rapidement compris qu’il leur manquait un aspect fondamental : la « cognition chaude », comprenant notamment l’étude de la conscience et des émotions. Cette opposition entre ces deux cognitions est simpliste, car il existe un entrelacement entre les deux. Néanmoins elle donne une bonne approximation de l’histoire des sciences cognitives. »[note]

La gestion, par la peur, de la peur face à l’incertitude[note], qui a prévalu pendant la crise de la Covid, vient rappeler qu’il fut inutile et coûteux d’extirper l’émotion de la raison, le féminin du masculin, au risque d’un « retour du refoulé » dont on ne maîtrise en général pas les abîmes ! Ceux-ci – féminin-masculin- n’étant pas entendus en tant que dualité de genre mais, au contraire, comme présence conjointe en chaque être humain.[note]

Plus fondamentalement, une telle ouverture qui participe d’une sortie du dualisme conceptuel émotion – cognition, devient, selon notre perspective développée dans un article princeps[note], condition de possibilité à une libération.

Cela commence nécessairement par le gouvernement de soi [note] et s’oppose à la « cure socratique »[note], la sortie de crucifixion devant être totale.

Reliance ou nouvelles frontières ?

Poursuivant sur le chemin des binarisations, plutôt que sur celui des reliances et de l’intégration, restera, avec le président de la République française, à traiter la mort en ennemie et à lui déclarer la guerre. « Si son assertion peut être qualifiée d’extraordinaire c’est que, sans doute pour la première fois de l’histoire de l’humanité, un État ne déclarait rien de moins que la guerre contre la mort ; le Président l’affirmait, elle ne passerait pas par nous. »[note]

Si nous ne parvenons pas à concilier l’incertitude avec la certitude, le chaos de la Vie avec la question même de la finitude, seule certitude, nous en sommes amenés à, progressivement, rejeter celle-ci en (re-)érigeant de nouvelles frontières entre morts et vivants…

Marie de Hennezel, psychologue spécialisée dans la fin de vie dit ceci : « Nos experts scientifiques et nos gouvernants ont commis une faute. Ils ont sous-estimé l’importance des rites immémoriaux qui relient les vivants et les morts. Ils ont désespéré les mourants en leur volant leur mort. Ils ont fragilisé les vivants en leur volant un moment essentiel de leur vie. » [note]

Ticket pour le cachot

Muriel Hubin, collaboratrice de Kairos, a été arrêtée arbitrairement alors qu’elle se rendait à une « manifestation statique » à Bruxelles, autorisée par le pouvoir communal.

Motif du bourgmestre de Bruxelles: « suspicion de perturbation de l’ordre public » et le « comportement de Madame Hubin qui mettrait en danger la sécurité sanitaire et l’ordre public au sens large ».

Nous avons voulu en savoir plus, rencontrer cette terroriste sanitaire.

Vers une médecine inhumaine…

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Les médecins dissidents sont convoqués par l’Ordre, menacés, stigmatisés, empêchés dans leur liberté de prescrire.

Que faire ? Écouter ceux qui pensent autrement, nous rappeler que la médecine est avant tout un rapport humain et pas technocratique où le patient n’est que le porteur d’une maladie qu’on étudie et soigne.

Rencontre avec le médecin de famille Yves Gailliez, libre et courageux.

Vers une médecine inhumaine…

Les médecins dissidents sont convoqués par l’Ordre, menacés, stigmatisés, empêchés dans leur liberté de prescrire.

Que faire ? Écouter ceux qui pensent autrement, nous rappeler que la médecine est avant tout un rapport humain et pas technocratique où le patient n’est que le porteur d’une maladie qu’on étudie et soigne.

Rencontre avec le médecin de famille Yves Gailliez, libre et courageux.

Penser le totalitarisme sanitaire

Dans cette deuxième interview, Michel Weber, philosophe, aborde la question de la croissance infinie dans un monde fini, l’étude des pathologies du pouvoir, indispensable pour saisir qui nous gouverne, revient sur le « Great reset » et le Forum économique mondial, etc.

Indispensable pour comprendre le monde actuel.

Retrouvez le travail de Michel Weber sur http://chromatika.academia.edu/Michel…

Pour revoir le 1er épisode : https://www.new.kairospresse.be/covid-1984-la-vision-dun-philosophe-sur-la-periode-actuelle/

Les morts de leurs mesures? On verra plus tard…

Aucune crédibilité de leurs chiffres, aucun consensus.
Aucun débat. Omerta.
Une certitude pourtant: leurs mesures détruisent des vies, des familles, des liens…

Leur réponse: « on verra plus tard ».
Quand tout sera détruit?

