On ne peut pas gagner la guerre contre le coronavirus

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Le 16 mars, dans une allocution télévisée qui aura marqué les esprits, le président français annonçait l’entrée en guerre de son pays contre un ennemi inédit, un virus inconnu, un coronavirus, officiellement dénommé SARS -CoV-2. Le ton était donné et presque tous les pays européens, certes de manière moins théâtrale, adoptaient la même posture martiale. L’objectif manifeste était de convaincre les populations de l’impérieuse nécessité de serrer les rangs derrière les états-majors gouvernementaux et d’adopter sans protester les mesures coercitives, jugées indispensables par ces mêmes états-majors. Pour crédibiliser le discours, les décideurs politiques ont créé une structure ad hoc où siègent des experts censés parler au nom de la science. En Belgique, c’est donc le Conseil National de Sécurité (CNS) qui, au long de ces derniers mois, a décidé et annoncé les règles de la mobilisation générale censée aboutir à la victoire totale sur un virus sournois et meurtrier. 

Il faut dire ...

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