Covid : nouvelle occasion manquée pour la gauche

Illustré par :

Ninon Mazeaud

« Les multiples conflits partiels qui font la trame de l’existence sociale paraissent de moins en moins susceptibles d’être rapportés à un macro-conflit central, si bien que la droite et la gauche, qui étaient les agents de cette centralisation et en tiraient leur raison d’être en retour, semblent irrémédiablement obsolètes et comme “ à côté de la plaque” »[note].Alain Caillé, 1991

ans ses ouvrages parus ces quinze dernières années, le socialiste admirateur d’Orwell Jean-Claude Michéa tire sans complaisance le bilan de la gauche et du progressisme. Il note entre autres le « coma intellectuel » dans lequel ces mouvances sont tombées, à force de renoncements, d’opportunisme et de lâcheté. La gauche institutionnelle a d’abord abandonné la référence au marxisme, en 1959 au congrès de Bad Godesberg, pour finir « naturellement » par se rallier au Consensus de Washington dans les années 1980. François Mitterrand avait ouvert le bal en 1983 avec le « tournant de la rigueur...

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