Kairos Hebdo 3

Cet été, le Kairos « Hebdo » s’écrit, pour que ce que nous avions mis en mots et en images dès ce printemps dans un nouveau format, se rappelle à vous. Car on a vite fait d’oublier l’actualité, or se souvenir de ce qui a été permet de mieux saisir le présent et de se préparer à l’avenir, et même, peut-être, d’y participer. 

On vous avait expliqué récemment que la Ministre Bénédicte Linard avait ajouté aux conditions indispensables pour pouvoir prétendre aux prochaines aides à la presse périodique, celle d’être désormais membre de l’AADJ : l’association de l’autorégulation de la haute autorité journalistique

L’AADJ, une association fondée par l’AJP et, notamment, Rossel, IPM, Editions de l’Avenir, Le Vif, Belga, Nostalgie, la RTBF, etc. 

Mais avant même de demander les subsides pour l’année 2022, on avait senti que le vent tournait et que le cabinet ministériel nous assimilait à de méchants complotistes…

Voyez plutôt :

Le couperet est en effet tombé, le 6 avril :

« Je vous informe que le 30 mars dernier, l’Assemblée générale de l’AADJ a décidé à la majorité qualifiée des suffrages de ne pas admettre Kairos comme nouveau membre de l’association. Vous trouverez en annexe l’extrait du procès-verbal de la réunion ».

Parmi ceux qui ont voté le 30 mars pour décider de l’adhésion de Kairos à l’AADJ, et donc si nous allions recevoir les prochains subsides :

L’AJP, qui avait 800 voix, et les autres, qui se partageaient les 800 autres voix. Parmi ces derniers, LaPresse.be, alliance des médias d’information, avec 237 voix, porte-voix de la presse du pouvoir, composé de Mediafin, L’Avenir, Grenzecho, IPM, Rossel, Sudinfo. Parmi les 800 voix, on retrouvera aussi La RTBF, avec 142 voix, RTL avec 142 voix aussi, on ne va pas faire des jaloux, WeMedia, qui collabore avec Reuters, Yahoo !, ou encore Nokia, on y retrouvait même Médor, avec une voix…

Vous réalisez de qui décide du paysage journalistique en Belgique ?

Et que, comble antidémocratique, ils n’ont même pas besoin de justifier leur décision. Évidemment, elle est injustifiable. 

Pendant ce temps, ceux qui se disent justes et libres distribuent votre argent à leurs copains, à ceux qui disent ce que ceux qui donnent veulent entendre :

L’AJP reçoit 556.000 euros, IPM 3 millions, Rossel 1 million 8, Lapresse.be (tiens!), 545 milles… 

On s’est alors tourné vers l’Organisation mondiale de la presse périodique, l’OMPP, verdict : refus. Et comme pour l’AADJ, ils n’ont pas à justifier les raisons.

Ils s’étonnent ensuite que les journalistes soient la cible du mécontentement populaire, je cite : « la méfiance voire l’hostilité d’une partie de la population se fait bruyamment entendre, à coup de pétitions ou de campagnes mails malveillantes. »


Chers amis de l’AJP, il faudrait peut-être se demander pourquoi.… Plus facile alors d’arborer fièrement les pin’s de l’Ukraine, mettre dans les nouvelles couleurs à la mode leur journal, et de brandir fièrement en famille le « Prix pour la démocratie et les droits de l’homme ». En véritable démocratie, on n’a pas besoin de parler de démocratie.

Les élus et ceux qui les croient encore, sautent sur les causes estampillées « d’origine contrôlées », c’est-à-dire acceptées par le système, celles dont on est sûrs qu’elles assureront sa perpétuation…

Qu’attendre d’autre de notre plainte contre l’État pour entrave à la liberté de la presse pendant plus de 8 mois, qu’attendre d’autre que la juge copie-colle machinalement dans sa conclusion des extraits de mail de l’AJP, « syndicat » des journalistes. La censure ? Où ça ? Au Congo, en Chine ? Pas en Belgique!

Pendant ce temps-là, celui du moratoire sur nos vies, la Région bruxelloise adopte sa propre loi pandémie. Comme le dit l’avocate Audrey Despontin : « Les parlementaires ont délégué au pouvoir exécutif la possibilité d’imposer sur le territoire de Bruxelles-Capitale différentes mesures sanitaires en vue de limiter la propagation du Covid-19 et notamment des fermetures d’établissements ou des interdictions de rassemblements » (…) Le collège est supposé mesurer l’adéquation et la proportionnalité de ces mesures, non pas sur la base de l’efficacité de ces mesures mais sur la base de critères épidémiologiques. Autrement dit, pour autant que les contaminations ou les hospitalisations augmentent par exemple, n’importe quelle mesure « sanitaire » pourrait être décidée, sans examiner sa pertinence ».

Cette cécité sur le monde qui est là, on la retrouve chez ces quelques hères qui voient dans le titre de notre dernier dossier sur l’« État profond », la preuve d’un indéfectible complotisme maniaque. Macron et McKinsey, Von der Leyen et Bourla, le lancetgame, le scandale Ivermectine… Circulez, il n’y a rien à voir.

Pendant ce temps-là aussi, les gens meurent des vaccins, ceux qu’ils nous ont vendus pendant des mois comme remède universel et retour à leur normalité.

Pour retrouver la vidéo d’origine : https://www.kairospresse.be/kairos-hebdo‑3/

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