Climat : peut-on encore débattre sans être traité de complotiste ?
Dans un paysage médiatique où le discours climatique s'impose comme une évidence intouchable, l'écrivain...
Kairos : 15 ans de médias libres, l’été des rediffusions et un appel à l’union
La plateforme indépendante Kairos annonce un été aux rediffusions choisies,...
Constantin Mirabel le mystérieux nous rappelle quelques faits médiatiques passés et dérangeants. La pédo-criminalité — dont l’affaire Epstein est un aboutissement, une exacerbation —...
En France, un texte de loi pour la légalisation de l'euthanasie passera en vote final ce 15 juillet à l'Assemblée. Nicole Delepine, pédiatre oncologue...
Si les expériences avec ceux qu’on appelle « les forces de l’ordre » sont loin de laisser toujours de bons souvenirs (et chez Kairos, on est bien placé pour le savoir…), il est utile de sortir du manichéisme et d’écouter les policiers qui, comme les soignants, enseignants, pompiers, paysans… refusent le monde qu’une élite leur impose.
Verlaine URBAIN: coordinateur chez « Innocence en DANGER »
Dans les méandres institutionnels de l’aide à l’enfance, on retrouve l’absurde bureaucratique qui caractérise la Belgique et nos contrées « modernes » de façon générale. Verlaine Urbain, de Innocence en Danger, nous en parle. Restez là, il y a à voir.
Si nous sommes réunis ici aujourd’hui, c’est que la politique, au sens noble du terme, celui de l’organisation de la cité, donc de nos vies, nous intéresse. Pourtant, nos vies sont la plupart du temps régentées par d’autres, qu’on élit et à qui l’on délègue le soin de décider pour nous, troquant pour un confort illusoire notre liberté. Ce sont eux qui décident des médias qu’ils subventionnent, qui « aménagent » le territoire, préconisent un type d’énergie plutôt qu’un autre, usent de l’argent public pour envoyer des armes en Ukraine, confinent une population entière, ou imposent une injection expérimentale comme seule et unique remède. Au delà de tout soupçon.
S’ils ne jouissaient pas du monopole de la représentation du réel, c’est-à-dire s’ils ne possédaient pas les médias qui leur permettent de nommer et montrer ce qui leur convient, et d’occulter tout le reste, ce ne serait pas grave, au fond, ils vivraient à côté avec d’autres médias qui contrebalanceraient leurs visions, générant par cette forme de coexistence pacifique l’indispensable débat. Mais le problème est qu’ils ont l’exclusivité de ce qui est pour eux La Vérité, nous indiquant en filigrane en être les seuls et justes dépositaires. Ils sont de vrais dieux qui disent ce qu’ils ne font pas et font ce qu’ils ne disent pas : ils promeuvent la liberté d’expression, mais bannissent le débat ; prônent le changement, mais dans la continuité ; évoquent interminablement la paix mais provoquent sans cesse la guerre ; prône l’égalité, la justice, l’équité, mais mettent en place les structures qui nourrissent les hiérarchies, l’injustice, l’iniquité.
Et pour créer l’illusion du débat, de l’échange, de cette confrontation d’idées d’où la vérité émergerait, ils nous illusionnent de leur différence qui ne serait que fonction de leurs positions respectives sur l’axe gauche-droite. Si cette fausse distinction occulte parfaitement leurs positions communes dans les grandes lignes (presse, processus électif), elle ne nous dupe toutefois pas sur la plus ou moins égale répartition en termes de scandales, à gauche ou à droite du centre. Dans ce domaine, ils sont tous, peu ou prou, égaux.
Kazkghate, Samu social, Nethys, Maroc-gate déguisé en Quatargate, les travaux du parlement wallon passant de 17 millions à 46, le tunnel de 20 mètres pour relier ce même Parlement au parking, pour la modique somme de 700.000 euros, les indécentes indemnités parlementaires, tous les Papers : Panamapapers, PandoraPapers, ParadisePapers, et puis Cambridge analytica…
Les médias aux ordres adorent les scoop, les révélations explosives, mais laissent crever dans une prison le journaliste qui a contribué à lever le secret sur ces pratiques nauséabondes et qui a permis que s’écrivent leurs articles édulcorés. Julian Assange. Leur silence est ignoble et, parfois, même s’ils en parlent, c’est pour mieux faire de l’homme une icône éthérée leur permettant d’oublier cette omniprésence idéologique où leur censure réflexe se vit comme liberté. Julian comme nouvel symbole de l’omerta. C’est un comble. Mais nous n’en sommes plus à un paradoxe.
Tout va bien. Ne trouvez-vous pas ? Les présidents de partis, récemment, discutent de la façon dont ils peuvent lutter contre l’extrême droite, mais pas contre la corruption. Évidemment, ils ne vont pas cracher dans la soupe, ils en sont les principaux acteurs, et donc profiteurs. Ah, l’épouvantail de l’extrême droite, qui permet de ne pas parler de ce que le philosophe Alain Deneault nommait l’extrême centre. Je le cite :
« On a associé à tort l’extrémisme en politique à la position du curseur sur l’axe gauche-droite. Alors que l’extrémisme, au sens moral, renvoie beaucoup plus à une attitude qui consiste à être intolérant à ce qui n’est pas soi. L’extrême centre consiste à être intolérant envers tout ce qui ne s’insère pas dans ce paramétrage finalement très étroit de l’ordre du jour du programme oligarchique. C’est un centre qui a peu à voir avec l’axe politique gauche-droite, dans le sens où c’est un centre qui vise moins à se situer sur cet axe qu’à l’abolir, et à présenter une vision des choses comme étant la seule valable. L’extrême centre c’est donc ne tolérer rien d’autre que ce discours-là. Pourquoi le centre ? Parce qu’il ne va pas se présenter comme étant radical, destructeur, impérialiste, violent par bien des aspects, mais se présentant au contraire comme pondéré, pragmatique, comme étant normal, vrai, juste, équilibré, comme étant raisonnable, rationnel ».
C’est donc cette extrême centre qui favorise la destruction du social, de l’individu et de la nature. Elles qui privilégient les paradis fiscaux alors que la misère indécente ne cesse de croître, s’assurant dans un même temps que le mobilier public découragera les sans domicile et tous ceux qui rejoignent chaque jour la cohorte, de pouvoir dormir sur un banc qui diminuera peut-être la probabilité qu’ils succombent à leur nuit.
C’est cette politique mafieuse qui vit en all-inclusif sur le dos du contribuable et augmente les effectifs des forces de l’ordre pour réprimer la délinquance que cette même misère génère indubitablement, elle qui demande l’exécution systématique des peines d’une durée comprise entre 6 mois et 2 ans, alors que cela faisait plus de 50 ans que cela ne se faisait plus. La même année, le Tribunal de première instance de Liège retenait la responsabilité de l’État belge dans la surpopulation existant au sein de l’établissement pénitentiaire de Lantin et le condamnait à adopter des mesures appropriées permettant de lutter efficacement contre cette surpopulation carcérale.
Dans cette logique du chaos qui l’anime, elle construit donc des prisons ultra-modernes dans un des derniers écrins de verdure de Bruxelles, à Haren, en collaboration avec un consortium privé, pour y placer les détenus que ses politiques généreront.
