ÉLECTIONS ITALIENNES, JEU DE DUPES?

Lubo Durzo

Je m’excuse par avance auprès de mon lecteur de langue française, car un certain nombre de mes notes et références est en italien. Je n’ai encore à ce jour rien lu de concluant en français à propos des enjeux de ces élections. Nous sommes encore sous l’emprise de l’oscillation entre « l’hystérie fasciste » des uns qui oublient le rôle de la gauche dans les totalitarismes et les autres qui espèrent que G. Meloni incarne une antimondialiste oubliant le jeu pervers et bien rodé des institutions.

LES RÉSULTATS

Entrons dans le vif du sujet.

Après la démission de M. Draghi, le peuple s’est trouvé à devoir voter après seulement 2 mois de campagnes électorales. Rappelons que l’Italie étant une république parlementaire et proportionnelle, c’est le parti majoritaire qui conduit la politique pendant 5 années.

Un gros couac : l’équipe majoritaire est… abstentionniste. Le meilleur chiffre de l’histoire républicaine : 37% de participation à l’abstention ! L’Abstention avec un grand A ! Que faire devant une telle coalition ? Rien pour le moment. Tout le monde le sait, mais personne n’en parle. On l’évoque à bas mots dans les coulisses comme une étrangeté émergeant des ténèbres qui s’impose de plus en plus dans tous les pays. On y reviendra.

Le centre-droit rafle la majorité absolue (mais pas celle des deux tiers, nécessaire pour changer la Constitution en contournant le référendum populaire) avec 26,3% des voix, dont 8% pour Forza Italia et 9% pour Lega passé en quatre ans de 17,5% des voix à 9%, tandis que le centre gauche fait un record en marche arrière avec 27% dont 19% pour le PD, l’adhésion au fanatisme des impositions sanitaires et la subordination à la Commission européenne(1) ayant donné le coup de grâce d’une chute déjà bien amorcée.

Europa avec Emma Bonino et Luigi di Maio (ministre des Affaires étrangères) ne rentrent pas au Parlement. L’objectif de 3% a été atteint par les Verts-Gauche. Les voix perdues du centre gauche ont enrichi l’Action-Italie Viva (7,8%) et M5S (15%), deux des surprises de cette élection. Le parti dirigé par Giuseppe Conte a fait un meilleur résultat que les pronostics, surtout dans le Sud où les gens essayent de protéger leurs aides sociales. Les partis se déclarant « anti-système », sont loin du barrage fixé à 3% de la loi électorale : Italexit s’est arrêté à 2%, Italie Souveraine et Populaire a 1,5% et Vita, à 0,7%.

Georgia Meloni peut déclarer avec emphase : « Les Italiens donnent une indication claire pour un gouvernement de centre-droit dirigé par les Frères d’Italie ».

UNE STRATÉGIE


Soyons réalistes.
De manière concrète et bien au-delà du visage de la nouvelle majorité, elle a comme héritage les mesures économiques introduites par le gouvernement Draghi pour faire face à la crise énergétique et au problème de l’inflation. Ainsi le bureau d’études de l’Association des artisans et des petites entreprises (CGIA), affirme que « le nouveau gouvernement qui sortira des urnes a déjà une hypothèque de 40 milliards d’euros et il sera presque impossible de tenir, au moins dans les 100 premiers jours, les promesses électorales annoncées ces deux derniers mois(2) ».

En substance, ce n’est pas seulement une question de dette. En effet, dans un contexte de mesures économiques déjà établies par l’exécutif précédent mandaté directement par Bruxelles, la marge de manœuvre du nouveau gouvernement est presque nulle. Par conséquent, la possibilité d’adopter des solutions promises dans la campagne électorale, telle que la réduction de la pression fiscale et des dépenses courantes est tout simplement impossible. Impossible au sein d’une zone économique gérée par Maastricht qui décide des opérations concernant la monnaie, la croissance et le pouvoir d’achat. Précisons : 1) la politique d’évaluation de l’euro détermine le flux des importations et des exportations de chaque pays ce qui a une incidence directe sur la fiscalité et la hausse des prix, 2) les traités déterminent les modalités de croissance en fonction du libre-échange régulé par le droit de la concurrence, 3) le pouvoir d’achat ainsi assujetti aux taux, aux taxes, aux impôts, à la dette, à l’inflation et à la spéculation ne peut que s’en trouver fortement amoindri.

