Kairos Hebdo 10

Cet été, le Kairos « Hebdo » s’écrivait, pour que ce que nous avions mis en mots et en images dès ce printemps dans un nouveau format, se rappelle à vous. Car on a vite fait d’oublier l’actualité, or se souvenir de ce qui a été permet de mieux saisir le présent et de se préparer à l’avenir, et même, peut-être, d’y participer.

Pas de long hebdo aujourd’hui, mais des réflexions sur quelques éléments significatifs des derniers jours.

D’abord, la nomination d’Hadja Labib, ancienne journaliste et présentatrice JT de la RTBF, qui prend la place de Sophie Wilmès, suite à sa démission.

Surpris… mais non Hadja, on savait depuis longtemps que la fonction de journaliste servait de strapontin pour entrer en politique.

Alain Raviart, présentateur chez RTL qui devient porte-parole du CDH.

Jurek Kuczkiewicz qui, après 18 ans de bons et loyaux services au Soir, intègre l’équipe de Charles Michel pour devenir conseiller stratégique et média du futur président du Conseil européen. D’ailleurs félicité par Christophe Berti, rédacteur en chef du Soir.

Et puis François Bailly qui succède à Joan Condiyts comme rédacteur en chef de L’Echo. Joan Condiyts, ancien du Soir, cofondateur et CEO de LN-24, aujourd’hui mandaté par le groupe Rossel pour coordonner un groupe de travail sur l’information au sein de RTL, où il sera avec Laurent Haulotte, directeur de l’information et des sports sur RTL-TVI. Laurent Haulotte, qui avait porté plainte contre moi car il n’avait notamment pas apprécié que Rue Ducale, devant la chancellerie, je dise dans un live que journalistes et politiques sont copains comme cochons.

Joan Condiyts, bientôt en politique sans doute, lui qui en débat avec moi avait du mal à comprendre la notion de média mainstream et de conflits d’intérêts.

François Bailly, que j’ai croisé une vingtaine de fois en conférence de presse, qui m’a plusieurs fois indiqué que je ne pourrais plus m’y rendre si je posais encore ce type de questions, est donc devenu le porte-parole d’Alexander De Croo.

Puisque la politique n’est que du spectacle, c’est bien d’avoir un visage connu, même si la personne choisie n’a aucune connaissance dans le domaine. Et puis 12.000 euros par mois pour Hadja Labib, ça fait réfléchir, non ?

Un boomerang… ça tombe pas, non ? Ça se lance et ça revient. Belle métaphore Hadja, pour quelque chose qui pourrait aussi passer pour un renvoi d’ascenseur, non ? D’ailleurs, elle l’a bien saisi et sait trouver les mots qu’il faut… flagorneuse.

Une première Ministre exceptionnelle, tu penses pas que tu en fais un peu trop là Hadja?

Ah merde… encore plus forte encore. Aie, aie.

Dans ce jeu, c’est du Win-Win : le journaliste gagne en pouvoir et conserve en notoriété, le parti politique s’introduit subtilement dans les rédactions, dans l’attente du futur candidat. Car il est certain que comme présentatrice du JT, Hadaja Labib n’a pas dû trop froisser ses invités du MR pour y être aujourd’hui ainsi accueillie.

Et puis, en politique, comme dans les médias de masse, on continue à faire la même chose : mentir. Comme disait George Orwell : « Le discours politique est destiné à donner aux mensonges l’accent de la vérité, à rendre le meurtre respectable et à donner l’apparence de la solidarité à un simple courant d’air. » Et pour cela, les journalistes sont des experts.

De même, les instances journalistiques censées défendre la liberté de la presse et la déontologie ne protègent que les intérêts des médias du pouvoir, dont sont composés leur conseil d’administration. Quand on ne plaît pas, on retire donc la carte de presse, on prive des subsides, on se fait arrêter dans le cadre de sa fonction sans que l’une ou l’autre de ses instances s’en offusquent. La ministre des médias Bénédicte Linard, décide arbitrairement de modifier la condition pour obtenir l’aide à la presse périodique ; ses copains refusent notre adhésion, et voilà le tour est joué ! On a nous a privé « démocratiquement » de pouvoir bénéficier de l’argent du contribuable, votre argent, que l’État distribue à sa guise, en fonction de ses intérêts.

Hadja Labib remercie Sophie Wilmès, Sophie Wilmès remercie Hadja Labib, Alexander De Croo remercie Sophie Wilmès… Une grande farandole, une même famille, où tous s’expriment d’une même voix et construisent nos représentations du réel.

