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20 novembre 2020

Mise en perspective au sujet de l’augmentation des  cas » covid et des hospitalisations

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Cette analyse est établie sur base du rapport épidémiologique Sciensano en date du 17/11/2020. (1)

Ci-dessous, nous allons analyser en A, les graphiques épidémiologiques de la covid publiés par Sciensano, dans l’ordre : 1 le nombre de cas, 2 et 3 les hospitalisations, 4 les patients en soins intensifs, 5 la mortalité(2)(3).

  1. On constate toujours une diminution significative du nombre de tests positifs qui sont passés de 8350 à 4900 par jour en moyenne hebdomadaire. Il ne s’agit pas toujours de « cas » au sens clinique du terme et la majorité présente des formes bénignes de la maladie (95 %). Ce pic de positifs n’est absolument pas comparable à celui de mars-avril où l’on ne testait que les patients arrivés à l’hôpital à des stades très avancés. La politique de test se réduit, 250.000 tests ont été réalisés la semaine précédente (semaine 45) contre le double deux semaines auparavant. La décision d’à nouveau tester les asymptomatiques est très discutable en termes de pertinence dans la mesure où cette politique de testing non ciblée détecte majoritairement des porteurs sains dont la contagiosité n’est pas établie(4).

Le pic épidémique étant désormais sur la pente descendante, nous pourrons évaluer, plus loin dans cette analyse, les différents indicateurs depuis le début de cet épisode automnal.

  1. En ce qui concerne la courbe des hospitalisations classées « covid », elle est également clairement en baisse. Ce que nous pouvons dire en chiffres du sommet de ce pic épidémique :
  • Les patients covid ont occupé, au paroxysme de cet épisode, 7500 lits, soit environ 20 % de l’ensemble des lits disponibles en clinique sur tout le territoire (37 000) ou 94 % des 8000 lits potentiellement disponibles pour les cas covid(5).
  • Les 880 hospitalisations classées « covid » enregistrées lors du pic des admissions au 3 novembre représentent environ 70 % des quelques 1200 contacts hospitaliers quotidiens habituellement recensés pour plaintes respiratoires, selon les données de 2017 du SPF Santé publique(6).
  • À noter également que la répartition des hospitalisations ne fut pas homogène : Bruxelles et la Wallonie ont supporté les 2/3 des hospitalisations «  covid  ».

La menace, exposée par les experts, ayant conduit les autorités politiques à durcir les mesures sanitaires durant le mois d’octobre, est celle de la saturation des hôpitaux. Bien que la situation a été effectivement très tendue dans les unités covid, on constate que les hôpitaux n’ont manifestement pas été saturés  ! Le fait d’attribuer cette inflexion aux mesures sanitaires prises par les autorités est tout à fait fallacieux. En effet, le pic épidémique de cet épisode automnal semble avoir été atteint aux alentours du 23 octobre, comme montré lors de la mise en perspective de la semaine 44 (voir nbp 6).

Ceci peut être mis en évidence par le graphique Sciensano en B où un paramètre majeur de la quantification de l’épisode épidémique, à savoir le taux de positivité des tests covid, atteint son pic aux alentours du 25 octobre.

Graphique du nombre de tests quotidiens effectués ainsi que leur taux de positivité (1)

S’il est communément admis qu’il s’écoule généralement un délai de 10 à 15 jours entre des mesures sanitaires prises pour limiter la propagation du Sars-Cov2 et ses effets escomptés(7), l’impact de ce nouveau confinement sur l’évolution de l’épidémie est fortement discutable pour ne pas dire absolument nul. On pourrait tout au plus attribuer un éventuel effet des mesures prises début octobre, mais celui-ci reste à démontrer. Il n’en reste pas moins que les mesures les plus coercitives prises après la seconde moitié d’octobre ne peuvent pas être à l’origine de l’inflexion des indicateurs constatés à l’heure actuelle. Le plus évident est que ce pic épidémique d’automne s’est exprimé au travers des divers indicateurs sous la forme d’une banale courbe en cloche sur laquelle les restrictions imposées à la population n’eurent vraisemblablement que peu d’effet.

