Elle quitte le parti libéral pour 38 bonnes raisons

Nous relayons la lettre de Sabine Moens de Fernig, publiée le 3 septembre sur son mur facebook, dans laquelle elle explique les raisons de son renoncement à demeurer membre du mouvement réformateur (MR), et donne sa démission à Georges-Louis Bouchez, président du parti. Nous ne défendons pas des chapelles chez Kairos, mais reconnaissons le courage et la dignitié lorsqu’ils sont là. Toutefois, comme le précise Sabine Moens de Fernig, tous les partis sont responsables des 38 points qu’elle soulève. Nous savions déjà qu’il faisait partie du problème(1).

Vous trouverez ci-dessous en intégralité la lettre que j’ai adressée le 25 août dernier à Georges-Louis Bouchez par laquelle je renonce à être membre du mouvement réformateur. Beaucoup, aujourd’hui, limitent le débat à un clivage vaccinés non-vaccinés alors que l’enjeu réel est bien plus profond. En touchant au fondement même de nos démocraties, ce sont nos droits et nos libertés que nous mettons en péril. Si j’incrimine le MR dans la présente publication, cela vaut pour tous les partis de la majorité tant au niveau fédéral que régional.

Je reprendrai pour terminer par une citation de James Freeman Clarke, théologien et auteur américain : « Un politicien pense à la prochaine élection, un homme d’état à la prochaine génération ». Je vous invite à méditer sur la question et sur les valeurs que vous entendez défendre pour l’avenir de nos enfants.

« Cher Georges-Louis,
Je vous informe que je renonce, à partir de ce jour, à être membre du mouvement réformateur. Ces 18 derniers mois, j’ai assistée dépitée à ce qui suit :

