dossier/
8 novembre 2019

LES ÉCRANS OU LA FABRIQUE DE L’AUTISME

Le journalisme libre coûte cher.

Pour faire des articles, reportages, interviews, vidéos… Aidez-nous: abonnez-vous, abonnez la famille, les amis, parlez de nous, faites un don.

Les écrans sont partout, tout le temps, dès la naissance. Le plus souvent encouragés par les pouvoirs publics qui soutiennent la colonisation numérique de l’école, la question se pose trop rarement du danger qu’ils représentent pour le développement et la santé de l’enfant. Pour éviter d’aboutir à une masse d’adultes addicts « déconnectés » de la vie réelle, propager l’idée que les parents se sont bien fait avoir par la société de consommation ne pourrait-il pas constituer un levier pour penser autrement le monde ? Rencontre avec un médecin qui travaille en France avec ces victimes de l’écran, Anne-Lise Ducanda.

Kairos : Docteur Anne-Lise Ducanda, vous travaillez à la DPMIS (Direction de la protection maternelle infantile et de la santé), pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste votre travail ?

Anne-Lise Ducanda : C’est un service public lié à la santé au sens large, dans lequel je travaille depuis quinze ans. Je m’occupe du versant de la protection infantile, c’est-à-dire que je fais des consultations pour les tout-petits (0-3 ans), mais également pour les enfants signalés en difficulté par les enseignants des écoles maternelles.

Avez-vous constaté des changements en quinze années ?

Nombreux sont les professionnels de terrain à le dire : on ne fait plus du tout le même travail aujourd’hui qu’il y a quinze ans. Il y a sept fois plus d’enfants signalés en difficulté par les enseignants que quand je suis arrivée, et les difficultés sont bien plus inquiétantes et bien plus graves.

Que constatez-vous qui vous inquiète à ce point-là ?

On a de plus en plus d’enfants en retard de développement, toutes les compétences sont touchées : retard moteur, motricité fine, motricité globale. Au niveau du langage c’est particulièrement manifeste : davantage d’enfants arrivent à l’école et ne parlent pas, peuvent à quatre ans ne même pas dire « bababa, dada ». Ils sont complètement mutiques, inexpressifs, ne comprennent pas des consignes simples. Certains enfants de 3-4 ans ne comprennent pas quand on leur dit : « Va chercher tes chaussures. » On a de plus en plus de troubles du comportement, des enfants qui s’enfuient, courent partout, intolérants à la frustration.

Quand vous observez une augmentation de ces troubles, vous en cherchez, je suppose, les causes ?

Je prends toujours beaucoup de temps pour interroger les parents. Depuis quelques années, quand je demande aux parents comment leur enfant s’occupe à la maison, ils me répondent de plus en plus fréquemment que ce qu’il adore, c’est aller sur le smartphone, prendre la tablette offerte à Noël pour ses dix-huit mois, regarder la télé : « on a le bouquet et on a acheté une chaîne spéciale pour les bébés (Baby TV) en pensant que c’était bien ». Je me suis donc rendu compte que tous ces enfants en difficulté étaient très souvent fortement exposés aux écrans.

Vous parlez d’autisme virtuel…

Oui, parce que l’enfant n’est pas né autiste, mais l’est devenu à cause des écrans. S’il est question d’un quart d’heure de dessin animé, il n’y a pas de problèmes. Les enfants en difficulté que je rencontre se trouvent quatre à cinq heures par jour devant les écrans, parfois plus… de six à douze heures, toute la journée ! Avec un jouet, au bout d’un moment vous devez trouver un autre, une autre occupation pour un bébé de dix-huit mois… Avec l’écran il reste scotché si vous ne lui enlevez pas, ça l’occupe et les parents en profitent pour faire autre chose. C’est un cercle vicieux, parce que quand il en est arrivé à quatre, cinq heures, on ne peut plus le lui enlever, il est comme en manque et il fait une crise de sevrage. Il hurle, il pleure très fort, il se tape la tête contre le mur, et ça fait très peur aux parents. Malheureusement, il y a beaucoup de parents qui ne trouvent pas d’autre solution que de le remettre devant l’écran…

Les parents ne se rendent-ils pas compte de ce qui se passe réellement ?

