Le langage au secours d’un collectif malmené

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Ce qu’a autorisé le développement de la science et surtout les multiples applications techniques qu’elle a rendues possibles, c’est l’espoir que nous puissions larguer les amarres de notre condition d’humains. Nous sommes des êtres parlants et, quoi qu’en disent les antispécistes, parler est le trait spécifique à l’espèce humaine. Et ceci est loin d’être sans conséquences : parler fait que nous n’avons plus de rapport immédiat au réel, nous n’atteignons plus ce dernier qu’au travers des mots. Parler nous permet de rendre présent ce qui ne l’est pas ; mais parler nous contraint à reconnaître en nous une absence, une négativité. C’est sur cet impossible à évider de nous-mêmes — cette limite — que nous fondons nos possibles. Mais aujourd’hui nous en sommes tellement à partager la satisfaction de nous être débarrassés de tout ce qui fait limite ou contrainte. Au nom de notre individualité enfin reconnue, nous voulons nous affranchir de tout ce qui viendrait nous limiter au nom du collecti...

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