IVERMECTINE — MOLNUPIRAVIR: UN COMBAT LOYAL?

Cet article, qui décrit pourquoi certains médicaments sont favorisés plutôt que d’autres, en général décrédibilisés, est essentiel pour comprendre le fonctionnement de la prise en charge de la santé dans nos sociétés capitalistes. Point de souci pour celle-ci en effet. Avant tout le profit, au détriment de… la santé. 

Céline Deluzarche, journaliste chez Futura-science, se réjouit « après les échecs retentissants de l’ivermectine, qu’un essai clinique de phase 3 vienne enfin confirmer l’efficacité d’un médicament oral contre la Covid-19 : le Molnupiravir ». Cette molécule est selon elle, destinée à devenir un traitement Grand Public de la Covid-19.

Leïla Belkhir, infectiologue aux Cliniques universitaires Saint-Luc, considère que le Molnupiravir, médicament aussi vieux que l’Ivermectine, connu depuis 40 ans sous le nom MK-4482, est une « Molécule très prometteuse » dans le traitement du Covid-19. Le Molnupiravir sort des oubliettes… On y jette aujourd’hui l’Ivermectine… Pourquoi ?

Tentons de répondre objectivement à cette question en nous libérant de l’avis d’experts sous influence et de journalistes sous-contrôle qui oublient que dans toute crise sanitaire, un mensonge est toujours synonyme de « mort » !


Qu’est-ce que le Molnupiravir ?

La molécule de gauche est un nucléoside : la cytidine. Un nucléoside est une des briques du génome, qu’il soit viral, végétal, animal ou humain. La cytidine est un des 5 codes des acides nucléiques, élément primordial du vivant.

Jouons un instant au « jeu des sept erreurs » sur les deux autres molécules. La Cytarabine diffère de la cytidine par le passage d’un hydroxyle (OH) d’une position cis à trans par rapport au cycle osidique. En prenant la place de la Cytidine dans le génome grâce à cette ressemblance, la cytarabine perturbe le mécanisme de copie et de réplication des acides nucléiques. Le blocage de la reproduction cellulaire qui en résulte fait de cette molécule, un traitement anti-cancéreux efficace : une chimiothérapie de la leucémie.

Les antiviraux en général sont structurellement très proches de certains médicaments anti-cancéreux. Le Molnupiravir mime, lui aussi la cytidine avec un hydroxyle (OH) sur l’amine du cycle aromatique. Du fait du maintien des hydroxyles en cis, il est plus actif sur l’ARN que sur l’ADN. Il fait donc théoriquement obstacle à la réplication des virus à ARN comme le SARS CoV2.

Il est donc très probable et même possible que cette molécule soit utile dans le traitement de la Covid-19, mais comme les anti-cancéreux, il est également très probable et même possible qu’il soit responsable d’effets secondaires mutagènes ou cancérigènes. Des médicaments expérimentaux similaires de cette classe sont connus pour être tératogènes chez les animaux, leur progéniture pouvant naître sans dents et avec des parties de crâne manquantes.

Le Dr Rick Bright, directeur du Biomedical Advanced Research And Development Authority, bureau chargé par le gouvernement US des contre-mesures face aux pandémies, dénonça les dangers qu’il y avait à poursuivre le développement du molnupiravir. Bright s’opposa notamment à l’octroi d’un important coup de pouce financier que Merck sollicitait. Il prétendit que Robert Kadlec (Maison Blanche) avait aidé Merck à contourner le processus d’adjudication de marchés publics1. Bright s’opposait à des adversaires de taille, le Molnupiravir étant soutenu par le National Institute of Allergy and Infectious Diseases, dirigé par le très mystérieux Dr Anthony Fauci.

Le débat fut bref. Le docteur Bright a été immédiatement démis de ses fonctions. Dans la foulée, le département américain de la Santé s’est engagé à acheter pour 1,2 milliard de dollars de molnupiravir à Merck si le produit recevait une autorisation d’utilisation en urgence (EUA) ou une approbation de la FDA. Parions qu’ils auront cette autorisation rapidement puisque le Dr Fauci a dit que ce serait fait aussi vite que possible.

Anticipant l’approbation de la FDA, Merck a donc déjà commencé la production de molnupiravir à grande échelle et prévoit de fabriquer les doses nécessaires pour 10 millions de traitements d’ici la fin de l’année. Merck n’a donc aucun doute sur l’accréditation de son produit et se moque visiblement des effets mutagènes de son enfant chéri, malgré l’étude2 récente du Dr Shuntai Zhou (University of North Carolina at Chapel Hill), qui attire l’attention dans le journal of infectious diseases sur les risques du molnupiravir pour les humains et insiste sur la nécessaire surveillance des effets secondaires génotoxiques potentiels à long terme.


Question à 5 francs : le Molnupiravir disqualifie-t-il l’ivermectine ?


L’Ivermectine, lactone macrocyclique approuvée par le FDA dont l’étude de phase IV s’est terminée en 1975, est enregistrée dans la liste des médicaments essentiels de l’OMS. Nous savons par une expérience d’un demi-siècle que sa toxicité pour les mammifères est nulle.

Abhigyan Choudhurymontre dans un article publié en mars 2021 dans Future virology3 que l’ivermectine peut se lier fortement à la sous-unité S2 de la protéine spike du SARS-CoV‑2 en produisant par effet allostérique un changement de sa conformation ce qui explique son action sur le SARS CoV2. Ce mécanisme ne touche nullement au génome ce qui en fait, conclut-il, un excellent candidat dans le traitement de la Covid19.

