Je doute, donc je suis… un conspirationniste !

Les données de mortalité générale en Belgique pour les trois premiers trimestres 2021 sont disponibles. Il s’agit donc de tous les décès, toutes causes confondues, covid inclus. Sur les cinq dernières années et pour les trois premiers trimestres de l’année, c’est en 2021 que le total des décès est le plus faible (voir le graphique ci-dessous), malgré une population qui augmente et qui vieillit.

Dès lors, pourquoi instaurer en cette fin 2021 un passe sanitaire (« covid safe ticket »), maintenir les mesures de contrainte (masque, etc.) et en fait organiser une obligation vaccinale qui ne dit pas son nom ? Évidemment, je pose cette question car je suis un conspirationniste !

Par ordre croissant, la mortalité au cours des 3 premiers trimestres, en 2021 et pour les 4 années précédentes. Source : Christophe de Brouwer, https://graphiques-belgique.over-blog.com

De quoi sommes-nous morts en Belgique l’année du covid ? 

Relativisons : en 2020, pour l’année complète, il y a eu 127 000 décès en Belgique, dont environ 16 000 du covid et non pas 23 000 comme surcomptés par les autorités belges (un surcomptage d’environ 44 % – lire « De quoi meurent les Belges ? »(1)). Malgré tout, cela peut sembler beaucoup, mais il y a plusieurs éléments d’explication sans rapport direct avec le virus lui-même.

Pendant les deux années précédentes, 2018 et 2019, la grippe saisonnière a été clémente. Des années clémentes sont toujours suivies d’une année de rattrapage. C’est l’effet « moisson » : plus de personnes âgées, plus de personnes âgées en sursis et finalement plus de décès dès qu’un virus un peu plus virulent apparaît, grippe ou covid.

Selon l’OMS, pour la Belgique en 2016, les maladies non transmissibles (cancer, AVC, Alzheimer, etc.) ont été responsables de 86 % de l’ensemble des décès (plus de 95 000 sur 111 000). On le sait, ces maladies sont fortement liées à des facteurs de risque bien connus sur lesquels il serait possible d’agir. Avec 16 000 décès en 2020, le covid ne peut constituer et de loin la plus grande cause de mortalité en Belgique. À lui seul, le tabac a tué trois fois plus que le covid (en 2020, dans le monde). Le bilan de la bouffe industrielle et de la promotion qui en est faite avec le consentement et le soutien de nos autorités est pire encore.

Le risque de mourir d’un individu est en grande partie lié à des déterminants sociaux et à des facteurs de risque bien connus, y compris pour le covid. Peut-on compter sur la RTBF et sur les médias pour rétablir la balance ? Non, et certainement pas depuis le début de la crise du covid.

En Belgique, les gouvernements Wilmès et De Croo ont mis en place une gestion de l’épidémie du covid particulièrement désastreuse avec pour conséquence nombre de décès évitables : mise à l’écart de la médecine de première ligne et donc abandon de nombreux malades, en particulier dans les maisons de retraite où se trouve la population la plus fragile, interdiction de prescrire certains médicaments peu coûteux au profit de médicaments nouvellement mis sur le marché forcément très coûteux (et généralement inefficaces, voire dangereux comme le Remdesivir), stratégie unique basée sur des vaccins expérimentaux et coûteux en instaurant un climat de peur particulièrement dommageable pour le système immunitaire des Belges, etc.

Francis Leboutte, http://liege.mpOC.be

  1. https://covidrationnel.be/2021/04/14/de-quoi-meurent-les-belges/