C’est elle qui impose le numerus-clausus qui crée les pénuries de médecins généralistes, tout en diminuant le nombre de lits dans les hôpitaux, revenant pourtant chaque année avec ses marronniers sur la saturation hospitalière, mettant en place des Partenariats-Publics-Privés entre universités et multinationales des high-tech et de la pharmacie.
C’est cette politique qui fait semblant d’écouter les paysans, les étouffant sous les aides européennes qui en font de nouveaux serfs, modernes. Le seigneur, désormais estampillé EU. Cette dernière qui leur crache à la figure le jour où ils sont là, des centaines de tracteurs envahissant les rues de Bruxelles, bien rangés dans les espaces où les forces de l’ordre les avaient confinés, délaissant leurs champs pour le bitume, pour leur annoncer qu’ils ne peuvent rien pour eux, alors qu’ils peuvent pour l’Ukraine, libérant 50 milliards en quelques heures. Circulez, au-delà de leur décadence, qui nous emporte, il n’y a rien à voir. Et les syndicats, par leur soumission abjecte, leurs feintes de pouvoir négocier, font partie du problème.
La caste politique, rarement perquisitionnée, révèle, quand elle l’est, 280.000 euros en petite coupure dans ses appartements ; l’Arena n’a rien d’ouverte. Pas grave, personne ne moufte, alors que le clodo volant un sandwich se prendra une condamnation. Exemplaire, n’est-ce pas ?
C’est cette politique aussi qui nous prive de l’aide à la presse périodique parce que nous n’avons pas dit ce qu’elle voulait entendre. Et elle le fait en se servant des institutions censées défendre les journalistes, mais qui ne sont au fait que des ministères de la vérité, constituées des médias de masse, œuvrant à leur propre pérennité, organes officiels censurant tout ceux qui s’opposent à leur propagande guerrière. Agences de com’ des gouvernements, ces médias sont des outils de fabrication du consentement, propriété des partis politiques, à l’instar de la RTBF, financée par nos impôts, ou d’autres appartenant à des grands groupes industriels : IPM, Roularta, Rossel…
Ce sont ces médias qui décident unilatéralement ce qu’est ou pas une Fake News, allant jusqu’à porter plainte contre des citoyens qui osent remettre leur plein-pouvoir de définition du réel.
Enfin, me suis-je dit, je me suis trompé. Car j’ai découvert les slogans des partis du pouvoir en 2024, et réalisé que par rapport à 2019, tout avait changé !
Slogans 2024
Les Engagés nous proposent un programme 2024 intitulé « Le courage de changer », « Parce que s’indigner ne suffit plus et qu’un sursaut de conscience est nécessaire, Ensemble dessinons les contours d’une nouvelle ambition ».
Ecolo : « Choisir l’avenir (plus vert, plus juste) ».
PS : « Rejoignez le combat »
« MR, L’avenir s’éclaire »
PTB, « Le choix de la rupture »
Défi, « Toujours plus juste ». « DéFI, c’est le courage et la nuance. Nous voulons un État démocratique plus responsable, plus efficace, mais surtout, au service des citoyens (…) Ceux qui sont fatigués par la politique traditionnelle trouveront chez DéFI une alternative responsable et pragmatique. »
Vous voulez savoir quels slogans ils avaient en 2019 ?:
2019 :
CDH : « Autrement, maintenant! »
Ecolo : « Au cœur du changement »
PS : « Protéger, Reconstruire, Vivre mieux »
MR : « Avec le MR, c’est possible ! »
PTB : « Un programme social, c’est vraiment phénoménal ».
Défi : « Clairement plus juste »
Entre 2019 et 2024, après 2024, ils ont oublié qu’ils avaient fait des victimes, ils ont oublié la déliquescence du monde à laquelle ils avaient participé.
Le fait est : nous sommes perdus. Notamment pour une raison : nous attendons tout d’eux, alors que la solution est sans doute en nous et contre l’organisation délétère de nos vies qu’ils mènent.
La table de mixage utilisée lors de ce discours ne permit malheureusement pas d’entendre les retours du public, nombreux. Cela manque de rire, imaginez-les.
Juin 2024 sera à nouveau présenté par les médias du pouvoir comme le momentum, celui où tout arrivera. Ils vont nous jouer la même musique. Or, pourquoi cela changerait-il? Les cabinets de conseil ayant colonisé les cabinets ministériels, les intérêt privés ayant supplanté le bien commun depuis longtemps. C’est le moment d’y réfléchir.
Table ronde – Agriculture
Table ronde – Éducation(les orateurs ont souhaité ne pas être filmés)
Table ronde – Médias
Introduction d’Alexandre PENASSE à la table ronde « Démocratie »
Musicien « tous terrains », il s’intéresse autant à Elvis Presley et Ray Charles qu’à la musique baroque (Bach), classique et romantique russe (Tchaïkovski), allemande (Beethoven, Mahler) et française (Berlioz), l’opéra, le jazz de style Nouvelle-Orleans, la musique monodique orientale, l’accordéon et la chanson française, et avant tout au boogie, auquel il voue une passion de toujours. Il revendique les influences de George Gershwin, Errol Garner, Earl Hines, Pete Johnson, Jelly Roll Morton, Teddy Wilson, autrement dit les grands représentants du piano jazz originel (1920–1940).
Depuis 1981, il s’est produit 4.500 fois dans 24 pays, sur 4 continents, et a enregistré 30 disques et 5 DVD. Il a également effectué un véritable marathon en jouant 24 heures d’affilée du 19 au 20 novembre 2005. La liste de ses partenaires est longue. Citons les rocker Iggy Pop et Joël Daydé, les chanteuses Nancy Holloway, Catherine Ringer et Bonnie Tyler, les jazz(wo)men Cynthia Sayer, Marc Laferrière, Christian Morin, André Villeger, Sidney Bechet junior, Michel Pastre, Claude Bolling, Big Jay McNeely, Al Casey, Maxime Saury, et ses pairs pianistes Renaud Patigny, Elizabeth Sombart et Axel Zwingenberger. Il a été invité à la télévision, souvent en France, ainsi qu’au Liban et en Tunisie.
Avec son énergie contagieuse, sa joie rayonnante et sa stupéfiante technique de jeu, Fabrice Eulry nous entraînera dans un répertoire éclectique allant de Jean-Sébastien Bach à Ray Charles, où l’improvisation tient une grande place. Pas besoin de contrebassiste ni de batteur, ce pianiste est un tempo à lui seul ! Un enchantement en perspective avec ce « Chopin du boogie-woogie », comme l’a écrit Le Figaro.
Dans sa grande générosité, Monsieur Fabrice Eulry a souhaité que les bénéfices sur les ventes de billets soient reversés à notre A.S.B.L. Kaᴉros. Qu’il en soit grandement remercié. ❤️
Avec Erwan Castel, ancien officier français du Renseignement aéroporté, a quitté la Guyane où il vivait depuis 14 ans, guide dans la forêt amazonienne, pour rejoindre le Donbass en 2015, sûr que quelque chose d’historique s’y jouait.
Au cœur de la guerre, Kairos réalisera avec lui des chroniques régulières pour nous informer de l’état du front. Refusant le manichéisme propre à tuer la capacité de penser, Erwan Castel souhaite offrir aux gens les connaissances qui leur permettront de se forger un esprit critique et penser librement.