Certains parents ne se rendent pas compte : l’enfant a l’air bien, et surtout ils pensent bien faire. Les dessins animés éducatifs donnent aux parents l’impression que l’enfant est en train de parler, sauf que parler ce n’est pas répéter le mot, mais l’utiliser à bon escient pour communiquer avec quelqu’un, cela implique l’intention. Quand les enfants répètent les couleurs, il n’y a aucune intention de parler, j’ai des enfants de quatre ans qui rentrent dans mon bureau et, quoi que je dise, ils me répondent une couleur : « Bonjour, assieds-toi », il va me dire : « Bleu » ; « Comment tu t’appelles ? », « Vert ». Certains enfants ne réalisent même pas que je suis en train de m’adresser à eux. C’est toujours la bande son de la télé, de la tablette ou du smartphone qui leur « parle »… Il n’y a pas ce tour de parole où je parle, l’enfant m’écoute, puis c’est lui qui parle et c’est moi qui écoute. D’autres répètent tout ce qu’on dit, cela s’appelle l’écholalie : « Que fait la petite fille ? », et la réponse, « Que fait la petite fille ? ».

Par ailleurs, il y a beaucoup de parents qui pensent que si la télé est allumée dans la même pièce que l’enfant et qu’il ne la regarde pas, c’est comme s’il n’était pas exposé aux écrans. C’est tout à fait faux ! Si l’enfant est en train de faire sa petite tour de cubes et de réfléchir : « Je vais mettre le bleu… Ah ce n’est pas ça, il faut que je mette le rouge… », son cerveau est en train de faire des connexions cérébrales. À ce moment il entend la pub, il arrête, il se retourne et regarde. Et quand il revient sur sa tour de cubes, il ne la finira jamais car s’il sait que le jaune ne va pas, il ne va pas penser à mettre le bleu. Donc en fait l’enfant, dans la même pièce que la télé, ne peut pas se développer normalement, ce n’est pas possible.

Pour bien préciser pour les gens qui ne sont pas au courant, ce ne sont pas des enfants handicapés à la naissance…

Non, d’ailleurs les parents me disent : « Jusqu’à douze à dix-huit mois, il faisait « Papa, Maman », il répondait à son prénom, il comprenait ce qu’on disait. Et puis on lui a acheté une tablette à dix-huit mois et il a adoré ça, il l’a utilisée cinq à six heures par jour depuis et il ne dit plus « Papa, Maman », il ne comprend plus quand on lui parle, il ne pointe plus du doigt pour nous montrer quelque chose ». Le problème de la surexposition aux écrans des enfants, ce n’est pas seulement l’enfant devant son écran, c’est l’enfant qui vit avec des parents qui sont beaucoup sur des écrans et interagissent moins avec l’enfant. Donc celui-ci est attiré par l’écran, a moins d’adultes pour interagir, du coup la relation s’appauvrit énormément et l’enfant ne va pas développer le langage. Et surtout, il va développer ces troubles qu’on appelle « autisme virtuel », c’est-à-dire qu’il ne communique pas et qu’il n’interagit pas avec les adultes et les personnes autour de lui. Il y a une forme d’addiction, une forme d’attachement, c’est-à-dire que l’enfant recherche l’écran et ne peut plus s’en passer. En mettant les enfants devant les écrans quand ils sont petits, on prépare une addiction pour toute la vie, l’enfant ne pourra jamais se passer des écrans.