Covicratie… bienvenue dans le meilleur des mondes

Dans quel monde sommes-nous ? Est-ce un cauchemar ou la suite logique d’une déchéance dont nous vivons l’apothéose ? Toutes leurs mesures sont basées sur de faux chiffres, centralisées donc difficilement vérifiables, non discutées et indiscutables. Mais Kairos a ses entrées dans différents hôpitaux…

Nombre total de patients présents à l’UZ Brussel par jour

La photo que vous voyez ci-dessus représente le tableau du nombre total de patients présents à l’hôpital par jour, à l’UZ Brussel. Ce nombre inclut la balance entrées/sorties, donc un patient qui entre à une date X et ressort à une date Y sera comptabilisé toute la durée de son séjour. On peut donc voir que dans cet hôpital, les chiffres sont stables.

Au Chirec Delta (Bruxelles), ils ont des statistiques de semaine en semaine. « Le problème des chiffres c’est qu’un patient avec un frottis + au j 1 de son hospitalisation reste étiqueté covid tout au long de son hospitalisation. Donc s’il reste 2 mois (comme parfois aux soins intensifs) il sera repris dans les statistiques même s’il n’est plus contagieux« . 

« La nouveauté au Chirec de cette semaine du 15 mars: on augmente le testing PCR… avant étaient testées juste les personnes devant passer au minium une nuit. Maintenant, tous les patients même pour une hospitalisation one day ou endoscopie… doivent être testés. Donc, bien sûr, on va avoir une augmentation du nombre de cas asymptomatiques, qui vont gonfler les statistiques, alourdir la charge de travail, et le coût de prise en charge. Bref, je peux vous parler pendant des heures sur le sujet tant tout est biaisé et abjecte« .

Pendant ce temps-là, l’APB (Association pharmaceutique belge), se propose de créer des codes CNK1 pour ficher les patients belges par rapport au vaccin : « hésite/dialogue pas possible/refus… ». On peut se demander qui est à l’origine de cette demande de fichage ? L’APB elle-même ? Le SPF Santé ?

Fichage mis en place par lAssociation pharmaceutique belge

Jusqu’où vont-ils aller ? Jusqu’où nous accepterons ? …

«Documentez- nous!»

Témoignage de Geneviève Cattiez, ancienne directrice de la Haute École Galilée.*

Cher gouvernement. Je deviens de mauvaise humeur. Pouvez-vous nous communiquer les études scientifiques sur lesquelles vous vous basez pour prendre de telles mesures ? Documentez- nous !!

Quelles études scientifiques concernant les coiffeurs nous donnent des chiffres probants qui justifieraient de telles mesures déconcertantes, inattendues et incompréhensibles et insupportables pour les métiers visés. Donnez-nous vos sources de publications scientifiques. Nous ne sommes pas idiots. Vous aimez les chiffres et les courbes.

Je pense que vous ne vivez pas suffisamment sur le terrain

L’ horeca est fermé depuis des mois. Nous ne pouvons pas les soupçonner de nous contaminer puisque ils sont fermés depuis presque 10 mois. Donnez-nous des chiffres et courbes . Puisque vous les aimez. Nous ne sommes pas idiots Nous avons étudié et nous pouvons comprendre la littérature scientifique. Donnez-nous les références sur lesquelles vous vous basez pour prendre de telles décisions qui anéantissent la vie de beaucoup de nous, belges parfois désespérés… et qui parfois décident de ne plus vivre. Je pense que vous ne vivez pas suffisamment sur le terrain.

Vos décisions nous infantilisent. Comme si nous ne pouvions pas comprendre que si nous étions susceptibles de mettre en péril un de nos proches , nous ne le comprendrions pas. Personnellement, je suis révoltée. Et comme personne ressource dans le monde de l’enseignement, dans le monde universitaire et dans l’enseignement supérieur des HE qui privilégie la pensée dialectique , la réflexion intelligente, je ne peux adhérer à de telles mesures si elles ne sont pas étayées par des travaux scientifiques validés par la communauté scientifique qui apparemment, à l’heure d’aujourd’hui, ne requièrent pas l’unanimité. C’est ce qui inquiète et décrédibilise vos décisions.

J’ose partager mon malaise sur les réseaux sociaux… prise de risque bien évidemment. J’opte pour un monde meilleur mais la transparence nous aidera à mieux mesurer les enjeux de cette crise. Nous sommes tous intelligents.

  • Publié initialement sur les réseaux, relayé ici avec l’autorisation de l’auteure.

URGENT! Passeport sanitaire

Le projet de « passeport sanitaire » porté par la Commission européenne risque d’être voté sans débat ni amendements au Parlement européen !

La Commission européenne a récemment déposé ses deux projets de Règlements européens relatifs au passeport sanitaire, ou « certificat vert numérique ».

Parce que la Commission est « pressée », elle a demandé aux responsables des groupes politiques d’inscrire ces Règlements à l’ordre du jour de la prochaine Assemblée plénière du Parlement européen, afin qu’ils soient votés sans amendements et sans qu’il en soit discuté en commission Environnement (comENVI) (« fast-track procedure »), comme cela devrait normalement être le cas.Les coordinateurs de groupes et le Président de la comENVI, se réunissent ce jeudi 25 mars entre 11h et 12h15 pour prendre une décision concernant cette demande.