On comprend dès lors difficilement comment une molécule dont de nombreux médecins vantent l’efficacité et dont l’innocuité est totale, pourrait être disqualifiée par le Molnupiravir, sauf à démontrer qu’elle est inéfficace !

Or, de très nombreuses études démontrent précisément l’efficacité de l’Ivermectine. Parmi elles, l’étude publiée dans The journal of Antibiotics en juin 2020 par Fatemeh Heidary qui passait en revue les principales publications qui depuis 1970, montrent le large éventail de virus à DNA et à RNA contre lesquels l’ivermectine est active. La méta-analyse de Kory n’est plus à rappeler. Elle crédite l’Ivermectine d’une efficacité incontestable.

De nombreux médecins de terrain, confortés par ces études auxquelles s’ajoute leur expérience personnelle, considèrent que l’association ivermectine- hydroxychloroquine-azithromycine-zinc, est actuellement la meilleure alternative thérapeutique précoce ambulatoire du Covid d’autant qu’elle ne produit strictement aucun effet secondaire. Un article récent publié en juillet 2021 par l’Institut Pasteur vient appuyer cette opinion : « We report that ivermectin, used at the standard anti-parasitic dose of 400 µg/kg, protects infected hamsters from developing clinical signs and from losing the sense of smell during SARS-CoV‑2 infection”

Personne n’a bien sûr évoqué cette étude, ni les autres d’ailleurs, dans les médias. L’étude de Pasteur a été pasteurisée sur le champ et mise au frigo !

Que reproche-t-on, finalement, à l’Ivermectine !

Là on entre dans le Roman Noir ! L’Ivermectine est produite par Merck, le labo qui produit le Molnupiravir. Quel intérêt a donc Merck à se saborder ? C’est très simple ! L’ivermectine est aujourd’hui dans le domaine public et coûte moins de 10$ pour un traitement complet, alors que le molnupiravir qui est brevetable sera proposé semble-t-il à 700$. Merck a donc tout intérêt à saborder son vieux produit qu’elle continuera, de toutes façons, à vendre à tours de bras, aux médecins et aux vétérinaires, pour traiter de très nombreuses parasitoses ! Pour vendre le molnupiravir, il fallait donc absolument que l’ivermectine ne fonctionne pas. Qui irait choisir un traitement potentiellement toxique à 700$ si un traitement inoffensif fait la même chose pour 10$ ? Les études qui discréditent l’Ivermectine ont donc fait florès.

Les experts sont très friands d’études randomisées en double aveugle. Je préfère pour ma part les études en double sourd, réalisées par des chercheurs qui n’entendent ni l’appel de l’or, ni le chant des sirènes et s’efforcent, en toute simplicité de voir clair et de servir la vérité.

Je continuerai à prescrire aux premiers symptômes, l’association Ivermectine-Hydroxychloroquine-azythromycine-Zinc à tous les patients qui le souhaiteront, comme je l’ai fait jusqu’à présent avec des succès constants, tant qu’une preuve scientifique sérieuse ne modulera pas mon point de vue.

La preuve tardera cependant à venir. Elle ne peut venir d’un monde ulcéré par l’argent. A titre indicatif, l’avocat Kenneth Frazier, le CEO de Merck, est le 66e patron le mieux payé des sociétés cotées en bourse. Il arrive le 7e dans l’industrie pharmaceutique avec un salaire annuel en 2016 de 21.781.200 $ ! Frazier touche en un jour, ce que le professeur Didier Raoult touche en un an ! Auquel ferez-vous confiance ?

L’Ivermectine et le Molnupiravir ont sans doute chacun un rôle spécifique à jouer dans le traitement du Covid19, mais leur place respective ne sera malheureusement jamais étudiée.

Le discrédit jeté sur l’Ivermectine a été organisé par tous ceux qui ont un intérêt à lui barrer la route et notamment les experts des task-forces, choisis en raison de leurs conflits d’intérêts dans les milieux politique, universitaire et académique, où les corrompus foisonnent. La corruption médicale est désormais un « Open Secret4 ». Tous les médecins honnêtes le crient depuis des années, mais ils crient dans le désert.

L’absence totale de rigueur des journalistes sur les conflits d’intérêt qui constituent pourtant un grave problème est sur ce point très évocateur d’une mise sous tutelle de la presse et des grands médias. Certains, abandonnant parfois leur mission, ferment les yeux sur ce qu’il conviendra un jour d’appeler le plus grand scandale sanitaire de l’Histoire…. Un jour peut-être !

Alain Colignon, chirurgie vasculaire.

  1. https://www.science.org/content/article/emails-offer-look-whistleblower-charges-cronyism-behind-potential-covid-19-drug
  2. 2 « β‑D-N4-hydroxycytidine Inhibits SARS-CoV‑2 Through Lethal Mutagenesis But Is Also Mutagenic To Mammalian Cells » Shuntai Zhou - https://doi.org/10.1093/infdis/jiab247
  3. Exploring the binding efficacy of ivermectin against the key proteins of SARS-CoV‑2 pathogenesis: an in silico approach https://dx.doi.org/10.2217%2Ffvl-2020–0342
  4. Corruption in global health: the open secret, Patricia J García – Lancet – November 2019. PMID: 31785827, DOI: 10.1016/S0140-6736(19)32527–9
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