Étienne Chouard et Corinne Lalo reviennent lors de cette conférence sur les enjeux et les implications du nouveau traité international sur les pandémies adopté à l’OMS. Un événement organisé par un collectif citoyen de l’Essonne le 10 mars 2024.
Le 21, Alexandre Penasse était invité au Centre culturel de Perwez pour un débat sur la liberté d’expression et Julian Assange. Pourtant, un peu plus de deux semaines avant la soirée, le Conseil d’administration et certains partenaires, comme la Ligue des droits de l’homme, a refusé sa venue, sous prétexte que le rédacteur en chef de Kairos était d’extrême droite et transphobe. Vive la censure déguisée en liberté d’expression, pourrait-on mettre dans leur bouche.
Certains voudraient balayer le passé : « ne parlons plus de tout cela, avançons ». Pourtant, il nous faut rappeler certaines choses, car nous ne pourrons construire le futur qu’en comprenant le passé.
A ce titre, ce qu’il se passe aujourd’hui éclaire d’une nouvelle lumière ce qui se déroulait hier. Si le 15 avril, lorsque je posais ma question à Sophie Wilmès sur les potentiels conflits d’intérêts entre le gouvernement, les multinationales et les groupes d’experts Corona, j’étais alors l’hérétique, condamné à l’interdiction de revenir poser mes questions pendant 8 mois, c’est que je touchais, au fond, le cœur du problème. Le néant des propos d’Alexander De Croo les fois d’après ne feront que le confirmer.
Si vous avez été des millions à être sensibles à cette question, c’est que vous saviez qu’elle était fondamentale.
Si les ministres de l’époque, et le gouvernement De Croo ensuite, avaient œuvré pour le bien commun, ils y auraient répondu et tenté de trouver des solutions.
Si les médias ne m’avaient pas insulté et n’avaient taxé ma question de complotiste, un débat aurait pu s’ouvrir.
Sans tout cela, Deloitte, Mc Kinsey, Roland Berger, EY, etc. n’auraient pas pris des décisions politiques qui ont conditionné nos vies pendant trois ans.
C’est eux, et les révélations actuelles d’une consultante de Deloitte auprès du SPF Santé, le confirment :
« Notre devise a toujours été d’impliquer le plus possible les fonctionnaires dans les décisions, mais d’une manière informelle, on pourrait dire que c’est nous qui menions la danse ».
Les cabinets ministériels sont des officines des consultants eux-mêmes clients des multinationales. C’est cela que révélait ma question.
Et ce n’était évidemment pas nouveau. C’est juste que le Covid a précipité des pratiques instituées reléguant le citoyen au rang servil de consom-acteur, le politique rassuré de le laisser loin des décisions, et instituant, rapidement et sûrement, le chaos.
Ceux qui s’offusquent que Kairos ait pu recevoir quelques dizaines de milliers d’Euros de subsides ne s’indignent pourtant pas des millions dépensés pour des multinationales de conseil en stratégie qui dictent les choix politiques impactant 11 millions de Belges.
En juin, vous voterez pour des cabinets. Donc pour Mc Kinsey, Deloitte et leurs copains. Donc pour Pfizer, Monsanto, Google…
Sûrs que l’avenir des soignants, des agriculteurs, des enseignants… est assuré !
Kairos : Le 9 février, Le Figaro rapporte qu’« un grand écart idéologique à l’échelle mondiale se creuserait entre hommes et femmes ». Cette analyse émane d’une étude de son confrère The Financial Times.
Constantin Mirabel : Ce sujet est essentiel. Tout l’inverse d’une info sociétale secondaire. L’altérité sexuelle est le cœur de notre condition humaine. Elle est l’« altérité des altérités ». Nous venons tous d’un homme et d’une femme. Du rapport entre les sexes, on pourrait même dire qu’il détermine non seulement notre économie psychique, mais toute la société. C’est ce qu’étayent des travaux comme ceux, en France, de l’anthropologue Emmanuel Todd. Certes Cruella von der La Hyène & cie sont importants, mais l’essentiel se déroule dans nos foyers. Quand ils existent encore ! Le Portugal en est à plus de 95 % de divorces. Ce sont toutes les sociétés utilitaristes contemporaines qui cheminent vers cette atomisation. Le capitalisme libéral instituant la guerre de tous contre tous, il se conclut logiquement par la guerre ultime : celle des sexes. C’est ce à quoi nous assistons. Le mécanisme enclenché est celui d’une montée aux extrêmes.
Le quotidien du groupe Dassault relève que « les hommes auraient tendance à être plus conservateurs, alors que les femmes pencheraient davantage vers des convictions progressistes ». Comment l’expliquer ?
Il faut revenir à la dialectique des sexes. Jacques Lacan disait que la femme est le oui, tandis que l’homme est le non. Écartons tout de suite les imbéciles qui absolutiseront immédiatement son propos. Il s’agit, bien entendu, de la pente naturelle de chaque sexe. C’est bien la fonction du père que d’être le « tiers séparateur ». Le tiers séparateur, c’est celui qui sépare la mère de l’enfant. D’où sa fonction de sevrage, d’apprentissage de la frustration, de la limite, notamment de la loi. Une fonction difficile qu’il ne peut accomplir que soutenu par la mère et institué par la société. Tâche aujourd’hui quasiment impossible. Il est parfaitement logique que le capitalisme libéral s’emploie à délégitimer la fonction du père ; ce système veut des individus réduits à l’« âge du sein », c’est-à-dire des sujets exigeant de répondre instantanément à leurs pulsions et instincts, incapables d’accepter la frustration. De fait, ce sont des adultes malades, car on ne revient pas en enfance. Parallèlement, la part féminine est affranchie de son pendant masculin. Se croyant gagnante de la situation, elle en sera l’égale perdante. De la dialectique des sexes, le psychanalyste junguien Alain Valtério rappelait que c’est « quand ils se tournent le dos qu’il y a névrose » (Brèves de psy, 2016). Le capitalisme libéral pousse donc dans le sens de régression vers la mère archaïque, contrairement aux illusions des préœdipiens persuadés d’être encore sous l’emprise du patriarcaca. Jean-Claude Michéa relève le piège de « ces nouvelles formes d’emprise “matriarcales” – l’empire des mères, selon la célèbre formule de François Vigouroux – qui représentent aujourd’hui l’une des conditions essentielles de la reproduction psychologique et culturelle du capitalisme intégralement développé […]. “Dans certaines familles, écrivait ainsi Orwell en 1947, le père dira à son enfant : ‘Je vais te frotter les oreilles si tu recommences’, alors que la mère, les yeux pleins de larmes, prendra l’enfant dans ses bras et lui chuchotera tendrement : ‘Allons, mon chéri, est-ce que tu veux faire plaisir à ta maman ?’ Et qui irait soutenir que la seconde méthode est moins tyrannique que la première ? Ce qui est réellement déterminant, c’est moins la violence ou la non-violence que le fait d’aspirer ou non à exercer un pouvoir” (Lean, Tolstoy and the Fool). » (in Extension du domaine du capital, Albin Michel, 2023). Ailleurs, le philosophe explique que « La critique et la révolte ne peuvent être justes que si leur moteur principal n’est pas la haine ou le ressentiment, mais au contraire leur dépassement, c’est-à-dire la paix avec soi-même (ou sérénité). Et la condition préalable de cette dernière, c’est toujours d’avoir réglé la question du père » (Orwell anarchiste, Climats 2020). Il est tristement cocasse d’observer des individus récitant le catéchisme anthropologique du capitalisme libéral s’en présenter comme des résistants et des rebelles. D’où la montée en puissance actuelle, jusqu’à la prédominance, des hommes homosexuels dans nos gouvernements, car ils représentent des hommes tournés vers le féminin. Il est d’ailleurs étonnant de constater l’attrait chez des femmes d’hommes politiques enfantins comme Gabriel Attal aujourd’hui et Emmanuel Macron hier. En réaction, l’homme se met à revendiquer sa place. Il ne peut, bien entendu, le faire qu’en privé, ou dans l’anonymat d’un sondage. En public, pour accéder à l’autre sexe, il doit soit s’être laissé convaincre par la propagande actuelle, soit mentir. Dans les deux cas, il s’agira de se soumettre toujours davantage à la pente vers laquelle sombre l’ensemble de la société. C’est une spirale infernale caractéristique de la montée aux extrêmes.