De plus, le phénomène de saturation des hôpitaux en période de recrudescence des affections respiratoires saisonnières n’est malheureusement pas nouveau, il y eut des épisodes de saturations hivernales en 2017 ainsi qu’en 2019 lors des épidémies de grippe(8)(9). Si l’on veut sonder les raisons de cette saturation chronique des hôpitaux, il est important de tenir compte de la nette diminution des lits disponibles pour les affections aiguës dans les hôpitaux depuis 30 ans, ils sont passés de plus de 55 000 à 37 000 malgré l’augmentation de la population et son vieillissement (voir nbp 5) !

  1. Nous avons vraisemblablement dû faire face à un nouvel épisode épidémique de covid. Mais quelle en est son origine ? L’une des hypothèses semblant se confirmer par diverses constatations et études épidémiologiques est qu’un nouveau variant du Sars-Cov2 originaire d’Espagne se serait diffusé à travers l’Europe occidentale(10)(11).

Une autre hypothèse pouvant être complémentaire à la première et partagée par Christophe de Brouwer, Professeur à l’École de santé publique de l’ULB, serait une modification de la transmission virale (l’infectiosité) causée par les mesures NPIs (non pharmaceutical intervention), tels que le lock-down/confinement, la fermeture des lieux sociaux, etc..(12)

Ces dernières auraient laissé des «  zones vierges  » en termes de susceptibilité immunitaire ayant fait office de «  nœuds de transmission  » propice à la diffusion du virus lors de ce deuxième épisode épidémique.

Mais cet épisode est-il de même ampleur que le premier ? A priori, le pic des hospitalisations dépasse celui du mois de mars, mais la mortalité ainsi que la létalité de cet épisode sont beaucoup plus faibles. De plus, l’apparition des maladies respiratoires saisonnières (automne-hiver) implique davantage de suspicions de cas cliniques covid. Les tests PCR, dont la sensibilité très élevée et la spécificité non absolue ne sauront pas toujours distinguer la covid des autres infections respiratoires saisonnières.

Il est important de noter qu’en fonction de la sensibilité des tests PCR, jusqu’à 90 % des tests positifs à la détection du SARS-COV2 n’ont aucune signification médicale lorsqu’ils sont systématisés de manière aussi importante. En effet, certaines études montrent une proportion très élevée de positifs non pertinents sur le plan clinique lorsque le nombre de cycles d’amplification (CT) de la PCR dépasse 30(13). Et en Belgique, le nombre de cycles d’amplification (CT) de la PCR va de 30 à 35(14).

Si les cycles CT des PCR réalisés sont trop élevés, les tests sont hypersensibles et ne peuvent donc pas déterminer, même en étant positifs, si le patient est bien malade de la covid.

Tous ces malades étiquetés « covid », qu’ils soient réellement atteints ou non de cette maladie, engendreront de fait une saturation rapide du système hospitalier en raison de la lourdeur protocolaire de leur prise en charge.

Ajouter à cela que certains patients admis pour toute autre chose que la covid, subissent des tests PCR, et s’ils sont positifs, ils sont répertoriés “admission hospitalière covid” !

  1. Le nombre de patients en soins intensifs (USI) est également en train de s’infléchir. Les patients «  covid  » en USI ont atteint à leur paroxysme le nombre de 1475 sur l’ensemble du territoire. C’est à peu près 70 % de la capacité en lits de soins intensifs en Belgique (environ 2000) (15). Concernant l’état de saturation des unités de soins intensifs en Belgique, ce n’est malheureusement pas non plus une situation exceptionnelle. Selon les dires du Docteur Philippe Devos, intensiviste au CHC Liège, lors du pic épidémique de grippe du mois de janvier/février 2020, le taux d’occupation des lits en USI était de plus de 90 % ! Et ce, par des patients ayant développé des complications à la suite d’un état grippal sévère (voir nbp 15).

