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6 novembre 2019

MÉDOR : AU PIED POUR LE SIONISME

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On s’en serait bien passé de cet article de Médor dans son numéro 7. « Israël sinon rien. Portrait d’une radicale  », est un éloge d’une extrémiste israélienne, Nadia Matar, qui depuis des décennies promeut la conquête de territoires occupés contre les colonisés palestiniens. On rappellera à l’auteur de l’article ce que veut dire « radical » et la valeur qu’ici chez Kairos on lui accorde : « Qui prend les problèmes à la racine  ». Le sionisme, qui a déjà tribune dans les grands médias et chez la plupart des officiels, peut-il bénéficier ainsi de 10 pages dans un journal qui se dit « les yeux ouverts  », pour déblatérer, cracher mensonges et haine, laissant une sioniste israélienne énoncer des propos comme « Pas question de donner un État aux Arabes. C’est notre terre et nous nous battrons pour la conserver  » ou « Les Arabes ne comprennent que la force  ». Rappelons à nos camarades de Médor que le premier racisme, insidieux, commence par le mauvais usage des mots. Ainsi, donner la parole au sionisme laisse supposer que l’on se retrouve dans une guerre classique entre deux fractions belligérantes, laissant en filigrane cette fausse impression du « conflit » classique. Nous sommes dans une occupation néo-coloniale mes chers, ne l’oubliez pas, où l’État israélien enlève, massacre et détruit tout ce qui est palestinien (cf. les dernières attaques meurtrières contre Gaza), dans la plus grande impunité. Dès lors, le hasard de la sémantique croisée des mots n’existant pas, quel sens doit-on trouver au fait que Matar signifie en espagnol « tuer »…

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