Toute la gauche esquive soigneusement la question économique. France Culture peut titrer sans ambages « Pourquoi l’Europe dérive à l’extrême droite(3)», tandis que la Commission européenne ne perd pas son objectif de fer. Ursula von der Leyen, n’a pas manqué de rappeler avec sa douceur légendaire « avoir les moyens de sanctionner si les choses vont dans une direction difficile(4)» faisant référence à la Pologne et à la Hongrie. Ainsi le non-respect de la feuille de route des réformes imposées par Bruxelles entraînera la suspension des fonds. L’un d’eux est certainement le PNRR (Plan National de Reprise Résiliente), dont la deuxième tranche a été débloquée ces derniers jours. Il faut absolument garder en tête que les Recovery Funds (248 milliards)(5) ont été une manière de mettre sous tutelle l’Italie dont la dette appartient à 50% aux Italiens mêmes(6), contrairement à la France dont la dette dépend essentiellement des fonds de pension américains (Black Rock)(7).


La stratégie, déjà visible depuis la démission M. Draghi, est de rendre responsable le nouveau gouvernement de la stagflation (croissance égale à zéro ou négative s’accompagnant d’un haut niveau d’inflation) de manière à ce qu’un « technocrate » revienne avec les habits neufs du sauveur. Et si l’économie italienne partait en capilotade, il sera toujours temps de compatir auprès des citoyens éplorés : «  Je vous avais prévenu, je ne peux plus rien faire pour vous ».

Le spectre de la Grèce s’étend donc au sud. Souvenez-vous. La Grèce ce n’était pas à cause de la crise bancaire de 2008 et du sauvetage des banques « Too big to fail », de la spéculation sur les produits financiers et sur l’immobilier, de la délocalisation et de la déréglementation qu’Obama a sagement ignorée. Non pas du tout(8). C’était parce que les Grecques ne payaient pas leurs taxes qu’il y avait trop de corruption, de fonctionnaires et d’endettement(9). Bref : le pays était mal géré. 
Italiens, et bientôt français, attendez-vous à un déferlement de détournements et d’instrumentalisations — covid, Ukraine, dette et transitions — et à ce que les banquiers après nous avoir coulé, viennent nous tendre une main qui semblera secourable.

UN PROGRAMME ULTRA-LIBÉRAL

Et voici les hyènes de la gauche en émoi et de la bien-pensance lécher les bottes de la haute finance. Déclarer (faussement) ne pas souhaiter renouveler l’alliance avec les industries pharmaceutiques et les banques privées c’est devenir « fascistes ». On ne peut même plus faire semblant d’être populiste. Et pourtant en consultant le programme des Frères d’Italie, nous allons constater que G. Meloni a montré patte blanche ; c’est dire le degré de stress du régime. En effet le programme G. Mélonie est beaucoup plus proche du programme néo-libéral accéléré que d’un projet de grands travaux publics et d’une milice en chemises noires — à moins de considérer le libéralisme comme l’antichambre du fascisme, mais c’est une autre discussion. Voyons de près quelques point fondamentaux de son programme(10)(11)(12) ( en note : du plus court au plus complet).

Guerre et souveraineté
Les velléités de liberté et de souveraineté s’accompagnent d’un soutien inconditionnel à l’OTAN et à l’Ukraine (Atlantismo, ferma adesione alla NATO e sostegno all’Ucraina), ce qui est en contradiction totale avec la constitution italienne basée sur la souveraineté et sur la paix.

