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6 novembre 2018

Le changement climatique est politique

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Si l’effet de serre est bien galopant, c’est-à-dire non linéaire et imprévisible, les modèles scientifiques dont on dispose ne sont plus fiables. On peut approximer le point de non retour, pas définir la chronologie de ce qui se passera après son franchissement

Ceux d’entre nous qui prennent encore la peine de suivre l’actualité « médiatique », c’est-à-dire médiatisée par et pour l’oligarchie, ont subi dernièrement une nouvelle vague de discussions oiseuses à

propos de l’imminence — ou non — d’un changement climatique qui deviendrait trop coûteux en ressources humaines et en ressources tout court. En Belgique, nous sommes nantis de spécialistes de premier plan qui peuvent expliquer avec grande pédagogie que les conséquences économiques d’une augmentation de la température moyenne du globe exigent une prise de décision politique urgente afin de brider les émissions de gaz à effet de serre. En même temps, ces spécialistes ne trouvent rien à redire sur la question politique elle-même : le scientifique, on s’en souvient, ne parle que de faits scientifiques et préfère d’ailleurs n’en parler qu’entre scientifiques.

Personne ne nie plus que le climat est bouleversé et certains risquent parfois un jeu de mots douteux en parlant de dérégulation climatique. Un consensus existe même quant à l’existence du réchauffement climatique. Peu importe somme toute les hypothèses qui sont privilégiées pour l’expliquer (cycle naturel, activité solaire, volcanique, humaine…), il est temps de faire face aux conséquences annoncées voire de (tenter de) prendre en main la multifactorialité de son origine. Quelles sont ces conséquences du point de vue occidental et quelle emprise pouvons-nous exercer ?

Puisque réchauffement planétaire il y a, la température moyenne de la Terre est en augmentation. Sous cette apparente tautologie se cachent des faits très divers. Tantôt les étés seront plus chauds, tantôt les hivers plus froids ; certaines parties du globe seront soumises à des inondations plus fréquentes et d’autres à des vagues de sécheresse et à des incendies de forêt ou encore à la progression des surfaces désertiques ; enfin, les maladies tropicales comme la malaria risquent de redéfinir leur périmètre épidémique. La canicule est certes pénible pour les personnes âgées et les nourrissons, mais l’occidental moyen a d’autant moins de raisons de s’inquiéter que, d’une part, il bénéficie d’une technoscience efficace (y compris médicalement parlant) et que, d’autre part, le réchauffement climatique affecterait principalement l’Afrique et l’Asie. L’occidental paupérisé n’a pour sa part pas voix au chapitre tandis que l’oligarchie reste enveloppée dans son mystère. Bien sûr, en frappant le Tiers-Monde, le réchauffement induira des déplacements de population et il affectera le tourisme, mais, une fois encore, il n’y a pas péril en la demeure puisque la « forteresse Europe » veille.

Si on admet facilement que le recul des glaciers entraînera une élévation du niveau des océans et des cyclones tropicaux qui compromettront la vie sur certaines îles, on pressent moins les conséquences pour les Pays-Bas et la Flandre. Nos lecteurs n’étant pas ceux que Beyer appelle les Lys de Flandre (2002), il ne sera pas nécessaire de souligner que l’attachement au sang et au sol ne peut être qu’éphémère. La disparition des espèces polaires n’est pas plus de nature à émouvoir le consommateur averti.

Toujours du point de vue de l’occidental moyen, les vices cardinaux du réchauffement planétaire semblent donc très peu préoccupants. Certes, ses effets ne sont pas que terrestres et les océans souffrent également : à la dégradation des sols et au stress hydrique (l’expression nomme le rapport entre la disponibilité des ressources en eau et les besoins humains) correspondent une eau océanique plus chaude et plus acide et des pluies hivernales plus intenses. On parle même d’une possible interruption de la circulation thermohaline (qui comprend le Gulf Stream) et d’un mini âge de glace. A la clef, il y aura une chute vertigineuse de la biovidersité des océans. Et alors ? La pisciculture est un investissement prometteur, voilà tout.