Le chef du gouvernement français pose avec son caniche devant l’Hôtel Matignon le 5 février 2024.
Peut-on changer la donne ?
Fondamentalement non. Le savoir n’est pas cumulable, et c’est en partie heureux. C’est même la condition de la condition humaine, autrement le monde serait fini. Pour retrouver davantage de raison, il faudra donc que ces hommes et ces femmes se brûlent au contact du réel. Pour le moment, ils en sont largement affranchis grâce au confort matériel procuré par la société moderne. Cela ne signifie pas qu’il faille abonner notre devoir d’expliquer. En attendant, en perdant progressivement le contact avec la nature, notre société engendre de plus en plus de mâles préœdipiens. « Préœdipien », c’est-à-dire que ces hommes au psychisme immature ont une image de la femme qui demeure celle de leur mère. Inconsciemment, ils y projettent le paradis intra-utérin perdu. Ils font de leur immaturité un discours politique : « Le patriarcaca est le mâle absolu » (C’est le même phénomène avec certaines femmes misandres qui transforment leur névrose en discours politique). Nous qualifierons ici ce discours de « néo-féminisme ». De fait, ce soi-disant féminisme dévoile sa matrice de misogynie, c’est-à-dire qu’il renvoie à une compréhension de la femme comme un être exempt du conflit entre les vices et les vertus. Elle est réduite à l’état d’un enfant. Enfant qui pourra laisser libre cours à sa toute-puissance. C’est bien sûr une illusion préœdipienne de croire que les femmes sont exemptes des mécanismes du capitalisme. Nos mécanismes archaïques veulent qu’elles sélectionnent les hommes qui leur offrent le maximum de chances dans la reproduction.
« Le mouvement #MeToo a été le principal déclencheur, donnant naissance à des valeurs radicalement féministes parmi les jeunes femmes », explique le Financial Time dans l’article originel. Faut-il donner ce pouvoir à Twitter ?
C’est toute la société qui a basculé, « évolué » diront les ravis de la crèche. Aliénés à la propagande qui les a produits, les nouvelles générations de techno-zombies rivés à leurs écrans prétendent néanmoins éclairer les générations précédentes. C’est une des bases de la psychologie que de mesurer le degré d’aliénation à l’illusion de liberté. Les positions tenues par la majeure partie de la gauche ou les communistes voici moins d’un demi-siècle sur les questions de mœurs ne sont aujourd’hui plus tenables, même par l’extrême droite. Cette dernière en arrive à être pour l’inscription de l’avortement dans la constitution, ce qui est proprement aberrant. Que l’on soit pour ou contre, le rôle d’une constitution est de garantir les libertés, pas de criminaliser des opinions légitimes. Entendons-nous bien, je pense que certaines transgressions sont aussi importantes que les normes. Il y a même une dialectique fondamentale entre la norme et la transgression. Mais la caractéristique de notre dérive est de normaliser la transgression. C’est le fameux « Je suis Charlie ». Si des journaux pour ados rebelles et boutonneux sont légitimes, ils ne peuvent constituer la norme sociale. Et la normalisation de la transgression aboutit paradoxalement à son refus ; on ne tolère alors plus ce qui est différent. L’expression en est que toute personne prenant du recul sur la production, la culture et les mœurs du capitalisme libéral se retrouve propulsé dans un champ qui relève quasiment du délictuel.
Par exemple ?
En matière de mœurs, de culture comme d’économie, le capitalisme n’avance évidemment pas de façon dévoilée. Il fait constamment de vice vertu. Ainsi, il commence par récupérer et endoctriner ceux qui se pensent et se présentent comme ses réfractaires. Le cas le plus flagrant est celui la techno-marchandisation de la reproduction. Il est sidérant d’observer toute une partie de la gogôche, soi-disant anticapitaliste et féministe, se muer en militants exaltés des laboratoires et des marchands de ventre de femmes. Elle le fera en agitant des sentiments et des détresses qui sont compréhensibles, mais qui, absolutisés, dérivent vers le triomphe des émotions, processus qui dégénère vite en barbarie. Il en va ainsi pour toutes une partie « conquêtes sociétales » du demi-siècle passé :
le divorce, qui engage l’atomisation de la société produite par le capitalisme libéral. Légitimement plus sujette à ses émotions, la femme y sera encouragée. Il est bien entendu présenté comme une libération de l’emprise masculine. Nous sommes passés d’individus élevés dans le respect de la parole donnée, jurant fidélité « pour le meilleur et pour le pire » et considérant le parjure comme un crime majeur à « Si tu perds tes cheveux, je te quitte ». Construire une famille sous l’emprise de cette propagande relève de la gageure. Résultat, l’amour se dissout au profit d’une liberté obèse qui finit par se nier elle-même.
Le pacs recouvre la contractualisation du mariage. Ce dernier est un engagement moral devant la communauté. Il est substitué par un contrat répudiable à tout instant. Le nombre de pacs a d’ailleurs dépassé celui des mariages en cette décennie 2020. Nouveau signe des temps. Plus largement, dans la société de consommation on consomme des objets pour ensuite se consommer les uns les autres et finir par se consommer soi. Le philosophe Günther Anders (1902-1992) appuyait que « le rythme croissant de la consommation ruine l’institution du mariage ».
Le « Mariage pour tous » constitue un point-clé. Derrière les discours anti-homophobes ingurgités et régurgités par des gogos endoctrinés qui y trouve leur dernier faire-valoir social, il signe le déni de l’altérité sexuelle : un couple potentiellement fécond est mis à égalité avec un autre de « mêmes » par nature stérile.
L’euthanasie, l’avortement, la vasectomie, la crémation, le transsexualisme… signent la toute la puissance d’un nihilisme qui donne à penser que nous sommes maîtres et possesseur de nos existences. Aucune transcendance ne vient s’y opposer.
« Je me suis engagé à rendre irréversible la liberté des femmes de recourir à l’IVG en l’inscrivant dans la Constitution », a communiqué Emmanuel Macron le 28 février dernier. Votre réaction?