Il est URGENT, avant cette date, de leur demander de ne pas céder à la pression de la Commission et de faire leur travail de parlementaires, en examinant prudemment le texte et en veillant à l’amender partout où les atteintes aux libertés des citoyens apparaissent excessives.

Nous vous proposons d’interpeller les eurodéputés compétents à ce stade de la procédure, par courrier électronique, en leur écrivant avant jeudi matin, le message suivant (à adapter à votre convenance) :

Destinataires (eurodéputés)

pascal.canfin@europarl.europa.eu, bas.eickhout@europarl.europa.eu, cesar.luena@europarl.europa.eu, dan-stefan.motreanu@europarl.europa.eu, anja.hazekamp@europarl.europa.eu, peter.liese@europarl.europa.eu, jytte.guteland@europarl.europa.eu, nils.torvalds@europarl.europa.eu, silvia.sardone@europarl.europa.eu, bas.eickhout@europarl.europa.eu, alexandr.vondra@europarl.europa.eu, silvia.modig@europarl.europa.eu, juanfernando.lopezaguilar@europarl.europa.eu, maite.pagazaurtundua@europarl.europa.eu, pietro.bartolo@europarl.europa.eu, emil.radev@europarl.europa.eu, jeroen.lenaers@europarl.europa.eu, birgit.sippel@europarl.europa.eu, sophie.intveld@europarl.europa.eu, annalisa.tardino@europarl.europa.eu, terry.reintke@europarl.europa.eu, tineke.strik@europarl.europa.eu, nicola.procaccini@europarl.europa.eu, cornelia.ernst@europarl.europa.eu, saskia.bricmont@europarl.europa.eu, michele.rivasi@europarl.europa.eu, marie.toussaint@europarl.europa.eu, damien.careme@europarl.europa.eu, patrick.breyer@europarl.europa.eu

Modèle de lettre

Le 24 mars 2021

Objet : Appel urgent à refuser la procédure de « fast-track » pour l’examen du projet de Règlement relatif au « certificat vert numérique »

Mesdames, Messieurs les membres du Parlement européen,Vous allez être amenés, jeudi matin prochain (25 mars 2021), à vous prononcer sur la procédure d’examen des deux projets de Règlements de la Commission européenne relatifs au « certificat vert numérique ».

Ces projets constituent certainement l’une des décisions les plus déterminantes que vous allez prendre pendant votre mandat. Pour cette raison, je vous prie instamment de rejeter l’option d’un examen en procédure « fast-track », telle que réclamée par la Commission européenne. En effet, ce projet de « certificat vert numérique », même s’il est habilement présenté comme un moyen d’exercer notre liberté de circulation, représente une ingérence inédite dans nos libertés fondamentales, car il conduit indirectement à imposer à l’immense majorité des Européens, sains et non susceptibles de mourir du COVID-19, soit un vaccin dont personne ne sait « s’il prévient l’infection asymptomatique et la transmission du virus », ni même s’il protège durablement contre la maladie (comme on peut le lire dans les considérations liminaires du projet de Règlement), soit d’innombrables tests de dépistage (il faudrait présenter ce certificat à de multiples occasions de nos vies en collectivité : transports, lieux de culture et d’éducation, restaurants, centres commerciaux, etc.).

La lecture du projet de Règlement nous apprend également que les personnes ayant déjà surmonté le COVID-19 ne seront considérées comme immunisées que pendant un maximum de 180 jours, sans qu’aucune explication ne soit fournie sur ce délai, après l’obtention d’un test PCR positif. L’état réel de leur immunité, mesurable pourtant sur la base des lymphocytes ou des anticorps circulant dans leur sang, ne comptera donc pour rien. De plus, alors qu’aucune application de « tracing » et de « tracking » n’avait été rendue obligatoire jusqu’à présent, ce « certificat vert », conçu comme un sésame incontournable, permettra aux États membres de mettre en œuvre ce contrôle obligatoire de nos moindres déplacements et habitudes de consommation, sans qu’il soit désormais possible de s’y opposer.

Ainsi se dessine, avec ce projet de « certificat vert », une société d’apartheid, où des citoyens bien portants, mais refusant de se soumettre au diktat hygiéniste proposé par la Commission et certains États membres, seront discriminés et mis au ban de la société. Cela est inacceptable.Que vous décidiez d’amender ce projet ou de le rejeter, il est de toute manière impératif de l’examiner sérieusement et de refuser une urgence injustifiable.

Vous priant ainsi de prendre toute la mesure des responsabilités que vous confère votre mandat d’élu, je vous appelle à rejeter tout examen hâtif de ces deux projets de Règlements,

Vous remerciant pour votre vigilance, Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à mes respectueuses salutations,

<Prénom Nom><Pays d’appartenance>

Ticket pour le cachot

Muriel Hubin, collaboratrice de Kairos, a été arrêtée arbitrairement alors qu’elle se rendait à une « manifestation statique » à Bruxelles, autorisée par le pouvoir communal.