Il faut noter qu’en plus des troubles de la communication, ces enfants développent un second trait typique de l’autisme : les stéréotypies, qui sont des gestes parasites, répétés, qu’on ne doit pas voir chez un enfant normal. Le flapping est le plus fréquent, mais il y a aussi l’enfant qui tourne sur lui-même comme une toupie ou qui tourne autour d’une pièce sans arrêt, ou qui ouvre une porte et la referme sans discontinuer. L’hypothèse pour expliquer ces comportements est que, quand s’arrête la surexcitation visuelle et sonore vécue par l’enfant devant l’écran et à laquelle il s’est habitué, il lui manque quelque chose et il le recherche. Il est donc probablement en train de bouger comme cela pour recréer cette surexcitation. Par ailleurs, vers 18 mois-2 ans, il se produit dans le cerveau de l’enfant normal un élagage synaptique : le cerveau supprime les connexions cérébrales les moins utilisées par l’enfant pour éviter une surabondance de synapses. Les flash visuels et sonores inadaptés venus des écrans empêchent l’élagage synaptique de se faire correctement et laissent dans le cerveau des connexions aberrantes qui prennent la place des bonnes connexions cérébrales pas assez stimulées (langage, communication, motricité…). Ceci explique les troubles des interactions, de la communication et les stéréotypies ( des coupes IRM chez des personnes autistes l’ont montré).

En quels termes pourrait-on parler de la responsabilité des parents ? Est-ce qu’ils manquent d’informations sur le sujet ?

Les parents ne sont absolument pas responsables : ils ne sont pas informés. Je vois des parents qui, une fois informés, arrêtent tout de suite les écrans, ou, avec de l’aide, arrivent à arrêter les écrans. Vous avez beaucoup de pédopsychiatres, de soignants qui ne posent pas la question des écrans… Si les pédopsychiatres ne sont pas informés, comment voulez-vous que les parents le soient ? Par ailleurs, les écrans sont valorisés. Un exemple : il y a une kermesse à l’école maternelle, le gros lot n°1 est une tablette ! En 2014, la tablette était le « jouet » le plus vendu en France !

Pour les moins de six mois aussi ?!

Pour tous les âges ! On dit que c’est éducatif et les parents ne veulent pas louper le coche. On prépare le bébé et l’enfant au monde de demain… Un sondage a montré que 74% des parents disent que, plus tôt leur enfant sera confronté aux nouvelles technologies, plus il sera en mesure de se débrouiller dans le monde de demain. Or, un enfant ce n’est pas un petit homme, il n’a pas les mêmes besoins qu’un adulte. Le petit a besoin d’explorer le monde avec ses cinq sens, c’est capital : la vue, l’audition, le goût, l’odorat et le toucher. Il doit toucher avec tous ses doigts, avec ses mains, il doit se rendre compte qu’un objet est lourd, rond, rugueux… mais aussi de tout ce que son corps peut avoir comme effet sur le monde réel : je lance une balle et elle va au bout de la pièce, cela est capital pour que le cerveau établisse des connexions cérébrales et un élagage synaptique correct. Les enfants sortent de moins en moins dehors alors que c’est essentiel pour le développement d’un petit ; c’est dehors que se font des expériences sensorielles et sociales très riches et très importantes.

Vous savez ce qu’on dit des enfants de la Silicon Valley, notamment ceux de feu Steve Jobs…

Tous les enfants de la Silicon Valley vont dans l’école Waldorf qui coûte dix-huit mille euros/an et où il n’y a pas un écran de trois ans à dix-huit ans.

Le constat auquel vous arrivez ne reflète-t-il pas aussi une logique consumériste ?

Il y a une logique économique énorme. Lorsque les tablettes pour enfants sont apparues en 2012, les slogans publicitaires ont suivi ; un article de Que choisir ? disait : « La tablette est devenue un incontournable de Noël. Pour éviter que votre enfant vous prenne votre tablette, vous allez lui en acheter une qui ressemble à la vôtre : grand écran, 2.000 applications, connectée à internet, wifi, etc. » La logique marketing a aussi créé « l’effet WOW ! » : quand l’enfant fait son petit puzzle ou son petit jeu éducatif, l’écran va faire : « Waouw, super, recommence ! » Il va y avoir un petit bonhomme qui danse, des petites étoiles et tout est fait pour que l’enfant recommence et ne s’en lasse pas. Cela active son système de la récompense et la fabrication de la dopamine dans le cerveau.