Le mot « irréversible », répété par le président de République française, est symptomatique ; comme si une instance transcendante s’imposait ici à la démocratie. Pourtant, par nature, rien n’est irréversible dans une démocratie conséquente. Le peuple doit, ou devrait être, souverain. Mais pour les libéraux rien ne doit arrêter la grande marche du Progrès. Et ils sont à l’œuvre pour rendre inconstitutionnel, donc criminaliser, tout ce qui déroge à leur religion fondamentaliste. Demain, c’est le Macronisme, ou assimilés, lui-même qu’ils voudront rendre irréversible. On y est presque, d’ailleurs. Cependant, on pense très différemment dans une société où l’énergie est abondante et bon marché. Demain, dans la pénurie, de nombreux « acquis » déclarés « irréversibles » voleront en éclat dans un rapport au monde qui aura été bouleversé.
Peut-on espérer un retour de balancier pour retrouver un peu d’équilibre ?
Oui, mais sans doute de façon marginale. Toute société va d’abord au bout de son processus d’autodestruction avant de renaître.
L’époque en dit long sur la misère du présent où le criminel silence médiatique mène aux sacrifices comme celui de Aaron Bushnell, soldat étasunien, pour protester contre le génocide à Gaza. La sincérité absolue face aux mensonges meurtriers de l’establishment USA et de ses sbires médiatiques et politiques occidentaux, s’exprime donc par une mise à mort en direct, souffrance absolue dont Aaron Bushnell dira qu’elle n’est rien par rapport à ce que vit le peuple palestinien. C’est vrai que nous n’avons pas sous nos yeux les 30.000 morts palestiniens; ils ne sont pas entassés devant nos portes, leurs tripes ne gisent pas sur le tapis de nos salons. Les bruits des bombes sont loin.
C’est aussi cela que voulait rappeler Aaron Bushnell, 24 ans, incapable d’être complice de tout cela.
L’abomination est quotidienne, elle n’attend pas le spectaculaire des scoops médiatiques. Elle est là, plus violente que jamais, dans le silence des rédactions, où le sang coule, occulté par les papiers fades des journalistes au pouvoir.
Nous sommes le 5 décembre 2023 et Emmanuel Macron vient d’être tué. Une dépêche AFP l’annonce : « Le président Macron a été victime en fin de matinée d’un attentat lors de la visite d’un abattoir en Aveyron. L’agresseur a été appréhendé. Il semble avoir agi seul. Visé à la tempe, le président est mort sur le coup. »
Tous les voyants sont au rouge. Un krach économique majeur peut intervenir rapidement. Comment anticiper le chaos ? Rupture des approvisionnements, faillites du système bancaire, dislocation de la zone euro, mise en place de mesures totalitaires et coercitives, etc.
La protection des populations, la maintenance de la survie alimentaire et des besoins élémentaires (pyramide de Maslow) nécessitent d’assurer un réseau de solidarité au travers duquel l’ex-commerçant a sa place comme les autres acteurs sociaux.
Dans des temps de grandes incertitudes, la priorité va être de créer des espaces protégés, qui apparaîtront aux yeux des gens comme des institutions désirables, où ils pourront trouver le gîte et le couverts. Comment ne pas repenser à l’exemple monastique, qui s’est prolongé du haut Moyen-âge à l’époque actuelle.
Une audience importante se déroulera devant la « Royal Court of Justice » à Londres mardi et mercredi au sujet de la demande d’extradition de Julian Assange réclamée par les États-Unis.
Pour plus d’information: https://www.freeassangebelgium.be/
Dans sa décision prise à Oakland (Californie) le 31 janvier, le juge Jeffrey S. White, bien qu’il s’estime incompétent pour juger ce cas, a déclaré que « les preuves incontestées présentées à cette Cour sont conformes aux conclusions de la Cour internationale de justice (CIJ) et indiquent que le traitement actuel des Palestiniens dans la bande de Gaza par l’armée israélienne peut plausiblement constituer un génocide en violation du droit international » (p 4, al 3-5).
Comme nous l’avions déduit du jugement de la CIJ, celui-ci ouvrait la voie à des actions nationales, dans le cas présent aux États-Unis. Et ce n’est que le début. C’est bien dans le contexte de la dénonciation d’un génocide plausible par la CIJ que l’affaire de l’UNRWA doit être comprise.
L’UNRWA (United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees) a vu le jour en 1949, c’est ancien. Lors de la création d’Israël et de la première guerre, un grand nombre de réfugiés palestiniens, expulsés de leurs terres et de leurs habitations, sont apparus : ils représentent d’ailleurs aujourd’hui 70% de la population de Gaza. En fait, le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) de l’ONU, ou plutôt ce qui en tenait lieu, était à cette époque surtout impliqué dans la gestion des populations déplacées par millions en Europe, avec comme pierre angulaire le droit au retour de ces populations déracinées qu’elle va assister, pour lesquelles elle va imposer une indemnisation le cas échéant et protéger juridiquement. Les rescapés juifs, dont une partie va émigrer en Israël, font partie de cette gestion. De façon notamment à ne pas faire obstacle à cette émigration, il ne fallait pas que la toute nouvelle question palestinienne vienne brouiller ce mouvement, et c’est ainsi que l’ONU accepta la création d’une branche spécifiquement dédiée aux réfugiés palestiniens pour leur fournir une assistance sans protection, contrairement à la HCR (assistance et protection). L’UNRWA est, par bien des côtés, une création d’Israël. Ce point de l’histoire ne doit pas être oublié, il est important dans la compréhension d’aujourd’hui, puisque d’une certaine manière l’histoire se répète. En effet, la définition du réfugié palestinien est fort différente de celle du HCR : « personne dont le lieu de résidence habituelle était la Palestine entre juin 1946 et mai 1948 et qui a perdu à la fois son domicile et ses moyens de subsistance en raison du conflit israélo-arabe de 1948 ». Par ailleurs la définition inclut les descendants de ces premiers réfugiés, qui de 700.000 à l’époque sont aujourd’hui plus de 5 millions. L’UNRWA, principal employeur à Gaza, se compose d’environ 30.000 travailleurs, dont 13.000 sont dédiés à la Bande de Gaza. 99% de ceux-ci sont des locaux à qui du travail et un revenu sont ainsi fournis.
L’UNRWA est une agence humanitaire onusienne dont l’histoire est chaotique, avec ses qualités, ses défauts, ses réussites et ses zones d’ombre, mais qui est actuellement irremplaçable, insistons sur ce point. Cette agence répond aux besoins fondamentaux quotidiens des Palestiniens : nourriture et logement (~13% des dépenses), éducation-écoles (58% des dépenses, dont 700 écoles, 22.000 enseignants et le taux d’alphabétisation le plus élevé du monde arabe), soins de santé (15% des dépenses), mais aussi le travail, ce qui implique la réimplantation des populations (d’ailleurs le terme « work » se trouve dans son intitulé). « L’UNRWA est la plus grande organisation humanitaire à Gaza. Sur ses 13.000 collaborateurs, plus de 3.000 continuent de travailler, ils constituent l’épine dorsale des opérations d’aide humanitaire. Il est difficile d’imaginer que les habitants de Gaza survivront à cette crise sans l’UNRWA » (Thomas White, directeur des affaires de l’UNRWA à Gaza et coordonnateur humanitaire adjoint des Nations unies pour le territoire palestinien occupé).