  1. nos libertés fondamentales ont été bafouées ; 
  2. nos valeurs démocratiques se sont effondrées; 
  3. la protection de nos données personnelles s’est volatilisée; 
  4. notre liberté de circuler a été et reste entravée; 
  5. les droits et les libertés de l’union européenne sont impunément transgressés ; 
  6. la liberté de la presse indépendante est menacée ; 
  7. la surveillance rapprochée des citoyens s’installe progressivement et insidieusement, sous couvert de mesures sanitaires ; 
  8. les médias mainstream sont devenus des instruments de propagande permettant la poursuite de toute cette folie ; 
  9. la délation s’est réinstallée dans nos régions, laissant un arrière-goût amer de déjà vu ;
  10. lors du 1er confinement, des personnes âgées se sont vues refuser l’accès aux hôpitaux et condamnées à mourir de ce fait sans suivi palliatif adéquat ; 
  11. des familles endeuillées ont été empêchées d’accompagner leurs proches dans leurs derniers instants ; 
  12. des vieux ont été isolés chez eux pendant des mois entiers, et pour les moins chanceux enfermés dans les maisons de repos dans des chambres réduites à 15 m² ; 
  13. des familles ont été privées de rendre visite à leur parent dans les maisons de repos et leur apporter le seul réconfort requis ; 
  14. des enfants à partir de 12 ans se sont vus et continuent de se voir imposer le port du masque durant des journées entières à l’école, les empêchant ainsi de s’oxygéner correctement (alors que l’OMS reconnait que les données scientifiques concernant l’utilité du masque par des biens portants soient limitées et contradictoires) ; 
  15. des jeunes ont été et sont toujours en décrochage scolaire, complétement désœuvrés et en dépression ; 
  16. des collectifs de parents se sont créés afin de se faire entendre par les instances politiques ; 
  17. des jeunes universitaires ont été laissés sans ressources par la fermeture de pans entiers de secteurs d’activités ;
  18. des manifestations pacifistes ont été lourdement réprimées et sous mes yeux des jeunes et des moins jeunes se sont fait charger, gazer à 5 cm du visage ou molester à coup de matraques par une police lourdement armée sans que personne du monde politique ne trouve à redire ; 
  19. des jeunes, mineurs d’âges, ont été enfermés dans des geôles et ont été victimes d’exactions policières au seul motif de s’être réunis avec des amis à la maison en petit comité ou de vouloir assister à une manifestation contre cette gestion désastreuse par nos gouvernants ; 
  20. les violences intrafamiliales ont explosé au sein des foyers belges et l’intégrité physique de nombreuses femmes et enfants de ce fait menacée ; 
  21. des secteurs entiers (culturel, évènementiel et Horeca) ont été réduits à néant au seul motif qu’ils n’avaient pas été jugés ESSENTIELS par nos décideurs politiques ; 
  22. des indépendants ont dû faire face à l’arrêt forcé de leurs activités, faisant ainsi aveux de faillite et perdre le fruit de toute une vie de travail ; 
  23. des personnes se sont vues retirées arbitrairement le droit de travailler et ont par conséquent sombré dans la précarité ; 
  24. les lanceurs d’alerte qui ont dénoncés ces abus ont ensuite été décriés sur la place publique, licenciés ou réduits au silence ; 
  25. une partie de la population a été stigmatisée par nos gouvernants au motif d’aller à l’encontre de la doxa dominante ; 
  26. des discriminations au sein de la population d’autres Etats Membres de l’Union Européenne sans que nos gouvernants jugent bon de les dénoncer ; 
  27. des discriminations du fait du statut vaccinal sont en train de se mettre en place dans notre pays ; 
  28. le personnel soignant a été applaudi au plus fort de la crise et stigmatisé 18 mois après au motif de faire valoir leur droit de disposer de leur corps ; 
  29. les services de psychiatrie des hôpitaux ont sonné la sonnette d’alarme quant à l’impact des mesures gouvernementales sur la santé mentale ; 
  30. des traitements qui ont fait leur preuve contre le COVID (Ivermectine, Arthémisa Annua, etc) se sont vus interdits de tout relais médiatique et de toute utilisation en ambulatoire ; 
  31. la dette de l’état se creuser toujours plus sans qu’aucune mesure forte n’ait été prise depuis 18 mois pour reconstruire l’organisation des soins de santé ; 
  32. la dette colossale qui repose sur les générations futures et qui hypothèque encore un peu plus l’avenir déjà incertain de nos enfants ; 
  33. notre gouvernement s’est mis à diviser sa population en bons et les mauvais citoyens en fonction de leur statut vaccinal ; 
  34. notre gouvernement s’est réservé le droit d’imposer aux citoyens, en cas de pandémie, le port de bracelet électronique permettant de surveiller leurs déplacements en temps réel comme de vulgaires prisonniers de droit commun ; 
  35. notre ministre de la Santé qui se sent au-dessus des lois et se dit « pas impressionné » de la condamnation par la Tribunal de 1ère instance de la Belgique du fait de l’illégalité des mesures gouvernementales Covid-19 et que les membres du gouvernement n’estiment pas utile de recadrer ; 
  36. les pirouettes de nos gouvernements qui dans un premier temps déclaraient s’opposer à toute obligation vaccinale et aujourd’hui retourner leur veste en imposant une obligation vaccinale déguisée ; 
  37. nos gouvernants se sont engouffrés dans une politique de vaccination de masse pour un produit toujours en phase expérimentale, et sur lequel aucun recul suffisant n’existe, ni analyse individuelle de la balance risques/bénéfices alors que cette injection n’empêche pas la transmission et que des alternatives de soins existent aujourd’hui ;
  38. un monde politique complètement en marge des réalités des citoyens.

Désormais, je constate que nos enfants sont devenus la cible privilégiée de cette expérimentation à grande échelle. Ils subissent une immense pression politique et sociale pour se faire injecter cette substance expérimentale et être victime de discrimination alors que le droit européen s’y oppose expressément.

Aujourd’hui,

  • je suis terrifiée pour l’avenir de nos enfants ; 
  • j’ai honte de la manière avec laquelle nos vieux sont traités ; 
  • je crains pour le maintien de nos fondements démocratiques ; 
  • j’ai perdu toute confiance dans le monde politique belge.

Le mouvement réformateur, en s’associant à ce gouvernement fédéral, est responsable de l’avènement d’une société qui va à l’encontre du fondement même de nos démocraties. Vous comprendrez donc qu’il m’est impossible de pouvoir porter plus longtemps les couleurs d’un parti qui participe et reste muet face à toutes ces exactions.

Je me rangerai demain, je l’espère, au côté de femmes et d’hommes qui seront soucieux de restaurer nos droits et libertés, qui s’attaqueront aux véritables enjeux de demain, et qui, avant de prendre des décisions, auront à l’esprit les intérêts des 7 prochaines générations et non pas leurs intérêts personnels immédiats.

Sabine Moens de Fernig

  1. Voir « L’obsolescence des partis politiques », https://www.kairospresse.be/lobsolescence-des-partis-politiques/?highlight=simone%20weil