De fil en aiguille, le citoyen soucieux de comprendre les enjeux du réchauffement climatique se trouve confronté à deux évolutions complémentaires : d’une part, la mort pure et simple de la vie océanique (à commencer par le plancton) ; d’autre part, la disparition de la plupart des espèces cultivables. Or la destruction de l’habitat commande l’extinction des espèces. A bien y regarder, le problème n’est toutefois pas le changement climatique lui-même, mais sa nature et sa vitesse. La vie a déjà connu de nombreux revers climatiques et, sur le long terme, elle a toujours repris force et vigueur. L’anthropocène compromet cette dynamique à deux niveaux : premièrement, la vitesse du changement ne permettra pas aux espèces qui assurent notre survie de s’adapter ; deuxièmement, la pollution industrielle, livrée à elle-même, c’est-à-dire sans gestionnaire, ne permettra que la survie des insectes. Ceci est tout particulièrement vrai des difficultés insurmontables que représentent la gestion du démantèlement des centrales électronucléaires — sans parler des armes atomiques — et du stockage de leurs déchets.

L’augmentation actuelle de la température moyenne est estimée à 2,5 °C et les climatologues prévoient une augmentation de 5 à 6 °C d’ici la fin du siècle. En conséquence, le quatrième rapport du G.I.E.C. (2007) envisageait déjà sobrement la disparition de 40 à 70 % des espèces évaluées. Au point où nous en sommes, peu importent les chiffres : si l’effet de serre est bien galopant, c’est-à-dire non linéaire et imprévisible, les modèles scientifiques dont on dispose ne sont plus fiables. On peut approximer le point de non retour, pas définir la chronologie de ce qui se passera après son franchissement, c’est-à-dire la transformation de l’atmosphère terrestre en atmosphère vénusienne.

Ces deux thèses (la destruction de l’habitat et la menace nucléaire) sont avancées par Guy McPherson, professeur émérite d’écologie et de biologie de l’évolution (voir en encadré la transcription et la traduction d’une de ses récentes interviews). L’analyse de McPherson est très éclairante car, par sa formation, il peut comprendre les conditions dans lesquelles les espèces évoluent ou disparaissent. Répétons-le, sans habitat approprié, une espèce est condamnée. Dans le cas qui nous occupe, le bât blesse au niveau de l’extinction des espèces animales et végétales qui permettent la vie humaine, pas au niveau de l’accroissement de température lui-même : chacun sait qu’il est possible de survivre humainement dans le désert tant qu’eau et nourriture sont disponibles.

Il y a toutefois une étroite porte de sortie qui, sauf erreur, n’est pas envisagée par McPherson. L’extinction de la vie océanique et le problème de la généralisation d’une agriculture tropicale dans le monde sont théoriquement susceptibles d’un traitement technoscientifique apparemment moins hasardeux que les projets de géo-ingénierie, les uns plus titanesques que les autres (on lira P. Lannoye à ce propos(1), et les développements de l’entomophagie (voir le Guangdong Entomological Institute ou le PROteINSECT). Je parle de la possibilité du recours à des organismes génétiquement modifiés. La revue Science en témoigne depuis les années 2000, renvoyant par exemple à des recherches menées par Monsanto et BASF sur des variétés de maïs résistantes à la sècheresse. La technologie OGM débute dans les années 1970 avec les recherches de Paul Berg (1972) et d’Herbert Boyer et Stanley Cohen (1972). En 1973 déjà Rudolf Jaenisch crée une souris transgénique. La première plante génétiquement modifiée fut créée en 1983. Notons bien que ces recherches donnèrent rapidement lieu à des mesures conservatoires, notamment sous la forme de la création de la « Nordic Gene Bank » sur l’île Svalbard en 1984. En 2006, les travaux de la « Svalbard Global Seed Vault » commencent ; ils se poursuivront jusqu’en 2008. On gagnerait à s’intéresser à ses commanditaires et à son mode opératoire.