Éducation et spécialisation
Un programme de numerus clausus comprenant une « Valorisation des professions techniques et professionnalisantes et élimination du test d’entrée pour la faculté de médecine avec une sélection faite en fonction des performances après la première année d’études » (Valorizzazione delle professioni tecniche e professionalizzanti ed eliminazione del test d’ingresso per la facoltà di medicina con una selezione fatta in base al rendimento dopo il primo anno di studi), avec « Plus de soutien financier aux étudiants méritants (Maggiore sostegno economico agli studenti meritevoli), « une réforme du système d’accès aux facultés programmées et réforme de la loi sur la formation médicale spécialisée, par un système prévoyant la sélection à partir de la deuxième année de cours » (Riforma del sistema di accesso alle facoltà a numero programmato e riforma della legge sulla formazione specialistica medica, attraverso un sistema che preveda la selezione a partire dal secondo anno di corso), auquel s’ajoute une Réforme de l’enseignement : « étudiants diplômés d’abord et universités plus interactives » (Valorizzazione delle scuole tecniche professionali e riforma del PCTO. Riforma della didattica : “studenti laureati prima e università più interattiva).

Santé et surveillance
Cela s’accompagne d’un mouvement réactionnaire ou progressiste — on ne sait plus comment le définir — qui conforte le capitalisme de surveillance plus subtil que celui imposé par l’E.U par « un mécanisme de récompense dans l’accès au système de santé avec la Création d’un permis de conduire à points de santé » (patente a punti della Salute con un meccanismo di premialità nell’accesso al sistema sanitario). Si G. Meloni a l’intelligence de refuser le greenpass(13)(passe sanitaire), ce dernier sorti par la grande porte peut toujours revenir par la fenêtre sous un nouveau nom. Il n’est pas inutile de mentionner que G. Meloni a toujours dit « non » au passe sanitaire, tout en votant « oui » lors des assemblées parlementaires.

Taxation et privatisation
« Réduire la pression fiscale sur les entreprises et les ménages grâce à une réforme équitable : la taxe sur les bénéfices » (Riduzione della pressione fiscale su imprese e famiglie attraverso una riforma all’insegna dell’equità: flat tax). « Réduction des impôts sur le travail grâce à la réduction structurelle du coin fiscal et contributif, au profit des travailleurs et des entreprises ». Mis à part les doutes que nous évoquions ci-dessus concernant la réduction des dépenses courantes et les avantages réels pour le travailleur, cela induit que d’une part, les entreprises reversent moins de bénéfices à l’état, que d’autre part, il y a plus d’investissements dans le secteur privé notamment dans les transports dans le sud, ce qui a pour effet non seulement la détérioration et la privatisation du service public, mais aussi de passer sous silence le rôle des multinationales et de la mafia dans le pillage des états.

Transition climatique et dégradation
Une adhésion à la très controversée transition climatique (Aggiornamento del Piano nazionale di adattamento ai cambiamenti climatici), qui n’empêche pas une proposition d’exploitation du gaz de schiste(14) sur le territoire (« Oui aux regazéificateurs et aux forages des gisements de gaz italiens », Sì a rigassificatori e a trivellazioni dei giacimenti italiani di gas), l’importation du nucléaire et la transformation de l’Italie en un centre de tri énergétique entre l’Afrique et le reste de l’Europe (Trasformazione dell’Italia in un hub di smistamento energetico tra l’Africa e il resto dell’Europa).

Mais… les médias de masse préfèrent se concentrer sur les problèmes de mœurs. Il faut dire qu’elle a fait pour sienne le fameux slogan catholico-fasciste de Mussolini « Dieu, Patrie, Famille » (faut-il rappeler que tous les catholiques ne sont pas fascistes ou proches du Vatican, que tous les musulmans ne sont pas des tenants du salafisme, que tous les juifs ne sont pas des banquiers et des islamophobes…), qu’elle a su adoucir avec « l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes et l’adoption de la Pink tax » (Superamento del “tetto di cristallo”, quindi del divario retributivo tra uomini e donne nonché della pink tax). On observera avec attention qu’elle sera la mise en œuvre concrète de la liberté des femmes et du retour à la chrétienté dans un pays laïc par Constitution, sachant que sur ce thème en particulier les associations italiennes sont très influentes et que les regards des « gauches » européennes sont prêts à foudroyer l’écart qui, nous le souhaitons, tournera un œil également courroucé sur les effets secondaires désastreux des vaccins sur les menstruations(15).