En 2022, le budget est de 1,2 milliard de dollars, dont environ 90% proviennent directement des États, sans intermédiaire, ce qui crée une dépendance vis-à-vis des donateurs. Les pays de l’Europe communautaire ainsi que l’Europe elle-même contribuent pour environ 400 millions. Les Etats-Unis, pour environ 350 millions. Les États-Unis, la plupart des pays européens et l’Europe ont décidé de suspendre leur aide avec effet immédiat.
Notons cependant que plusieurs pays européens (Belgique, Espagne, Irlande, Grand Duché du Luxembourg, Norvège, Slovénie, Portugal, Écosse, peut-être la Suisse) qui ont décidé de continuer leur partenariat avec l’UNRWA, sont des contributeurs significatifs pour 80 millions sans la Suisse (110 millions avec la Suisse), chiffres de 2022.
On comprend que l’arrêt d’environ 50% de l’aide apportée à cet organisme aura évidemment d’énormes conséquences. Dans un contexte d’un génocide plausible où la famine est une arme employée par le gouvernement israélien qui semble empêcher par tous les moyens l’entrée de denrées alimentaires, les atteintes aux capacités de l’UNRWA peuvent être rapidement catastrophiques, même si, on peut l’espérer, d’autres sources étatiques remplaceront en partie ou complètement ce manque financier. Mais quand ? Face à ce que nous devons nommer un chantage à l’aide humanitaire, nous observerons sans doute là aussi un basculement ouest-est du financement, et donc dans nos capacités futures d’influence par aveuglement et cruauté de nos « élites ».
Notons pour terminer ce petit tour d’horizon que l’UNRWA est une agence directement rattachée à l’assemblée générale de l’ONU. Elle rassemble les missions de plusieurs ONG et de la Croix-Rouge pour une population bien définie. Si dans ses origines elle fut bien utile au nouvel État d’Israël, qui vota pour sa création, sa simple existence va ensuite constituer une entrave à l’expansion de celui-ci. Et donc son démantèlement est un but de longue date de plusieurs gouvernements israéliens, dont l’actuel. La demande de sa suppression par Israël est en effet déjà ancienne.
La décision de la CIJ et cette perte — espérons temporaire — de capacité de l’UNRWA doivent être comprises comme un tout. En effet, il est reproché à l’UNRWA que 12 de ses travailleurs (sur 30.000!) auraient pris part à l’événement « 7 octobre ». Compte tenu que 99% du personnel sont des locaux, c’est infinitésimal et qu’au contraire, l’organisme onusien réussit remarquablement à détourner ses travailleurs de la lutte armée, ce que nous appelons du terrorisme. Mais même ces 12 travailleurs —sans doute par miracle !-— ne sont plus que 5 aujourd’hui dans les accusations du gouvernement israélien, selon Sky News, un média mainstream américain peu suspect de sympathie pour les « terroristes ». Et même ainsi, ce même gouvernement n’arrive pas à mettre le doigt précisément sur qui. On serait apparemment à nouveau face à un mensonge, un fake, tout comme les nourrissons décapités ou les femmes violées. Les choses ne sont une fois de plus pas ce qu’elles semblent être. Mais le but est largement atteint. Une partie substantielle du financement de l’agence s’est envolée, la déstabilisant.
Pourquoi ?
Notons le fort lien qui existe entre la décision de la CIJ et quelques jours après, la décision de suspendre le financement par la plupart des pays de l’Occident collectif. Nous avons l’exemple des locaux de la coopération belge à Gaza, Enabel, qui furent intentionnellement bombardés et détruits, le 31 janvier, lorsque le gouvernement belge eut déclaré qu’il maintenait sa coopération et son financement à l’UNRWA. Voilà un objectif non militaire, purement humanitaire détruit par un État qui se définit par de tels actes comme un État voyou. Vengeance, intimidation ?
Le journaliste Jonathan Cooke s’est penché sur cette question :
L’UNRWA est un organisme qui unifie l’ensemble des Palestiniens, au-delà de leurs divisions.
L’agence contribue à la construction d’une vie pour les Palestiniens, avec ses écoles, mais aussi le secteur des soins, l’assistance alimentaire, le logement, le travail pour certains, etc. Il est un obstacle majeur au nettoyage ethnique voulu par les autorités israéliennes.
Même si cet organisme ne fait pas de politique, c’est un organe de l’ONU, en réalité son existence même est politique, il suffit de voir sa définition du réfugié palestinien (voir plus haut). Donc sa présence solidifie le principe onusien du « droit au retour et à l’indemnisation » : « L’idée à laquelle Arbell [ndr : qui demande l’anéantissement de l’UNRWA] faisait référence n’est pas exactement l’UNRWA. L’organisation représente quelque chose de bien plus grand : la philosophie d’être un réfugié palestinien, ou en d’autres termes, le droit au retour des réfugiés palestiniens. Lorsqu’elle veut anéantir l’UNRWA, elle veut en réalité anéantir l’histoire palestinienne, l’effacer. Et maintenant, elle voit une fenêtre d’opportunité. » Hamin Majadli (in Haaretz, 1er février 2024).
La décision de la CIJ rendrait plus urgent l’affaiblissement de l’UNRWA qui, indirectement, soutient la résistance en empêchant le nettoyage ethnique et rend plus apparent les actes génocidaires.
Personnellement, il me semble indéniable que l’UNRWA, par sa connexion directe avec l’assemblée générale de l’ONU, est effectivement un témoin crédible de toute première importance de ce qui se passe à Gaza et dans les autres territoires occupés. Ses rapports journaliers précis sont des trésors d’observation et de connaissance, pas seulement qualitatifs, mais aussi quantitatifs de ce qui s’y passe, même si l’auto-censure n’en est pas absente. Or le risque pour Israël d’être condamné pour génocide par la CIJ est bien réel, et en contrecoup, pour ses mentors anglo-américains et européens, d’être condamné pour complicité. Il y a là un risque pour les dirigeants de ces pays : il faut faire taire une voix aussi importante et puissante sur cette question. Les considérations du jugement de Jeffrey S. White (voir début de l’article) en démontrent toute l’urgence.
On l’aura compris, soutenir l’UNRWA, c’est aujourd’hui marcher debout, envers et contre tout s’il le faut.
Christophe de Brouwer
Full-professeur honoraire et ancien président de l’École de Santé publique de l’Université libre de Bruxelles. (5 février 2024)
Martin Zizi vient de publier un message que certains qualifieront d’incendiaires, lettre ouverte au rédacteur en chef de La Libre Belgique (reproduite ci-dessous). C’est vrai, mais ce qui l’est aussi, c’est qu’il est factuel. Rien à redire donc à l’épidémiologiste, ancien directeur scientifique du gouvernement belge, reconnu et apprécié avant, banni et vilipendé après. Plus nombreux seront ceux à dire publiquement que le roi est nu, moins oseront affirmer qu’il est paré de ses plus beaux atours. Martin Zizi fait ici œuvre de salubrité publique.