Motif du bourgmestre de Bruxelles: « suspicion de perturbation de l’ordre public » et le « comportement de Madame Hubin qui mettrait en danger la sécurité sanitaire et l’ordre public au sens large ».

Nous avons voulu en savoir plus, rencontrer cette terroriste sanitaire.

Big Brother is watching you!

Nous étions en train de préparer une vidéo avec l’interview d’un médecin généraliste, un point de vue des plus intéressants que nous voulions partager avec vous.

Avant même de la publier, regardez le message que nous avez reçu.

YouTube n’autorise pas les contenus qui remettent explicitement en cause l’efficacité des mesures de distanciation sociale et d’auto-isolement préconisées par les autorités de santé locales ou l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), et qui peuvent inciter les gens à ne pas les respecter

Kairos continuera à vous informer, ira sur les plateformes qui ne censurent pas, ou moins…

Chez Kairos, nous ne prétendons pas détenir LA vérité, celle que partagent Youtube, Facebook, l’OMS, les gouvernements, les firmes pharmaceutiques.

Nous la cherchons, nous la construisons. Et ça ne plaît pas à certains.

Soutenez la presse libre!

La réalité du gouvernement Belge

Pour Alexander De Croo et ceux qui l’accompagnent, la censure n’existe pas, tout est dit. Cela suppose que toutes les positions sont prises en compte, que tous les avis sont entendus, que les scientifiques qui ne suivent pas la voix officielle ont leur mot à dire… Nous constatons autre chose… Mais qui représentent ceux qui sont censés nous représenter?

Nos flyers sont là!

Nos flyers sont là, 30.000 à distribuer, partout: amis, famille, librairies, magasins, événements…Aidez-nous à faire connaître la presse libre!

Envoyez un mail à ms@new.kairospresse.be pour plus d’infos.

Globalité, partenariat, autonomie en santé. Quand l’urgence balaie tout, mais révèle l’essentiel !

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Ce texte prolonge le débat sur la décision médicale et sanitaire qui avait été initié autour de l’Evidence-based-medecine (EBM) avec la carte blanche intitulée : « le rôle de la formation des médecins et de l’épistémologie médicale dans la crise de la Covid 19[note] ». Discussion qui s’est poursuivie au sein d’une deuxième carte blanche, centrée – comme son titre l’indique – sur une critique du principe de précaution « Principe de précaution ou « risque du blâme » ? »[note]

Par[note] :

  • Florence PARENT, médecin, docteur en santé publique, coordinatrice du groupe thématique « Éthique des curriculums en santé » de la Société internationale francophone d’éducation médicale (SIFEM).
  • Fabienne GOOSET, docteur en lettres, certifiée en éthique du soin.
  • Manoé REYNAERTS, philosophe, membre du groupe thématique « Éthique des curriculums en santé » de la Société internationale francophone d’éducation médicale (SIFEM).
  • Helyett WARDAVOIR, master santé publique, membre du groupe thématique « Éthique des curriculums en santé » de la Société internationale francophone d’éducation médicale (SIFEM).
  • Dr Isabelle François, médecin et psychothérapeute, membre du groupe thématique « Éthique des curriculums en santé » de la Société internationale francophone d’éducation médicale (SIFEM).
  • Dr Benoit NICOLAY, médecin, anesthésiste-réanimateur, micro-nutritionniste.
  • Dr Emmanuelle CARLIER, médecin, pédiatre.
  • Jean-Marie DEKETELE, professeur émérite de l’UCL et de la Chaire UNESCO en Sciences de l’Éducation (Dakar).

Déstructuration du système de santé et déserteur par réglementation

« Face à n’importe quelle maladie, n’est-il pas de notre devoir de soigner les patients ? Et s’il n’existe pas de traitement qui fasse l’unanimité dans le monde médical, est-ce une raison pour ne rien faire ? (…) Les scientifiques qui réfutent cela ne le font que sur la base d’études qui sont à ce jour insuffisantes. Insuffisantes pour prouver définitivement que les traitements marchent, mais également insuffisantes pour prouver que cela ne marche pas. Et souvent ils n’ont aucune expérience personnelle de ces traitements qu’ils rejettent d’un revers de main. Sinon ils ne seraient pas aussi péremptoires »[note]