Il est aussi impératif de mettre en évidence le fait que les tableaux cliniques covid sont nettement moins sombres qu’en mars/avril. La proportion de patients ventilés a clairement diminué, les intubations ne se font qu’en ultime recours et ne constituent plus que 60 % de la prise en charge des patients en USI contre plus de 80 % en mars/avril. Cette amélioration en termes de « lourdeur » des cas est très certainement due à une meilleure prise en charge des patients en amont grâce à une connaissance plus approfondie de la maladie ainsi qu’à l’instauration de traitements comme les anticoagulants, les corticoïdes ou l’oxygénothérapie qui réduisent les passages en USI et leur gravité (voir nbp 16). Et ceci se confirme par une plus faible mortalité covid à l’heure actuelle.

  1. La mortalité « covid » se stabilise et a atteint le pic de 206 décès le 6 novembre, l’intensité de ce pic est 33 % moins importante que le précédent.

On constate donc, fort heureusement, une mortalité covid plutôt faible par rapport à l’épidémie précédente, ce qui est une preuve majeure d’une moindre gravité de cet épisode. Je vous renvoie donc au graphique C qui concerne les données de mortalité générale : il y a, jusqu’au 1er novembre, une notable surmortalité générale par rapport aux trois années précédentes en ce qui concerne cet épisode épidémique d’automne 2020, mais nettement moins importante qu’en mars/avril.

Graphique des données de mortalité globale de 2020 établi par Statbel (2)

Il est donc tout de même indubitable que cet épisode a engendré une surmortalité ponctuelle significative en Belgique. Mais qu’en est-il chez nos voisins où le même Sars-Cov2 était en circulation ? Il est déplorable de constater sur le graphique D, qui représente le « Z-score » (un indicateur standardisé, mesure de l’excédent de décès) de tous nos pays voisins, que la Belgique affiche le score le plus haut après la France, sur qui, par ailleurs, nos dirigeants sont souvent prompts à copier les décisions en matière de politiques sanitaires.

Graphiques d’évaluation de l’excès de mortalité (z-score) de la Belgique et de ses voisins pour l’année 2020 publié par le Site Euromomo (3)

Le taux de létalité apparent (décès sur nombre de cas) de la covid en Belgique est de 2,8 %, là où il est de 1,6 % pour l’Allemagne, 1,9 % pour les Pays-Bas et 0,86 % pour le Luxembourg. Seule la France affiche un taux proche de la Belgique avec 2,35 %(16). Ce faisant, il serait réellement temps de s’interroger sur les stratégies de gestion de cette crise sanitaire compte tenu des résultats dramatiquement calamiteux affichés par le Royaume en comparaison avec ses voisins. Ces derniers ayant une sociologie, un niveau de vie ainsi qu’une démographie comparable

Résumé des indicateurs clés de cet épisode épidémique*  :

  • Taux d’hospitalisation (nombre d’hospitalisation par cas recensés) : 4,4 %
  • Proportion des patients hospitalisés admis en réanimation : 20 % (0.88 % des cas)
  • Proportion des patients en réanimation sous respirateurs : 60 % (0,53 % des cas)
  • Taux de létalité apparent de l’épisode automnal (depuis le 15 septembre) : 1,07 %
  • Âge médian des décès : 82 ans

*Du 15/09/2020 au 18/11/2020

En conclusion, Il semble très probable que le SARS-Cov2 prenne une tendance à la saisonnalité et qu’une variante particulière du SARS-Cov2 soit à l’origine de ce pic épidémique d’automne. Contrairement à ce que la doxa politico-médiatique voudrait distiller, cette recrudescence de l’épidémie n’est pas due à un « relâchement des comportements du citoyen » mais à une évolution classique, identifiable et quantifiable de la dynamique de l’épidémie virale.

