« J’espère bien n’être pas le seul à mettre l’amour ou la liberté plus haut que la santé ! »

Illustré par :

Entretien avec André Comte-Sponville *

Au printemps 2020, vous étiez un des rares philosophes francophones à sortir du bois. Vous souleviez le rôle néfaste des médias répandant la peur du virus et la prise de pouvoir des experts dans le champ politique. Parallèlement, vous sembliez saluer les mesures non pharmaceutiques prises par E mmanuel Macron. Un an plus tard, votre analyse a-t-elle changé ? 

Non. Il me semble d’ailleurs qu’elle est davantage partagée aujourd’hui qu’à l’époque. Je trouvais que la peur était exagérée. Je le trouve toujours. La pandémie de covid-19 était évidemment un problème sanitaire majeur, mais pas du tout sans précédent. La peste noire, au XIVe siècle, a tué en quelques années la moitié de la population européenne (contre beaucoup moins de 1 % pour la covid). La grippe espagnole, en 1918-1919, a tué environ 50 millions de personnes dans le monde (contre un peu plus de 4 millions, à l’heure actuelle, pour la covid). Les grippes asiatique et de HongK...

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