La désertion « obligée »[note] de la première ligne des soins de santé a été d’autant plus dommageable qu’à des niveaux décisionnels plus proches des terrains d’actions, nombre de praticiens ne souhaitaient pas cette dissolution de leur rôle et de leurs compétences. Ces soignants de terrain sont pleinement engagés auprès de leurs patients, et, par-là, souffrent de l’imposition d’une telle défection. La souffrance est sans doute plus essentiellement (dans le sens de l’essence même) présente parmi les soignants de la première ligne ambulatoire des systèmes de santé ayant des approches holistiques du soin et de la santé (médecins généralistes et d’autant plus ceux ayant une pratique ouverte et intégratrice ; infirmiers à domicile …) et leurs extensions en réseaux (psychothérapeutes ; ostéopathes ; kinésithérapeutes ; approches alternatives du soin telles que les acupuncteurs, hypnothérapeutes, phytothérapeutes, naturopathes, aromathérapeutes, gemmothérapeutes …), souvent organisés dans le cadre d’engagements citoyens responsables. C’est également une grande partie du secteur de l’accompagnement et du « prendre soin » qui est littéralement « passé à la trappe », incluant les « aidants-proches » si précieux quand de tels projets existent, permettant d’assurer le maillage de proximité dans un système de santé.

Nous pourrions aller plus loin dans cette idée de désertion et de souffrance des acteurs du soin, qui a touché également la population au regard des rôles de chacun dans la cité quand tous sont ainsi « empêchés de travailler », en faisant référence à l’ouvrage de Richard Sennett[note] : « « Le « métier » peut suggérer un mode de vie qui a disparu avec l’avènement de la société industrielle, mais c’est trompeur. Le métier désigne un élan humain élémentaire et durable, le désir de bien faire son travail en soi. Il va bien plus loin que le travail manuel qualifié ; il sert le programmateur d’ordinateur, le médecin et l’artiste ; l’art d’être parent s’améliore dès lors qu’il est pratiqué comme un métier qualifié ; de même en va-t-il pour le métier de citoyen. (…) Tout bon artisan poursuit un dialogue entre pratiques concrètes et réflexion ; ce dialogue débouche sur des habitudes nourrissantes, lesquelles instaurent à leur tour un rythme entre la solution et l’identification d’un problème. »[note].

Sans pouvoir développer, sinon de façon introductive avec l’exemple qui va suivre, la perspective du patient partenaire[note], il est clair qu’une telle vision du soin a également été balayée d’un revers de main. Son retour, comme celui des pratiques soignantes émergentes dans un tel environnement, sinon totalitaire, en proximité avec ce qui peut se nommer une dictature sanitaire, s’est fait au prix de ce qui a été perdu entre le T0 – c’est-à-dire le moment du début des confinements – et le temps d’une reprise des esprits, notamment face aux drames individuels et devenant statistiques de ce qui est euphémiquement nommé « dégâts collatéraux » de la Covid 19.

Cette « désertion par réglementation » comme nous l’avons appelée, est venue rompre à de nombreux endroits cet élan vital, propre à l’autonomie[note] et au pouvoir de la personne, notamment par sa modalité opératoire et managériale, infantilisante, dont rend compte sur le plan du soin, l’encadré qui suit.

Le partenariat de soin et le roi

La confusion est particulièrement grande quand un représentant de l’état et a fortiori son président, intervient avec une « hégémonique bienveillance », comme l’humanitaire d’urgence peut le faire pour les populations d’Afrique quand celles-ci sont supposées être « bénéficiaires par décret »[note], en faveur d’une distribution accélérée du vaccin.

« Le chef de l’Etat s’est une nouvelle fois emporté au sujet de la campagne de vaccination en France, lors d’une réunion de crise à l’Élysée, comme le rapporte Le Point. « C’est quoi, ce truc ? », a ainsi lancé Emmanuel Macron, pointant le guide de 45 pages destiné aux directeurs d’Ehpad et d’USLD (unités de soins de longue durée) pour la vaccination. « Qui a écrit ça ? Les Français nous prennent pour des fous ! »»[note].

La bureaucratie qui est le propre de l’État, et particulièrement de celui de la France, vient à être mise en cause par la personne qui la représente (qui en est le responsable et l’emblème) en même temps qu’une négation de toutes possibilités de favoriser l’interaction patient-médecin est affirmée.

« Je veux qu’on accélère vraiment sur les vaccins. Je ne comprends pas pourquoi on impose une consultation médicale avant, faites-moi sauter ça ! », a poursuivi le président. La Haute Autorité de Santé recommande en effet une consultation médicale pré-vaccinale en plus du consentement des résidents de maisons de retraite ».[note]

Le sommet de la technocratie est ici atteint lorsque le seul jugement déterminant[note], non plus réduit à une science mais à une technique (vaccinale), s’impose, pour le bien de tous. Et ce, quels que soient les trajectoires singulières et les contextes particuliers. Il faut des chiffres : après ceux des décès, ceux des vaccinés !

Le Roi vaccine. Ses valets appliquent.

« « Il faut que je consulte mon conseil pour ça », a répondu un responsable de la Haute Autorité de Santé, présent lors de la réunion. « Très bien. Si ce n’est pas possible de le supprimer, les Français sauront que c’est à cause de la HAS », a alors lancé Emmanuel Macron».[note]

Le Roi menace[note]. Son peuple a peur.

