Contribution extérieure

Tes petites notes bouleversantes

Comment dire l’indicible, comment raconter cette souffrance…

Aujourd’hui, ce 12 février 2022, déjà un mois que ton cœur, ce cœur si aimant, si chaleureux, s’est arrêté de battre… fatigué de souffrir de/pour toutes ces mauvaises nouvelles, épuisé par ton dos cassé par l’enregistrement de la misère des peuples, détruit par les monstres (si peu) masqués du monde qu’on nous impose…

Écrire ce texte, c’est comme si je reconnaissais ce fait inéluctable… que je ne peux pas encore, maintenant et à jamais, accepter…

Mais je veux témoigner de la façon indigne dont tu as été traité ce 24 décembre 2021 lors de ton admission à l’hôpital Delta-Chirec de Bruxelles et que tu m’as racontée, traumatisé, dès le lendemain 25, jour de Noël !

Dès ton entrée aux urgences, plus aucun de tes proches n’a pu te rejoindre, te réconforter, te soutenir dans ces moments de stress intenses. Encore la déshumanisation. Comment un médecin digne de ce nom peut-il un seul instant imaginer soigner correctement dans ces conditions ?

Entré à midi, tu es resté sans soins, sans boire, sans manger, jusqu’au soir où tu es enfin arrivé dans une chambre correcte à 22h ! Dix heures d’abandon de quelqu’un, annoncé aux urgences par son médecin comme infecté par le virus, ne répondant pas assez à l’antibiotique azithromycine et devant avoir une prise de sang avec une analyse rapide, impossible dans un labo la veille de Noël, pour une adaptation rapide du traitement !!!
Alors que le médecin traitant avait averti que tu étais « covidé », on t’a obligé à passer un test PCR inutile, puisqu’on « savait » déjà, et tu es resté 4 heures à attendre, assis sur une simple chaise, dans un garage au fond duquel se trouvait une petite tente pour les tests. Les trois autres personnes attendant en même temps que toi n’ont pas eu ta chance : elles étaient assises par terre, à même le béton. Et ce service n’était nullement « débordé », j’en suis témoin : pendant les quatre heures passées dans la salle d’ accueil où j’attendais de tes nouvelles, j’ai pu voir que personne, je dis bien personne, ne s’est ajouté !
Curieuse façon de soigner quelqu’un de malade, grelottant avec de la température et qui devait avoir une prise de sang rapide !!

Entrée des urgences de l’hôpital Delta.
Le garage au fond duquel se trouvait la petite tente pour les tests…

Voilà ce que tu écris le 30/12 (alors à l’hôpital d’Ixelles autrement accueillant !) sur tes petites notes quotidiennes tellement bouleversantes :

Je repense à Delta : entrée dans un garage aride, attente 4 heures devant une tente ; trois personnes assises par terre sur le sol nu (Béton ?), puis 1/2 heure dans un box ; maintenant je suis dans un local de service, heureusement il y a de l’air frais…

Le lendemain de ton arrivée, tu vois le médecin responsable de l’unité, le Dr. Ceulemans qui t’agresse et te déstabilise honteusement.

Savait-il si j’étais vacciné ?
« C’est à cause de gens comme vous que tout le monde est malade. »
C’est faux et c’est mal parti pour l’accueil…
Le lendemain, retour : « Votre état est très mauvais. Si cela devient plus grave, acceptez-vous d’être livré aux machines ? Sinon on peut vous laisser mourir tranquille, mais je dois le savoir. »
« Je ne répondrai pas sans l’avis de mon médecin »
« C’est moi qui décide ici, pas votre médecin… »
Je souffre trop psychologiquement.
Je t’aime…

Et enfin, le 27/12/21 tu écris sur les papiers des menus que tu garderas soigneusement :

Enfin j’ai reçu un bic. Quel plaisir d’écrire quand on n’entend plus rien [à cause des glouglous du respirateur, horrible]. Reste le problème des lunettes… avec le masque.
Quel bonheur de voir mon Docteur B. après la visite de cet animal [de Ceulemans].
Je suis paralysé.
Je profite du repas sans masque pour écrire.
Mon respirateur s’appelle « Wycom » : « vieux con » !

Ce 27 décembre, Matthieu dépose une bouteille de vin devant « l’entrée interdite » de l’unité Covid. Il te parle au GSM et peut t’apercevoir ensuite depuis la rue, te saluant, bouteille à la main derrière la fenêtre de ta chambre-prison, comme dans les centres fermés de Steenokerzeel… Et on ne trouve pas cela dégradant, révoltant, inhumain !