En somme, le véritable danger du réchauffement planétaire réside dans la destruction totale de l’habitat humain. Ses conséquences sont faciles à prévoir : d’abord, les famines, les pandémies, les émeutes, les migrations massives et les guerres qui vont purger la population mondiale à très grande échelle ; ensuite, l’esclavage alimentaire des survivants qui n’auront plus accès qu’à des aliments génétiquement modifiés, les seuls à pouvoir encore être cultivés ou synthétisés à l’aide d’une industrie pétro-chimique recadrée et moribonde.

Le réchauffement climatique, et plus encore son emballement, mettent les oligarques devant un spectre d’actions politiques possibles, spectre qui s’étire des mesures préventives (au sens large puisque le mal est fait) aux mesures curatives (toujours au sens large puisqu’on ne pourra pas véritablement remédier à la perte de l’habitat). Les premières seraient imposées avant l’effondrement civilisationnel qui du reste s’annonce également à travers d’innombrables autres crises (sociale, économique, financière, énergétique, démographique, géopolitique, technoscientifique, culturelle voire idéologique — sans oublier Fukushima Daiichi) ; elles nécessiteraient un mode de « gouvernance », pour le dire avec un mot à la mode, totalitaire. De fait, c’est à la lumière de ces crises convergentes qu’il faut lire la transformation de nos sociétés à l’aide du « grand récit » de la Terreur(2). Enrégimenter les foules permettra d’imposer les comportements adéquats à la transition génocidaire. Les secondes viendraient gérer le monde au lendemain de la perte de l’habitat, et donc de la disparition de toute forme de nourriture naturelle au profit des OGM, en imposant sine die le totalitarisme le plus dur.

On aura donc le choix entre le totalitarisme prophylactique et le totalitarisme thérapeutique, le premier imposant la décroissance, si possible dans l’ordre et la rigueur, et le second gérant l’anarchie. Cette vision doublement infernale n’est pas sans conséquences sur la posture que le citoyen lambda doit adopter : elle permet de lui redonner le pouvoir de concevoir les futurs possibles et donc de tenter de conjurer les bifurcations fascistes. Car le totalitarisme qui s’annonce est bien celui de la droite extrême, pas celui d’une hégémonie socialiste bienveillante.

En fait, rien de tout ceci n’est nouveau. Dès l’annonce du pic pétrolier (1956), les observateurs les plus avertis ont compris que les jours de la démocratie de marché étaient comptés et que seul un régime musclé permettra le maintien des privilèges durant la transition ou l’effondrement. Depuis 1988, le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat ne propose malheureusement qu’une lecture technocratique de l’évolution climatique, lecture qui se complaît dans une contradiction constitutive : instrumentalisé par les politiques gouvernementales occidentales, il prétend rester confiné dans la science « dure ».

Comprenons bien que ce n’est pas parce que la démocratie de marché est caduque que les capitalistes feront faillite. Tout est source d’opportunités commerciales et spéculatives. La spéculation s’attaque à présent non seulement aux denrées alimentaires de base mais aussi aux sols arables et à l’eau ; la transformation de l’agriculture impliquera encore et toujours l’usage intensif d’herbicides, d’insecticides et de fertilisants ; le protocole de Kyoto a créé un nouveau champ de spéculation — la « bourse du carbone » — avec l’adoption du système d’échange de quotas d’émission de CO2. Surtout : la disparition du milieu naturel constitue le rêve secret de tout néolibéral qui se respecte(3).