Pourtant le message populaire à travers cette élection est clair : les gens se préoccupent d’abord de manger à leur faim, de se loger décemment, de se déplacer sans avoir Big Brother à tous les coins, de pouvoir compter sur les services publics, de chercher un autre mode politique pour se faire exister, avant de se poser les questions sur l’euthanasie, l’avortement, l’obligation d’enterrer des fœtus, le cannabis et le mariage gay. Est-ce qu’on peut leur en vouloir ? D’autant plus que les italiens, qui s’attendent à la protection bienveillante de la mama, n’auront bien entendu que la dure austérité de la mère fouettarde prêtant allégeance au Vatican, aux USA, à l’E.U (dont elle est la Présidente du Parti des conservateurs et des réformistes Européens) et qui rêve d’un régime présidentiel à la française. Bref une Draghi au féminin qui regardera de loin le peuple s’enfoncer dans la misère.

UNE ALTERNATIVE ?

Les 3 partis se déclarant « anti-système » proposent-ils une alternative à ce jeu de dupe ? Voyons de plus près leur programme : Vita avec S. Cunial(16), Italexit avec J. Paragone(17), Italie Souveraine et Populaire avec G. Colone(18).

Si les dissidents veulent constituer un contre-pouvoir politique solide, il faut être réaliste. Cette force ne viendra certainement pas des institutions elles-mêmes conçues pour agiter et utiliser le citoyen, mais émergera de la base — pour s’exprimer peut-être au travers d’institutions.

Les partis indépendants se rejoignent sur de nombreux points cruciaux dont :

  1. La souveraineté nationale qui passe par une sortie de l’OTAN, l’OMS, l’E.U.
  2. La liberté qui passe par le refus de suivre la dictature digitale, sanitaire et surtout financière.
  3. Le respect de l’environnement qui passe par la préservation des corps et de la nature que les OGM et la 5G dégradent.

Malgré ces positions courageuses en commun, ils ne sont pas en accord en ce qui concerne la politique migratoire et les législations morales (couple, fin de vie, cannabis).

En effet, Vita et Italexit condamnent sans nuance l’immigration, tandis qu’Italie Souveraine et Populaire condamne une immigration bien précise : celle qui est utilisée comme « réserve capitaliste » à des fins de déréglementation. Il est toujours amusant de suivre ces débats, l’Italie étant plus un territoire de passage, avec des camps de réfugiés insalubres et inhumains, qui n’a rien à voir avec l’immigration de la France cosmopolite et colonial.

Si tous dénoncent la propagande des courants post-humanistes venus des États-Unis (LGBT, Wokisme, etc), Vita et Italixit souhaitent revenir à une tradition conservatrice chrétienne, tandis qu’Italie Souveraine et Populaire ne se prononce pas sur ces sujets, laissant à chacun le libre choix.

En ce qui concerne les propositions économiques, Vita se contente de rester vague tandis que Italexit fait rêver au plein emploi et voudrait limiter les aides sociales dans un pays où le chômage et l’inflation font date. Seule Italie Souveraine et Populaire a conscience qu’une politique de redistribution vers les couches populaires de la richesse accumulée par les profits des multinationales opérant sur le territoire national, est incontournable.

Face à cette situation, il est affligeant de voir que l’alternative a été incapable de se réunir pour obtenir les 3% minimum pour entrer au parlement. Cela fait remonter deux problèmes structurels au système des partis :

  1. Propension à centraliser dans le style « tous derrière moi ».
  2. Déconnexion de la base populaire qui fait perdre le sens des priorités.

Il va de soi qu’une alliance, bien loin d’apparaître comme une trahison, aurait été accueillie comme une preuve de maturité et de conscience de l’époque qui a déjà quitté les rivages artificiels des clivages droite/gauche.