C’est le même Dorian De Meeûs qui, tel un chien de garde du gouvernement, avait tweeté à l’époque suite à ma question en conférence de presse à la ministre Sophie Wilmès[note]. Lui Dorian, pose « les bonnes questions« , lui fait du « journalisme« , pas du « militantisme« . Porte-serviettes des politiques, il venait à leur secours: « accuser les collaborateurs ministériels pour leur passé professionnel, c’est honteux« . L’indignation des « puissants » est à géométrie variable: est « honteux » pour eux ce qui remet en cause l’ordre établi, pas d’injecter une population entière avec un vaccin expérimental ou de perpétrer un génocide à Gaza. De quoi demander qu’on retire la carte de presse à ce malotru, hérétique à condamner. Le pauvre, ma question a dû lui mettre la gueule devant le miroir, retour du refoulé lui rappelant qu’il faisait tout, sauf du journalisme, la preuve dans la fin de son tweet qui répond à une question que je n’avais pas posée: « On ne fait pas le même métier, et qu’on ne vienne pas nous dire qu’on ne critique pas les ministres! Lisez-nous… ». Non merci Monsieur De Meeûs.
Et en effet, on ne fait pas le même métier, c’est bien certain. Et j’en suis fier!
Affaire d’État? Non, Mr Dorian de Meeus – vous êtes Cocu, grand bien vous fasse! [note]
Lettre Ouverte à vous – Mr DDM – qui pleurnichez si bien, drapé dans cette hypocrisie qui vous sert de couverture sociale et professionnelle. Je suis désolé mais VOUS êtes la dernière personne en BE à avoir le droit de vous plaindre que la presse soit maltraitée… car vous fûtes depuis 2020 le Premier des porteurs d’eau de ces mêmes décideurs. Pendant 3 ans, vous vous êtes littéralement torché avec la réalité et vous êtes assis sur la liberté d’expression et celle de la presse non? Ces méchants ne vous renvoient pas l’ascenseur ? Oh… Surprise…..:). Cocu et incestueux – cela fait beaucoup pour un seul homme n’est ce pas?
Les relations entre la presse et le pouvoir en Belgique, déjà troubles en général, devinrent mortelles pour nos concitoyens durant la pantalonnade que fut la crise SARS2… et Mr De Meeûs – vous avez du sang sur les mains! Souffrez donc Monsieur que je vous rafraichisse la mémoire tout en informant réellement vos lecteurs – ce que je fais à titre gracieux… contrairement à votre staff éditorial. La Libre a désinformé sur ordres durant toute la crise COVID. Au début vous avez timidement tenté de faire votre travail – et je vous en remercie vraiment. Mais bien vite, vous êtes passé du mauvais côté de la force… Le rôle de la presse et des médias est d’être le garant de la Démocratie et de contrôler le politique – vous avez fait exactement le contraire.
En vrac – 1 – Vous m’aviez demandé des explications sur les PCR – pour finir par m’attaquer via une dame sans aucune compétence en biologie moléculaire… . qui pour « debunker » ce que je disais sur Twitter 1.0 et dérangeait notre Ministre, demanda l’avis des experts du gouvernement. Dans cet Article de la La Source, vous avez désinformé le public et votre lectorat.
2 – Lors de nos échanges sur la crise, lorsque je vous parlais des prises en charge RAPIDES à faire et des antibiotiques contre les colonisations bactériennes qui étaient la complication rapide, majeure et mortelle du SARS2, vous m’avez opposé les « résistances aux antibiotiques » Alors que VOUS saviez que j’avais près de 15 publications peer reviewed en CE domaine précis. Vous m’avez opposé des mails de sommités telles que Mr Samuel Alexandre et Mme Huguette Croisier (Inconnus en science), ainsi que l’avis éclairé de votre propre épouse!!! Donc 20 ans de recherche sur ce sujet balayées par des « riens », Un édito de vous aurait pu changer la donne… vous avez fait le contraire.
3 – A un moment, vous m’aviez demandé des informations sur les taux de vaccination nécessaires pour atteindre une immunité de groupe contre SARS2 (autour de 30 %!). Je vous ai écrit un article de vulgarisation sur le sujet comme demandé – et puis vous me dites que La Libre ne peut pas publier un article avec des sources scientifiques (sic!) – mais le lendemain même, vous donnez une carte blanche à un non- biologiste qui parle de 75% – et le surlendemain à un autre incompétent en ce domaine qui titre qu’il faut « 90% de vaccinés pour atteindre 75% de couverture »! En effort, je dois reconnaître votre cohérence – ces gens n’avaient EUX aucune source valide à faire-valoir! Dans ces 2 articles, vous avez désinformé le public et votre lectorat, alors que vous aviez les VRAIES données et informations.
4 – Puis ce fut le cirque de Marc V.R. Vous étiez devenu le chantre BE du tout vaccin… mais vous avez toujours caché à vos lecteurs que VOUS-MÊME aviez été traité pour un COVID gravissime par Ivermectine! (prescrite par un de mes ex-collègue, médecin militaire!). Donc ce qui fut bon pour vous, n’est pas bon pour le bon peuple Belge! En plus d’être un menteur, vous n’avez pas de décence humaine … et summum de l’hypocrisie… vous avez même été jusqu’à présenter des excuses sur FB d’avoir publié un article sur l’Ivermectine!
5 – Vous êtes aussi très confraternel dans votre propre milieu – Vous avez aussi œuvré sans relâche pour que la carte de presse du journaliste de Kairos (Mr. Alexandre Penasse) lui soit retirée… on aime ou on n’aime pas, mais il faisait SON métier LUI! Contrairement à vous! – J’en passe qlq unes… pour aller vers l’acmé. Le délit de presse…
6 – Lors d’une fatidique semaine en fin 2021, dans 2 éditos (écrits par vous et par votre collègue Van de Woestijne) vous avez plongé à 2 pieds dans le délit de presse. Vous avez osé attaquer les non vaccinés en incitant de la haine à leur égard et, ce, à 2 reprises. Un lecteur déposa plainte au CDJ et une médiation en vos locaux s’ensuivit. Lors de cet entretien, mon nom vint sur le tapis (? pourquoi, je me le demande encore) et vous et votre collègue (FvDW) m’avez sali avec des mots choisis (« has been », « scientifique à la dérive », « incompétent ») – rassurez-vous il existe bien un enregistrement et un transcrit de cet entretien. Donc facile à prouver devant un juge…
Monsieur De Meeus vous n’êtes pas à votre place: 1. Vous tuez des Belges en les désinformant en 2020, 2. Vous cachez que l’ivermectine peut sauver les gens, (elle vous a sauvé vous!) 3. Vous poussez au vaccin inutile URBI et ORBI en 2021 et 2022. 4. Vous attaquez des scientifiques SANS conflit d’intérêt au lieu de lancer un débat qui aurait fait de vous un VRAI journaliste 5. Vous attaquez une partie de nos concitoyens en attisant la haine, la discrimination et l’opprobre à leur égard… Et vous osez parler de presse indépendante ? VOUS? NON Monsieur de Meeus, pas vous, vous n’avez aucune éthique ni aucune décence humaine, vous semez haine et divisions et vous vous estimez dans votre droit? Vous êtes fort mal placé pour écrire les mots « conflits d’intérêts » et « désinformation »… J’ose espérer qu’avec la résolution de la pantalonnade COVID+Vaccin ARN. le CA de votre groupe va finir par vous remplacer – vous êtes complice ACTIF de nos 30 mille morts de trop. Une alternative serait que vous partiez… en présentant des excuses au lectorat, vous retrouveriez alors cette éthique dont vous vous réclamez, et un second acte vous serait possible…
Pour le moment, Comme je vous le dis – votre servilité absolue au politique prévaricateur n’est pas récompensée et fait donc de vous un magnifique COCU! —- PS — Comme vous le savez, ce post est entièrement factuel – devant les juges, c’est quand vous voulez… VIve la presse LIBRE et par souscription payante – votre modèle par subsides – DOIT mourir car il contribue à la dérive autoritaire et létale de notre bonne vielle Europe!
