La fureur des puissants ou la fin de la « chose publique »

Illustré par :

Aurélie Garnier

La violence que la République française impose, par l'entremise de son gouvernement, aux citoyens de ce pays, sous couvert d'une crise sanitaire, est intolérable et probablement inédite, au moins depuis 1945. Elle semble permise par la perte complète d'autonomie réelle qui caractérise, hélas, la vie de tout un chacun dans nos sociétés modernes. À quelques exceptions près, aucun d'entre nous n'est en mesure de subvenir à ses besoins vitaux. Se nourrir signifie ainsi s'aliéner à un travail salarié qui souvent ne fait pas sens, pour être rétribué, en échange, avec de l'argent qui, à son tour, permettra d'acheter la nourriture sans laquelle nous ne pouvons survivre. Il en va de même pour le logement, et la nécessité de le chauffer en hiver, pour les vêtements et pour l'attention à la santé. 

Cette hétéronomie a été construite au fil du temps afin de permettre la marchandisation intégrale et la dépossession de nos existences, depuis le lait maternel jusqu'aux obs...

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