Témoignage

École, test, Covid …

J’aimerais témoigner, car il est vraiment temps que certaines choses qui se déroulent sous nos yeux se sachent et qu’un maximum de personnes soit au courant. Ce message consiste à raconter ce qu’il se passe avec l’école de mon fils qui a 10 ans et qui est en 5ème primaire.

L’école a été fermée à partir du 19 janvier, la maîtresse de mon fils m’appelle donc le 18 pour m’expliquer que l’école ferme, car il y a beaucoup de cas covid. Elle me dit que tous les élèves de l’école doivent aller se faire tester dès le lendemain ainsi que 7 jours plus tard. J’ai refusé d’emblée, elle a insisté, j’ai dû lui répéter à trois reprises que je n’irais pas. Nous avons eu une discussion à moitié correcte en essayant de faire comprendre à cette enseignante que tout ceci est disproportionné, en vain.

L’école a essayé de me joindre à nouveau le lendemain et je n’ai même pas pris la peine de décrocher. La quarantaine étant jusqu’au 29 janvier (j’apprends par la suite, car je me suis mise en communication avec Isabelle Duchateau de l’association notrebondroit.be, que l’école est déjà hors la loi, car la quarantaine actuelle étant de 7 jours… enfin c’est ce que stipule le décret). Ceci étant dit, les enfants sont supposés reprendre le chemin de l’école le 2 février, sauf que je reçois un courrier le jeudi 28 janvier qui explique que tous les enfants n’ayant pas fait les tests ne recommencent pas avant le 4 février, donc deux jours plus tard ! Apparemment nous serions une cinquantaine sur 270 élèves à ne pas y être allé.

Je ne m’arrête pas là et pousse la porte de la gendarmerie de mon quartier. J’explique la situation à ce commissaire très aimable, qui me dit qu’il ne voit en aucun cas de bonne raison que mon fils ne rentre pas à l’école le 2 février. Je lui demande quels sont éventuellement mes droits si l’école recale mon fils à l’entrée, il me répond que je pouvais si je le souhaitais appeler le 101. Bien sûr, je savais d’emblée que ce n’était pas mon intention, mais je voulais savoir vraiment si j’étais dans mes droits.

Lundi 2 février arrive, j’amène mon fils comme prévu et boum ! Les enseignantes à l’entrée bloquent le passage à mon fils. Elles sont deux. L’une d’elle m’appelle et me dit que mon fils ne peut entrer dans l’école, je lui ai dit très vite (car à la sortie du commissariat j’ai appelé la directrice pour bien lui stipuler que quoiqu’il arrive mon fils serait présent lundi en espérant ne pas faire le 101) donc ils étaient avertis, ce qui ne les a pas empêchés de bloquer l’entrée de l’école, car ils se sentent pousser des ailes et ont pris un pouvoir qu’ils n’ont pas.

Après ça, je suis allée trouver la directrice avec mon fils, je précise que j’entre dans l’école sans mon masque, j’ai « discuté » avec elle un bon quart d’heure, pour qu’à la fin elle me demande : « qu’est-ce qu’on fait donc avec Andréa ? ». — « Et bien Andréa reste à l’école, point ». Les détails de la discussion valent la peine d’être connus, mais je ne vais pas la détailler ici.

Une demi-heure plus tard, je reçois un mail du PSE (NDLR Promotion de la Santé à l’École). Là, la on atteint le summum ! Je lui demande donc qu’elle est le motif de son appel : « De me sensibiliser »… Pardon ? (…)

Je vais chercher mon fils à l’école, je lui demande comment s’est déroulée sa journée et j’apprends donc qu’il n’a pas eu de recrée ni de temps de midi ; qu’il se trouve tout au fond de la classe ! (…)

Rebelote le lendemain matin. J’accompagne mon fils et à peine arrivée devant l’école une voiture de police arrive avec trois policiers à l’intérieur. Ils me demandent de mettre mon masque, mais ce que personne n’avait prévu, c’est que j’ai un certificat médical qui m’en dispense !

Donc en résumé l’école avec la complicité de la commune et du PSE ont bien fait leur job, leur job de collabo du système ! Est-ce que je dois ici détailler la perte de mon sang-froid arrivée devant l’école ! Ce fut extraordinaire ! (…)

Sachez que nous sommes une famille qui ne cherchons de problème à absolument personne, mais simplement là je mesure la gravité de la situation depuis 11 mois, et c’en est trop.

Je ne me suis jamais laissé faire depuis le début. J’ai toujours pris les devants. Mon plus grand fils de 14 ans ne porte pas le masque en classe depuis le début de l’année (certif pour asthme), et bien sûr il est le seul.

Voilà la raison de mon mail, que les parents puissent savoir qu’en aucun ça les tests sur leurs enfants sont obligatoires malgré la pression de l’école. Qu’ils arrêtent de tester leurs gosses.

Petite précision. Ceux qui sont sortis positifs avaient pour la plupart des gastros, un peu de fièvre pour d’autres… Beaucoup de parents sont sortis positifs sans aucun symptôme… J’ai demandé à mon médecin traitant s’il y avait eu des cas de covid récemment au sein des écoles ; il m’a dit qu’il y a 15 jours d’ici une épidémie de gastros circulait, donc c’est normal que ça tourne… Vraiment affolant.

Ils ont même réussi à dire que c’était bien le nouveau variant qui circulait dans l’école ! Mais non !

J’aimerais que mon témoignage, même anonyme, circule sur le net.

Marilyne