LE CONFINEMENT ET LA DÉCROISSANCE

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Dans La peste, Albert Camus fait parler un prêtre, le père Paneloux. Celui-ci évoque la peste comme une « rédemption » , autrement dit une punition de Dieu, mais aussi une occasion d’être meilleur ; puis à la fin de son prêche, il fustige un chroniqueur marseillais parce qu’il pensait que la peste ayant frappé Marseille en 1720, tuant plus de la moitié de la population, c’était l’enfer, et uniquement cela. En fait, l’opposition n’est qu’apparente. Dans les deux cas, nous nous trouvons face à la même vision chrétienne, d’un côté l’occasion d’une rédemption, de l’autre l’enfer, il ne manque que le paradis. Mais pour nous les décroissants, cet épisode du confinement, s’agissait-il de rédemption, comme dans l’Apocalypse selon Saint-Jean, ou bien de l’enfer, ou mieux du Paradis, comme si nous avions presque atteint nos objectifs ? A-t-il apporté quelque chose de nouveau ?

Le confinement, ce fut premièrement une grande mobilisation sanitaire, mais ce n’est pas nouveau. Après l’accident d...

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