Quel bon vin, encore un verre ou deux…
Dommage pour le téléphone, mais si frustrant, tout le temps crier, tout le temps répéter, on ne me comprend pas [avec le bruit de l’oxygène].
Je vais devoir remettre le masque..
Je suis parvenu à glisser mes lunettes dans le masque ; pourvu que cela marche…

Le 28/12, personne ne peut toujours te voir. Seul le téléphone portable permet un contact difficile, frustrant mais essentiel :

Cette maladie, ce ne sont pas que des chiffres dont les multinationales se sont régalées, mais c’est avant tout une sale maladie méchante, on l’oublie. Par contre, vive le téléphone, soutien miraculeux jusque dans les moments les plus difficiles, quand on ne peut pas voir ceux qu’on aime…
9h30. On m’a pesé… 69 kilos. Quel stress.
Visite kiné.
On a beaucoup chipoté avec les respirateurs… perte de temps entre […] poumons.
Quelle solitude… Je t’aime.

Quelle solitude.
Je profite d’être sans masque pour écrire.
Solange (une infirmière ou aide-soignante ?) est très sympa.
Rachel, Antoine, Matthieu ont appelé.
[Cet oxygène] c’est comme un hélicoptère qui démarre tout le temps…

Confrontés à cette destruction mentale que tu subis, et en accord avec ton médecin, qui vient te voir et s’assure que tu peux le faire, nous exigeons une sortie, ce qui te redonne immédiatement un peu de moral… Le 29/12 à 11h nous venons te chercher, moi et ton fils Michael. Tu quittes l’hôpital Delta Chirec sans personne pour vérifier que tu ne vas pas contaminer l’hôpital et le monde entier. La chaise roulante que nous avons prise à l’entrée y sera remise sans être désinfectée, preuve s’il en est que toutes ces gesticulations soi-disant sanitaires mais surtout liberticides ne sont qu’incohérences et absurdités. Tu rentres à la maison et tu écris :

J’étais dans les ténèbres.
J’ai retrouvé la lumière, même s’il pleut beaucoup.
Je regarde les murs pour vérifier que je suis bien rentré…

Et tu te souviens :

A Delta, après un repas que je n’avais pas touché, Ceulemans : « Ça c’est mauvais tout ça ». Après ses intimidations je voulais demander conseil à ma femme et à mon médecin : « Monsieur, vous êtes le seul maître de votre santé, pas besoin de quelqu’un d’autre, c’est vous qui devez décider de votre santé ».

Voilà qui est pour le moins cynique quand tout est organisé depuis deux ans et quelques pour kidnapper notre santé et l’offrir sur un plateau d’argent, d’or et de diamants aux Bill Gates, Black Rock, Big Pharma et consorts…

Malheureusement, après une nuit tu as besoin de plus d’oxygène que les appareils à domicile n’en donnent et du dois retourner à l’hôpital, mais à Ixelles cette fois, où l’accueil est totalement différent. L’ambiance chaleureuse et les soins que tu reçois avec bienveillance te mènent doucement au rétablissement, et à une revalidation nécessaire pour reprendre des forces.

Le 12 janvier à 11h s’arrêtent tes notes.
A 13h30 je te téléphone pour te souhaiter une bonne sieste et te dire que je m’informe cette après-midi pour la revalidation.
A 15h je contacte le Dr. DV. qui m’apprend, coup de massue : « Votre mari a fait un arrêt cardiaque, 40 minutes de massage cardiaque, nous n’avons pas pu le réanimer… ».
Sur l’acte de décès : 14h55.

J’accuse ce monde inhumain que l’on met en place de t’avoir tué.
J’accuse l’hôpital Delta–Chirec de négligence et le Dr. Ceulemans de maltraitance psychologique criminelles.
J’accuse le corps médical (à part quelques nobles exceptions qu’on stigmatise et essaie d’empêcher de travailler) d’avoir trahi par lâcheté et bêtise leur métier et abandonné leurs patients.
J’accuse le gouvernement et les politiciens à la solde des multinationales, financiers et Big Pharma, et par-dessus tout les médias-propagande d’avoir transformé par la peur un peuple en troupeaux de mammifères-zombies décervelés, aveugles, hagards, se précipitant dans l’abîme.

Tous responsables de ta mort et de celles de milliers d’hommes et de femmes qu’on pouvait et devait soigner autrement.

Toutes et tous, ils devront faire face à leurs responsabilités et rendre des comptes.
Aujourd’hui que les peuples se réveillent, ce n’est pas en devenant de plus en plus violents, en lâchant leurs chiens de gardes, leurs drones et leurs auto-pompes qu’ils pourront se dérober à la justice.
Ils savent que nous n’oublierons pas et que leurs jours sont comptés.

Je t’aime.

Ta femme.

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