À ce jour, le pic de l’épidémie de Sars-Cov2 en Belgique est clairement dépassé et a probablement eu lieu durant la semaine 43 (aux alentours du 25 octobre), soit avant les mesures les plus coercitives prises par les autorités à la fin du mois d’octobre, ce qui pose un énorme doute sur leur efficacité et leur légitimité.

Dans une fuite en avant inconsidérée, notre gouvernement appuyé par une expertocratie unanime et dogmatique a plongé le peuple dans un nouveau confinement aux lourdes conséquences, sans réellement analyser la situation ni attendre l’évolution de la situation épidémiologique. Sans compter que les mesures restrictives prises par le passé ont même peut-être pu favoriser cette situation  !

À rappeler que l’efficacité du confinement n’est nullement démontrée  : les pays ayant appliqué cette mesure de manière drastique sont parmi ceux qui ont les taux de mortalité par habitant les plus catastrophiques en Europe : Belgique, Espagne, Italie, Royaume-Uni et France. Ajouter à cela qu’une étude de séroprévalence menée par les autorités espagnoles sur plus de 60 000 sujets a montré que les personnes confinées ont été davantage contaminées que les personnes ayant continué leurs activités professionnelles dans les secteurs essentiels. Des données, confirmées par une autre étude italienne, qui peuvent légitimement mettre en doute la stratégie du confinement comme solution pour faire face à l’épidémie(17)(18).

De plus, les preuves de l’inefficacité du confinement sur la mortalité globale semblent confirmées par l’étude française de l’IRMES en collaboration avec l’Université de Toulouse. Les chercheurs ayant analysé les données de 188 pays à travers le monde sur 9 mois n’ont pas observé de corrélation entre rudesse des mesures sanitaires et réduction de la mortalité, certains indices penchant même plutôt pour l’inverse(19). Les dégâts collatéraux des stratégies sanitaires les plus restrictives, tel que le confinement, semblent faire pencher la balance du côté des risques plutôt que des bénéfices. Comme le montrent plusieurs études britanniques qui mettent en évidence une recrudescence sans précédent de cancers tardivement diagnostiqués et de conséquences lourdes sur des pathologies non prises en charge comme les accidents cardiovasculaires. Sans compter les suicides, dépressions et la recrudescence des violences intrafamiliales(20).

Par ailleurs, le phénomène de saturation des hôpitaux publics semble davantage imputable au manque chronique des ressources hospitalières ainsi qu’aux choix de stratégies sanitaires de nos autorités, comme celle d’une absence de politique de prise en charge des patients en ambulatoire, facteur probable d’aggravation de la pathologie chez nombre de patients. Face au même virus, nos voisins hollandais, allemands et luxembourgeois s’en sont bien mieux sortis que nous, ce qui traduit indubitablement un problème de gestion conséquente de la crise. La Belgique faisant figure de très mauvais élève sur le plan de la mortalité et de la létalité, il semble légitime de s’interroger sur le bien-fondé de mesures sanitaires qui ne donnent que peu de résultats. Cependant, l’appareil politico-médiatique, non content de ne pas remettre en cause ces mesures, continue éhontément de verser dans une dialectique culpabilisante du citoyen, rendant tacitement ce dernier unique responsable des évolutions de l’épidémie ainsi que des tensions hospitalières.

Une des nombreuses questions à poser au sujet de cette crise sanitaire est  : pourquoi la Belgique affiche-t-elle un résultat aussi catastrophique en matière de mortalité par rapport à ses voisins  ?

Cette question mérite plus que jamais réflexions et réponses !

Voir https://www.transparence-coronavirus.be, dont l’auteur est membre.

