Macron ou le paradoxal système 

Depuis le 24 avril 2022, une majorité de médias vous serine en cœur que la réélection de Manu-Jupiter est paradoxale. À la suite de l’inoubliable Jean Yanne, qui prétendait que la Bretagne était reconnue pour sa culture du paradoxe, qu’on voit s’aligner le long des champs, j’ai l’ambition — démesurée, as usual — de me pencher sur une culture bien plus française qu’il n’y paraît : celle du paradoxe, dont Emmanuel Macron et son aréopage sont une incarnation et une émanation assez réussies. 

Le terme « paradoxe », en lui-même, est fascinant : venant des mots grecs « para », « à côté de, aux alentours de », et « doxa », « opinion, idée répandue », on a là un fort bel harnachement, d’une attitude ou pensée qui irait autour d’une autre, la contournant, la dépassant... Quoi de plus normal, donc, que de retrouver le terme ainsi formé chez les philosophes qui souhaitent renouveler le champ des possibles. Zénon, et le fameux paradoxe du tir à l’arc, Parménide, Aristote... le paradoxe es...

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