DIAGNOSTIC

Fin de la démocratie.
Que dire de l’abstention notamment chez les jeunes ? Outre les graves obstacles au droit de vote — comme les sans-abris et les Italiens à l’étranger qui n’ont pas eu la possibilité d’accès de vote à tous les partis — qui ont favorisé l’abstention, c’est surtout une perte de confiance dans la démocratie représentative. Les gens non seulement ne se reconnaissent plus dans leurs représentants, mais plus préoccupant, ils ne croient plus que ce système des partis désormais lié à la corruption, à l’entre-soi et au mépris de classe puisse sortir d’un état d’urgence en passe de devenir constitutionnel. 3 causes (non exhaustives).
1) Vous êtes un étudiant italien qui redoute les mesures sanitaires qui ont ruiné 2 ans de jeunesse, mais qui veut également pouvoir faire l’université sans avoir à s’endetter et qui souhaite aussi un bon service hospitalier pour ses parents. Pour cela, il faudrait pouvoir voter à la fois à gauche et à droite, et encore, on n’est sûr de rien entre les promesses et les actes.
2) Lorsqu’un gouvernement chute, les Italiens ont l’habitude des gouvernements « techniques » non élus qui assure la période de transition qui peut durer des années.

3) En Italie la répression sanitaire avec son lot d’absurdités économiques et sociales pendant la crise du covid a tellement dépassé l’imagination en cruauté, que les italiens ont profondément compris que les intérêts de quelques-uns au pouvoir sont toujours au-dessus de ceux du peuple.

C’est face à cette situation qui dépasse la corruption systémique pour devenir un fait de civilisation décadente donc autoritaire, que Jessica Constanzo d’Alternativa(19), démissionne avec panache en partageant son dégoût de ce système qui protègent les élus planqués et payés par le contribuable.

Et pendant ce temps inutile de diversion routinière, les coupures électricité surviennent sans crier gare depuis le mois d’août ici même à Turin — et peut-être ailleurs. On entend les vieilles personnes, les tout jeunes et les commerçants hurler en pleine nuit leur surprise et leur désespoir. Pour le moment personne n’en parle. Il s’agit d’habituer progressivement à une ambiance de terreur ; seul terrain fertile de la dictature. Et l’OTAN continue son déploiement du hig tech militaire à Turin(20) et des biolab dans le sud(21) et je viens d’apprendre le sabotage sous-marin de Nord Stream 2(22).

Et bien sûr, la guerre comme grande lessiveuse — ou ce qu’on appelle aujourd’hui « réinitialisation » — reste le plus sûr moyen de terrifier les populations en amplifiant — voir en mystifiant — à souhait une menace asiatique (Chine/Russie) de manière à faire accepter toutes les impositions atlantistes contre les propres intérêts des peuples européens. Et Draghi met la barre haute :  « Il n’y aura de futur que lorsque la Russie décidera de revenir aux normes de 1945(23) ». 

Fin de l’État de droit. Le Comité national de Libération (CNL) initié par U. Mattei avec Générazione Futura(24) a proposé un referendum populaire autogéré (« Resistendum ») sur la sortie de l’OTAN, l’OMS et l’E.U, mais aussi concernant la monnaie et la digitalisation. Ce referendum a mis en place un vote parallèle sans conséquence directe autre que consultative. Mais il a un pouvoir symbolique certain à la manière du tribunal de Fullmich. Seulement l’intervention de la police et la séquestration des urnes dans les bureaux de vote rappellent que nul n’est censé ni penser ni agir hors du système. À vrai dire c’est une belle entrée dans la politique au sens noble et il faut espérer que les Comités se développeront par eux-mêmes sans entrer dans la logique pyramidale et électorale(25)

Avant toute chose, ne faudrait-il pas commencer par réunir les forces vives et populaires ? Retrouver le sens des alliances et des priorités ? Ébaucher une vision qui puisse parler au plus profond de l’humain ? Et plutôt qu’imaginer des programmes à qui mieux mieux et d’instaurer des cadres de pensées caducs pour se rassurer, ne vaut-il pas mieux accepter de faire le grand saut dans l’inconnu de l’avenir ?

LE TRAITÉ DE L’ASSEMBLÉE FRANCO-ITALIENNE

Dans la lignée populaire libre et active, nous avons avec le CNL italien et les participants français de l’Assemblée franco-italienne(26)(27), censurée le jour même sur les médias, finalisé le Traité franco-italien qui répond au Traité fondamental dont on ne parle jamais fait par Macron et Draghi à Rome le 26 novembre 2021(28).

