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24 novembre 2020

Suivre sa conscience ou les recommandations de Sciensano ?

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Le Docteur Alain Colignon pratique la chirurgie vasculaire et thoracique depuis 1980 (diplômé de l’Université Libre de Bruxelles avec grande distinction). En mai 2020, il a critiqué publiquement et vigoureusement la manière dont l’épidémie a été gérée par Sciensano (« Pourquoi l’École de Santé publique dont le nom était autrefois prestigieux a-t-elle été remplacée par une institution qui porte un nom ridicule plus adapté à un marchand de consoles de jeu qu’à un institut académique sérieux. Sciensano est évidemment pétri de conflits d’intérêts  ») et le gouvernement Wilmès. Il a aussi plaidé pour les protocoles défendus par le Dr Raoult.

Dans une récente lettre au président de l’Ordre des médecins de la province du Hainaut, il répond aux reproches que ce même Ordre lui a adressés. Nous reproduisons, avec son accord, les arguments qu’il développe.

Pour en revenir à votre courrier, quel est donc le crime qui vous revient et quelles sont les directives de Sciensano que je n’ai pas suivies  ? Pour que je sois en mesure de répondre à cette question, vous auriez dû être plus clairs  ! Par respect pour mon Ordre, je vais toutefois tenter d’apporter un embryon de réponse à la question qui m’est posée en tentant de deviner sa portée et d’y faire face avec sincérité.

Sciensano  ? Je ne connais pas  ! Je vous confirme donc que je n’ai assurément pas suivi les directives d’une institution qui ne s’est pas fait connaître à moi et dont j’ignorais l’existence il y a 6 mois. Je n’ai reçu aucune instruction de cette institution qui n’est à mes yeux en aucun cas compétente pour me donner des directives doctrinales. Je vous confirme par la même occasion que je n’ai aucune intention de m’informer dans le futur des prétentions de cette institution qui est dirigée par un vétérinaire et qui est financée par de si nombreux labos que les pieds de Sciensano font trempette dans une mare de conflits d’intérêt.

La vraie question sur le plan déontologique est : « Quel est donc le principe doctrinalqui m’impose de me préoccuper de Sciensano ? » La réponse saute bien évidemment aux yeux : aucun !

Je n’ai aucune intention de m’informer dans le futur des prétentions de cette institution qui est dirigée par un vétérinaire et qui est financée par de si nombreux labos que les pieds de Sciensano font trempette dans une mare de conflits d’intérêt

J’ai toujours traité mes patients en fonction des données les plus certaines et les plus sérieuses de la science, pas à la lueur de rêves politiques d’obscures d’institutions aux multiples connexions politiques et financières  ! Si votre reproche, par contre, concerne l’hydroxychloroquine et l’azithromycine, ma réponse est oui  !

Oui, absolument oui ! Je prescris cette association en mon âme et conscience et conscient de mes responsabilités, malgré toutes les recommandations qui m’en dissuadent ! Je la prescris dans le plus grand respect de mon Art et je la prescrirai encore quand je l’estimerai nécessaire, sans me préoccuper du chant du coq ! Aucun des patients que j’ai traités n’a dû avoir recours à une assistance hospitalière. Aucun n’a évidemment fait de torsade de pointe. Et aucun n’a eu de troubles oculaires avec 5 jours à 400mg de Plaquénil !

J’ai toujours traité mes patients en fonction des données les plus certaines et les plus sérieuses de la science, pas à la lueur de rêves politiques d’obscures d’institutions aux multiples connexions politiques et financières !

Je me moque des études que brandissent les vendus et qui démontrent la toxicité de cette association alors que certaines de ces études qui n’ont pas été écartées des méta-analyses, prescrivent 2,4g d’hydroxychoroquine à des patients en phase terminale. Nous savons tous que la dose mortelle d’hydroxychloroquine est 25mg/kg soit 1,5g pour un individu de corpulence normale. Nous savons en outre tous que le protocole Raoult la réservait strictement à la maladie débutante à des doses de 0,6g pendant 10 jours maximum… Car enfin dans les études dites sérieuses sur lesquelles se fonde l’OMS et tous ceux qui la suivent, non sans intérêt, figure celle où des médecins ont prescrit des doses mortelles d’HCQ !

De qui se foutent l’OMS et Sciensano  ? Dois-je accorder ma confiance à l’OMS ou à Sciensano qui ont, aveuglément et de façon ridicule, interdit l’hydroxychloroquine en faisant confiance, tête baissée, à une méta-analyse bidon publiée dans le Lancet par une prostituée et un auteur de science-fiction  ? Ma réponse, Monsieur le Président est non  ! L’OMS et Sciensano ne font décidément pas partie de mes références.