Que conclure ? Primo, face à la menace d’un effet de serre galopant, il faut en finir avec la civilisation industrielle avant qu’elle n’en finisse avec nous. Secundo, le changement climatique est politique : il est dû à une idéologie particulière, il est entretenu par cette même idéologie, et il conduira nécessairement à un développement totalitaire de cette idéologie. Tertio, on appréciera à sa juste valeur la confirmation de l’échéance 2040, déjà hypothétiquement avancée par le rapport du Club de Rome en 1972. Quarto, la double menace climatique que McPherson dénonce (l’extinction climatique de l’espèce et le délitement des centrales électronucléaires) doit être rapporté au sort que les intempéries feront subir aux centrales côtières, qui seront noyées, et aux centrales fluviales, qui pourront ne plus être refroidies en cas de sécheresse. Dans les deux cas, les rejets radioactifs seront massifs. Quinto, soulignons une légère erreur d’appréciation de McPherson. Prétendre que les malades incurables se comportent — enfin — comme des être humains constitue une belle métaphore qui est digne d’éclairer la psychologie de la plupart de nos contemporains. Malheureusement, elle ne rend pas du tout compte de la psychologie des oligarques, qui est fondamentalement paranoïaque (au sens clinique), ce qui équivaut à dire que tout scénario apocalyptique sera accueilli favorablement par ces sociopathes qui chercheront à s’assurer si nécessaire que rien ni personne ne leur survit… A cet égard, les bruits de bottes que l’on entend un peu partout, et plus particulièrement ceux qui sont associés à l’installation du « bouclier antimissile », qui ne peut être destiné à prévenir une menace iranienne totalement inexistante mais bien à rendre possible une frappe préventive contre la Russie(4), doivent nous conduire à la question de la tentation de l’hiver nucléaire, l’effet secondaire bien connu d’une guerre thermonucléaire mondiale, qui règlerait la question éthique, technique et économique du recours à la géoingénierie.

Michel Weber
Philosophe ; dernier ouvrage paru :
De quelle révolution avons-nous besoin ?, Paris, Éditions Sang de la Terre, 2013.


DR. GUY R. MCPHERSON, PROFESSEUR ÉMÉRITE D’ÉCOLOGIE ET DE BIOLOGIE DE L’ÉVOLUTION, UNIVERSITÉ D’ARIZONA/TRANSCRIPTION ET TRADUCTION PAR M.W.

L’oligarchie croit pouvoir prétendre que la crise actuelle n’est que financière et que nous sortirons du tunnel en nous serrant (nous) la ceinture. Les analystes les plus cyniques font remarquer qu’il s’agit d’une crise globale systémique scellant la mort de la démocratie de marché (mais pas du capitalisme génocidaire). Parfois on nous rappelle la crise écologique et climatique, mais jamais en se posant la question de l’adaptation (im-) possible de notre habitat à une hausse de seulement quelques degrés de la température mondiale et donc des conditions de survie de l’espèce humaine. Les rares scientifiques qui se posent cette question dérangeante obtiennent une réponse bien plus précise. On connaissait Lovelock qui, par souci de controverse, aime à rappeler son attachement à l’électronucléaire. Voici McPherson qui, par souci d’authenticité, nous met face à nos responsabilités. Soulignons qu’elles ne sont pas du même ordre que celles de l’oligarchie, pour qui tout effondrement est et sera profitable.

I. Nous voilà en octobre 2013, début octobre, et durant ces dernières semaines, John Davies, publiant au nom du Groupe d’étude d’urgence sur le méthane arctique, établit que la plupart des humains perdront leur habitat naturel d’ici 2040.

De plus, la semaine dernière, le cinquième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat a été rendu public, rapport qui recommande l’utilisation de géoingénierie sous peine de ne pouvoir maîtriser l’effet de serre [galopant].

Il faut donc conclure que, de fait, nous avons déclenché un effet de serre galopant [rapide, non-linéaire, imprévisible].

Aucune de ces estimations ne prend en compte les vingt-cinq boucles de rétroaction positives que nous avons créées par nos activités. Vingt-trois de ces boucles sont irréversibles à l’échelle du temps humain. Nous en avons déclenché une en 2010 avec les fuites de méthane de la banquise arctique (cf. Science, mars 2010). Quatre de plus furent décrites en 2011 dans la littérature scientifique, six en 2012 et une douzaine (à ce jour) en 2013.