  1. https://covid-19.sciensano.be/sites/default/files/Covid19/COVID-19_Daily%20report_20201117%20-%20FR.pdf
  2. https://statbel.fgov.be/fr/visuals/mortalite?fbclid=IwAR0_8aNxz_F2Zc0E7wgdNjIRMLsn6qOei4_K477I8Bw2qxRR55Lokm-BVEQ
  3. https://www.euromomo.eu/graphs-and-maps/
  4. https://www.industrie-techno.com/article/les-tests-rt-pcr-du-covid-19-se-revelent-etre-de-tres-mauvais-tests-de-contagiosite.61389?fbclid=IwAR2xqlwHywpMsjf_wFKarck6HuuJQxDXegak29k8EstFZ2waDJHkF6g1Xg8
  5. https://www.healthybelgium.be/images/Donne%CC%81es_Phares_Soins_de_sante%CC%81_2019_pdf.pdf?fbclid=IwAR2JmEdwq5MvPWteuh7_1MZiTbiGr1rOdv8oaKcPxveQfTZWgw-zyVnH2eA
  6. https://www.kairospresse.be/article/mise-en-perspective-au-sujet-de-laugmentation-des-cas-covid-et-des-hospitalisations/
  7. 24. https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_le-premier-ministre-a-la-chambre-adapter-les-protocoles-sanitaires-et-attendre-l-effet-des-mesures-prises-la-semaine-derniere?id=10615023
  8. https://www.rtbf.be/info/regions/detail_grippe-et-chutes-les-hopitaux-du-hainaut-sont-pleins-a-craquer?id=9506451&fbclid=IwAR1k2fDJ7cwbAakMDmE8iuJH0VG4jG2zaSULBwp6nt4rMQ7igyf7E1WETP0
  9. https://bx1.be/news/nombre-de-cas-de-grippe-continue-daugmenter/
  10. https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.10.25.20219063v1
  11. https://www.france24.com/fr/europe/20201030-covid-19-sur-la-piste-de-la-folle-propagation-d-une-souche-espagnole-du-virus
  12. https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.02.28.20029272v2?fbclid=IwAR3pU9qwfPCcn3Lu07w8XeSVeJOvAIGZV_MZ-LY7TQ3kr1mWL3WAFciJLf8
  13. https://www.nytimes.com/2020/08/29/health/coronavirus-testing.html
  14. https://www.rtbf.be/info/societe/detail_coronavirus-vous-avez-un-test-pcr-positif-et-vous-ne-l-etes-peut-etre-pas-ou-vous-n-etes-pas-contagieux?id=10578123
  15. https://www.lalibre.be/debats/opinions/coronavirus-sans-mesures-de-precaution-drastiques-on-risque-d-avoir-850-000-personnes-infectees-et-50-000-morts-en-belgique-5e5cf60f9978e23106a0bfd9
  16. https://www.europe1.fr/sante/coronavirus-la-prise-en-charge-des-patients-sameliore-chaque-jour-un-peu-plus-3987417
  17. https://www.worldometers.info/coronavirus/
  18. https://www.mediterranee-infection.com/efficacite-du-confinement-et-etude-de-prevalence-serologique-en-espagne/# :~:text=Efficacit%C3%A9%20du%20confinement%20et%20%C3%A9tude%20de%20pr%C3%A9valence%20s%C3%A9rologique%20en%20Espagne,-Accueil%20Efficacit%C3%A9%20du&text=Une%20%C3%A9tude%20a%20%C3%A9t%C3%A9%20men%C3%A9e,anticorps%20contre%20le%20COVID%2D19.&text=Source%20%3A%20Estudio%20nacional%20de%20sero,%2DCOV%2D2%20en%20Espana
  19. https://www.istat.it/it/files//2020/08/ReportPrimiRisultatiIndagineSiero.pdf
  20. https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpubh.2020.604339/full
  21. https://www.spectator.co.uk/article/the-growing-evidence-on-lockdown-deaths?fbclid=IwAR3v_Dng9pU3hFR-X-c8kSXzjzZJzS_TTiwDuJHctn4cLHytnP_nO3DY4WU


Annes Bouria
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Annes Bouria
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