Cependant, dans une visée émancipatrice, ce qui devrait questionner en profondeur le secteur de la santé publique, et, surtout, celui de la promotion de la santé et toute la population, est l’enjeu repris sur la figure ci-dessous.

Nous y retrouvons les différents temps d’un processus d’autonomisation complexe qui émerge très progressivement depuis une dizaine d’années dans le secteur de la santé, celui du « patient-partenaire » dont la postface de l’ouvrage « Penser la formation des professionnels de la santé. Une perspective intégrative » témoigne. Nous en reprenons le paragraphe introductif[note] :

« N’est-il pas temps de prendre conscience que le rapport des populations à leur santé change rapidement, que les patients et leurs proches ne sont plus les mêmes qu’il y a dix, vingt ou cinquante ans ? L’image traditionnelle du patient soumis à un système bienveillant et omniscient, qui assume une prise en charge totale, unilatérale et trop souvent autocratique, cède tranquillement le pas à une vision plus dynamique d’un patient à la recherche d’informations, qui revendique sa singularité et son besoin ontologique de se remettre en mouvement malgré les contraintes de sa condition ».

D’aucuns argumenteront l’urgence sanitaire afin de permettre un rétropédalage vers le modèle paternaliste.

Cette urgence sanitaire est également plaidée pour justifier les lois liberticides eu égard aux constitutions et dont la logique interne est critiquée par les avocats les plus engagés dans une réflexion systémique à propos de nos démocraties. En effet, c’est justement au moment des crises qu’une réelle compétence-en-situation (de la part des responsables de toutes décisions) devrait permettre d’éviter de perdre des ressources (celles des capacités des personnes à agir) afin de favoriser une réponse partenariale, globale, au problème. Cependant cela demande de la probité[note], c’est-à-dire une cohérence entre ce que l’on dit en démocratie, et ce que l’on fait.

Aussi se révèle prioritaire une pensée complexe, interprofessionnelle et ouverte amenant à « problématiser » et à comprendre tous les éléments qui sont en jeu, afin de préserver ce qui est.

À commencer par ce modèle de partenariat de soin, promu et porté par ceux-là mêmes qui ont intégré dans leurs pratiques soignantes cette capacité au partenariat, incluant celle de ne pas brider le Pouvoir de l’Autre, c’est-à-dire de lui préserver son autonomie.[note]

C’est justement un tel paradigme qui devrait être protégé afinde servir de balise permettant d’éviter la dérive autoritaire dont toute situation d’urgence est le terreau…

Cependant l’hégémonie toujours présente d’un modèle hospitalocentriste, urgentiste, curatif (centré sur la guérison et non le « care »), non intégré (car fragmenté dans ses fondements épistémologiques (cf. Carte blanche[note]) est, à l’évidence, en grande connivence avec de tels discours « top-down»[note].

C’est ainsi qu’avec de nombreux autres secteurs du soin (par exemple la santé mentale ou les structures accueillant les personnes en situation de handicap, les maisons de repos), le milieu des soins palliatifs qui peine à se faire reconnaître dans l’habitus classique des soins de santé[note], s’est vu au début de la crise sanitaire, littéralement disparaître, s’évanouir tel un bateau dans le triangle des Bermudes, avec l’apparition du monstre du Loch Ness, la Covid 19.[note]

Ceci est d’autant plus triste, dans le sens d’une très grande tristesse qui nous submerge dès que l’on évoque ce réel, ce Vivre-là, celui de la fin de vie…, que nos aînés en avaient, justement, tant besoin !

Mais, et nous ne pouvons l’oublier[note], « nous sommes en guerre » !

Cette infantilisation relative aux interventions médicales a concerné autant des publics cibles professionnels (prescrire, vacciner etc.) que non-professionnels. Elle s’est aggravée de façon radicale lors des décisions intéressant les interventions non thérapeutiques, telles que le confinement.

Quand l’urgence balaie tout, mais révèle l’essentiel 

On a pu observer un système de santé qui, plutôt que de « faire corps » face à la menace, est apparu totalement disloqué entre deux entités. D’un côté, une médecine hospitalière, présentant via les médias un plateau technique sophistiqué. De l’autre, une médecine générale, de proximité, réduite à un rôle subalterne, manifestant par-là, de façon extrêmement aiguë, un symptôme récurrent de notre système de santé : celui du mépris affiché ou, tout au moins, de la non-reconnaissance à l’égard, au sein même du monde médical, de la médecine générale mais aussi, de ce qu’on nomme : le « paramédical »[note] (infirmiers, kinésithérapeutes, ostéopathes, logopèdes, …). Une logique bien décrite en psychologie sociale, celle des théories du conflit intergroupe[note], s’y étant assurément implantée[note]. L’enjeu technique (respirateurs notamment) fut exacerbé par les médias renforçant le stéréotype d’une médecine nécessairement technique, sophistiquée et urgente. Quant aux politiques, soucieux exclusivement de la fraction émergée de l’iceberg, ils ont essentiellement instrumentalisé la partie immergée du système de santé à des fins d’exécution technique (test PCR, vaccination). Tout phénomène discriminatoire commence par l’élaboration de stéréotypes propices aux préjugés, ceux-ci orientant nos comportements[note]. Décidément l’homme n’est pas maître chez lui !

