ET MAINTENANT ? Lettre ouverte pour une société unie, libre et sûre aux gouvernements et décideurs politiques — CC: la population

Considérant que:

  1. si les vaccins contre le SRAS-CoV‑2 étaient initialement efficaces, leur efficacité diminue sensiblement avec le temps et à cause des nouveaux variants;
  2. les personnes vaccinées peuvent donc encore être contaminées dans une mesure importante (voir les données récentes d’Israël, des USA et du Royaume-Uni) et peuvent également être contagieuses pour d’autres personnes;
  3. l’immunité acquise par l’infection naturelle est plus durable et plus résistante aux variants que l’immunité induite par les vaccins;
  4. les vaccins actuels entraînent des effets indésirables rares mais graves, dont l’ampleur est sous-estimée et insuffisamment signalée. La déclaration des effets indésirables par les médecins généralistes et hospitaliers et par les vaccinés serait actuellement largement insuffisante;
  5. les enfants jouent un rôle modeste dans la propagation du virus, et ils sont très rarement (gravement) malades du virus. Au Royaume-Uni, le Joint Committee on Vaccination and Immunisation (JCVI) déclare que sur base de l’état actuel des connaissances, la balance entre les risques liés à la maladie de Covid-19 et aux vaccins contre le Covid-19 ne justifie pas la vaccination de masse des enfants qui ne sont pas à risque;
  6. les tests PCR très sensibles peuvent donner lieu à de nombreux faux positifs (c’est-à-dire des personnes qui ne sont en fait pas contagieuses);
  7. les formes sévères de Covid-19 sont liées à des conditions sous-jacentes, principalement l’obésité, le diabète, l’hypertension, l’anxiété et la dépression.

Nous pouvons maintenant conclure que :

·        même avec 100% de la population vaccinée, l’immunité de groupe ne peut être atteinte avec les vaccins actuels. La stratégie actuelle de vaccination de masse ne représente donc pas une option efficace ni efficiente à poursuivre et se faire vacciner ne peut être considéré comme un acte de solidarité. Le développement de vaccins contre les variants risque de prendre du retard;

·        le Covid Safe Ticket n’est pas efficace d’un point de vue médical/épidémiologique et psychologique, car il conduit à un faux sentiment de sécurité et peut contribuer à de nouvelles infections de SRAS-CoV‑2 et au Covid-19;

·        faire une distinction entre les personnes vaccinées et non vaccinées n’a aucun sens d’un point de vue épidémiologique. Une telle distinction est également discriminatoire et moralement déplorable;

·        la décision de se faire vacciner doit rester un choix personnel fondée sur l’équilibre entre les avantages et les risques, en tenant également compte de l’immunité acquise.

Dans la recherche d’une meilleure approche, et en prévision des futures vagues attendues, nous demandons donc à nos gouvernements de reconnaître que le Covid-19 est une question complexe et hétérogène qui ne peut être résolue par des mesures simples et universelles, mais plutôt par le développement de mesures ciblées, proportionnelles et équitables, en fonction de chaque contexte et de la population cible. 

Concrètement, cela signifie que nous recommandons les points suivants à nos décideurs politiques à tous les niveaux:

