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22 octobre 2018

PRÉSENTATION CRITIQUE PAR DES FEMMES DE DEUX TECHNIQUES MÉDICALES SUR LEUR CORPS

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1. FACE À LA VACCINATION CONTRE LE HPV, UNE POSITION FÉMINISTE DÉFENDUE PAR L’ASBL « VIE FÉMININE ».

La Communauté française a lancé à la rentrée scolaire 2011 une campagne de vaccination contre le virus du papillome humain (HPV) visant toutes les jeunes filles inscrites en 2e année du secondaire, peu importe leur âge. La transmission du HPV se produit lors des contacts sexuels, par contact peau à peau. Or les deux vaccins mis (très rapidement !) sur le marché en Belgique ne couvrent pas les virus innombrables qui pourraient éventuellement, après de longues années, être à la source d’un cancer du col de l’utérus. Il existe par ailleurs un dépistage efficace des cellules cancéreuses par un frottis s’il est réalisé tous les deux ou trois ans. Pourquoi dès lors une telle précipitation pour proposer gratuitement ce vaccin aux jeunes filles ? Parce que les firmes pharmaceutiques sont prêtes bien que ces vaccins soient toujours à l’étude, parce que cela rassure les mères et les jeunes filles, bien que ce soit une manière décalée d’aborder la vie affective et sexuelle, et parce que cela rend les politiques actifs, en ayant l’impression d’agir pour le bien de la société et des femmes. C’est oublier que les femmes dont l’immunité est préservée sont plus à même d’éliminer d’ellesmêmes les virus potentiellement dangereux, c’est une façon d’aborder la santé par la maladie plutôt que de veiller à créer toutes les conditions favorables à sa préservation : les conditions de vie des femmes, le bien-être, l’alimentation, les gestes et les habitudes positives, l’accès aux soins, en sont d’autres tout aussi primordiaux.

2. RÉFLEXION SUR LA CAMPAGNE DE DÉPISTAGE DU CANCER DU SEIN PAR MAMMOTEST.

Le Mammotest, protocole de dépistage systématique du cancer du sein, a pour objectif de suivre les femmes entre 50 et 69 ans qui ne présentent pas de symptômes, par un examen radiologique systématique standardisé et régulier tous les deux ans.

Le Mammotest est aussi une étude européenne qui a pour objectif de démontrer l’impact positif d’un dépistage systématique ciblé pour augmenter les chances de guérison et réduire le taux de mortalité du cancer du sein. D’autres études réfutent l’efficacité d’un dépistage précoce qui entraîne inévitablement un sur-diagnostic de cancer et un sur-traitement, avec des interventions invasives angoissantes pour les femmes. En effet, dans l’impossibilité actuelle de connaître la dangerosité d’une anomalie à long terme, toutes sont traitées comme si elles l’étaient potentiellement.

Le Mammotest entre dans la ligne de conduite d’une médecine technologique et mécaniste, préventive et sécurisante qui se voudrait toute puissante et réparatrice. Sa présentation et son organisation sont péremptoires, culpabilisantes pour les femmes et illusoires sur la protection.

Le Mammotest ampute les femmes d’un droit à l’information éclairée, d’une prise en charge particulière, globale et relationnelle, il réduit les médecins à des techniciens savants et efficaces et prive la société d’une réflexion plus large sur la préservation de la santé.

Résumés rédigés par Martine Van Belleghem, Technologue en imagerie médicale (cancer du sein).

Les dossiers d’analyse sont consultables sur : http://www.plateformefemmes.be/ nos-dossiers/documents/


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