La vie dans les restes

Un ami nous écrit : « Face aux désastres en cours, vous évoquez à la fin de votre Manifeste des chimpanzés du futur[note], l’audience accrue des mouvements écologistes qui “n’est pas forcément bon signe. Il n’y a pas de fumée sans feu”. Celle-ci, “toujours plus épaisse depuis 1972, émane de la terre brûlée par les industriels, elle signale l’incendie mais en aucun cas ne l’éteint. Elle n’est pas le déluge salvateur”. Quel serait, selon vous, ce déluge qui sauve? Comment mieux enquêter, révéler les objectifs, dénoncer les collusions? Comment encourager l’esprit et les perspectives critiques? Quelles actions mener? ». 

Tout d’abord, que reste-t-il à sauver? L’empire de la destruction n’a cessé de s’étendre depuis le néolithique, fortifiant sans cesse les bases scientifiques et matérielles (industrielles), de sa puissance pour se lancer à l’aube du XIXe siècle dans une offensive générale (finale?), contre le vivant. Ce que depuis Jean Chaptal, le chimiste et entrepreneur, ministre de ...

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