Je tiens à remercier particulièrement les participants de cette Assemblée qui ont presque tous mis leur plume et leurs idées à contribution pour élaborer ce texte. C’est une preuve que les différences ne nous éloignent pas. Au contraire. Il faut juste le temps de se connaître et de se rencontrer(29).

Tristan Edelman

Notes et références
  1.  https://www.lesoir.be/245996/article/2019–09-05/gentiloni-un-europeiste-convaincu-la-commission

  2.  https://www.lindipendente.online/2022/09/26/cgia-avverte-il-nuovo-governo-dovra-trovare-40-miliardi-nei-primi-100-giorni/

  3.  https://www.youtube.com/watch?v=tivxxlUFoqc

  4.  https://www.lefigaro.fr/international/italie-salvini-exige-des-excuses-ou-la-demission-de-von-der-leyen-20220923

  5. https://odysee.com/@lesINDOMPTABLES:8/INTERVIEW_AVOCAT_GIANCO_FERRERI:2
  6. https://www.lepoint.fr/economie/la-dette-publique-italienne-la-deuxieme-dans-la-zone-euro-16–05-2018–2219037_28.php
  7.  https://www.businessbourse.com/2022/04/27/guy-de-la-fortelle-si-demain-blackrock-revend-la-dette-francaise-on-est-cuits/

  8. La France : une étrange faillite, Philippe Jumel, Morad El Hattab, Pierre-Philippe Baudet, François Thual (Ed. Alpharès, mai 2014).

  9.  http://www.cadtm.org/Grece-Les-banques-sont-a-l-origine

  10.  https://www.lindipendente.online/2022/09/09/speciale-elezioni-lidentikit-dei-partiti-fratelli-ditalia/

  11.  https://www.wired.it/article/elezioni-programmi-riassunto-12-punti/

  12. https://www.fratelli-italia.it/wp-content/uploads/2022/08/Brochure_programma_FdI_qr_def.pdf
  13. https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/italie-le-totalitarisme-en-marche-ou-le-super-greenpass
  14.  https://www.repubblica.it/green-and-blue/2022/09/26/news/elezioni_2022_fratelli_ditalia_transizione_ecologica-367359004/

  15.  https://www.francesoir.fr/societe-sante/vaccination-et-troubles-menstruels-julie-lanzarone-france‑3

  16.  https://www.lindipendente.online/2022/09/16/speciale-elezioni-lidentikit-dei-partiti-vita/

  17.  https://www.lindipendente.online/2022/09/14/speciale-edizioni-lidentikit-dei-partiti-italexit/

  18.  https://www.lindipendente.online/2022/09/15/speciale-edizioni-lidentikit-dei-partiti-italia-sovrana-e-popolare/

  19.  https://www.facebook.com/jessica.costanzo84/videos/655691165902342/

  20.  https://www.lindipendente.online/2022/07/17/torino-diventera-il-nuovo-polo-tecnologico-militare-della-nato/

  21.  https://www.limesonline.com/coronavirus-usa-sigonella-laboratorio-militari-pandemia/117358

  22. https://report24.news/druckabfall-bei-beiden-nord-stream-pipelines-ein-gezielter-anschlag/?feed_id=22338
  23.  https://video.corriere.it/politica/draghi-new-york-il-modo-cui-affronteremo-autocrazie-definira-nostro-futuro/23fe757a-38a8-11ed-82bb-ebbcf266f7f2

  24.  https://www.francesoir.fr/videos-les-debriefings/italie-ugo-mattei-et-le-collectif-generazioni-future-rassemblent-les

  25. https://youtu.be/ahUC3xfrY78
  26.  https://www.francesoir.fr/politique-monde/congres-franco-italien-des-echanges-stimulants-voit-la-resistance-sorganiser-avec

  27.  https://www.francesoir.fr/videos-pause-interview/tristan-edelman-les-indomptables

  28.  https://www.linkiesta.it/2021/11/trattato-quirinale-draghi-macron-italia-francia/

  29.  https://odysee.com/@lesINDOMPTABLES:8/trattato-paris:2?r=FwWgv79asEDszdwpQg3odAwdSHymLz1K

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