Tout cela coûte très cher à la société ?

Il y a l’aide éducative pour les parents à la maison, l’auxiliaire de vie scolaire à l’école, tous les bilans à l’hôpital qui ne sont pas toujours utiles et qui coûtent très chers. Tous les soins orthophoniques, la psychomotricité, le psychologue ; des enfants qui ne pourront pas apprendre à écrire et à lire et qu’on mettra à six ans dans des établissements spécialisés (Instituts médicaux éducatifs en France), qui coûtent très chers. C’est un coût social et humain énorme.

Cela coûterait beaucoup moins cher de les interdire ?

L’État est ambigu, il favorise toutes ces sociétés qui fabriquent des tablettes, des smartphones, des applications et qui n’attendent que de pouvoir les déverser dans les écoles. Un partenariat a été fait avec six sociétés Edtech et il est prévu qu’elles inondent les écoles. Et en même temps, le Ministre a dit « Pas d’écrans entre 0 et 7 ans »… j’espère qu’on va retirer les tablettes des écoles maternelles. D’un autre côté, ils envisagent toujours d’inonder les écoles de logiciels éducatifs pour les élèves entre six ans et dix-huit ans. Je suis persuadée des méfaits de 0 à 6 ans, mais dans mon collectif des neuropsychiatres, des pédopsychiatres, qui s’occupent des plus âgés, disent également que le numérique n’a jamais fait la preuve qu’il apportait un plus pour les enfants, mais plutôt un moins. On espère pouvoir interpeller le gouvernement, également pour les plus âgés, afin de ne pas numériser tant qu’on n’est pas sûr d’une plus-value. Il y a donc des injonctions paradoxales : les enseignants entendent dire que ce n’est pas bon, mais d’un autre côté, on leur a dit qu’il fallait numériser et utiliser les tablettes à l’école, alors ils ne savent plus trop quoi faire.

Est-ce que vous avez l’impression de faire encore vraiment votre travail ? Ou de lutter contre quelque chose d’absurde ?

(Soupir) Notre travail s’applique à lutter contre quelque chose d’absurde, de plus en plus. Dans les écoles, je ne peux plus faire une seule visite de dépistage, je ne fais plus que le pompier qui éteint le feu. Je vois des enfants en grandes difficultés, qui se roulent par terre, qui ne me regardent pas dans les yeux, qui ne peuvent pas apprendre, ne peuvent pas attendre parce qu’ils ont toujours eu le plaisir immédiat de la réussite avec l’écran, ou, que dès qu’il pleure, le parent le calme avec l’écran, il ne sait pas patienter. Il ne sait pas supporter le « non ». C’est la société du tout, tout de suite !

L’enfant ne fait plus aucun effort avec les écrans. Vous savez, l’enfant, quand il fait sa petite tour de cubes, il doit essayer trois cubes avant de trouver le bon et puis quand il met le cube, il n’y arrive pas bien, alors ça tombe, il doit recommencer, … L’enfant ne pourra pas apprendre s’il ne fait pas d’efforts. On doit recommencer, répéter, rater, recommencer, c’est essentiel pour un petit enfant.

Quand vous parlez des perturbateurs endocriniens, des pesticides, on pourrait en plus ajouter les ondes à basses fréquences, directement liées aux objets connectés, dont beaucoup d’autres médecins, comme le Docteur Belpomme en France, et encore d’autres, ont montré que les effets étaient dramatiques aussi…

C’est vrai que je ne parle pas des ondes parce que c’est quelque chose que je connais moins. J’ai observé l’exposition aux écrans, les troubles que ça développe chez l’enfant, mais on peut imaginer l’effet des ondes sur les cerveaux en construction, avec une boîte crânienne moins épaisse qu’un adulte. En consultation, j’ai des bébés devant l’écran depuis la naissance ! On a également de plus en plus d’enfants qui mangent devant un écran, parce que le repas est souvent un moment difficile pour les parents. Mais on remarque que devant l’écran, l’enfant ne mange pas mais se laisse nourrir, se laisse faire. Dans les hôpitaux, maintenant, pour donner des soins douloureux aux enfants, on les met devant un écran. L’enfant ne sent plus la douleur, ne ressent plus son corps, son cerveau étant complètement capté par l’écran. Ça ressemble à de l’hypnose.

