Je reste dans ma cas(v)erne ou je sors éteindre le feu ?

Je viens de poser une question à un pompier : « Supposons que tu reçoives un ordre de rester dans ta caserne alors qu’il y a un incendie. Que fais-tu ? Tu restes dans ta caserne ou tu sors éteindre le feu ? »

Il m’a répondu : « Il y a deux types de pompiers : il y a ceux qui suivent aveuglément les ordres et restent dans leur caserne. D’autres vont sortir « quand même » en faisant fi de l’ordre débile et peut-être sortiront même avec la peur au ventre ».

Je lui ai rétorqué : « C’est étrange. En médecine, il y a le même phénomène lors de l’épidémie du COVID-19 : il y a des médecins qui restent dans leur caverne, et d’autres qui voient des malades atteints du COVID-19, qu’ils traitent. »

La première attitude correspond à une attitude de non-assistance à personnes en danger. Si le pompier (ou le médecin) a peur d’éteindre le feu (ou traiter le malade), le meilleur conseil que l’on pourrait lui donner est « change de métier! ».

Il existe un film, La cannonière du Yang-Tsé, qui illustre cette non-assistance à personne en danger. Ce film a été réalisé par Robert Wise en 1966, en pleine guerre du Vietnam, avec comme acteur principal du film, Steve McQueen. Le film raconte l’histoire suivante : en 1926, une canonnière navigue sur un fleuve en Chine, le Yang-Tsé, pendant qu’il y a la guerre civile sur la terre ferme. Devant les scènes de tueries sur la terre ferme, la plupart des personnages sur la canonnière sont indifférents au sort et au massacre des gens et manifestent une non-assistance à personne en danger.

Dans l’épidémie du COVID-19, nous assistons au même phénomène d’indifférence : en confinant la population, pour sauver des vies, nous voyons de personnes se suicider dans une indifférence totale. Nous voyons des personnes tomber dans la dépression, dans le désespoir total, des enfants en décrochage scolaire… Où se trouvent les gilets de sauvetage dans la canonnière ?

Dans l’épidémie du COVID-19, nous assistons au même phénomène de non-assistance à personne en danger. Certains médecins proposent comme traitement du COVID-19 les « 4 D » : dodo, domicile, Dafalgan, décès. Pas très efficace comme approche thérapeutique…

D’autres médecins (minoritaires) se déplacent ou envoient les ordonnances pour traiter les malades atteints du COVID-19 (avec l’azithromycine et la doxycycline, l’ivermectine, etc). Et malheureusement, quand ces médecins proposent ce traitement efficace à d’autres collègues, ils reçoivent une fin de non-recevoir. Ces derniers veulent voir les études qui existent et qu’ils ignorent… Pendant ce temps, les patients meurent sans avoir le traitement potentiellement efficace… Cela s’appelle aussi de la non-assistance à personne en danger…

Quand il y a un incendie (une épidémie), on ne demande pas à un pompier (un médecin) de faire une étude en double aveugle pour voir comment éteindre le feu (traiter l’épidémie). On fait son job avec les moyens du bord! Les médecins ont l’obligation des moyens, pas des résultats. Ne pas se donner les moyens – et peut-être sans savoir si le résultat sera probant lors d’un incendie (d’une épidémie) – devient de la non-assistance à personne en danger.

Quand le boomerang de la conscience de leur non-assistance à personne en danger leur reviendra dans la figure, j’ignore si les médecins — qui sont restés dans leurs cavernes — resteront encore médecins dans un futur proche… Ils devront plus que probablement négocier avec leurs consciences… Ou relire des biographies sur le Dr Ignace Semmelweis(1)

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