Une gestion libérale de la pandémie

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Nous reprendrons ici les fondements du libéralisme selon les philosophes Dany-Robert Dufour et Jean-Claude Michéa afin d’exhumer neuf principes de cette doctrine et de les relier à la gestion de la pandémie. Dufour nous apprend[note] que Bernard Mandeville, l’un des précurseurs du libéralisme, voyait dans les vices privés le terreau des vertus publiques. Pour l’économiste Adam Smith, lui aussi prodrome du laisser-faire, « ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière ou du boulanger, que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme ». Selon Michéa[note], le libéralisme est axiologiquement neutre. Il est guidé par une seule logique : chacun fait comme il lui plaît. Cette doctrine n’encourage pas l’homme à réaliser un difficile travail sur lui-même qui lui permettrait de prendre distance avec ses passions, étant donné qu’elles sont jugées indispensables à l’harmonie de...

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