Il ne sait pas qu’il mange ?

Il ne sait pas qu’il mange ! Il ne sent plus qu’il a faim, il ne sent plus qu’il n’a plus faim. Il ne sait pas s’il a du liquide ou du solide dans la bouche. Il ne sait pas s’il a un haricot vert, du chocolat, du lait ou du poulet dans la bouche. Le cerveau ne reçoit pas du tout l’information qu’il est en train de manger et ne fabrique pas les sucs gastriques, biliaires, pancréatiques, toutes les enzymes de la digestion. En fait, le cerveau ne fabrique plus ce qu’il fabrique normalement quand on est en train de manger, donc on a des enfants qui ne digèrent pas, qui sont constipés, qui ont la diarrhée, qui ont mal au ventre. Ça donne beaucoup de troubles de l’oralité ; je rencontre certains enfants de quatre ans ne pouvant boire que des biberons ou des purées. Ils ne se rendent pas compte qu’ils ont un morceau dans la bouche. J’ai une maman qui m’a dit : « J’ai essayé deux jours sans écran et il ne réclamait pas, il n’avait même pas la sensation de faim. J’ai été obligée de lui remettre l’écran pour qu’il ouvre la bouche. »

Il y a beaucoup d’enfants qui sont sous médicaments, alors que c’est l’environnement qui crée le symptôme pour beaucoup d’entre eux. On parle d’épigénétique, c’est-à-dire que les gènes vont s’exprimer plus ou moins en fonction de l’environnement. Ainsi, certains enfants vont devenir hyperactifs alors que sans l’environnement, ils ne le seraient pas devenus. Donc questionnons l’environnement : quand un enfant de 0 à 5 ans va mal, tous les soignants doivent maintenant poser la question des écrans, tous !

Est-ce que la meilleure solution pour résister n’est pas aussi de dire aux parents : « Si vous pouvez ne pas avoir d’écrans à la maison, faites-le ! »

Ils vont avoir un rôle de parent beaucoup plus dur avec des écrans que sans écran. De 0 à 5 ans, ça ne sert à rien d’avoir un écran, ça ne sert à rien de lui acheter une tablette, de lui donner le téléphone, … Alors ne commencez pas !

On comprend que vous parliez du plus grand défi de santé publique. J’aimerais terminer par une image un peu provocante… C’est ironique que l’Occident dans son grand sentiment de supériorité parle de « sous-développement » quand il évoque l’Afrique. Vous dites que vos patients progressent pourtant miraculeusement au retour d’un séjour en Afrique de plusieurs semaines…

C’est vrai. J’ai eu plusieurs enfants diagnostiqués autistes et trois semaines après le retour d’un voyage en Afrique, les parents m’ont dit : « C’est impressionnant au niveau des progrès. » Mais cela va être de moins en moins vrai, et les parents de plus en plus nombreux qui m’appellent du Maghreb en sont la preuve. Dans ces pays, ils sont moins atteints mais ils commencent à l’être.

L’écran, en fin de compte, fait écran au monde réel…

L’écran fait écran au monde réel, il fait écran à toutes les relations humaines, il fait écran à tous les apprentissages, l’exploration du monde que le petit doit faire pour apprendre et pour grandir…

Propos recueillis par Alexandre Penasse
Retranscrits par Sébastien Gillard

Cette interview a été filmée par Thomas Michel et est disponible sur notre site, www.kairospresse.be/article/smartphones-tablettes-television-attention-danger

Recevez notre lettre d'information

venenatis, amet, pulvinar diam Curabitur mi, Sed tempus at