Kairos : 15 ans de médias libres, l’été des rediffusions et un appel à l’union
La plateforme indépendante Kairos annonce un été aux rediffusions choisies, rappelle son cap tenu depuis 2009 et prépare un pool de médias francophones libres pour la rentrée.
Incendies, orages, tempêtes politiques : depuis plus de quinze ans, Kairos tient. « On est là, Kairos est là, sur place et surtout grâce à vous », a rappelé son équipe dans une adresse à ses lecteurs et auditeurs. Un cap maintenu sans subventions ni compromis, porté par un public fidèle.
L’été sera plus calme. « On vous rediffusera des sélections qu’on a faites », précise le message. Des centaines de vidéos déjà tournées, notamment pendant la période du Covid, seront remises en avant. Parmi elles figurent des interviews et des reportages, certains récents, d’autres plus anciens. L’équipe cite l’entretien mené à Paris avec la psychologue Anne-Lise Ducandat, spécialiste du travail avec les enfants, qui alertait sur le danger des écrans. « Huit ans après, c’est toujours, si pas plus, d’actualité », souligne le message.
Kairos n’a jamais varié sur sa ligne éditoriale. À propos de la guerre en Ukraine, du rôle de la Russie, de ce que le média décrit comme « l’argent de l’Europe dépensé sans demander leur avis aux gens », la position reste la même. « Que penseraient les gens si on leur demandait leur avis ? » interroge l’équipe, avant d’appeler à « faire vivre la presse libre ».
Le projet pour l’automne est plus structurant. « On essaie de créer un pool des médias libres et indépendants, francophones, de différents pays », indique le message. L’idée : rassembler des rédactions partageant les mêmes valeurs d’indépendance, sans tutelle éditoriale ni financière venue d’en haut. Un pari difficile, mais l’équipe assure qu’elle ne lâchera rien.
L’appel aux soutiens est clair : « Soutenez-nous, continuez à nous soutenir et merci à ceux qui le font déjà. Passez un bel été et, grâce à vous, on lâche rien. » L’équipe promet d’être « plus que jamais » présente à la rentrée. Au-delà de la programmation estivale, ce message agit comme un manifeste pour une presse libre, affranchie des grands groupes et des financements publics conditionnels.
Alexandre Penasse