Tiens, en parlant de mensonge, le discours s’effrite, les certitudes d’hier s’ébranlent. L’exécutif français est en mauvaise posture, avec des députés qui, nombreux refusent, les nouvelles mesures coercitives. Dans le Figaro du 8 juillet, on pouvait lire :

« que les données sur la très faible efficacité du vaccin contre la transmission du virus commençaient à circuler. »

Le Figaro laisse la parole à Martin Blachier qui dit : «Il y aurait eu un vrai risque politique à poursuivre avec le passe» ; « Olivier Véran a commis une erreur de lecture des courbes en voulant l’imposer». « C’est une faute grave qui va laisser des traces pendant des années ».

Ou au docteur Alice Desbiolles, médecin en santé publique et épidémiologiste, qui énonce: «Il faut arrêter de tester car les indicateurs de contagions ne sont plus pertinents et être infecté n’est pas grave en soi. Trop de gens les utilisent pour dramatiser la menace, nous dit-elle. Les seules données intéressantes sont celles qui mesurent le nombre de Covid graves et d’hospitalisation. Encore faut-il s’assurer qu’elles sont fiables. On sait aujourd’hui que la moitié des patients qu’on hospitalise avec le Covid ont en réalité une autre pathologie qui est la cause de leur hospitalisation. Lors des premières vagues, les chiffres, souvent masqués, indiquaient qu’un tiers des patients mouraient avec le Covid mais pas du Covid.»

Dans l’article, on peut encore lire: « Le bilan exhaustif des campagnes de vaccination n’a pas encore été fait, mais de plus en plus de chercheurs et de médecins jugent sévèrement la doctrine du vaccin pour tous. On sait que les vaccins ont empêché des formes graves chez des patients à risque, mais il est désormais établi qu’ils n’ont pas arrêté la transmission du virus contrairement à ce qui a été martelé au début. »

En France, certains comme Blachier espère que « l’exécutif réparera la décision brutale prise contre les soignants non vaccinés. » En Belgique, les députés, pendant ce temps, avec à la tête de la santé un ancien criminel non condamné, j’ai nommé Franck Vandenbroucke, réfléchissent à l’obligation vaccinale pour les soignants. Si la question n’est pas à l’ordre de la dernière session parlementaire de ce jour, il n’en reste pas moins qu’ils votaient aujourd’hui en Commission santé un projet de loi modifiant la loi du 22 avril 2019 relative à la qualité de la pratique des soins de santé », derrière lequel se cache le risque d’entériner dans la loi des pratiques de délations, où n’importe quel soignant pourra faire l’objet d’une enquête si l’exécutif le demande ou s’il est l’objet d’une plainte.

Vous sentez que le vent tourne, n’est-ce pas ? Mais les gens ne vous oublieront pas, ceux qui ont perdu mère, père, sœur, frère, sommés de rentrer chez eux et revenus trop tard pour être intubés en soins intensifs ; grand-père ou grand-mère morts seuls sans ne plus avoir vu leurs êtres aimés, ultime torture. Les pères et mères qui ont perdu leur enfant à cause d’une injection expérimentale qui enrichissait les industries pharmaceutiques, pour qui a indirectement travaillé Alexander De Croo quand il était au Boston Consulting Group ; les jeunes femmes qui ne pourront plus jamais avoir d’enfant, tous les autres victimes des effets secondaires.

Il n’y a pas d’autres mots pour ceux qui depuis deux ans nous gouvernent : criminels, donc aussi pour certains des meurtriers. Car quand on censure sciemment un journaliste en conférence de presse, qu’on modifie le lien YouTube officiel de la chaîne gouvernementale pour faire croire que cette censure n’a jamais eu lieu, quand on ignore des questions fondamentales comme celle des tests PCR, que l’on feint de ne pas connaître des experts mondialement reconnus comme Ioanidis, qu’on nie les effets secondaires des vaccins, qu’on ignore les traitements contre le Covid, on ne peut pas dire qu’on ne savait pas.

Les médias de la peur font partie des coupables. Sans eux, rien de cela n’aurait pu avoir lieu.

J’en profite pour remercier tous ceux qui collaborent à notre financement participatif. Grâce à vous, nous pourrons tenir quelques mois de plus. Car ce n’est pas moins de 12.000 euros que chaque mois nous devons débourser pour payer trois salaires, les bureaux, l’impression du journal et tous les autres frais.

Si nous voulons devenir un média de poids dans le paysage belge, il nous faudra engager beaucoup plus de journalistes. Le prix de notre liberté, votre droit d’être informé, ce n’est que grâce à vous qu’on peut l’avoir.

Imaginez si Kairos n’avait pas été là pendant ces deux années. C’est ce qui pourrait se passer si nous n’avions plus les moyens de continuer.

Pour voir la vidéo d’origine: https://www.kairospresse.be/kairos-hebdo-10/

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