Histoire de Codeco n°16

Conférence de presse du 26 octobre 2021

618 jours depuis la conférence de presse du 15 avril 2020, où nous introduisions dans la salle « une question biaisée politiquement », ce qui « n’est pas l’habitude des journalistes », dixit Sophie Wilmès. L’habitude des journalistes, c’est en effet de poser les questions que les politiciens attendent et de commenter leurs décisions, plutôt de chercher la vérité. Pas question de déranger, les médias de masse ne jouent aucunement le rôle de 4ème pouvoir, mais s’emploient à fabriquer le consentement. N’étant pas adepte de ces collusions, le pouvoir politique nous fermera les portes des conférences de presse pendant plus de huit mois. C’était sans compter sur notre détermination…

Tous les lundis, mercredis et vendredis, Kairos publiera les 17 conférences de presse auxquelles nous avons assisté. Plus de 20 questions restées sans réponse. En face, pas de doutes, de questionnements, de volonté de comprendre, mais une fin fixée, rigide, qui justifie tous leurs moyens.

Imaginez un seul instant si toutes ces questions avaient été débattues démocratiquement. Pensez-vous que nous en serions là aujourd’hui ?

-Alexandre Penasse : Vous me permettrez d’enlever mon masque, j’ai du mal à respirer. Je ferai comme vous… Monsieur Vandenbroucke a reçu récemment un courrier lui indiquant notamment que la vaccination des soignants et des jeunes était inutile et contre productive car elle ne permet ni de prévenir la contamination, ni de réduire la charge virale des personnes. Je vous cite un rapide exemple qui n’est pas une tartufferie : Le 23 septembre, l’Irish Examiner annonçait que, dans la ville de Waterford, 99,7 % des plus de 18 ans étaient complètement vaccinés. C’est le chiffre le plus haut d’Europe. Pourtant, le 11 octobre, Waterford News and Star annonce que la ville a le plus haut taux d’incidence d’Irlande. Je vous pose la question : le Covid Safe Ticket est-il inutile dès lors qu’il favorise la contamination ? Et c’est prouvé.

-Frank Vandenbroucke : Soyons clair : sans les vaccins, on assisterait à une catastrophe sanitaire, économique et sociale inédite. Donc le risque de contamination et le risque d’hospitalisation est réduit de façon très très très significatif quand on est vacciné. Mais comme je l’ai déjà dit, c’est un peu comme un parapluie. Les vaccins sont un parapluie excellent qui protège contre la pluie. Mais s’il pleut fortement, s’il continue à pleuvoir, s’il vente, il y a des gens même avec des parapluies qui sont mouillés. C’est rare, mais ça arrive. Et c’est ce qu’on vit maintenant. Donc, il y a trop de virus. Mais grâce à la vaccination, on est pas dans une situation catastrophique, mais il faut réduire la circulation du virus. En ce qui concerne le Covid Safe Ticket, soyons très clair : évidemment, ce n’est pas une sécurité absolue. Il n’y a aucune sécurité absolue. Et donc, comme le Premier Ministre l’a dit, il faut combiner les sécurités et il faut aussi compter sur le bon sens. Et je répète l’exemple : un organisateur d’un évènement public très réduit, 45 personnes, il peut utiliser le Covid Safe Ticket. Maintenant c’est clair. Et je crois qu’il y a beaucoup d’organisateurs qui préfèrent cela parce que ça crée quand même un peu plus de sécurité. Si en même temps, vous assistez à un évènement où il y a le Covid Safe Ticket, ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas ventiler. Donc il faut combiner les mesures de sécurité. C’est l’addition des mesures de sécurité qui est la formule gagnante. Et donc, arrêtons des débats clichés, des débats simplistes tant sur la vaccination, le Covid Safe Ticket, la ventilation, le port du masque. Il n’y a aucun instrument qui est un silver bullet et qui réduit le risque à zéro, ça n’existe pas. Il y a la combinaison des instruments.

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