The softness of belief: personal development and spirituality

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ll faut donner au développement personnel sa juste place : celle d’un symptôme. Soit quelque chose qui n’arrive pas seul et qui coïncide avec d’autres phénomènes apparaissant et s’affermissant depuis plusieurs décennies maintenant. Nouvelle mouture du capitalisme pour le moins, mutation anthropologique peut-être, reconfiguration de l’individu à coup sûr, dans laquelle le développement personnel joue gaiement sa partition.  Du développement personnel (appelé DP à partir d’ici) on retiendra la définition suivante : ensemble de pratiques visant à la connaissance et à l’optimisation de soi, de son rapport aux autres et au monde ainsi qu’à la recherche de sens. Quoique large et assurément imparfaite, elle a pour intérêt de ne rien exclure du champ de cette galaxie. Trois éléments cependant sur lesquels s’attarder. Tout d’abord la conception d’un « Moi » sur laquelle s’appuie le DP, à savoir celle d’un individu entravé dans ses potentia …
  1. Valérie Brunel, Les managers de l’âme, Le développement personnel en entreprise, nouvelle pratique de pouvoir? La Découverte, 2004.
  2. Alain Bihr, La novlangue néolibérale, La rhétorique du fétichisme capitaliste, 2007, p. 2. Réédité chez Syllepse en 2017.
  3. Psychologie et spiritualité, Fondements, concepts et application, sous la dir. de Nicolas Roussiau et Elise Renard, Dunod, 2021.
  4. Claude Lévi-Strauss, La pensée sauvage, Plon, 1962, 1er chapitre.
  5. Nadia Garnoussi, Des glissements du spirituel au « psy », En quête de sens et de santé dans le contexte de sécularisation avancée, Archives de sciences sociales des religions, n°163, Juillet ‑septembre 2013, p. 63–82.

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