Vous avez rappelé dans une lettre circulaire récente que j’ai reçue que la liberté thérapeutique était un pilier de notre Art, mais qu’en prescrivant des thérapeutiques non prouvées scientifiquement, nous le faisions sous notre responsabilité ! Je crois savoir de quoi il s’agit. Ce n’est pas à 67 ans que je vais apprendre ce qu’est ma responsabilité. J’attire toutefois votre attention sur le fait que ceux qui ne prescrivent pas cette association prennent exactement la même responsabilité que moi et même peut-être une responsabilité bien plus grande. En effet ! L’avenir dira si Raoult a tort ou s’il a raison ! S’il a tort, je n’aurai, moi, aucun mort sur la conscience ! Mais s’il a raison, combien en auront ceux qui ne l’auront pas prescrit ? Même si ce traitement ne réduit la mortalité que de 5 %, quel examen de conscience auront à faire ceux qui l’auront décrié ? Ils auront l’excuse, bien sûr, d’avoir suivi les insolents conseils de Sciensano… Mais que leur dira leur miroir quand ils le croiseront le matin ?

De qui se foutent l’OMS et Sciensano ? Dois-je accorder ma confiance à l’OMS ou à Sciensano qui ont, aveuglément et de façon ridicule, interdit l’hydroxychloroquine en faisant confiance, tête baissée, à une méta-analyse bidon publiée dans le Lancet par une prostituée et un auteur de science-fiction ?

Si votre reproche concerne le port du masque, quelle directive de Sciensano ou de l’OMS vouliez-vous que je suive  ? Vous devrez préciser si c’est celle de mars 2020 qui prétendait qu’il était strictement inutile de le porter ou celles de septembre qui a rendu obligatoire ce qui était strictement inutile 6 mois plus tôt  ? Je ne suis pas une girouette. Je ne fais pas de politique. J’ai collecté de nombreux articles très sérieux sur la protection qu’offrent les masques dont je pourrai vous faire part si vous le souhaitez. C’est sur ces articles et non sur le JT de 19h30 que je base mes choix de le porter ou de ne pas le porter quand je suis dans le colloque singulier qui m’unit à mon patient et qui est le lieu le plus inaccessible du monde aux médiocrités de la politique  ! Enfin de quelles directives parlez-vous  ? Devais-je aller sucer les informations aux mammelles de Tyresias ou devais-je écouter la RTBf pour deviner les fantasmes de cette institution que je ne respecte pas  ?

Quant à l’immunité de masse, qu’est ce qui vous autorise en tant que juridiction doctrinale à vous substituer à la science pour prétendre qu’on ne peut être partisan de l’immunité de masse  ? Il me semble, même si comparaison n’est pas raison, que la Suède s’en sort bien mieux que nous  ! Les seules directives que je connaisse tiennent aux certitudes les plus probables, c’est-à-dire, celle que je fonde sur des publications non randomisées  !

Malgré les tirs de barrages contre le protocole Raoult, les multiples obstructions à l’établissement de la vérité, les fraudes scientifiques répétées et grossières dont nous pourrons reparler(vous imaginez bien que je ne suis pas scandalisé à mon âge sans raison et sans preuves pertinentes), quel médecin respectant ses engagements pourrait proposer une étude RDB  ? Qui oserait dans une crise comme celle que nous vivons, proposer la roulette russe à son patient  ? Qui oserait lui faire signer un consentement éclairé qui lui propose de tirer son traitement au sort pour déterminer s’il recevra une molécule supposée active ou du sucre  ? Consentement peut-être, éclairé, j’en doute.

Si votre question consiste à savoir si je crois en Raoult ? Ma réponse est encore mille fois oui ! J’y crois fondamentalement plus qu’en Martin Blachier, ce psychopathe qui le traite de charlatan et qui n’est même pas médecin. Je ne crois ni en Véran, ni en Van Ranst, Van Laethem ou Van Gucht, vétérinaire qui n’a jamais vu un chien ou une vache de sa vie. Tous, sont peut-être honnêtes et de bonne foi, mais ils sont pétris de conflits d’intérêts qui les rendent contestables. Oui je crois dans les études observationnelles mille fois plus que dans des études conduites par deux aveugles payés par Big Pharma.

Je ne crois ni en Véran, ni en Van Ranst, Van Laethem ou Van Gucht, vétérinaire qui n’a jamais vu un chien ou une vache de sa vie. Tous, sont peut-être honnêtes et de bonne foi, mais ils sont pétris de conflits d’intérêts qui les rendent contestables.