Ainsi, à une logique médicale privilégiant la croyance en la certitude d’une technoscience au détriment de la pratique (cartes blanches[note]), s’ajoute celle valorisant la structure pyramidale, verticale et hiérarchique, de l’organisation des soins de santé, au détriment d’une vision intégratrice, -globale-, du système de santé. S’en est suivi un réel démembrement de ce dernier, facilité par cette forme de « désertion par réglementation » que nous avons mise en lumière.

Le manque d’une approche globale n’a pas seulement affecté le plan macro systémique (système de santé), il a également touché le niveau micro systémique.

En effet, considérer dans sa globalité la personne suppose de partir d’un postulat nécessairement non réducteur de cette dernière. Or « dans le champ de la pratique médicale, aujourd’hui séparé de toute réflexion anthropologique sérieuse, ce rétrécissement culturel est durement ressenti : [ … ]»[note]. La perspective anthropologique permet en l’occurrence d’envisager la maladie d’une triple façon : la maladie en tant que catégorie naturelle, émergeant de l’approche objectivante et de la démarche nosographique (Disease) ; la maladie en tant qu’expérience subjective du patient (Ilness) accessible grâce au langage et à l’interprétation ; enfin la maladie en tant que processus d’intégration et de construction sociale du problème de santé (Sickness), culturellement et historiquement situés. La langue française qui, dans le vocabulaire commun, se réduit à l’usage du terme de « maladie » se prive de cette nuance qu’apporte la langue anglaise et que soulignent les trois termes entre parenthèses.

Un tel postulat permet de se forger une conception non réductrice de la santé et de se rapprocher de façon plus juste de la définition de la santé de l’OMS « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ».

De la même manière, au fondement de toute organisation de santé qui se respecte, l’approche des soins de santé primaires[note] postulant l’intégration de : la promotion de la santé communautaire ; la prévention des maladies ; l’intégration des services curatifs et l’intégration des services de réadaptation, permet de donner l’ouverture opérationnelle nécessaire à cette définition de l’OMS.

Ainsi, en balayant tout sur son passage, la Covid nous révèle, pour qui sait l’écouter, la nécessité globale de toute chose. Rappelant qu’il est « impossible de connaître les parties sans connaître le tout, non plus que de connaître le tout sans connaître particulièrement les parties ». Toujours avec Pascal [note] et afin d’éviter que « Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie », et qu’à nouveau la peur l’emporte, seul le développement d’une capacité à la pensée complexe[note] nous permettra de sortir de l’impasse, de la fragmentation et du réductionnisme, où tout, à cet instant, comme le chante E. Piaf « nous traîne et nous entraîne… ».

Un tel projet est un projet à long terme, historique et culturel, il ne peut se jouer qu’avec le levier de l’éducation.

Selon notre perspective, il devrait s’ancrer là où le terreau à de telles dérives est parmi les plus fertiles, notamment dans le monde médical et sanitaire, et s’épanouir grâce au levier de la formation médicale et en santé.

« Après les discours musclés annonçant l’éradication du terrorisme, voici les discours savants sur le « zéro Covid ». Et toujours la même obsession sécuritaire, le même rêve d’un monde sans risque, sans crime et sans maladie. On s’en réjouirait, si l’on ne savait avec quelle facilité le rêve d’un monde parfait peut tourner au cauchemar des sociétés de la peur»[note].

Encore faut-il que l’émancipation soit le projet de « l’homme actuel ».

C’est à la condition d’une visée transformationnelle – éducative – que les corps, les personnes et les systèmes, à la prochaine pandémie, ne se disloqueront plus, tels des pantins, et Pinocchio de ne pas le reconnaître.

Le vaccin pour les nuls

Ce 11 mars j’ai reçu un courriel m’invitant à prendre « rendez-vous pour votre vaccination COVID-19 »*, de la part d’un docteur de l’« Agence pour une Vie de Qualité » qui est aussi « Inspecteur d’hygiène régional ». Selon ce docteur, « Le vaccin est efficace, sûr et fiable ». Voici quelle a été ma réponse :

Monsieur,

Vous vous faites le relais de la propagande du Big Pharma devant lequel toutes les institutions se sont couchées pour son plus grand bénéfice : non, le vaccin n’est ni efficace, ni sûr, ni fiable. Les essais cliniques des vaccins contre le covid ne sont pas terminés et de loin. On assiste donc à une expérimentation à grande échelle sur une population volontairement désinformée et conditionnée par une politique du mensonge et de la peur : en comparaison avec les années à grippe, le covid de l’année 2020 a été une moindre menace pour la toute grande majorité de la population, l’exception étant constituée par les plus de 80 ans, un âge où il est normal de mourir, mais qui d’autre part ont été mal préparés à faire face au virus et mal soignés.