  1. Abandonner l’utilisation du Covid Safe Ticket car, en plus d’être inefficace, il est également discriminatoire et conduit à une ségrégation de la population; le faux sentiment de sécurité est également dangereux de la part des personnes vaccinées qui peuvent être infectées et contagieuses sans le savoir. Les gouvernements devraient lancer un appel public pour mettre fin à la ségrégation et à la polarisation entre les personnes vaccinées et non vaccinées.
  2. Abandonner la vaccination des enfants et des adolescents, sauf pour les enfants qui présentent un risque élevé de développer une forme grave de Covid-19 et uniquement à la demande de leurs parents. Cela signifie également que les écoles ne doivent en aucun cas prendre la responsabilité ou intervenir dans la vaccination des enfants et des adolescents, qu’il doit être interdit de demander le statut vaccinal des enfants et des adolescents et qu’il doit être interdit de faire une discrimination entre les enfants vaccinés et non vaccinés.
  3. Proposer — conformément au principe de précaution — les vaccins disponibles uniquement à ceux dont on attend un rapport bénéfice/risque positif en fonction de leur propre état de santé et de leur situation personnelle. Concrètement, cela signifie en premier lieu qu’il faut offrir la possibilité (et non l’obligation) d’une troisième dose aux personnes immunodéprimées, aux personnes âgées (p. ex. > 70 ans) en milieu résidentiel et à domicile et aux personnes présentant une multi-morbidité ou des facteurs de risque et qui n’ont pas encore été infectées par le SRAS-CoV‑2.
  4. Mettre fin à l’utilisation abusive des tests PCR comme outil de détection de masse chez les personnes asymptomatiques et non à risque; adopter plutôt une politique de test rationnelle pour identifier les personnes contagieuses et les contaminations et détecter rapidement et efficacement les nouveaux clusters.
  5. Aider les professionnels de soins de santé primaires à promouvoir la santé parmi les populations vulnérables (y compris par une supplémentation nutritionnelle si nécessaire), à conseiller leurs patients en cas de comorbidités et d’autres besoins spécifiques, et à appliquer des directives pour traiter leurs patients de manière précoce lorsqu’ils sont infectés, avec un traitement adapté à la situation sanitaire et aux besoins de chaque patient (comprenant éventuellement des anticoagulants, des corticoïdes, des anti-inflammatoires et/ou des antibiotiques si une infection microbienne secondaire est suspectée).
  6. Ne plus jamais utiliser les enfants comme cible de mesures restrictives (fermeture d’écoles, port de masques): il est désormais démontré que les fermetures d’écoles sont plus dommageables pour les enfants — en particulier les plus vulnérables — que les gains sanitaires possibles pour la communauté, et rien ne prouve que le port de masques à l’école soit efficace pour prévenir la propagation du Covid-19.
  7. Promouvoir les activités de plein air et investir dans la ventilation/filtration des lieux publics intérieurs.
  8. Investir des ressources suffisantes dans le renforcement de notre système de santé, tant au niveau de la première ligne de soins qu’au niveau des hôpitaux, afin de s’assurer qu’il est résilient et prêt à faire face aux prochaines menaces sanitaires. Cela nécessite également une vision à long terme de la santé publique, en commençant dès l’enfance et en incluant l’éducation. 
  9. Mener des campagnes de promotion de la santé de masse pour réduire le fardeau des maladies non transmissibles et renforcer l’immunité de la population face aux épidémies virales et bactériennes actuelles et à venir.
  10. Évaluer de manière continue et indépendante les mesures d’intervention mises en œuvre, rendre publics les résultats de ces évaluations et promouvoir un dialogue politique transparent et inclusif afin d’adapter les politiques de santé aux spécificités du contexte, aux attentes de la population et à l’évolution des priorités.

Avec tout ce qui précède, nous demandons à nos gouvernements de développer une stratégie de communication avec la population qui ne soit pas basée sur la culpabilité, l’anxiété, l’application de la loi et le blâme, mais sur l’éducation, stimulant la vigilance, la responsabilité et la connexion, et qui offre des perspectives réalistes.

Signer la pétition: https://factor‑v.be/fr/open-letters/et-maintenant

Les sources scientifiques sont disponibles dans la littérature et peuvent être obtenues sur simple demande

Anne Franchimont médecin généraliste diplômée UCLouvain

Benoit Bourgine, théologien, UCLouvain

Bernard Rentier, virologue, ULiège

Callan Correo, artiest, ondernemer

Christel De Jonghe, ondernemer

Christine Dupont, bioingénieur, UCLouvain

Denis Flandre, nano-bio-electronics Engineering, UCLouvain

Dirk Theuns, ondernemer

Elisabeth Paul, health policies & systems, ULB

Erik Van den Haute, rechten, ULB

Frédéric Caruso, anaesthesiologist and intensive care physician, ex ULiège / ULB.

Greet Verbruggen, consultant, ondernemer

Hilde Van Liefferinge, docent, coach

Jean-François Raskin, sociology, ihecs Brussels

Jean-Louis Lamboray, public Health, Mahidol University Thaïland

Lieven Annemans, welzijns- en gezondheidseconoom, UGent & VUB

Luc De Wandel, journalist

Martin Buysse, physicien, UCLouvain

Martin Zizi, epidemiologist, biophysicist

Melanie Dechamps, intensive care medicine, Cliniques Universitaires St Luc, UCLouvain

Nicolas Vermeulen, psychologie, UCLouvain

Olivier Lhoest, anesthésiste-Réanimateur

Paul Neefs, criminoloog

Pierre Schaus, computer science, UCLouvain

Quentin Louveaux, computer science and electrical engineering, ULiège

Raphael Jungers, applied mathematics, UCLouvain

Raphaël Lefevere, mathematics, Université de Paris

Steven Arrazola de Oñate, ondernemer

Tom Van Heffen, bedrijfsleider

Vincent Laborderie, political scientist, UCLouvain

Wim Vermeulen, advocaat