A cela il faut ajouter deux boucles de rétroaction positive qui pourraient être interrompues par une simple décision humaine. La première date d’août 2012, lorsque l’administration Obama a autorisé les forages au pôle Nord. La seconde date du début de cette année lorsque des superpétroliers se sont frayés un passage à travers la glace fondante du pôle Nord afin d’épargner quelques dollars en frais de transport.

II. Au point où nous en sommes, il semble bien que la civilisation industrielle soit un piège [mortel]. D’autres civilisations se sont effondrées mais l’humanité a poursuivi son existence. Au moins dans certains cas les survivants ont pu adopter le mode de vie des chasseurs-cueilleurs.

Ceci n’est toutefois plus possible à cause de toutes ces centrales électronucléaires répandues de par le monde. D’une part, si la civilisation s’effondre maintenant, c’est-à-dire sans avoir le temps de démanteler ces centrales nucléaires (soit une vingtaine d’années), elles finiront par irradier la totalité de notre environnement. D’autre part, si nous ne mettons pas

un frein définitif à la civilisation industrielle, nous déclencherons un effet de serre galopant. En fait, l’effet de serre galopant est déjà une réalité. En somme, l’extinction de la race humaine à court terme est inévitable.

III. Comment vivre avec cette information ? Comment intégrer cette information ? Comment agir à la lumière de cette information ? Mike Tyson (le boxeur, pas le philosophe) a fait remarquer que tout le monde a un plan jusqu’à ce qu’il se prenne un poing dans la figure. Nous avons pris un poing dans la figure.

Nous ne disposons que de peu de temps sur cette planète. En fait, nous n’avons jamais disposé que de peu de temps sur cette planète. Agissons conformément. Agissons comme si nous étions dans un hospice pour incurables, comme si nous étions tous dans un hospice. Comme si la planète elle-même était un hospice. Lorsque j’observe le comportement des pensionnaires d’un hospice, de ceux à qui on n’a donné que quelques semaines à vivre, je ne les vois jamais essayer de grappiller encore quelques centimes, comme s’ils avaient encore besoin de plus de richesses alors que leur monde s’effondre.

Ce que je constate par contre, c’est que les gens recherchent l’absolu. Ils poursuivent ce qu’ils aiment. Ils agissent avec compassion. Ils deviennent créatifs et se délestent de leurs biens matériels. Ils agissent comme dans une économie du don. Faisons cela. Faisons tout cela. Chercher l’absolu, poursuivre ce que nous aimons, agir comme si nous étions dans un hospice, agir en être humain digne de ce nom. […]

Faisons ce que nous aimons. Agissons comme si nos vies insignifiantes importaient à ceux qui nous entourent. Et je ne suggère d’aucune manière d’abandonner l’action [politique]. Je ne suggère pas qu’on se laisse faire et [finalement] qu’on se laisse mourir. Ce que je suggère fondamentalement c’est que l’action constitue l’antidote au désespoir, comme Edward Abbey l’a fait remarquer il y a longtemps. Agissons donc !

  1. Paul Lannoye, « Géo-ingénierie : un remède pire que le mal », Les Dossiers du Grappe, n°1, 2011.
  2. Michel Weber, « Le 11-Septembre entre mythe et grand récit », Kairos Sept./Oct. 2013 (consultable ici <https://chromatika. academia.edu/MichelWeber>) ; Jean-Claude Paye, La Fin de l’État de droit. La lutte antiterroriste : de l’état d’exception
    à la dictature, Paris, Éditions La Dispute, 2004.
  3. Jean-Pierre Berlan et Richard C. Lewontin, « La menace du complexe génético-industriel », Le Monde diplomatique, Décembre, 1998.
  4. Voir le rire de Poutine : https://www.youtube.
    com/watch?v=4i6nPNpR6PA
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