Bien à vous,

Francis Leboutte, 71 ans

*Sujet: Invitation: prenez rendez-vous pour votre vaccination contre la COVID-19

Agence pour une Vie de Qualité Rue de la Rivelaine 21 6061 Charleroi

Cher/Chère Francis Leboutte, Nous vous invitons à vous faire vacciner contre la COVID-19. Vous trouverez ci-dessous toutes les informations nécessaires au sujet de votre vaccination. Même si vous avez déjà été contacté(e) par courriel ou SMS, il a été prévu que tous les citoyens reçoivent le courrier ci-dessous. Donc, si vous avez déjà un rendez-vous ou si vous êtes déjà vacciné(e), merci de ne pas tenir compte de cet e-mail. Le vaccin est administré en deux doses à deux moments différents dans le centre de vaccination: Hall Omnisports de Tilff Rue du Chera 9 4130 Esneux Comment prendre rendez-vous ? Utilisez le bouton ci-dessous et précisez la date et l’heure pour votre première vaccination, ainsi que pour votre deuxième vaccination :

Votre code de vaccination personnel: XXXXXXXXXXXXX  Confirmez vos rendez-vous avant le 04-04-2021. Invitation: prenez rendez-vous pour votre vaccination COVID-19

Prendre vos deux rendez-vous

Le bouton ne fonctionne pas? Utilisez alors le lien suivant: https://vaccincovid.doclr.be/vaccin?code=XXXXXXXXXXXX

  • Et la propagande de Big Pharma:

Pourquoi est-il important de se faire vacciner ? Le vaccin vous offre la meilleure protection contre la COVID-19. Si plus de 70 % de la population se vaccine, le virus se propagera plus difficilement et le retour à une vie normale en sera facilité.

Est-ce que je cours un risque en me faisant vacciner ? Le vaccin est efficace, sûr et fiable. Chaque vaccin est soigneusement contrôlé. Les vaccins ont également été testés chez des personnes souffrant de maladies de longue durée.

Combien la vaccination va-t-elle me coûter ? La vaccination est totalement gratuite.

Y a-t-il des contre-indications par rapport à la vaccination ? Il y a extrêmement peu de contre-indications à la vaccination contre la COVID-19. Si à la suite d’une précédente vaccination ou dans d’autres circonstances, vous avez eu une réaction allergique grave ou si vous avez eu, pour les mêmes raisons, besoin de soins médicaux urgents, vous devez contacter votre médecin pour vérifier si votre vaccination est indiquée et s’il faut vous proposer un vaccin particulier. Si vous souffrez actuellement de symptômes d’une maladie qui indiquent une infection (telle qu’une augmentation de la température), reportez votre rendez-vous pour la vaccination jusqu’à ce que vous soyez complètement rétabli. Si au cours des 14 derniers jours, vous avez réalisé un test Corona qui s’est révélé positif, que vous présentiez ou non des symptômes, contactez votre médecin et reportez votre rendez-vous pour la vaccination à 14 jours après votre guérison. Si vous êtes enceinte, vous devez contacter votre médecin pour vérifier si votre vaccination est indiquée. L’allaitement maternel ne nécessite pas de reporter la vaccination.

Que faire si vous ne pouvez pas vous rendre au centre de vaccination pour une raisonmédicale ? Appelez votre médecin ou le numéro de téléphone 0800/45.019 afin d’envisager une solution.

Que faire si vous ne souhaitez pas être vacciné ou si vous avez déjà été vacciné ? Indiquez que vous ne souhaitez plus être contacté Via le bouton ci-dessus Ou par téléphone au +32 71 33 78 19 

Que faire le jour de votre vaccination ? Munissez-vous des eTickets que vous recevrez après avoir pris rendez-vous Munissez-vous de votre carte d’identité Portez un masque chirurgical ou en tissu, PAS un bandana ou un foulard Portez un vêtement qui facilite l’accès au haut de votre bras Venez seul(e), sauf si vous avez besoin d’assistance pour vous déplacer Si vous êtes malade, ne venez pas et prenez un nouveau rendez-vous (voir ci-dessus)

Vous avez d’autres questions ou vous n’êtes pas sûr de vouloir vous faire vacciner ? Contactez votre médecin ou votre pharmacien Surfez sur www.jemevaccine.be Appelez le numéro d’information +32 71 33 78 19  Bien à vous, Dr. Christian Huvelle Inspecteur d’hygiène régional 

Ce courrier est disponible dans près de 40 autres langues à l’adresse https://www.info-coronavirus.be/en/translation-vaccination/  This message is available in nearly 40 other languages at https://www.info-coronavirus.be/en/translation-vaccination/

Cet e-mail a été généré automatiquement. Merci de ne pas répondre à ce message.