Aujourd’hui, on vaccine à l’école. Mais vous avez le choix de ne pas être « solidaire »

Ce 21 octobre, de 10h à 15h, on vaccine à l’Athénée des Pagodes, établissement sous l’autorité de la ville de Bruxelles. Comme il en est depuis le début de l’ère Covid, les parents, les élèves, étudiants, les enseignants sont « libres » de se faire vacciner ou pas, mais s’ils refusent ils se verront privés de l’accès aux cinémas, bibliothèques, cafés, restaurants, théâtres, salles de sport, piscine, vacances… Ils pourront choisir l’alternative du test PCR… coûteux et à répéter toutes les 72h.

Les annonces pour la vaccination empruntent la logique du marketing, élaborée uniquement pour persuader le sujet d’acheter la marchandise tout en lui laissant l’illusion qu’il ne s’agit que d’information et qu’il a le choix de refuser le produit. La manipulation mentale, le chantage, la menace et la culpabilisation qui accompagnent la propagande depuis presque deux ans, ne permettent plus de saisir l’absurde, créant la confusion mentale : « Pour mieux se retrouver, protégeons-nous, vaccinons-nous (…) Vous êtes déjà vacciné ? Félicitations ! Chaque dose fait la différence ! Vous hésitez encore à vous faire vacciner ? C’est compréhensible. Il est normal de se poser des questions. Vous pouvez faire part de vos doutes à votre médecin ou à votre pharmacien. Nous vous encourageons à leur en parler. Ainsi, vous pourrez faire un choix fondé sur des informations fiables ».

Cet extrait est tiré d’un tract distribué dans toutes les boîtes aux lettres de la commune de Watermael-Boitsfort et annonçant la venue d’un Vacci-bus le 20 octobre de 14h à 19h. Ses propos illustrent une forme de folie dont les prémices étaient déjà présentes depuis longtemps dans nos sociétés malades, mais dont la généralisation actuelle, portée par les pouvoirs publics, constitue une forme inédite d’absorption complète du sujet dans la matrice étatique-privée.

« Car ce n’est qu’en conciliant les contradictions qu’on garde le pouvoir indéfiniment. Le sempiternel cycle ne pouvait être rompu autrement. Si l’égalité entre les hommes doit être proscrite à tout jamais, si la classe supérieure, comme on l’a nommée, veut garder sa suprématie, alors l’état d’esprit ambiant doit se ramener à une démence maîtrisée » 

George Orwell, 1984

Lisez les contradictions inhérentes aux propositions que le tract contient :

- En vous vaccinant, vous faites preuve d’altruisme, permettez à la société de se protéger et aux gens de se retrouver ;

- L’instance politique vous félicite de faire le bon choix ;

- On comprend [feint de comprendre] toutefois que vous ne compreniez pas, que vous vous posiez des questions ;

- On vous invite à en discuter avec un « expert », ce rôle que vous avez toujours connu, assis sur un banc d’école, sous le poids de l’autorité omnisciente, celui qui a compris face à l’ignorant. 

- Cet expert vous permettra de « faire un choix fondé sur des informations fiables ». Et c’est là toute le perversité du narratif : Si celui qui se vaccine est déclaré un bon sujet social, l’information censée fiable donnée par l’expert ne pourra qu’aller dans cette direction. Le « choix fondé » est donc seulement celui de suivre ce que l’autorité publique préconise. Ce n’est donc pas véritablement un choix. Il s’agit d’une pure manipulation.

Lorsque le mensonge devient la norme

« Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges, mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir, mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez »

Hannah Arendt

Le mensonge devant de simples évidences devient la norme. Ainsi, lorsque des parents font part de leur indignation quand un directeur d’école décide de vacciner des enfants sur le lieu même où se font les apprentissages, il établit une comparaison totalement spécieuse : « Ce n’est pas l’école qui vaccine, mais qui sert de lieu mis à disposition du département de la médecine scolaire. Au même titre que l’école sert de lieu de vote lors des élections ».

Réponse du directeur de l’école au courrier d’un parent

Évidemment, « proposer » à des élèves à partir de 12 ans de se faire inoculer un produit expérimental pour un virus dont le taux de létalité est très bas, n’a rien à voir avec le fait de rendre disponible son établissement pour permettre aux gens de voter. Dans le premier cas, on touche aux esprits en espérant que la présence dans l’école favorise le « choix fondé », et on touche au corps de ceux qui le font. Il y a dès lors un impact direct sur ceux (les élèves) qui occupent le bâtiment et qui fondent sa raison d’être (l’école), créant par ailleurs d’évidentes modifications comportementales et relationnelles dans le groupe(1). De ce fait, si dans le cas de la vaccination intra-muros l’immeuble est primordial, en raison du public auquel il est habituellement dédié (les élèves), dans le cas des élections, l’immeuble est tout à fait secondaire, ce qui explique que les endroits dédiés aux votes puissent être des hangars, des salles de sport, chapiteaux… la superficie du lieu étant le critère essentiel.

On pourrait multiplier les exemples, mais vous les connaissez, si vous êtes encore capable de lucidité. Tous ces discours politico-médiatiques mettent en évidence cette double-pensée propre au monde de 1984, laissant l’illusion du choix là où le contexte coercitif se rapproche beaucoup plus de l’obligation. Car il ne faut pas avoir le fusil sur la tempe pour commencer à parler de contrainte. Ayant créé un mode de vie et ses besoins, conditionner la continuité de ce type d’existence à l’acte vaccinal est une forme d’injonction, insidieuse certes, mais réelle.

