Les jeunes : les « gueules cassées » de la crise sanitaire

2019 : des milliers de jeunes battaient le pavé, réclamant des mesures robustes pour sortir de l’emballement climatique, qu’ils allaient subir de plein fouet. Des jeunes « plus chauds que le climat », la rage au ventre, protestant contre l’inertie étatique, organisant des grèves scolaires hebdomadaires pour qu’on les entende. Grâce à leur mobilisation, jamais la prise de conscience de l’urgence climatique n’a été aussi forte. Elle a infléchi le cours politique.Hier encore, les jeunes incarnaient cette génération pleine d’espoir. Aujourd’hui, assignés à résidence, ils sont la génération sacrifiée. Les « Greta Thunberg » et autres figures de proue estudiantines ont largement été réduits au silence. Un confinement qui s’éternise depuis des mois : c’est non seulement l’interdiction de se rassembler, de s’organiser. C’est l’éteignoir, le couvercle qui étouffe insidieusement leur rage de vivre, leur désir ardent de changement. Les jeunes sont devenus les sans-voix. Ils souffrent en silence....

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