Un grand médecin nous a quittés

Alors que nous couvrions le colloque sur l’épigénétique ce mardi 31 mai, nous apprenions qu’Yves Gailliez, médecin de famille, est décédé la veille, le 30 mai. Yves, nous l’avions rencontré il y a un peu plus d’un an, dans son cabinet, chez lui.

A l’époque, lorsque je lui avais demandé ce que c’était pour lui qu’un médecin de famille, il m’avait répondu : « Un médecin de famille, ou un médecin généraliste, un vrai, c’est quelqu’un qui ne se contente pas de répéter le discours scientifique. Il se fait que la médecine, contrairement à l’idée répandue, n’est pas l’héritière d’Hippocrate. La médecine actuelle est l’héritière de Claude Bernard, celui qui a créé la médecine expérimentale, scientifique. La médecine générale, ce n’est pas la science, la médecine générale c’est d’abord soigner des gens, c’est d’abord soigner des gens et pas des maladies (…) La différence, c’est que quand vous soignez un malade, vous ne soignez pas seulement un organe, vous ne soignez pas seulement un organisme, vous soignez un organisme, comme dit Lacan, « doué de langage ». Ça change tout. »

Voilà le grand homme que nous avions rencontré, qui soutenait Kairos depuis longtemps, savait la nécessité de défendre la presse libre et s’opposer à tous les ordres. Il nous manque déjà, son humanisme, sa vision holistique, son écoute manquent aussi à ses patients, qui avaient vu en lui un vrai médecin, loin des bureaucrates apothicaires, courroies de transmission des oukases gouvernementales, qui n’ont pas hésité à envoyer leurs patients à l’abattoir « vaccinal ».

Les obsèques de Yves Gailliez auront lieu mardi 7 juin à 13h15 au crématorium d’Uccle.

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