COVID19: un résidu de gauche secoue les harnais contre la psychose politique du consentement au discours officiel

À chacun ses repères – triomphe 2021 de l’atomisation et de la réduction du sens commun ad rationem congruam : deux, trois amis fiables ? Pour nous – qui ça au juste ? -, ça remonte à août 1914 : quiconque agitait encore les hochets de la gauche, du progrès et de la démocratie puait la charogne. D’autres ont attendu la catastrophe russe, quand les chiens enragés du progrès léninistes installèrent le capitalisme, sous prétexte de le combattre, où il n’existait pour ainsi dire pas — fallait le faire ! -, et à quelle échelle ! Certes ces mêmes modernistes occidentolâtres tout de rouge vêtus, tayloristes contempteurs de la paysannerie, relevèrent brièvement, le drapeau de la dignité, en 1917, du fond de ce charnier géant qu’était devenue au vu de (presque) tous leur chère civilisation moderne, avec ses grandes valeurs universelles issues du plus profond d’Occident : le génocide et l’exploitation. Les bolcheviks voulaient – dépasser tout ça. Mais pas l’interrompre, que nenni ! la grande industrie, c’était trop bien… Le prolo du Nord du ‘monde’, après 1945, se gobergerait enfin de toute la marchandise possible que l’automation et l’accumulation intensive était capable de vomir, grâce aux Grand Compromis Fordiste. Par-dessus les cadavres, donc, on aurait l’actuelle décharge géante, 6e continent d’immondices flottantes, apothéose de l’espèce intelligente. La gauche, ce n’était donc, comme Albiac l’avait bien vu, que la gauche du capital. L’alerte Pasolini avait pourtant bien averti lui aussi : « je suis communiste, pas de gauche ». Il y eut certes les Chinois, qui essayèrent une ou deux fois de faire autre chose, en 1958 puis en 1966, mais pour quels résultats ?, puis les Khmers rouges, qui cherchèrent aussi à débrancher le Cambodge, mais toujours rien que la catastrophe à l’horizon. Les anars, eux, ne s’y sont jamais trompés, à gauche, ou presque (laissons là l’épisode du gouvernement Largo Caballero). Et pas pour avoir fait la belle âme : s’ils s’armèrent dans l’Espagne de 1936, l’omelette bucolique de leur veine agrarienne elle aussi avait atrocement cassé avant l’heure bien des œufs à la façon khmer.

Longtemps on a cherché des alibis à l’extrême de la gauche en question : que nenni. Revenons à la crise dite sanitaire. Le groupe Mouvement communiste n’écrit-il pas qu’une politique sanitaire prolétarienne, ça veut dire : vaccins pour tout le monde, et haro sur ceux qui s’imaginent avoir le droit de contaminer ? Même son de cloche aux PCB 1, 2 et 3. Si c’est le gouvernement qui le dit, hein, c’est pour l’intérêt général, non ? Laissons là ce radeau de la méduse qui se prend encore pour un paquebot en puissance. Eh bien, divine surprise ?, certains ‘à Gauche’ de leur propre aveu, s’avisent à nouveau que le comité d’affaires de la bourgeoisie, comme disait Marx, pourrait ne pas dormir dans le même lit qu’eux. Dans une texte certes bouffi d’hyperboles et de points d’exclamation, un collectif dont on livre ci-joint le communiqué se fâche tout rouge contre la gogôche à son maître qui fait ami-ami avec l’État bourgeois depuis le carnage de 1914 sans que le prolo blanc du Nord qui vote placidement s’en tracasse outre mesure. Mieux que rien.

Quant à nous, à Kairos, nous n’avons pas attendu le CST. Depuis le premier confinement de 2020, jamais les gouvernements ne cherchèrent à cacher, même au plus fort de leur bombardement médiatique, ce qui sauterait rapidement aux yeux de qui voudrait voir : aucune crise sanitaire n’a eu lieu, mais 0.3 % de létalité (pas même le double de la grippe saisonnière), 79 ans de moyenne d’âge et 95 % de cas de comorbidité parmi les victimes — derniers chiffres OMS à notre connaissance. Ce qu’il y a, c’est un état d’urgence fictif qui rejoue, dans le cadre légal de la dictature souveraine installé il y a vingt ans par les Patriot Acts du monde entier, ce geste politique terroriste très fondamental qui consiste pour le pouvoir à obtenir non seulement la soumission mais également le consentement des populations assujetties à son ordre. Par la protection mafieuse qu’il prétend fournir en échange de la loyauté de ses protégés, l’État du capital légitime la violence fondatrice qui l’inaugure et garantit ce faisant la docilité nécessaire pour déchaîner sans résistance d’ultérieures violences contre ses populations désormais inermes aux seules fins de perpétuer désespérément, jusqu’au feu d’artifice final, le règne morbide de la marchandise.

Jean-François Gava

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