En présence de gens qui mettent leurs mains dans la terre pour nous nourrir, de représentants syndicaux du secteur agricole, nous allons débattre de ce qu’est l’agriculture aujourd’hui, de ce qu’elle risque de devenir si nous ne faisons rien, et de ce qu’il faudrait faire pour que ce métier superbe et essentiel ne disparaisse au profit d’un agrobusiness hors-sol et hors-humain?
L’association « Innocence en danger » Belgique, a été privée de subsides pour avoir osé critiquer le « Guide EVRAS » (éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle).
Verlaine URBAIN, coordinateur de l’association, revient sur ce qu’il s’est passé.
Remi Tell, journaliste, auteur notamment de Manifeste pour la jeunesse d’ici et d’ailleurs (Edilivre, 2014), Vaincre le Covidisme (Perspectives Libres, 2021), Paroles Révoltées (Perspectives Libres, 2022), et La Chute de Prométhée, était l’invité des Soeurs de Tibériade à Pondrôme, où il a été interviewé en public par Alexandre Penasse.
L’occasion de nous livrer sa pensée sur la place de la technologie dans nos sociétés, alors qu’il vient de publier une retraduction de l’ouvrage de Theodore Kaczynski La société industrielle et son avenir. Mais pas seulement… lucide sur son époque, nourri par sa soif inextinguible de connaître et de comprendre, il nous parle du journalisme, de la question de la vérité, du transhumanisme, de la liberté… A écouter !
Si nous voulons nous extraire de la stupeur victimaire dans laquelle essaie de nous maintenir le gouvernement israélien, nous pourrions alors chercher à prendre du recul et à observer les événements du 7 octobre de façon plus objective : que s’est-il vraiment passé ce jour-là ?
Pour tenter de soulever un peu le voile, faisons le détour par les plaidoiries de l’État hébreux lors des deux journées, les 11 et 12 janvier, consacrés à cette question à la Cour internationale de justice (CIJ).
La plaidoirie de Tal Becker, conseiller juridique au ministère israélien des Affaires Étrangères, nous permet d’introduire le sujet.
Ce défenseur loue bien entendu les efforts d’Israël pour venir en aide aux Gazaouis « On ne parle pas des efforts considérables déployés par Israël pour atténuer les dégâts causés aux civils, ni de l’initiative humanitaire entreprise pour permettre l’acheminement des fournitures et fournir des soins médicaux aux blessés ». Il n’a pas assez de mots pour fustiger l’action du Hamas le 7 octobre :
« Affichant ouvertement leur exaltation, ils ont torturé des enfants devant leurs parents et des parents devant leurs enfants, brûlé vifs des personnes, y compris des nourrissons, et violé et mutilé systématiquement des dizaines de femmes, d’hommes et d’enfants. »
Sur ce qui s’est réellement passé le 7 octobre, de nombreuses questions subsistent. Nous en avions abordé certaines grâce au décompte nominatif précis des personnes mortes ce jour-là, réalisé par le journal Haaretz, où la proportion d’enfants décédés était vraiment très faible, celle des nourrissons nulle. Depuis, de nouvelles découvertes mettent profondément en cause le narratif officiel des autorités israéliennes, où il semblerait qu’une partie importante des personnes tuées le seraient des propres mains de l’armée d’Israël. On comprend qu’une enquête approfondie et la plus indépendante possible sur ce qui s’est réellement passé ce jour-là semble non seulement urgent, mais d’une nécessité absolue, compte tenu des enjeux. Et qui mieux que les Nations unies pourraient le faire ?
Concernant les allégations de viols et de mutilations sexuelles, on est là aussi en difficulté de se faire une idée de ce qui s’est, dans les faits, passé, les uns et les autres expliquant des choses tellement différentes. Et on aimerait là aussi une enquête approfondie des Nations unies. Cependant, très vite, la présidente de ONU-Femmes, Sima Bahous, une Jordanienne, fut accusée de partialité et disqualifiée par la partie israélienne qui a d’ailleurs exigé sa démission. Dans la foulée, au tournant de l’année, les représentants israéliens à l’ONU ont vivement critiqué le silence de cette organisation et de son extension ad hoc « ONU femme », face aux viols qu’ils estimaient massifs, commis le 7 octobre.
Avec une grande logique, face à ce qui semblait une demande, une équipe du Conseil des Droits de l’Homme onusien a été envoyé en Israël. Descendant d’avion vers la mi-janvier, cette équipe a été accusée, a priori, d’antisémitisme, et instruction a été donnée aux différents ministères (affaires étrangères, santé, justice) de ne pas coopérer avec celle-ci. On reste abasourdi : tout ne semble que jeux et mépris de l’autre, surtout ici des femmes qui, le cas échéant, auraient été victimes. Pourtant, les viols et mutilations sexuelles sont de vrais enjeux de société, de justice et de santé publique, entre autres. Les petits jeux politiciens et médiatiques autour de cette question sont une honte pour nos sociétés.
Prenons du recul. Que nous apprend ceci ? D’abord peu de choses sont ce qu’elles apparaissent être. Par contre, le déferlement d’image des atrocités et des tueries à Gaza sont telles qu’une suspicion de génocide est bel et bien établie par le CIJ. Comme le souligne Gideon Levy, journaliste à Haaretz, c’est la tête de l’État israélien qui est nommément cité dans l’arrêt (point 52) : le président Isaac Herzog, ancien président du parti travailliste, Joav Gallant, ministre de la défense soutenu par le centre-gauche et Israël Katz, le ministre des affaires étrangères, plutôt reconnu comme un modéré. Ce ne sont donc pas des personnalités suprémacistes ou de la frange la plus violente de l’État qui furent misent en avant par la CIJ pour incitation au génocide. C’est à la lumière de ce déchaînement de violence à caractère génocidaire, qui semble être soutenu par « le courant dominant d’Israël » (je cite Gideon Lévy) , que, lors des événements du 7 octobre, les accusations émises par la partie israélienne de viols, niés par la partie palestinienne, doivent aussi être lus. L’ampleur de l’événement du 7 octobre n’est en aucun cas remis en question, mais bien ses tenants, aboutissants et les réalités présumées rapportées par une partie, telles que les viols ou la décapitation de nourrissons. Cet événement a soulevé une fois de plus la phrase bien connue et répétée par tout notre establishment politico-médiatique : Israël a le droit de se défendre. Mais se défendre contre qui ? Contre ceux qu’il oppresse, emprisonne, qu’il colonise, dont il vole la terre et qu’il tue le cas échéant ? Vous conviendrez avec moi que cela n’a pas de sens.
Nous devons donc approfondir et mieux comprendre l’événement dramatique « 7 octobre ». L’exemple entrevu ici démontre que beaucoup de ce qui remonte à la surface, n’est pas ce qu’on veut nous faire croire.