« Savoir sans savoir, être conscient de la vérité intégrale tout en racontant des mensonges savamment construits. Entretenir en même temps deux opinions antithétiques, avec une égale conviction. Jouer la logique contre la logique, bafouer la morale tout en s’en réclamant, croire la démocratie impossible et désigner le Parti comme son gardien, oublier ce qu’il faut oublier, puis retrouver la mémoire si nécessaire pour oublier aussitôt ensuite. Et surtout, appliquer ce traitement au procédé lui-même : induire l’inconscience sciemment, et refouler l’acte d’autohypnose auquel on vient de se livrer – le comble de la subtilité. Pour comprendre le mot « doublepenser », encore faut-il être capable de « doublepenser » soi-même » 

George Orwell, 1984

La procédure fut parfaite. Ils ont créé un contexte (confinements, couvre-feux, masques…), générant naturellement les troubles psychiques associés et l’envie d’en sortir. Ils ont ensuite offert leur « solution » (la vaccination), déjà pensée avant même de connaître la gravité de la maladie (et développée alors qu’on découvrait qu’elle n’était pas si létale), pour ensuite diviser la société en deux groupes vaccinés-non vaccinés, réduisant ceux qui refusaient la voix officielle au second groupe. De là, ils ont conditionné « le retour à la vie normale » et « le maintien de la vie économique et sociale » à la possession d’un Pass qu’on ne pouvait obtenir qu’en se vaccinant (Covid Safe Ticket en Belgique — CST)(2). La disparition du réel cauchemardesque que les politiques ont produit s’est ainsi vue conditionnée à la bonne volonté des gens. Il y a donc eu un formidable renversement de causalité : de politique la cause est devenue individuelle. Le politique n’étant plus responsable de ce qu’il avait mis en place, c’était dès lors aux individus de se faire vacciner pour obtenir le CST et « sauver la société ». C’est un procédé profondément pervers, puisqu’un État occulte sa toute puissance derrière la responsabilité individuelle, la dissémine dans chacun de ses sujets en leur promettant encore qu’ils sont libres. C’est là un trait spécifique du totalitarisme.

« Tout citoyen, ou du moins tout citoyen assez important pour qu’on le surveille, pouvait être placé vingt-quatre heures sur vingt-quatre sous le regard de la police et à portée de voix de la propagande officielle – à l’exclusion de tout autre canal de communication. Imposer une obéissance complète à la volonté de l’État, mais aussi une parfaite uniformité d’opinion sur tous les sujets, devenait possible pour la première fois » 

George Orwell, 1984

Ce processus de manipulation de masse qui aboutit à un délire collectif prouve aussi que nous ne sommes pas dans une situation de dangereuse pandémie. Car les gens, qui sont responsables s’il le faut, prendraient les mesures ad hoc sans coercition en situation grave. Aujourd’hui au contraire, ils se vaccinent majoritairement non pas parce qu’ils ont peur du virus, mais parce qu’ils craignent de ne pas revenir à la vie d’avant(3): ils fuient, annihilent leur libre arbitre pour espérer revivre. 

« L’orthodoxie, c’est de ne pas penser. De ne pas avoir besoin de penser. L’orthodoxie, c’est l’inconscience »

George Orwell, 1984

Ainsi, on perçoit le désarroi et la souffrance des gens qui se font vacciner, n’ayant aucune volonté propre à agir de la sorte, mais le faisant pour échapper aux mesures édictées par l’État. Cela signe une complète perte d’autonomie, le sujet endossant seul la responsabilité du collectif. Les responsabilités politiques se sont dissipées, la chaîne de responsabilité s’est arrêtée net au sujet, seul, après avoir été masqué, confiné, soumis à la distanciation sociale, mais plus personne au-dessus n’est responsable – le directeur obéit à son pouvoir de tutelle, le pouvoir de tutelle au ministre, le ministre à son parti, au gouvernement, le gouvernement aux multinationales… 

Mais ces « choix » quotidiens d’accepter tout ce que nous dictent les gouvernements signent la soumission mentale qui préfigure les prochaines résignations, c’est le phénomène du « pas dans la porte » : avoir toléré le moins nous amène à tolérer le pire.

Il faut changer la perspective à partir de laquelle nous décidons : non plus accepter le pire pour revenir à une illusoire liberté (les vacances, etc.), mais refuser d’emblée ce qu’on nous impose et organiser sa vie à partir de là. Tout était à changer, nous ne voulions plus de ce monde d’inégalités, de destruction de la nature, de souffrance.

C’est le moment, non ?

  1. Il suffit pour cela d’imaginer la position de ceux qui ne se font pas vacciner par rapport aux autres – alors que l’administration scolaire disait se battre contre les discriminations à l’école…µ
  2. De fait, le CST remplit uniquement cette fonction, pousser les plus récalcitrants à se faire vacciner. Elle n’a aucun rôle en termes de santé publique. Ce serait le cas, le dialogue autour de la réelle gravité du covid serait accepté, ainsi que sur les effets secondaires des vaccins.
  3. Ce qui dans tous les cas n’aura jamais lieu.