Censure de l’UE contre un journaliste russe

Christophe Youri Apreleff pensait, avec la reconnaissance internationale dont il bénéficiait (notamment une accréditation des Nations unies comme correspondant permanent à Genève), que sa demande d’accréditation comme journaliste auprès du Parlement européen allait être une simple formalité. Mais pour l’UE aujourd’hui, être « russe” est un crime… Enfin, surtout si on est un journaliste sérieux qui respecte la charte de Munich, posant des questions que beaucoup n’auraient pas aimé entendre. Par exemple: pourquoi ces milliards distribués à l’Ukraine, au détriment des populations des pays de l’Union européenne, ne servent nullement, faits à l’appui, à la dite “reconstruction”, mais assurent la continuation des démolitions et du carnage? Ou encore: pourquoi l’UE et ses médias ne parlent-ils (presque) jamais des frappes quotidiennes de Kiev en territoire russe et des victimes civiles?

Le courrier du député européen Fernand Kartheiser (23 avril 2026) face au refus de délivrer l’accréditation interinstitutionnelle à Youri Apreleff, adressé à la présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen, qui supervise la Direction générale de la Communication, n’y fera rien. Celle-ci répondant dans une missive du 17 avril 2026: “La décision concernant Monsieur Apreleff a été prise avec l’accord des trois institutions européennes, sur la base de critères objectifs et applicables, sans discriminations, à d’autres postulants. En effet, comme vous le savez, dans le contexte de la guerre illégale et continue menée par la Russie contre l’Ukraine, l’Union européenne a décidé de sanctionner Rossiya Segodnya en 2023, compte tenu des opérations systématiques de désinformation et de manipulation de l’information que Rossiya Segodnya effectue pour essayer de justifier l’injustifiable: la guerre de la Russie contre un pays voisin souverain, et notamment contre ses infrastructures civiles et critiques qui mettent à l’épreuve des millions de citoyens ukrainiens”.

Von der Leyen craint peut-être que ses mensonges transparaissent face aux questions d’un journaliste qui lui rappellerait certainement que la guerre n’a pas commencé en 2022, mais en 2014, lorsque Kiev a bombardé ses populations ukrainiennes du Donbass… Cette présidente non-élue, exfiltrée d’Allemagne pour lui éviter des poursuites judiciaires liées à des affaires de corruption, prend des décisions qui engagent des centaines de millions de personnes, soutenues par des parlementaires européens aux ordres des lobbies et de la discipline de parti. Au nom du « bien » des populations de l’Union européenne, ils nous conduisent vers le chaos, choisissant pour nous ce que nous aurions le droit ou pas d’entendre.

Il ne faudrait tout de même pas que la poule aux œufs d’or des guerres : contre le Covid, la Russie… disparaisse, que les peuples deviennent souverains et se mettent à réfléchir et décider de ce qui est important pour eux…

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