LA DIAGONALE DU COVID-19

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Chers lecteurs, chères lectrices,

Je vous écris ce texte un dimanche, le 29 mars. Un peu plus de 10 jours après le début de cette période de confinement pour les uns, de lockdown mais pas trop pour les autres, de lockdown parties pour d’aucuns, de « restez chez vous » pour ceux qui aiment les termes français qui ont du sens. J’adorais sortir, je reste cloîtré chez moi. J’adorais prendre des cafés torréfiés dans des bistrots bondés, j’en prends, seul, et du soluble. J’adorais embrasser, serrer les gens dans mes bras, serrer la main de mes élèves, je serre la vis et ne sors plus du tout, entrevoyant même chez chaque personne que je croise un potentiel nid à virus ou un antre à maladies. J’adorais interagir en classe, j’interagis désormais devant mon PC. Je prenais soin de moi, je prends soin de me laver les mains au moins 30 fois par jour. J’étais fanatique des grandes promenades, je redécouvre avec plaisir le microcosme de mon appartement.

Ce virus dont on croyait qu’il ne nous p...

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