Oui, je crois en Raoult et son service qui a eu la mortalité la plus basse du monde en traitant les patients avec humanité et sans empêcher les familles d’assister leurs mourants, attitude odieuse suivie dans nos hôpitaux respectueux des directives criminelles de Sciensano  ! Qu’est-ce que c’est que ces règles de cinglés où un mari après 50 ans de vie commune ne peut pas tenir la main de sa femme qui est en train de mourir dans la chambre obscure d’un hôpital ou d’une maison de repos ? C’est tout simplement odieux  !

C’est là que j’aurais aimé entendre mon ordre pousser de hauts cris  ! Mais mon Ordre a gardé le silence sur ce scandale  ! Le silence  ! Serait-il d’accord avec ça  ? Moi pas  !

En quoi consiste à vos yeux la médecine hippocratique  ? À laisser décompenser des SRAS positifs, en leur prescrivant pour 20€, par téléphone, du paracétamol en attendant patiemment que la saturation tombe à 80 pour les envoyer mourir intubés à plat ventre  ?

Je réponds donc, sans hypocrisie à votre question  : je n’ai rien à faire (pour être poli) des directives de Sciensano. Je suis médecin et médecin avant toute chose et pour servir mes patients, je n’ai pas attendu l’avis d’un petit vétérinaire planqué  ! Je n’ai jamais traité de patient par Whatsapp  ! Je me suis exposé. J’ai pris des risques pour rester à l’écoute de quiconque le souhaitait et je suis certain , cher confrère, que vous avez assisté vos patients avec le même courage et la même détermination.

Et vous savez quoi ? Je n’ai pas attrapé le Covid 19, malgré le fait que j’ai, sans discontinuer et même quand ce fut interdit par les éminences grises de Sciensano, continué à servir mes patients comme l’enseignait Hippocrate, sans me préoccuper des sots qui gesticulent. Ce sont mes patients et pas Sciensano qui estimaient en leur âme et conscience s’ils avaient besoin de moi et si c’était le cas j’ai toujours été là – physiquement – pour eux et pas par la voix binaire ! Je suis conscient que j’aurais pu en mourir… Mais voilà. Je n’ai pas eu peur du Covid-19 ! J’ai une mission !

Je n’accepte pas que mon Ordre ait un avis scientifique fondé sur l’évangile de Sciensano

Si une procédure disciplinaire était lancée contre moi, je refuserais de m’y soumettre avant que la science n’ait fait toute la lumière et que la vérité scientifique sur la gestion de cette crise soit faite. Je n’accepte pas que mon Ordre ait un avis scientifique fondé sur l’évangile de Sciensano. Mon Ordre devra se fonder sur une vérité scientifique admise par toute notre communauté ce qui n’est nullement le cas aujourd’hui où le patron de Pfizer annonce un vaccin et revend pour 50 millions d’actions deux jours après  ! J’ai honte de cette médecine. Ce n’est pas la mienne  ! Ni la vôtre  !

Pour me juger il faudra que la science et non l’argent ait parlé. Vous devrez attendre avant de faire mon procès que les commissions parlementaires aient éclairé les multiples facettes de cet étourdissant imbroglio socio-politico-sanitaire qui scandalise le simple chirurgien que je suis ! Je n’ai pas l’âme d’un Galilée et je ne serai pas un Galilée. (…)

Pour me juger il faudra que la science et non l’argent ait parlé

Je ne conclurai pas en rapportant les paroles de Richard Horton (rédacteur en chef du Lancet qui écrivait récemment que la science prenait le tournant des ténèbres, mais par un éditorial commun des plus grandes et plus prestigieuses revues médicales qui affirmait, déjà en 2007, que la plupart des études dites sérieuses n’en avait que l’apparence(1).  Cette fois, ce n’est pas moi qui le dit, Monsieur le Président, mais les rédacteurs des plus grandes revues auxquels pourtant nous sommes censés apporter notre confiance et qui viennent, une fois de plus, avec le Covid, de démontrer leur plus nauséabonde médiocrité.

  1. « The potential for conflict of interest can exist whether or not an individual believes that the relationship affects his or her scientific judgment. Financial relationships (such as employment, consultancies, stock ownership, honoraria, paid expert testimony) are the most easily identifiable conflicts of interest and the most likely to undermine the credibility of the journal, the authors, and science itself. » « Le potentiel de conflit d’intérêts peut exister, qu’une personne pense ou non que la relation affecte son jugement scientifique. Les relations financières (telles que l’emploi, les consultants, l’actionnariat, les honoraires, les témoignages d’experts rémunérés) sont les conflits d’intérêts les plus facilement identifiables et les plus susceptibles de miner la crédibilité de la revue, des auteurs et de la science elle-même. »

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